
|
|
|
|
||||||||||||||||||
|
|
|
Le résultat dans l'Ohio n'était pas encore définitif, avec 200.000 bulletins restant à dépouiller (votes par correspondance et bulletins provisoires demandant une validation ultérieure). Mais Bush disposait d'une avance de 137.000 voix. Il aurait donc fallu donc que 70% au moins des bulletins non-dépouillés soient en faveur de John Kerry. Echaudés par une reconnaissance trop rapide de leur défaite en 2000, les Démocrates ont attendu le lendemain midi pour concéder leur défaite, tandis que le camp Bush proclamait sa victoire, qualifiant de "désespérée" la "tentative" des responsables de la campagne de Kerry. "Nous sommes convaincus que le président Bush a remporté l'élection", a affirmé dès 6 heures Andrew Card, le secrétaire général de la Maison Blanche. Par ailleurs, contrairement à l'élection de 2000, George W. Bush a obtenu une majorité de votes au niveau national, avec 51% des voix contre 48% à John Kerry.
Indice supplémentaire: le jour de l'élection, et malgré le taux de participation inattendu, George Bush exprimait sa confiance absolue dans sa victoire, avec un regard brillant et le sourire en coin de celui qui est sûr de son coup. Dans la soirée, alors qu'il était à la Maison-Blanche entouré du clan Bush au complet, il affichait la même certitude de celui qui connait d'avance le résultat. voir
les articles
Tout
le monde est d'accord pour le dire, jamais les Etats-Unis
n'ont été aussi divisés. Il y a
aujourd'hui deux Amériques, sur le plan politique,
sociologique, et géographique.La première Amérique est celle que les Européens ont toujours aimé. C'est l'Amérique qui défend les droits de l'homme, la liberté, le progrès de l'humanité, et qui a libéré l'Europe de la barbarie nazie. C'est l'Amérique des Nordistes, partisans du l'abolition de l'esclavage au nom du respect de toute personne humaine. C'est l'Amérique des Démocrates, traditionnellement localisée dans les états du nord-est et de l'ouest. La seconde Amérique est celle dont les Européens ont pris conscience avec Bush, mais qui a toujours existé. C'est l'Amérique de la cupidité, de l'absence totale de scrupules, de la "loi du plus fort", et de l'ambition de dominer le monde. C'est l'Amérique des Sudistes, capables de faire la guerre pour s'arroger le droit de réduire d'autres êtres humains en esclavage. C'est l'Amérique des Républicains, localisée dans le sud et tout le centre des Etats-Unis. La carte électorale des Etats remportés par Bush et par Kerry coïncide exactement avec la carte de ces 2 Amériques, à part quelques états supplémentaires qui seraient bleus (démocrates) si les résultats officiels reflétaient totalement le vote réel des électeurs... Mais même si quelques centaines de milliers de voix ont été "ajoutées" à Bush, il n'en reste pas moins qu'une moitié des Américains se reconnaissent en Bush, en ses valeurs et son action. Le coeur de cette Amérique de Bush est le Texas, l'état où fut assassiné John Fitzgerald Kennedy, et avec lui la démocratie américaine. C'est à partir de cet état que des hommes d'affaires texans, souvent liés à l'industrie du pétrole, ont créé les réseaux économiques, financiers, et politiques qui leur ont permis de faire progresser les valeurs conservatrices et religieuses dans un nombre croissant d'état. Sociologiquement, George W. Bush l'a emporté chez les hommes blancs, ainsi que chez les femmes mariées, les ménages dont le revenu dépasse les 50.000 dollars annuels, les propriétaires d'armes à feu, et les pratiquants qui vont à l'église chaque semaine. Les trois-quarts des chrétiens évangéliques (qui représentent 1/5è de l'électorat) ont voté pour Bush. De son côté, John Kerry a remporté le vote des jeunes électeurs avec une avance d'environ 15 points sur Bush. Le candidat démocrate a aussi emporté le vote des femmes, des ménages qui gagnent moins de 30.000 dollars annuels, des Noirs (qui ont voté Kerry à 90%), et il arrive également en tête chez les hispaniques. La
carte électorale des votes pour Kerry et
pour Bush coïncide étrangement avec le
QI moyen par état... Voir la page
"Election
2004 et QI moyen par
état" |
|
|
||||||||||||||||
|
|
|
Pour
que la bête immonde du fascisme soit expurgée
d'un pays, il faut qu'elle montre à tout le monde ce
qu'elle est, et ce à quoi elle conduit. Or trop
d'Américains n'ont pas encore eu le temps de
comprendre la vraie nature du régime de Bush. Ce
régime doit donc "s'exprimer" davantage pour que des
leçons soient durablement comprises par les
Américains...D'autre part, la réélection de Bush va immanquablement provoquer une évolution opposée de la part du reste du monde, en encourageant les valeurs de tolérance, de justice, de démocratie, ainsi que la volonté de mieux respecter l'environnement. Enfin, le changement durable du "modèle américain" et son éloignement croissant des valeurs européennes a une chance de pousser les pays européens à affirmer leur propre modèle et leurs propres valeurs, si possible en fédérant avec eux les puissances émergentes (Brésil, Chine, Inde) qui ne se reconnaissent pas non plus dans le nouveau modèle américain. Certains gouvernements européens acquis aux Etats-Unis (Royaume Uni, Italie, Pologne...) ne suivront pas ce mouvement, mais il reviendra aux autres pays européens de se regrouper pour avancer, en créant un "groupe de tête" au sein de l'Europe, et en laissant les pays réticents évoluer à leur rythme. Mais il faut s'attendre dans le même temps à une "poussée" du libéral-fascisme américain vers l'Europe. Déjà, des personalités politiques européennes (comme Nicolas Sarkozy en France) constituent des réseaux pour convertir l'Europe aux orientations politiques des néo-conservateurs de Bush: instrumentalisation de la peur, sécurité prioritaire sur les libertés, accroissement de la répression policière, ultra-libéralisme économique, politique étrangère basée sur la guerre, et retour de la religion dans la politique.
