Spécial Etats-Unis


Guerres de l'Empire

Les archives sur la guerre en Irak...


Toutes les infos sur les tortures américaines en Irak,
en Afghanistan, à Guantanamo, et ailleurs...

Election présidentielle 2004

 

Les archives de la campagne pour l'élection présidentielle de 2004...


Empire US

EMPIRE AMÉRICAIN

Après l'Irak, la Syrie?

12.05.2004



George W. Bush a mis à nouveau en cause la Syrie dans des termes qui rappellent beaucoup les accusations américaines qui avaient servi à justifier la guerre en Irak.

Le président américain a en effet accusé la Syrie de "soutenir le terrorisme", et de "développer des armes de destruction massive". Selon George Bush, la Syrie représente "une menace extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l'économie des Etats-Unis". Il a également annoncé des sanctions économiques contre la Syrie, interdisant toutes les exportations américaines vers ce pays, à l'exception des vivres et des médicaments.

EMPIRE AMÉRICAIN

En projet, une guerre nucléaire "préventive" contre la Syrie 

30.03.2004


En Octobre 2003, le Pentagone a approuvé un rapport du Defence Science Board (Future Strategic Strike Force) qui recommande l'usage préventif de bombes nucléaires de faible puissance baptisées "mini-nukes" contre des bases terroristes. Ce rapport a été utilisé par Donald Rumsfeld et ses principaux collaborateurs en vue de justifier une frappe nucléaire contre les bases du Hamas en Syrie et du Hezbollah au Liban, en utilisant des mini-bombes nucléaires. Le terme "mini" est relatif car la puissance de ces bombes est équivalente à la moitié de celle d'Hiroshima. Le financement des "mini nukes" a été inscrit dans le budget 2004, et le Pentagone a mis en œuvre une campagne de "communication" pour préparer l'opinion publique internationale à cette éventualité.

(source:Réseau Voltaire)

EMPIRE AMÉRICAIN

Les forces spéciales américaines en Algérie 

09.03.2004


Des commandos des Forces spéciales des États-Unis sont arrivés en Algérie pour éradiquer la "Brigade salafiste pour le Combat et l'Appel". Les "terroristes", qui sont accusés "d'entretenir des liens avec Al Qaïda", auraient trouvé refuge à la frontière du Mali, cependant les opérations seront étendues à d'autres régions du pays. Malgré les soupçons d'une éventuelle implication de l'armée algérienne dans plusieurs massacres de civils, des livraisons de matériel militaire et des exercices conjoints algéro-états-uniens sont régulièrement effectués, mais c'est la première fois que des troupes états-uniennes s'engagent au combat dans le pays. Cette action se situe dans le cadre du déploiement des GI's le long de "l'arc d'instabilité" qui s'étend de l'Afghanistan au Golfe de Guinée. Des troupes sont ainsi arrivées en janvier en Mauritanie. D'autres pourraient intervenir prochainement au Soudan avec un appui logistique allié.

(source:Réseau Voltaire)

EMPIRE AMÉRICAIN

Bush conserve le pistolet de Saddam en trophée dans son bureau

10.06.2004


(AP) Le président George W. Bush conserve dans ses bureaux de la Maison Blanche un trophée de guerre fort en symbole: le pistolet que portait Saddam Hussein lorsque des militaires américains l'ont sorti de sa cache souterraine.

L'arme a été encadrée, et le président américain expose ce trophée dans une pièce attenante au bureau Ovale. Le porte-parole de la présidence explique que "le président était fier de la performance et de la bravoure de nos forces armées. Il a été honoré de recevoir cette arme de la part des troupes impliquées dans cette opération".

Lors d'une conférence de presse au sommet du G8 à Sea Island, un journaliste a demandé à Bush s'il envisageait de conserver le pistolet ou le donner au nouveau président irakien. Bush a répondu qu'il considérait désormais ce pistolet comme "une propriété du gouvernement américain".

INSIDE BUSH

"Bush sur le divan"

27.07.2004


Le livre "Bush sur le divan" fait actuellement un tabac aux Etats-Unis. L'ouvrage a été écrit par un professeur de médecine américain, le Dr Justin Frank. Il explique que le président américain "a le profil de l'ancien buveur dont l'alcoolisme a été stoppé, mais pas traité" et que "subsistent les interrogations sur les dommages permanents" produits par "plus de 20 ans d'alcoolisme" avant son entrée à la Maison Blanche.

La politique étrangère de Bush est également analysée par le Dr Franck: "Bush a transformé sa vision destructurée et infantile du monde en une politique extérieure absolument combative et primitive".

EMPIRE AMÉRICAIN

L'Iran, prochaine cible des Etats-Unis ?

17.07.2004




Mohamed El Baradei
et le président iranien Khatami

Après l'invasion et l'occupation de l'Irak, l'Iran pourrait bien être le prochain pays pétrolier victime des "guerres préventives" américaines.

Une commission enquête actuellement sur les activités nucléaires de l'Iran qui est soupçonné d'enrichir de l'uranium à des fins militaires. Cette commission est conduite par Mohamed El Baradai, le directeur de l'AIEA
(Agence Internationale de l'Energie Atomique). Elle a été créée à l'initiative de la Grande Bretagne, de l'Allemagne et de la France. Dans une résolution adoptée en Juin, la commission accuse l'Iran de faire obstacle à l'enquête en cherchant à dissimuler des informations. Des reproches identiques à ceux qui avaient servi à justifier la guerre en Irak.

De son coté, l'Iran considère comme son droit absolu le fait d'enrichir de l'uranium, et dément avoir l'intention d'acquérir l'arme nucléaire. Le ministre iranien de la Défense a mis en garde les Etats-Unis contre toute attaque des installations nucléaires iraniennes. "Les Etats-Unis et les autres ennemis de la République islamique doivent savoir que nous répondrons de toutes nos forces à une action militaire contre notre pays", a affirmé l'amiral Ali Chamkhani, ajoutant que l'Iran se sera pas "limitée dans le temps ou l'espace" et aura "les mains libres" pour répondre à une action militaire contre ses installations.

STAR WARS

Le bouclier anti-missiles américain bientôt opérationnel

04.10.2004


L'armée américaine apporte les dernières touches à son système de défense anti-missiles qui sera prêt d'ici à la fin de l'année. Mais les problèmes techniques apparus lors de tests officiels ont contribué à susciter de fortes incertitudes sur le fonctionnement de ce bouclier censé protéger les Etats-Unis contre toute menace extérieure.

Les opposants à ce programme affirment que l'administration Bush exagère les mérites d'un système peu fiable et très onéreux (pour le plus grand bénéfice du lobby militaro-industriel lié très étroitement à l'administration Bush).

Les estimations du coût de réalisation atteignent 100 milliards de dollars.

Candidat à la Maison Blanche, George W. Bush s'était engagé à construire ce bouclier anti-missiles. Sa réalisation signifiait la rupture unilatérale par les Etats-Unis du traité ABM (Anti-Ballistic Missile) conclu en 1972 avec l'ex-URSS.

EMPIRE AMÉRICAIN

George Bush impose ses préoccupations sur la sécurité au sommet de l'APEC

21.11.2004


Avec une arrogance gonflée à bloc par sa réélection, le président américain George W. Bush a imposé la sécurité comme thème central du sommet des chefs d'état d'Asie et du Pacifique, pourtant conçu à l'origine comme un forum chargé de débattre de questions économiques.

La déclaration finale du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique à Santiago du Chili a largement pris en compte les préoccupations américaines en matière de lutte contre le terrorisme. Les 21 pays de l'APEC y soulignent leur "indéniable engagement" à "affronter collectivement la menace du terrorisme". Ils y affirment également leur ambition de "démanteler les groupes terroristes transnationaux" et "d'éliminer le danger que représentent les armes de destruction massive", en référence directe aux projets nucléaires de la Corée du Nord et de l'Iran.

Mais l'emphase mise sur le thème de la sécurité a provoqué le malaise de certaines délégations, en particulier au sein des pays asiatiques.

Par ailleurs, le dîner de gala par le président chilien à l'occasion de la fin du sommet de l'APEC a été annulé, les responsables américains et chiliens n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur les mesures de sécurité. Selon le quotidien "El Mercurio" qui cite de hauts responsables chiliens, les mesures de sécurité réclamées par le Secret Service américain étaient trop importantes au goût des Chiliens. Les Américains voulaient notamment que les 200 invités du dîner passent par le détecteur de métaux, ce qu'a refusé le président chilien Ricardo Lagos.

Ce nouveau "couac" est intervenu quelques heures à peine après un premier incident la veille: George W. Bush en personne s'était plongé dans une mêlée virile pour en extraire son chef d'équipe du Secret Service, chargé de la protection présidentielle, que les responsables chiliens refusaient de laisser entrer au dîner des dirigeants du Forum.

CIA

George W. Bush confronté à une grave crise au sein de la CIA

17.11.2004


(AFP) Le président George W. Bush, qui a fait de la lutte antiterroriste l'axe central de son second mandat, est confronté à une grave crise dans son principal service de renseignement, la CIA, après la démission de plusieurs hauts responsables.

Le 15 novembre, deux hauts responsables de la Centrale ont démissioné: le directeur-adjoint des opérations secrètes, Stephen Kappes, et son adjoint, Michael Sulick. Le 12, le directeur-adjoint de la CIA, John McLaughlin, avait déjà annoncé qu'il quittait la Centrale après 32 ans passés à son service. Par ailleurs, le candidat retenu par Porter Goss pour être numéro trois de la CIA avait dû rennoncer à sa nomination début octobre après la révélation qu'il avait commis un vol à l'étalage il y a 20 ans.

Après de multiples annonces d'une réforme en profondeur, la tempête qui secoue la CIA révèle un moral au plus bas chez les espions américains sur fond de crainte de purge politique.

Dans un courrier électronique adressé à ses employés, le nouveau patron de la CIA, Porter Goss, prévient que des remaniements dans le personnel et dans l'organisation du service sont encore à venir, et estime que le rôle des fonctionnaires de la CIA est "de soutenir l'administration et sa politique". "En tant qu'employés de l'agence, nous ne sommes pas censés nous associer avec ceux qui s'opposent à l'administration ou à sa politique, les soutenir ou les défendre", affirme Porter Goss.



Porter Goss,
le nouveau directeur de la CIA

Porter Goss, ancien président républicain de la commission chargé du Renseignement à la Chambre des représentants, a pour mission de réformer la Centrale à la lumière des leçons tirées du 11 septembre 2001.

Porter Goss est arrivé à la CIA avec des membres de l'équipe qu'il avait au Congrès et la fusion ne s'est pas faite avec les hommes du sérail. "L'effet est désastreux chez les employés intermédiaires, qui forment justement le vivier dans lequel vous devez avoir des gens totalement dévoués et en alerte, particulièrement face aux menaces comme le terrorisme", précise-t-il. Plusieurs d'entre eux ont fait valoir leurs droits à la retraite.

La volonté de faire le ménage à la CIA peut s'expliquer par les fuites d'informations gênantes pour Bush pendant la campagne présidentielle. En particulier, les révélations visant le vice-président Dick Cheney, attribuées par l'administration républicaine à des membres de la Centrale favorables aux démocrates. La plus sérieuse a été de démentir l'existence d'un lien entre Saddam Hussein et Al-Qaïda, contrairement à ce que Dick Cheney n'avait cessé d'affirmer.

ADMINISTRATION BUSH 2

Démission de Tom Ridge, le secrétaire à la Sécurité intérieure

30.11.2004


(AFP/AP) Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Tom Ridge, a annoncé sa démission après avoir passé trois ans à coordonner la lutte américaine contre le terrorisme, sans en expliciter les raisons. Il s'est borné à dire qu'il voulait "donner une plus grande priorité" à sa vie familiale et personnelle.

Plusieurs médias américains avaient souligné récemment la difficulté de gérer un ministère tentaculaire réunissant 170.000 fonctionnaires de différentes agences.