(AFP)
Plus
d'une semaine après la présidentielle, les
soupçons d'une élection, encore une fois
volée par les républicains du président
George W. Bush, flottent encore, alimentés par
l'internet, le candidat indépendant Ralph Nader et
des parlementaires démocrates."Toutes les minutes nous recevons de nouvelles informations" sur des allégations de fraude, affirment six membres démocrates de la Chambre des représentants dans une lettre ouverte au Government accountability office (GAO, organisme de contrôle de l'action gouvernementale) pour lui demander l'ouverture urgente d'une enquête. "Plus de 30.000 plaintes ont été postées sur un seul site internet", affirment notamment ces élus. Le candidat démocrate John Kerry avait pourtant reconnu sa défaite dès le lendemain de l'élection, jugeant qu'il était trop loin du compte dans l'Ohio pour espérer l'emporter, alors qu'il était devancé de quelque trois millions et demi de voix au niveau national. Un aveu de défaite qui a manifestement du mal à passer auprès d'une partie de l'opinion. Ralph Nader a affirmé le 10 novembre que le discours de John Kerry n'avait "aucune valeur juridique". Il a aussi rappelé la promesse du candidat à la vice-présidence John Edwards, qui avait déclaré dès le soir de la présidentielle: "nous avons fait une promesse au peuple américain que, à cette élection, chaque vote compterait et chaque vote serait compté". Intervenant au côté de M. Nader, l'animatrice d'une association d'alerte contre les risques du vote électronique, Bev Harris, a affirmé avoir découvert que l'ordinateur de centralisation des votes électroniques fourni par la société Diebold était des plus faciles à pirater, et donc à manipuler. Mme Harris a notamment annoncé que son organisation comptait exploiter une loi de l'Ohio, qui permettrait à seulement cinq citoyens déçus d'exiger un nouveau dépouillement des voix. En effet, les rumeurs de fraude sont particulièrement nombreuses concernant cet Etat, que le camp démocrate avait dans un premier temps refusé de considérer perdu. Une histoire très médiatisée alimente tous les soupçons: une erreur d'ordinateur dans un bureau de vote de l'Ohio avait accordé 4.258 voix à M. Bush contre 260 à John Kerry, alors que seulement 638 électeurs y avaient voté. D'autres accusations ont été lancées en Caroline du Nord, pro-Bush, au New Hampshire, qui a basculé pro-Kerry, et bien sûr aussi en Floride, une nouvelle fois très disputée. Au New Hampshire, M. Nader a annoncé qu'il avait déjà engagé une procédure pour obtenir un nouveau dépouillement, ayant décelé un gonflement suspect des votes en faveur de M. Bush, ne correspondant pas aux sondages.
(AP) Un groupe de défense de droits des électeurs déclare avoir relevé des centaines d'irrégularités électorales concernant le vote d'Américains pauvres ou issus de minorités ethniques dans sept Etats du sud du pays, de longues files d'attente à des équipements défectueux, en passant par l'intimidation volontaire des électeurs. Le groupe avait envoyé des observateurs dans 700 bureaux de vote en Alabama, Floride, Géorgie, Louisiane, Mississippi, Caroline du nord et Caroline du Sud. Dans l'Ohio, un système de vote électronique a accordé par erreur 4.258 voix au président George W. Bush, alors qu'en réalité... seuls 638 électeurs avaient voté dans ce bureau de vote. M. Bush a ainsi recueilli 3.893 votes de trop. Selon Sean Greene, un chercheur en matière de vote électoral, s'il est vrai que cette erreur semble mineure, "cela pourrait changer si plus d'histoires de ce genre commencent à devenir publiques."
(AP)
De
nombreuses organisations américaines de
défense des libertés civiles, de
l'environnement et du droit à l'avortement,
déclarent avoir reçu un nombre record de dons
depuis la réélection de George W. Bush.L'Union américaine des libertés civiles (ACLU) a déclaré jeudi qu'elle avait reçu environ 65.000 dollars en dons par Internet au cours des 24 heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote le 2 novembre. Il s'agit d'un chiffre record de dons encaissés par l'Union en un seul jour et bien plus que ce qu'elle parvient à récolter habituellement en une semaine, a déclaré la porte-parole d'ACLU, Emily Whitfield. Le groupe qui a fustigé le "Patriot Act" loi restrictive des libertés votée après le 11 septembre, a lancé un appel aux dons et au combat contre l'administration Bush dans une page de publicité publiée le 4 novembre dans le quotidien "The New York Times". L'association "Planned Parenthood", qui défend le droit d'avorter, a pour sa part reçu 107 dons par Internet mercredi, y compris un don de 2.000 dollars, alors qu'elle ne reçoit jamais plus de dix dons pas jour. Quant au Sierra Club qui s'oppose aux politiques de George W. Bush en matière d'environnement, il s'attend également à une augmentation des dons publics. Les gens qui donnent de l'argent "sont très très véhéments après l'élection. Ils sont contrariés", a déclaré le directeur de l'organisation, Carl Pope. "Ils envoient des chèques et veulent savoir ce que nous allons faire pour arrêter l'assaut lancé par l'administration Bush sur l'environnement".
Les résultats au Nouveau-Mexique et dans l'Iowa étaient aussi incertains, mais ces deux Etats n'élisent pas suffisamment de grands électeurs (respectivement 5 et 7) pour contrebalancer éventuellement le poids de l'Ohio (20 grands électeurs). John Kerry pouvait soit abandonner, soit s'engager dans une longue bataille judiciaire semblable à celle du décompte de Floride en 2000. Il y a renoncé, alors que son colistier John Edwards, avocat de profession, l'engageait apparemment à ne pas baisser les bras. John Kerry a appelé le président Bush et l'a félicité lors d'un entretien qui a duré moins de cinq minutes. Reconnaissant ensuite sa défaite devant ses partisans, John Kerry a indiqué qu'il avait parlé à Bush du danger de la division dans le pays et du besoin, du besoin désespéré d'unité, de trouver un terrain d'entente".
Le temps doux et ensoleillé sur tout l'est du pays favorisait la forte participation des électeurs qui attendaient parfois plus d'une heure pour accomplir leur devoir civique. Dans le quartier résidentiel de Georgetown à Washington, les files font le tour d'un pâté de maison sur 150 m. On attend dans la bonne humeur, en tenue de sport, journal déployé, ou en bavardant avec son voisin. Très chic avec son béret, Tom Webster est là depuis une heure. Il vote "pour défendre l'opposition". Une bénévole pour l'organisation du scrutin depuis 1976 dit n'avoir jamais vu une participation aussi forte. "Il y deux fois plus de monde que je n'en ai jamais vu", dit une autre bénévole qui surveille pour la quatrième fois le déroulement d'un scrutin. Ces élections américaines 2004 sont aussi marquées par un bond sans précédent des nouvelles inscriptions sur les listes électorales: 10 millions de nouveaux électeurs ont été enregistrés, et parmi eux, beaucoup de jeunes (qui d'habitude participent peu aux élections aux Etats-Unis). Il semble donc qu'une Amérique silencieuse et moins voyante que les supporters fanatisés de Bush se soit mobilisée en masse pour tourner la page des années de plomb, et refuser la dérive fasciste et guerrière des Etats-Unis. Reste à savoir si le résultat des élections sera conforme au vote réel des électeurs...
(AP) Dans son rapport, une délégation de 20 observateurs étrangers invitée par le groupe de défense des droits de l'homme Global Exchange de San Francisco estime que les élections américaines 2004 ne sont pas à l'abri de nouveaux problèmes pouvant mettre en cause la régularité du scrutin. Les observateurs ont découvert une série de problèmes, notamment le fait que des machines à écran tactile n'impriment pas une preuve du vote sur papier et que les élections soient organisées dans certains Etats par des responsables politiquement engagés. En outre, les observateurs soulignent que les personnes condamnées pour des crimes ayant purgé leur peine devraient automatiquement récupérer leur droit de vote, ce qui n'est pas le cas dans huit Etats. Ils recommandent en outre que les élections soient financées publiquement. "Il y a un certain nombre de problèmes existants qui font peser une menace substantielle sur l'intégrité" du scrutin présidentiel et législatif, souligne la délégation. La délégation préconise également le déploiement de davantage d'observateurs non partisans pour le 2 novembre, expliquant qu'une telle mesure renforcerait la confiance des électeurs dans le scrutin. Les observateurs, parmi lesquels figurent des responsables électoraux et d'anciens députés de 15 pays, ont passé une semaine le mois dernier en Floride, Géorgie, Missouri et Ohio, cinq Etats qui n'étaient pas choisis au hasard. La Floride avait été au coeur de la controverse il y a quatre ans, l'Ohio est très disputé et la Géorgie est l'un des rares Etats à n'utiliser que des machines de vote électroniques à écran tactile. Et au Missouri, des électeurs avaient été privés du droit de vote à St. Louis en 2000. Une deuxième équipe d'observateurs de Global Exchange retournera en Floride, au Missouri et dans l'Ohio le jour des élections. Par ailleurs, une délégation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), invitée par l'administration Bush, surveillera également le scrutin.