Tom Ridge avait été nommé en octobre 2001 au poste de conseiller de la Maison Blanche pour la Sécurité Intérieure, avec en charge la redéfinition des questions de sécurité après les attentats du 11 septembre 2001. Le Congrès a par la suite voté une loi instituant le ministère de la Sécurité Intérieure, regroupant 180.000 employés provenant de 22 agences gouvernementales. En janvier 2003, Tom Ridge est devenu le premier responsable à occuper les fonctions de ministre de la Sécurité Intérieure. Pour le grand public, son action a été marquée notamment par l'introduction du code d'alerte terroriste à base de couleurs, affiché dans certains lieux publics comme le métro, et le renforcement des contrôles dans les aéroports.

Le successeur de Ridge n'est pas encore connu mais pourrait être Frances Townsend, conseillère à la Maison Blanche pour la Sécurité intérieure, ou Asa Hutchinson, secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure.

ADMINISTRATION BUSH 2

Condoleezza Rice remplace Colin Powell au secrétariat d'Etat

16.11.2004


Comme on l'attendait, Colin Powell a remis sa démission, lassé d'avoir dû défendre pendant 4 ans une politique contraire à ses principes. Le chef de la diplomatie américaine était considéré comme le modéré d'une administration de "faucons".

Trois autres membres de la précédente administration Bush ont également démissionné: la secrétaire à l'Agriculture Ann Venneman, le secrétaire à l'Education Rod Paige et le secrétaire à l'Energie Spencer Abraham. Ces démissions portent à six le nombre de départs au sein du Cabinet, sur une équipe de 15.

Le président américain George W. Bush a choisi son actuelle conseillère pour la sécurité nationale Condoleezza Rice pour remplacer Colin Powell au poste de secrétaire d'Etat. Stephen Hadley, actuellement adjoint de Condoleezza Rice, est pressenti pour devenir le nouveau conseiller pour la sécurité nationale du chef de la Maison Blanche.

Condoleezza Rice, 50 ans et "éminence grise" de Bush en matière internationale, est considérée comme plus proche du clan des "faucons" que Colin Powell. Experte de l'URSS, de l'Armée rouge et du contrôle des armements, elle a travaillé au Conseil de sécurité national (NSC) sous la présidence de George Bush père avant de retourner à l'université de Stanford (Californie), dont elle a assuré la vice-présidence.

EMPIRE US

Robert Zoellick nommé "numéro deux" de Rice

16.01.2005


Le représentant pour le Commerce, Robert Zoellick, a été désigné pour être le "numéro deux" de la nouvelle secrétaire d'Etat Condoleezza Rice.

"Condoleezza Rice et Bob Zoellick formeront l'une des équipes les plus fortes et les plus compétentes dans le domaine de la politique internationale de l'histoire de notre pays", a déclaré le président George W. Bush.

M. Zoellick était précédemment le représentant des Etats-Unis dans les discussions à l'OMC sur le commerce mondial. Adepte inconditionnel de l'idéologie libérale, c'est l'un des principaux artisans des accords multilatéraux comme l'
AGCS.

Il remplacera à ce poste Richard Armitage, un fidèle de l'ex-secrétaire d'Etat Colin Powell, et démissionnaire comme lui depuis la réélection de Bush en novembre.

M. Zoellick est généralement classé dans l'aile pragmatique et multilatéraliste du parti républicain, par opposition aux néo-conservateurs avocats d'une vision unilatéraliste des intérêts de l'Amérique. C'est également un proche de Condoleezza Rice, avec qui il a travaillé dans les équipes diplomatiques du président Bush-père.

PERSON OF THE YEAR

Bush, choisi personnalité de l'année 2004 par Time

20.12.2004


George W. Bush a été choisi comme "personnalité de l'année" par Time Magazine. Parmi les autres élus de Time dans le passé, on trouve les dictateurs les plus sinistres de l'Histoire: Adolf Hitler, Staline, ou encore l'ayatollah Khomeini...

Dans une longue interview publiée par Time, George W. Bush espère laisser le souvenir d'un défenseur de la liberté dans le monde.

Bush affirme vouloir faire de "l'effet de la liberté dans le monde" l'un des principaux thèmes de la bibliothèque présidentielle qui fera le bilan de ses deux mandats. "C'est un formidable moment pour le monde de voir un pays passer du désespoir et de la barbarie à un stade où les gens viennent voter pour choisir leur président", ajoute-t-il à propos des élections irakiennes prévues le 30 janvier 2005.





En images, la liberté apportée aux Irakiens par les Etats-Unis

Dans le même numéro, Time publie un sondage montrant que 49% des Américains approuvent l'action du président américain, soit à peu près le même niveau qu'avant le scrutin présidentiel. De même, 50% pensent que le pays va dans la mauvaise direction, contre 40% qui pensent le contraire. Officiellement, les Américains ont pourtant voté à près de 52% pour Bush...

PROPAGANDE DE BUSH

Bush veut voir la liberté s'imposer "partout dans le monde"

20.01.2005


En prêtant serment pour un second mandat, George W. Bush s'est engagé à oeuvrer pour que triomphe "la liberté partout dans le monde", même dans "les lieux les plus sombres" de la planète.

"Dans un monde qui avance vers la liberté, nous sommes déterminés à montrer le sens et la promesse de la liberté. Tous ceux qui vivent dans la tyrannie et dans le désespoir peuvent le savoir: les Etats-Unis n'ignoreront pas votre oppression, et n'excuseront pas vos oppresseurs. Quand vous vous dresserez pour votre liberté, nous serons à vos côtés", a déclaré le 43e président des Etats-Unis dans son discours d'investiture, qui a eu lieu à midi devant le Capitole à Washington où la bannière étoilée était plus que jamais omniprésente. Des tireurs d'élite avaient été déployés sur les toits aux alentours. Des policiers se tenaient épaule contre épaule et le centre-ville de Washington avait été fermé à la circulation.