(AFP) Sproul & Associates, une société de consulting basée en Arizona et financée par le parti républicain est sur la sellette, accusée d'avoir trompé les électeurs potentiels et détruit les fiches d'inscriptions d'électeurs démocrates. Cette manipulation présumée est rendue possible par un système américain où les électeurs s'inscrivent sur les listes avec leur affiliation politique. Sproul & Associates a été fondée l'année dernière et a reçu près de 500.000 dollars du parti républicain depuis juillet, selon les chiffres officiels de la campagne. Cet été, Adam Banse, enseignant intérimaire, s'était fait embaucher pour aller frapper aux portes et inciter les Américains à s'inscrire sur les listes électorales pour la présidentielle du 2 novembre. Il a démissionné, furieux, deux heures plus tard: "ils m'ont dit que si je ramenais des inscriptions démocrates, je serais viré. Je me suis dit: 'il y a vraiment un truc qui cloche!". Il n'est pas le seul. Sproul & Associates fait l'objet d'enquêtes dans l'Oregon et le Nevada, où d'autre gens embauchés comme Adam Banse se sont plaints d'avoir reçu comme consigne de n'enregistrer que les électeurs républicains, et de se débarrasser des formulaires remplis par des démocrates... Ces deux dernières semaines, d'anciens employés se sont fait connaître en Virginie occidentale, Pennsylvanie, Nevada et Oregon, racontent avoir reçu pour instructions de n'inscrire que les républicains et de "tourner le dos" à ceux qui comptaient voter Kerry. Certains affirment même que des formulaires d'inscription démocrates ont été purement et simplement détruits ou jetés. Eric Russell, de Las Vegas, a raconté à l'Associated Press avoir vu un chef d'équipe de Sproul déchirer dix de ces formulaires démocrates, et a réussi à en récupérer des morceaux, en guise de preuve. Il affirme que "Voters Outreach of America" (nom sous lequel Sproul & Associates opère au Nevada et dans d'autres Etats) lui doit encore de l'argent mais refuse de le payer. En Virginie occidentale, Lisa Bragg n'a même pas commencé à travailler pour Sproul, choquée par la première session d'orientation: les futurs "canvassers" (prospecteurs électoraux) y étaient incités à se faire passer pour des sondeurs... Et sur la profession de foi distribuée par Sproul à son personnel, on pouvait lire en toutes lettres: "notre objectif est d'enregistrer des républicains".
"Ce qui est inquiétant, c'est qu'une répétition des problèmes de 2000 semble désormais probables", a écrit Jimmy Carter dans une tribune publiée dans le "Washington Post". Jimmy Carter, qui se base sur l'expérience de son Centre Carter chargé de surveiller certaines élections internationales, affirme que "certaines conditions internationales de base pour une élection équitable manquent en Floride". Il insiste notamment sur la nécessité d'avoir une commission électorale non partisane pour s'occuper des élections dans cet Etat.
(AP) Le Département d'Etat américain a invité l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à envoyer des observateurs superviser l'élection présidentielle de novembre. Les Etats-Unis sont l'un des 55 membres de l'OSCE, qui n'avait à ce jour jamais accueilli des observateurs pour un scrutin présidentiel. Des observateurs de l'OSCE étaient en revanche présents l'année dernière lors de la procédure de destitution et d'élection du gouverneur de Californie, ainsi que lors des élections législatives de 2002, a précisé Curtis Budder, porte-parole du bureau pour les droits de l'homme de l'OSCE, basé en Pologne. L'OSCE, qui se concentre traditionnellement sur les missions d'observation électorale dans les démocraties émergentes, avait appelé en 2002 tous ses pays-membres à faire venir des observateurs. Ce qui signifie, selon M. Budder que Washington était "obligé d'inviter des observateurs de l'OSCE". Une première équipe, qui devrait être mise sur pied dans les deux semaines, se rendra aux Etats-Unis en septembre, afin d'effectuer une "évaluation générale et de déterminer quel type d'observation devrait être organisée, si besoin est", a-t-il ajouté. Ces dix dernières années, l'OSCE a envoyé 10.000 observateurs sur plus de 150 processus électoraux.
Plus
d'un quart des votes à la prochaine élection
présidentielle américaine pourront être
falsifiés a conclu le 15e symposium des technologies
de vote, organisé à Seattle le 15
février par l'Association américaine pour le
progrès des sciences (AAAS). "Un quart des
électeurs utilisera des machines à voter qui
n'offrent qu'une faible protection. Il n'y a aucune raison
de croire ces machines (
).