Avant de parler de "libérer le monde de la tyrannie", les Etats-Unis devraient plutôt commencer par "balayer devant leur porte", en libérant l'Irak de l'occupation américaine, en fermant le camp de concentration de Guantanamo, en mettant fin aux tortures en Irak, en Afghanistan, et aussi dans les prisons et américaines, et en restaurant les libertés civiques supprimées par l'US PAtriot Act.

Une fois de plus, le discours de Bush est une inversion pure et simple de la réalité, conformément aux principes de propagande conçus par Goebbels.

EMPIRE US

La liberté selon Bush: un concept à géométrie variable

21.01.2005


(AP) Pour son second mandat, George W. Bush dit vouloir défendre la liberté des peuples partout dans le monde. Mais les observateurs objectent que sous sa présidence, les Etats-Unis ont eu une vision sélective de la "tyrannie" sur la planète et doutent que Washington veuille réellement chercher querelle à de nombreux pays "stratégiques", qui sont pourtant loin d'être des modèles en matière de démocratie et de droits de l'homme.

Lors de son discours d'investiture à Washington, le président américain s'est fait le chantre de la liberté pour des pays comme l'Iran, la Corée du Nord et Cuba, mais il a été beaucoup moins regardant sur les dérives autoritaires de pays alliés de Washington, comme l'Ouzbékistan et le Pakistan.

Le gouvernement Bush a rechigné à critiquer le président pakistanais Pervez Musharraf, allié dans la lutte contre le terrorisme. Le général Musharraf a pourtant pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1999 et n'a pas tenu sa promesse de renoncer à ses fonctions militaires pour servir comme président. Quant à l'Ouzbékistan, où les Etats-Unis ont ouvert une base, cette ex-république soviétique est dirigée d'une main de fer par son président Islam Karimov sans que les abus qui y sont commis n'ait beaucoup ému à Washington.

Lors de l'audition de Condoleezza Rice mardi au Congrès, plusieurs sénateurs ont dénoncé une politique étrangère de l'administration Bush marquée par le deux poids, deux mesures. Lincoln Chafee, pourtant républicain, a évoqué "une approche hypocrite".

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a salué les "objectifs louables" de Bush mais a rappelé que son gouvernement avait ignoré les textes internationaux contre la torture en infligeant des sévices à des détenus en Irak, en Afghanistan et sur la base de Guantanamo. "C'est une chose de dire que vous êtes pour la liberté. C'en est une tout autre d'être un chef de file de la promotion des droits qui protègent la liberté", a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch.

NOUVELLES GUERRES DE L'EMPIRE

Bush prévient l'armée qu'elle sera bien plus sollicitée

19.01.2005


(Reuters) - Au premier des trois jours de festivités organisées à l'occasion de son investiture, le président George Bush a déclaré aux militaires américains qu'ils devaient s'attendre à être "bien plus" sollicités, en Irak et ailleurs.

"Nous vous en demanderons bien plus lors des mois et des années à venir.
(...) Nous sommes toujours face à des ennemis terroristes qui veulent faire du tort à notre peuple et qui tentent d'obtenir des armes qui leur permettraient de tuer à grande échelle. Ces ennemis doivent être arrêtés, et vous êtes ceux qui les arrêterez", a-t-il dit.

NOUVELLES GUERRES DE L'EMPIRE

Condoleezza Rice qualifie 6 pays de "postes avancés de la tyrannie"

18.01.2005


Condoleezza Rice, future secrétaire d'Etat américaine, a qualifié 6 pays de "postes avancés de la tyrannie". Il s'agit de la Bielorussie (ou Belarus), Cuba, l'Iran, la Birmanie, la Corée du nord, et le Zimbabwe.

"Dans notre monde, il reste des postes avancés de la tyrannie, et l'Amérique est au côté des peuples opprimés sur chaque continent, à Cuba, en Birmanie, en Corée du Nord, en Iran, au Belarus, et au Zimbabwe", a déclaré Mme Rice. Elle a répété que la Corée du Nord et l'Iran mis au rang des "postes avancés de la tyrannie" devaient "abandonner leurs ambitions d'armes nucléaires et choisir au contraire la voie de la paix".

Dans le même temps, Condoleezza Rice a tenté de rassurer les Européens en affirmant que "le temps de la diplomatie est venu. (...) Notre interaction avec le reste du monde doit être une conversation, et non un monologue". Reste pour les Etats-Unis à passer de la parole aux actes...

GUERRE EN IRAK

George W. Bush demande une rallonge de 82 milliards de dollars au Congrès pour sa politique étrangère

15.02.2005


(AP) - Le président américain George W. Bush a demandé au Congrès quelque 82 milliards de dollars supplémentaires pour couvrir les opérations en Irak et en Afghanistan et les aides accordées par les Etats-Unis à leurs alliés dans le monde.

Le président Bush a présenté au Congrès un budget de 2.500 milliards de dollars (2.000 mds d'euros) pour l'année fiscale commençant au 1er octobre 2005. Le projet prévoit des coupes notamment dans les aides aux agriculteurs et au programmes de santé pour les pauvres, tandis que les dépenses militaires augmenteraient de 4,8% en 2006 pour atteindre la somme de 419,3 milliards (323,36 mds d'euros), sans compter les 82 milliards supplémentaires que Bush vient de demander.

Cette nouvelle rallonge porte à plus de 300 milliards de dollars le coût des conflits en Irak et en Afghanistan et de la "guerre contre le terrorisme".

IRAN

Bush n'écarte pas une intervention contre l'Iran et ne regrette rien sur l'Irak

18.01.2005


(AP) Le président américain George W. Bush a déclaré qu'il n'écartait pas une action militaire contre l'Iran si les Etats-Unis échouaient à persuader ce pays d'arrêter immédiatement la fabrication d'armes nucléaires. "J'espère que nous pourrons résoudre ce problème d'une manière diplomatique, mais je n'écarterai jamais aucune option", a déclaré M. Bush sur la chaîne NBC.

Le président américain avait été interrogé à propos de l'Iran après un article du magazine New Yorker rapportant que des commandos américains opérent à l'intérieur de l'Iran depuis l'été 2004 afin d'y repérer des sites d'armes présumés pour d'éventuelles frappes aériennes.

Interrogé sur le fait de savoir si, après avoir affirmé à tort que l'Irak détenait des "armes de destruction massive", le reste du monde croirait encore des accusations similaires contre un autre pays, George Bush a estimé que la crédibilité des Etats-Unis n'avait pas été entamée par sa mauvaise appréciation concernant l'armement de l'Irak. "Manifestement, vous savez, si nous devions à nouveau nous lancer dans une affaire nécessitant une action concertée de la communauté internationale contre un autre pays, nous voudrions faire très attention aux justifications que nous présenterions. Mais je pense que les gens reconnaissent à quel point Saddam Hussein était quelqu'un de mauvais", a déclaré M. Bush.

Malgré les recherches américaines infructueuses de stocks d'ADM en Irak, le président américain a affirmé que Saddam Hussein "avait la capacité de fabriquer des armes, en d'autres termes, il était encore un homme dangereux". Il a indiqué que même en sachant ce qu'il sait aujourd'hui, il aurait pris la décision de déclencher la guerre contre le régime de l'ex-dictateur irakien.

IRAN

Les Etats-Unis utilisent des drones pour espionner les installations militaires de l'Iran

16.02.2005


(AP) Les Etats-Unis utilisent des drones (avions de surveillance téléguidés) depuis mi-2004 pour survoler l'Iran à la recherche de preuves de l'existence d'un programme d'armement nucléaire, mais aussi pour tester la défense aérienne, selon le "Washington Post".

Les avions utilisent un radar, des caméras vidéo et des appareils photo, ainsi que des philtres capables de détecter des traces d'activité nucléaire afin de recueillir des informations que les satellites ne peuvent obtenir.

D'après le "Washington Post", un responsable américain a reconnu le déploiement de drones sur les frontières iraniennes du nord et de l'ouest, d'abord en avril 2004 puis à nouveau en décembre et en janvier. L'iran a officiellement protesté contre ces incursions auprès d'intermédiaires suisses, en l'absence de relations diplomatiques avec Washington.

IRAN

L'Iran confirme le survol de ses installations nucléaires par des drones américains

16.02.2005


(AP) Les Etats-Unis ont envoyé des drones (avions sans pilote) au-dessus des sites nucléaires iraniens, a annoncé le ministre iranien chargé des renseignements Ali Yunesi.

"La plupart des objets brillants que notre population peuvent voir dans l'espace aérien de l'Iran sont des appareils espions américains utilisés pour surveiller les installations militaires et nucléaires de l'Iran.
(...) L'espionnage américain dans l'espace aérien iranien dure depuis assez longtemps ", a dit le ministre.

Ces déclarations viennent confirmer les informations publiées par le "Washington Post" et selon lesquelles des responsables américains non identifiés affirmaient que des drones survolaient l'Iran depuis près d'un an en quête de preuve d'un programme d'armement nucléaire.

IRAN

Condoleezza Rice souffle le chaud et le froid à propos de l'Iran   

04.02.2005


(AFP) La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a fait monter d'un cran la pression sur l'Iran en déclarant que la façon dont le régime islamique de Téhéran traitait sa population était "quelque chose d'exécrable".

"Je ne pense pas que quiconque estime que les mollahs qui n'ont pas été élus et qui dirigent ce régime sont une bonne chose, tant pour le peuple iranien que pour la région. Je pense que nos alliés européens sont d'accord avec notre point de vue que l'attitude du régime iranien en ce qui concerne les droits de l'Homme et à l'égard de sa propre population est quelque chose d'exécrable.
(...) La cause que nous défendons, c'est que le peuple iranien puisse avoir une chance de déterminer son propre avenir, et à l'heure actuelle sous ce régime, ils n'ont pas la possibilité de déterminer leur propre avenir.", a-t-elle déclaré à des journalistes qui l'accompagnent dans sa tournée en Europe et au Proche-Orient

Condoleezza Rice a toutefois indiqué que l'éventualité d'une attaque américaine sur l'Iran "n'est pas à l'ordre du jour à ce stade". "Nous avons de nombreux outils diplomatiques encore à notre disposition et nous avons l'intention de les épuiser tous" a-t-elle précisé.

IRAN

Iran: Khatami promet le "feu de l'enfer" au "Grand Satan" américain

10.02.2005


(AFP) Le président iranien Mohammad Khatami a promis "le feu de l'enfer" à ceux qui oseraient envahir son pays, lors d'un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l'occasion du 26e anniversaire de la Révolution islamique.

"Le peuple iranien est uni contre toute menace ou attaque. Personne ne peut nous humilier, nous ne dépendons de personne. Tout envahisseur découvrira que l'Iran sera pour lui le feu de l'enfer", a déclaré M. Khatami.

"Ces menaces que vous entendez en ce moment procèdent simplement de la guerre psychologique et sont la conséquence de leurs échecs", a ajouté M. Khatami devant la foule, présente en masse malgré le froid et la neige.

En plus des traditionnels "Mort à l'Amérique", on pouvait voir déambuler un âne sur lequel était peint le drapeau américain. Parmi l'assistance, un pantin à l'effigie de George Bush portait une pancarte sur laquelle on pouvait lire "débile mental", tandis qu'une poupée grandeur nature de Mme Rice était affublée d'un "vieille fille", en référence à son statut de célibataire.

Devant ce rassemblement, l'ancien président Rafsandjani a estimé que la forte participation populaire "sous la neige et le froid était un message pour les Américains."

IRAN

L'Iran dit son programme nucléaire invulnérable à une attaque américaine

08.02.2005


(AP/AFP) Le principal négociateur nucléaire iranien a averti qu'une frappe militaire américaine ne détruirait pas ses installations nucléaires.

"Nous recherchons pas la tension avec les Etats-Unis. Nous cherchons à régler nos différends avec l'Amérique mais ce sont les Américains qui ne veulent pas que ces problèmes soient résolus", a affirmé Hasan Rowhani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale..

"Il n'existe pas de problème dans le monde aujourd'hui qui ne puisse être réglé", a dit Hasan Rowhani avant d'affirmer qu'une frappe américaine serait vouée à l'échec.