Hacker le système n'est pas difficile techniquement
si vous soudoyez un programmeur de la société
fabriquant les machines à voter. Si vous me demandez
si cela peut-être fait, la réponse est oui
à 100%", a déclaré le professeur David
Dill de l'université de Standford.L'Association nationale des 51 secrétaires d'État, qui tiendra son congrès annuel mardi 17 février, recevra des pétitions de 1 600 professeurs d'informatique et des 400 000 membres de TrueMajority l'invitant à se prononcer contre le vote digital. (source:Réseau Voltaire)
|
|
|
|
|
|
(AP)
A la
veille du scrutin présidentiel américain, le
candidat démocrate à l'élection
présidentielle, John Kerry, a estimé que le
choix de l'Amérique résonnera à travers
le monde, et appelé les Américains à
saisir leur "chance de tenir George Bush responsable des
quatre dernières années". "Ceci est un moment
unique et solennel où le peuple américain peut
décider", a-t-il souligné. "Oubliez toutes les
étiquettes, démocrate, républicain,
indépendant. (...)
Ceci est votre chance de tenir George Bush responsable des
quatre dernières années."Le sénateur du Massachusetts faisait preuve d'une grande confiance en soi et d'une belle bouffée d'énergie en cette fin de campagne, alors qu'il parcourait à la dernière minute quatre Etats indécis dans l'espoir de faire basculer les électeurs américains en sa faveur. "Nous voulons aider les indépendants, les républicains modérés, les gens pensants à changer la direction de notre pays", a-t-il déclaré lors d'un discours à Detroit. Un peu plus tôt, en campagne sous la pluie à Milwaukee, le sénateur démocrate avait estimé que "les espoirs du monde entier sont en lice demain". A l'aéroport d'Orlando, il a noté qu'il n'y avait plus de place pour de longs discours. "Vous savez pourquoi vous êtes là et vous connaissez le travail que nous devons effectuer dans les prochaines heures. (...) C'est un moment de responsabilité pour l'Amérique. Tous les espoirs et les rêves de notre pays sont en lice aujourd'hui. Le choix est clair".
(AP)
En
2000, le candidat écologiste indépendant Ralph
Nader avait empêché la victoire du
démocrate Al Gore, en lui enlevant des voix dans des
états décisifs, dont la Floride. 537 voix
avait manqué à Al Gore pour obtenir la
victoire dans cet état, alors que 97.000 voix
étaient allés à Nader.Quatre ans plus tard, Ralph Nader se représente à nouveau, au risque de favoriser une nouvelle fois une victoire de Bush. Dans les sondages, la popularité de Ralph Nader reste marginale, mais il reste capable d'attirer une fraction de l'électorat américain. Si il ne recueille que 1% à 2% des intentions de votes au niveau national, il enregistre entre 4% et 6% de voix dans des Etats indécis comme le Maine, le Minnesota ou le Wisconsin. Ses détracteurs affirment que Ralph Nader a compromis sa réputation d'indépendant en acceptant les soutiens et les contributions financières des Républicains, voire qu'il roule pour eux. Agé de 70 ans, fils d'immigrés libanais, Ralph Nader est avocat, diplômé de droit de Princeton et Harvard. Il s'est rendu célèbre pour ses combats sontre la "malbouffe", le "big business" et la mondialisation, tout en fustigeant démocrates et républicains, accusés de maintenir le pays dans une "dictature bi-partisane". Mais après l'élection controversée et le décompte surréaliste des votes de 2000, le candidat Nader s'est attiré les foudres de ses anciens alliés, à tel point que des groupes anti-Nader se sont formés à travers le pays pour encourager les électeurs à ne pas "gâcher" leurs votes.
(AP/AFP)
A 12
jours des élections, les sondages sont toujours aussi
contradictoires aux Etats-Unis. A tel point qu'on ne peut
s'empêcher de penser que certains sondages donnant
Bush gagnant pourraient bien être
manipulés.Il s'agirait pour Bush et les Républicains de rendre crédible une victoire obtenue par une nouvelle tricherie électorale. Comme par hasard, le sondage qui donne le plus d'avance à Bush est celui de la chaine Fox News, celle qui a relayé le plus massivement la propagande de Bush depuis 4 ans. Ainsi, le nouveau sondage réalisé par l'institut Opinion Dynamics pour la chaîne Fox News donne une avance de 7 points à George W. Bush, avec 49%, contre 42% John Kerry, 2% à Ralph Nader, et 7% d'indécis. Un autre sondage publié mardi par le Washington Post (plutôt pro-Bush) accorde 50% à Bush contre 47% à Kerry mais note que dans 13 Etats jugés cruciaux pour remporter la victoire, John Kerry est en tête avec 50% contre 46% pour Bush (Kerry remporterait notamment la Floride). Par ailleurs, John Kerry est jugé "trop à gauche" par 46% des électeurs. Tous les présidents crédités d'un taux d'approbation supérieur à 50% ont été réélus, note le Washington Post. Un troisième sondage réalisé pour le New York Times et CBS donne les deux candidats à égalité avec 46% d'intentions de vote.