"La technologie nucléaire de l'Iran est entre les mains de ses scientifiques et d'ateliers disséminés à travers tout le pays. Tous ont la capacité de fabriquer des centrifugeuses. Par conséquent, l'Amérique ne pourra pas détruire les installations nucléaires et les mines par une simple frappe militaire", a dit Hasan Rowhani.

Cependant, Hassan Rohani ne considère pas que la menace d'une attaque américaine soit sérieuse. "Les Etats-Unis ne tireraient aucun profit d'une attaque militaire. Les menaces américaines en termes politiques, la poursuite de leur guerre psychologique, l'invasion culturelle et les pressions économiques sont sérieuses, mais je ne crois pas (que la menace d'une) attaque militaire soit sérieuse", a-t-il dit, tout en soulignant que "les capacités militaires de l'Iran n'ont jamais été aussi puissantes dans toute son histoire".

INDÉCENCE

Condoleezza Rice qualifie de "merveilleuse occasion" pour la diplomatie américaine les tsunami d'Asie du sud

19.01.2005


(AP) - La nouvelle secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a fait sa première gaffe en qualifiant le tsunami qui a frappé l'Asie du sud de "merveilleuse occasion" pour la diplomatie américaine dans les pays musulmans de cette région.

Condoleezza Rice était interrogée par la commission sénatoriale des relations étrangères lors d'une audition destinée à confirmer sa nomination au poste de secrétaire d'Etat. Un des membres de la commission, le sénateur républicain de l'Ohio George Voinovich, a évoqué l'action des Etats-Unis dans les pays touchés par le tsunami. Condoleezza Rice a répondu que "le tsunami a été une merveilleuse occasion de montrer, au-delà du gouvernement des Etats-Unis, le coeur du peuple américain. Et je pense que les dividendes en ont été importants pour nous", a-t-elle dit.

OPÉRATION SÉDUCTION

Condoleezza Rice commence sa tournée européenne par Paris

08.02.2005


(AP) La visite de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice à Paris a relancé les relations entre la France et les Etats-Unis. Condoleezza Rice a choisi Paris, tête du front du refus de la guerre en Irak en 2003, pour y faire un "discours de référence". "Il est temps de surmonter les désaccords du passé (...) et d'ouvrir un nouveau chapitre dans nos relations et un nouveau chapitre dans notre alliance", a-t-elle déclaré à l'Institut d'Etudes Politiques de PAris (Sciences-Po), creuset des futures élites politiques et administratives françaises.

Dans tous les dossiers évoqués (Proche-Orient, Irak, Iran, Otan), Mme Rice a plaidé pour une coopération entre l'Europe et les Etats-Unis. Ce qui apparaît comme un retour à plus de "multilatéralisme" constituerait un tournant dans la politique de l'administration Bush.

Le même ton amical et chaleureux a prévalu chez le ministre français des Affaires Etrangères, Michel Barnier, qui, souriant, s'est adressé à Mme Rice en l'appelant familièrement "Condi" et en soulignant les points de convergence entre Paris et Washington. Même ton d'amitié retrouvée chez le président Jacques Chirac, qui a reçu Mme Rice durant une heure et exprimé le souhait d'"un dialogue constructif sur tous les grands dossiers internationaux".

En quelques heures à Paris, dans le cadre de sa première tournée internationale, la responsable de la diplomatie américaine a fait oublier les mots qu'on lui prêtait au pire moment de la brouille franco-américaine sur l'Irak: "Il faut punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie".

GUERRES DU FUTUR

Des "robots-soldats" américains prochainement en Irak

01.02.2005


(AP) Soucieuse de limiter les pertes en vies humaines, l'armée américaine a recours à la technologie. Elle s'apprête à envoyer 18 "soldats-robots" en Irak, à partir du mois de mars ou d'avril, pour participer aux opérations terrestres.

Construit par une entreprise du Massachusetts, le SWORDS (Special Weapons Observation Reconnaissance Detection System), sera le premier robot à participer aux combats. Dans quelques années, un robot plus grand et plus perfectionné doit voir le jour, mis au point par des entreprises spécialisées dans le domaine de la défense, telles que Lockheed Martin et General Dynamics Corp.

Les autorités militaires se plaisent à comparer les SWORDS, qui mesurent environ 1 mètre de haut, avec des soldats en chair et en os: il n'ont besoin ni d'entraînement, ni de nourriture, ni d'habillement. Ils peuvent être rangés dans des entrepôts entre deux guerres, ne se plaignent jamais, et il n'y a pas de lettres à écrire à leur famille si ils sont détruits.

Avec les armes et les quatre caméras infrarouge, ces robots coûtent 200.000 dollars pièce. Certains pourront tirer jusqu'à 750 balles de 5,56 mm par minute, d'autres entre 700 et 1.000 balles de 7,62 mm par minute. Ses chenilles, semblables à celles d'un char d'assaut, lui permettent de franchir des tas de pierres et des grillages en fil barbelé. Le robot a une autonomie d'une à quatre heures, selon le type de mission qui lui est confiée. Il est aussi plus précis que bon nombre de militaires humains, capable de toucher une cible de la taille d'une pièce de monnaie.

L'engin a déjà prouvé sa robustesse. L'un d'eux a été éjecté par le toit d'un Humwee après l'explosion d'une bombe placée au bord de la route et s'est retrouvé dans une rivière située à proximité. Les militaires américains l'ont néanmoins récupéré en bon état.

Il ne s'agit cependant pas de robots tueurs et autonomes, comme on peut les voir dans les films de science-fiction. Un SWORDS ne tire que lorsque l'humain qui le contrôle appuie sur un bouton après avoir identifié une cible grâce aux caméras installées sur le robot.

Mais techniquement, rien n'empêche de passer au stade suivant, des robots destructeurs autonomes...

FASCISME US

La police évacue par la force les derniers occupants de la Nouvelle-Orléans

09.09.2005


Alors que l'administration Bush a été incable de venir en aide aux sinistrés, elle demeure parfaitement capable d'employer le seul remède qu'elle connaisse à tous les problème: l'opression militaire et policière.

La police se prépare en effet à employer la force pour vider la ville de ses derniers occupants, qui seraient encore entre 5.000 et 10.000. Des patrouilles armées perquisitionent les maisons à la recherche d'occupants et apose des marques sur les maisons visitées avec des bombes de peinture, saccageant ainsi ces maisons.

"Ils insistaient tous pour que je quitte ma maison", rapporte Shelia Dalfares, qui raconte que son mari et elle n'ont eu droit qu'à un quart d'heure pour faire leurs bagages. Les hommes qui les ont évacués portaient des menottes en plastique à la taille, se souvient-elle. "Qui veut partir comme ça?", demande Shelia.

OURAGAN KATRINA

Les pauvres de Biloxi, en première ligne face à Katrina

01.09.2005


(Reuters) La petite ville côtière de Biloxi dans le Mississipi a été dévastée par l'ouragan Katrina qui a tué plusieurs centaines de ses habitants.

Les habitants les plus aisés, anticipant les consignes officielles, ont pour la plupart gagné le nord du Mississippi et les Etats voisins d'Alabama et de Géorgie, s'entassant dans les motels et vidant les stations-services et les supérettes de leurs dernières réserves. Mais les plus pauvres n'ont pas eu les moyens de s'enfuir, ne possèdant pas de voiture ou ne peuvant s'offrir une nuit d'hôtel. "On ne pouvait pas faire ça, c'était impossible", dit Willie Rhetta, chauffeur de bus contraint de rester à Biloxi en attendant Katrina.

Persuadés d'avoir été laissés en première ligne face à la catastrophe par George Bush, beaucoup d'habitants manifestent désormais leur colère - une tension qui pourrait expliquer en partie le pillage des quartiers huppés.

Le Mississipi, berceau du blues et de la ségrégation, était en 2004 le deuxième Etat le plus pauvre des Etats-Unis. 21,6% de ses habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté, les divisions ethniques recoupant souvent les clivages sociaux.

OURAGAN KATRINA

Une série de fautes ont contribué au désastre Katrina

08.09.2005


(AFP) Une série de faux-pas et de choix politiques ou administratifs ont contribué au désastre du cyclone Katrina qui a semé la désolation pour longtemps dans le sud des Etats-Unis.

Certains problèmes sont liés à des choix politiques qui remontent à plusieurs mois. En particulier, la décision de placer l'agence de gestion des crises, la FEMA, sous la tutelle du nouveau ministère de la Sécurité Intérieure, a nui à son efficacité et son indépendance, avec des conséquences sur son délai de réaction.

Parallèlement, les crédits et les effectifs de la FEMA ont été réduits, et l'administration Bush a placé un fidèle à sa tête, Michael Brown. Ancien responsable d'une association d'amateurs de purs-sangs, il est la cible de plusieurs appels à la démission. Le jour J, "l'idiot se tournait les pouces", affirme le quotidien New York Post en désignant Michael Brown, directeur de la FEMA. Selon des documents internes cités par le journal, M. Brown aurait attendu 5 heures avant de demander l'autorisation de mobiliser des hommes "dans les deux jours" en raison de l'évènement "presque catastrophique".

La majorité républicaine est aussi mise en cause pour n'avoir pas dégagé de fonds pour consolider les digues de La Nouvelle-Orléans qui ont cédé le 30 août sous la pression de Katrina. En début d'année, les républicains avaient accordé moins de la moitié des 11 millions de dollars demandés pour un projet de prévention des inondations dans la ville.

Enfin, les militaires de la Garde nationale ont été mobilisés dans les temps, mais leurs effectifs sont réduits par la guerre en Irak.

OURAGAN KATRINA

Michael Moore demande des comptes au président Bush

05.09.2005


"Cher monsieur Bush, auriez-vous une idée de l'endroit où se trouvent tous nos hélicoptères?", demande le trublion Michael Moore au président américain, dans une lettre ouverte au vitriol où il lui reproche d'avoir privé les victimes de Katrina des ressources militaires qui se trouvent en Irak.

"Des milliers de gens restent en rade à La Nouvelle-Orléans et auraient besoin d'être secourus par les airs. Où diable avez-vous pu égarer tous nos hélicoptères militaires? Avez-vous besoin d'aide pour les retrouver? Une fois, j'ai perdu ma voiture dans un parking, et je sais que c'est pas marrant", écrit l'auteur de l'incendiaire "Fahrenheit 9/11" et opposant farouche à la guerre en Irak.

"Et les soldats de la Garde nationale, vous sauriez où ils se trouvent?", poursuit Moore publiée sur son site internet. "Ils pourraient vraiment nous être utiles dans le cadre du type de catastrophe nationale pour lesquelles ils ont précisément été formés", ajoute-t-il.

Il s'indigne aussi, à l'instar de plusieurs responsables noirs américains, de la lenteur du gouvernement pour secourir des victimes principalement noires et pauvres.

"Bon, c'est vrai qu'ils sont noirs! Je veux dire, c'est pas comme si ça s'était passé à Kennebunkport (lieu de villégiature huppé où l'ancien président Bush père possède une imposante villa, ndlr). Vous imaginez, laisser des blancs sur leurs toits pendant cinq jours (en attendant des secours)? Ne me faîtes pas rire, les histoires de couleur de peau n'ont rien, mais alors vraiment rien, à voir dans tout ça".

Il conseille à M. Bush d'ignorer ceux qui le critiqueraient pour avoir coupé les budgets d'entretien des digues autour de La Nouvelle-Orléans - dont l'effondrement est largement responsable de la destruction de la ville - pour pouvoir "construire la démocratie en Irak".

Moore reproche aussi au président d'avoir tardé à se rendre dans la zone de la catastrophe. "Ne laissez personne vous critiquer là-dessus. Après tout, une fois le cyclone passé, que pouviez-vous faire, mettre le doigt dans la brèche des digues" pour empêcher les inondations?