![]() (Reuters) John Kerry est soutenu par 42 journaux contre 22 appelant à voter pour George Bush. Hier, 27 quotidiens dont le prestigieux New York Times ont pris position en faveur du candidat démocrate alors que 9 apportaient leur soutien à Bush. Dans son édition du 18 octobre, le New York Times explique que les quatre années de présidence Bush sont un "désastre" et qu'il est "impressionné par les connaissances étendues et la pensée claire de Kerry". Pour le NYT qualifie John Kerry est "un homme d'une grande morale", sous-entendu, contrairement à Bush. Le "Washington Post" a également apporté son soutien à John Kerry. "Nous ne voyons pas le vote pour M. Kerry comme un vote sans risque. Mais les risques de l'autre camp sont bien connus, et les forces que M. Kerry apporte sont considérables. (...) Il s'engage à la fois à combattre en Irak et à retrouver nos alliés, à traquer les terroristes et à le faire sans arrogance envers le monde islamique. Ces objectifs sont les bons, et nous pensons que M. Kerry est le meilleur pari pour les atteindre ", explique le "Washington Post" dans son édition du 24 octobre.
(AP)
Dans
de nombreux pays amis des Etats-Unis, dont la
Grande-Bretagne et l'Australie, l'image de l'Amérique
s'est détériorée. Le président
George W. Bush suscite un rejet massif, selon une vaste
enquête d'opinion réalisée dans 10 pays
par 11 grands journaux.Dans 8 de ces pays sur 10, une majorité des sondés ont une opinion des Etats-Unis qui s'est dégradée ces 2 ou 3 dernières années. Ceux qui expriment le plus fortement cet avis sont les Japonais (74%), les Français (70%) et les Sud-Coréens (67%). Israël est le seul pays où une majorité des sondés (40%) affirment avoir une image plus positive de l'Amérique. Toutefois, l'hostilité à l'égard de George W. Bush et de sa politique ne se traduisent pas par un rejet du peuple américain. En moyenne, dans les dix pays étudiés, 68% des personnes disent avoir une opinion favorable des Américains, une proportion qui s'élève à 72% en France. Concernant l'Irak, 4 pays (France, Mexique, Espagne et Japon) estiment que la guerre lancée par le président Bush n'a pas contribué à la lutte contre le terrorisme dans le monde, alors que la Corée du Sud est divisée sur la question et que le Canada et la Grande-Bretagne pensent le contraire. Mais 7 pays estiment que les Etats-Unis ont eu tort d'envahir l'Irak. C'est notamment l'avis de 85% des Sud-Coréens, de 83% des Mexicains, de 80% des Espagnols et de 77% des Français. Seuls les Israéliens pensent le contraire, à 68%. Dans 8 pays sur 10, les personnes interrogées souhaitent à une majorité écrasante la victoire de Kerry contre Bush: France > Kerry: 72% / Bush: 16% Corée du Sud > Kerry: 68% / Bush: 18% Canada > Kerry: 60% / Bush: 20% Espagne > Kerry: 58% / Bush: 13% Australie > Kerry: 54% / Bush: 28% Japon > Kerry: 51% / Bush: 30% Grande-Bretagne > Kerry: 50% / Bush: 22% Seuls les Russes et les Israéliens souhaitent la réélection de George W. Bush, avec 52% contre 48% en Russie, et à 50% contre 24% en Israël. Journaux ayant contribué à cette enquête: "La Presse" (Canada), "Le Monde" (France), "The Guardian" (Grande-Bretagne), "El Pais" (Espagne), "Asahi Shimbun" (Japon), "JoongAng Ilbo" (Corée du Sud), "The Sydney Morning Herald" et "The Melbourne Age" (Australie), "Reforma" (Mexique), "Haaretz" (Israël) et "Moscow News" (Russie).
Entre
dictateurs du libéral-fascisme,
il est normal de se tenir les coudes. Le président
russe Vladimir Poutine a ainsi apporté son soutien
à George W. Bush en déclarant que le but des
"terroristes" en Irak était d'empêcher sa
réélection le 2 novembre prochain.Selon Vladimir Poutine, "les terroristes internationaux se fixent pour objectif de porter un préjudice maximal à Bush, d'empêcher sa réélection. S'ils y parviennent, ils pourront fêter la victoire sur l'Amérique et sur toute la coalition antiterroriste internationale". Dans l'éventualité d'un échec de George Bush, "l'impulsion supplémentaire donnée aux activités des organisations terroristes internationales permettra des attaques des terroristes dans d'autres régions du monde".
Le gouvernement iranien vote Bush. Pourtant accusé par celui-ci d'appartenir à "l'axe du Mal", d'accueillir des membres d'Al-Qaïda et de chercher à se doter d'armes nucléaires, l'Iran a apporté son soutien au président américain pour l'élection du 2 novembre. Historiquement, les démocrates, dont John Kerry est le candidat, ont causé plus de torts à l'Iran que les républicains, a expliqué Hassan Rowhani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne. "Nous n'avons rien vu de bon des démocrates. (...) Nous ne devons pas oublier que la plupart des sanctions et des pressions économiques imposées à l'Iran l'ont été à l'époque de Clinton. Et nous ne devons pas oublier que Bush, malgré sa rhétorique dure et sans fondement contre l'Iran, n'a pas pris concrètement de mesures dangereuses contre l'Iran", a déclaré M. Rowhani à la télévision iranienne. C'est la première fois depuis plusieurs décennies que l'Iran se prononce ouvertement en faveur de l'un des candidats à la présidentielle américaine. Téhéran préfère généralement les républicains aux démocrates, qui ont tendance à faire davantage pression sur la question des droits de l'Homme. "Nous ne désirons pas voir les démocrates prendre le pouvoir", a reconnu M. Rowhani.
(AP)
Lors
du 3è et dernier débat présidentiel
opposant George W. Bush et John Kerry, le candidat
démocrate a d'entrée accusé le chef de
la Maison Blanche de s'être précipité
dans la guerre contre l'Irak et d'avoir perdu le soutien de
pays alliés de longue date des Etats-Unis.
"L'Amérique supporte maintenant cet extraordinaire
fardeau" qu'est la guerre en Irak, a dit John Kerry. George
W. Bush a répondu qu'il avait une stratégie
complète pour démanteler le réseau
terroriste Al-Qaïda.John Kerry a ensuite affirmé que 5 millions d'Américains avaient perdu l'accès aux soins médicaux au cours des 4 dernières années et a accusé George W. Bush de "tourner le dos au bien-être de l'Amérique". En réponse, Bush a estimé que le projet de Kerry d'étendre la couverture santé de la population était "une promesse vide" qui coûterait quelque 50 milliards de dollars aux contribuables. A moins de 3 semaines du scrutin, ce dernier débat de 90 minutes organisé à l'université d'Arizona à Tempe était l'occasion pour les deux candidats de convaincre les électeurs encore indécis et d'encourager leurs partisans respectifs à se rendre en masse aux urnes.
(Le Monde) Voici les phrases-clés prononcées par les deux candidats lors de leur débat du 13 octobre. Economie John Kerry: "En 72 ans, c'est le seul président qui affiche une perte de 1,6 million d'emplois. Les revenus des familles ont diminué ces trois dernières années, (. ..) les exportations ont diminué, le niveau d'investissement dans notre pays n'a jamais été aussi bas. Je veux inverser cette tendance. (...) Nous allons rétablir la rigueur budgétaire en vigueur dans les années 1990. (...)Recevoir un cours sur la responsabilité budgétaire du président, c'est un peu comme si Tony Soprano me parlait de la loi et de l'ordre. Ce président a transformé un excédent de 5 600 milliards de dollars en déficits à perte de vue." George Bush:"Il est sénateur depuis vingt ans, il a voté pour une augmentation d'impôts 98 fois. Quand on a essayé de réduire les impôts, il a voté contre 127 fois. (...) Un plan, ça ne consiste pas à proposer des programmes que vous ne pouvez pas vous offrir. (...) Il y a un courant dominant dans la politique américaine. Vous, vous vous situez à l'extrême gauche. " Santé Avortement Mariage
gay Religion
(AP/AFP)
A 25
jours de l'élection présidentielle, un second
duel télévisé a opposé George W.