"Je sais que vous ne pouviez pas attraper un porte-voix, monter sur une pile de gravats et vous comporter comme un commandant en chef. Déjà fait", ironise Moore, évoquant la visite du président sur les ruines fumantes du World Trade Center à New York après les attentats du 11 septembre 2001.

"Il y a des gens qui voudront politiser cette tragédie et qui essaieront de l'utiliser contre vous
(...) Faites le gros dos", lui recommande encore le documentariste. "Maintenez le cap".

"Accrochez vous M. Bush. Essayez de nous trouver quelques uns de nos hélicos militaires et de les envoyer sur place. Et faites comme si ces gens, à La Nouvelle-Orléans et sur la côte (du sud des Etats-Unis), se trouvaient près de Tikrit" en Irak, conclut-il.

OURAGAN KATRINA

Ouragan Katrina: Colin Powell critique les "nombreuses défaillances" à tous les niveaux de gouvernement

09.09.2005


(AP) Il y a eu de "nombreuses défaillances" à tous les niveaux de gouvernement dans la gestion de la catastrophe provoquée par l'ouragan Katrina, a estimé l'ancien secrétaire d'Etat américain Colin Powell dans un entretien accordé à la chaîne de télévision ABC.

"Je pense qu'il y a eu de nombreuses défaillances à de nombreux niveaux, local et fédéral", a-t-il dit en soulignant que les alertes météo étaient pourtant intervenues suffisamment tôt. "Je ne pense pas qu'on ait tiré parti du temps disponible et je ne comprends vraiment pas pourquoi".

M. Powell, plus haut responsable noir au sein du premier gouvernement de George W. Bush, ne pense pas que le facteur racial ait joué. "Ce n'est pas du racisme, je pense que c'est économique. Quand vous regardez ceux qui n'ont pas pu partir
(...) ce sont des gens qui n'ont pas de cartes de crédit. A La Nouvelle-Orléans, à ce niveau économique, une famille sur dix a une voiture. Aussi, ce n'était pas une affaire de race, mais la pauvreté affecte de façon disproportionnée dans ce pays les Afro-Américains. Et c'est arrivé parce qu'ils étaient pauvres", a-t-il expliqué.

OURAGAN KATRINA

George Bush paye dans les sondages sa gestion de Katrina

09.09.2005


(Reuters) L'ouragan Katrina a dévasté la cote de popularité de George Bush, la lenteur de sa réaction à la catastrophe suscitant des interrogations sur ses qualités de président et l'orientation du pays, à en croire des sondages.

Selon une enquête du Pew Research Center, 67% des Américains estiment que Bush aurait pu faire davantage pour accélérer les secours et 28% seulement pensent qu'il a fait ce qu'il a pu. Il n'est plus crédité que de 40% d'opinions favorables, soit une baisse de quatre points depuis juillet et le plus bas niveau enregistré par Pew.

Après la flambée des prix de l'essence causée par Katrina la semaine dernière, une majorité d'Américains jugent que Bush doit faire passer la politique intérieure avant la guerre pour le terrorisme - une première depuis les attentats du 11 septembre 2001.

EMPIRE US

George Bush passe en force et nomme John Bolton à l'Onu

01.08.2005




Bush et John Bolton



Manifestation anti-Bolton
devant le Capitole à Washington

(Reuters) George Bush a officialisé sans l'aval du Sénat la nomination de John Bolton au poste d'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU. Le président des Etats-Unis n'avait pu obtenir du Sénat qu'il confirme son candidat au poste d'ambassadeur permanent des Etats-Unis au siège des Nations unies.

Considéré comme un "faucon", John Bolton est un fervent partisan de la guerre en Irak et d'une ligne dure envers l'Iran et la Corée du Nord, est accusé d'avoir manipulé des renseignements et d'avoir cherché à limoger des analystes du renseignement en désaccord avec lui sur l'arsenal syrien ou cubain, lorsqu'il occupait le poste de sous-secrétaire d'Etat.

Bush a profité du mois de vacances parlementaires pour procéder à un "recess appointment" pour officialiser Bolton dans ses fonctions en court-circuitant le Sénat, profitant d'un vide législatif. La nomination de Bolton est valide jusqu'à la prestation de serment d'un nouveau Sénat, en janvier 2007.

Les démocrates dénoncent cette nomination en force, estimant qu'elle nuit à la crédibilité des Etats-Unis. Le sénateur démocrate du Connecticut Christopher Dodd a déclaré dans une interview sur Fox News: "Il s'agira du premier ambassadeur à l'ONU depuis 1948 que nous enverrons après un recess appointment. Or nous ne devons pas envoyer quelqu'un qui n'a pas la confiance du Congrès".

TORTURES US

Bush s'affirme en héros de la démocratie et qualifie d'«absurde» les accusations de torture

31.05.2005


(AFP) George W. Bush a souligné mardi que les Etats-Unis défendaient les droits de l'Homme dans le monde entier. Le président américain a mis lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, la Chine, la Russie, l'Ouzbékistan et l'Egypte au rang des pays où il souhaitait voir des progrès accomplis en matière de droits de l'Homme.

Interrogé sur le récent rapport de l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International accusant les soldats américains de tortures et de mauvais traitement sur les prisonniers musulmans, il a affirmé: "Je suis au courant du rapport d'Amnesty International et il est absurde".

"Les Etats-Unis sont un pays qui lutte pour la liberté partout dans le monde. Quand des accusations sont portées contre nos ressortissants, nous menons des enquêtes exhaustives de manière transparente.
(...) Quand Amnesty International affirme que les Etats-Unis violent les droits de l'homme, je ne peux les prendre au sérieux", a-t-il déclaré.

Amnesty International a notamment qualifié le camp de prisonniers installé sur la base américaine de Guantanamo de "goulag".

EMPIRE US

Les Etats-Unis envisagent l'éventualité de frappes nucléaires préventives

11.09.2005


(AFP) Un nouveau projet de doctrine nucléaire américaine envisage l'éventualité d'effectuer des frappes nucléaires préventives contre des adversaires gouvernementaux ou non gouvernementaux. Il émane d'une commission du Pentagone.