Bush et John Kerry pendant une heure et demie en
présence d'un modérateur, répondant aux
questions d'une vingtaine d'électeurs indécis
présents sur le plateau. Les questions sont courtes,
les deux hommes prennent des notes pendant que l'autre
parle, assis sur des tabourets à côté de
petits pupitres, se levant à tour de rôle pour
répondre aux questions.L'Irak a été au coeur du débat. M. Bush a répété une nouvelle fois que le "monde se porte mieux" parce que Saddam Hussein, qui "représentait une menace exceptionnelle", n'est plus au pouvoir. Faux, a répliqué John Kerry, "le monde est plus dangereux parce que le président n'a pas pris les bonnes décisions" en envahissant l'Irak. "Le monde serait moins dangereux si nous avions eu recours à une diplomatie intelligente, et si les 200 milliards de dollars utilisés pour l'Irak l'avaient été pour l'Afghanistan et contre Al-Qaïda car, à l'heure actuelle, Oussama ben Laden serait en prison ou mort". A John Kerry qui l'accusait d'être allé seul à la guerre en 2003, George Bush a rétorqué, interrompant même le modérateur: "Dites donc à Tony Blair que nous sommes seuls! Plus de 30 pays sont à nos côtés en Irak". "Mais 90% des morts sont américains, et 90% des dépenses viennent de la poche des Américains" a rétorqué Kerry, accusant Bush d'avoir négligé la menace nucléaire iranienne et d'avoir trompé l'opinion publique sur la présence d'armes de destruction massive dont les inspecteurs américains ont démenti l'existence la veille. John Kerry a ironiquement dénoncé des "armes de tromperie massive". "Je crois que le président a commis une énorme erreur, une erreur catastrophique". "Je n'ai pas été content quand nous avons conclu qu'il n'y avait pas d'armes et nous avons mis en place un groupe de renseignements pour comprendre pourquoi", a affirmé George Bush. ![]() Sur le plan économique, John Kerry a reproché au gouvernement d'avoir détruit 1,6 million d'emplois. George Bush "est le premier président en 72 ans à perdre des emplois. J'ai un plan pour remettre les gens au travail. Ce n'est pas de la demi-mesure", a-t-il ajouté. Selon un rapport fédéral paru vendredi, les Etats-Unis ont perdu 821.000 emplois depuis 2001. En outre, le déficit a atteint un record de 422 milliards de dollars (340 mds euros) cette année, alors que le budget affichait un excédent record estimé à 313 milliards en début du mandat. George W. Bush a visiblement tenté de contrôler ses émotions après avoir été critiqué pour ses grimaces de dépit lors du premier débat. Mais le président n'a pu retenir des crispations de la mâchoire lorsque John Kerry parlait, souvent en le regardant directement, ou un mouvement nerveux de la jambe lorsqu'il se tennait debout. Il s'est aussi parfois lancé dans un festival de mimiques, cette fois-ci très contrôlées, pour feindre l'étonnement face à une affirmation de John Kerry qui affichait de son côté un visage impénétrable, avec de temps en temps un petit sourire ironique. A l'issue de cette confrontation entre un Bush qui a semblé agité et agressif et un Kerry plus posé mais néanmoins pugnace, 47% des Américains interrogés donnaient l'avantage à Kerry contre 45% à Bush selon un sondage Gallup/CNN. Un autre sondage pour ABC News, 44% des personnes sondées ont trouvé Kerry meilleur, 41% Bush, et 13% n'ont pu les départager. Pour le New York Times, John Kerry "a démontré, au minimum, une stature au moins égale à celle du président. Si M. Bush espérait rattraper tout le terrain perdu lors du premier débat, il n'a pas réussi. (...) e refus du président de reconnaître ne serait-ce qu'une petite erreur souligne son incapacité à répondre à l'échec si ce n'est en insistant toujours et encore que sa décision originale était la bonne". Le dernier rendez-vous aura lieu le 13 octobre, et devrait être consacré aux questions de politique intérieure.
(AP) John Kerry est repassé devant George W. Bush dans les intentions de vote à l'élection présidentielle américaine, selon un nouveau sondage qui montre que Bush a perdu du terrain sur ses qualités personnelles, la guerre en Irak et la sécurité nationale. Par ailleurs, cette étude indique que 39% des électeurs ayant suivi le premier duel TV affirment aujourd'hui avoir une meilleure image de John Kerry, contre 8% pour George W. Bush. Le ticket démocrate John Kerry-John Edwards recueille 50% d'intentions de vote, contre 46% à la paire George W. Bush-Dick Cheney, selon ce sondage Associated Press (AP)-Ipsos.
"Vous n'êtes toujours pas franc avec le peuple américain", a répondu John Edwards, accusant son adversaire de lier à tort les attentats du 11 septembre 2001 avec l'Irak. "Nous avez fait le tour du monde en laissant entendre qu'il y avait un lien. Il n'y en a pas". John Edwards a aussi dénoncé les juteux contrats obtenus sans appels d'offre par Halliburton, la société dont Dick Cheney était le président avant d'arriver à la Maison-Blanche. De son côté, le vice-président républicain a ironisé sur l'absentéisme supposé de John Edwards au Sénat, affirmant qu'il ne s'était pas "particulièrement distingué" par sa participation aux sessions parlementaires. "Vous avez manqué beaucoup de votes cruciaux sur les impôts, l'énergie, la réforme du Medicare" (soins pour personnes âgées), a dit Dick Cheney à John Edwards avant de lui asséner: "Comme vice-président, je suis au Sénat presque tous les mardi quand il est en session, mais la première fois que je vous ai vu, c'est ce soir lorsque vous êtes entré sur le plateau". "C'est une distorsion complète de mes états de service", a répondu Edwards. D'après la presse américaine, il n'y a pas eu de victoire nette de l'un ou l'autre candidat à l'issue du débat.
![]() John Kerry a marqué des points contre George W. Bush dans le premier débat télévisé, selon les analystes et plusieurs sondages réalisés à chaud. Les sondages instantanés concordaient tous. M. Kerry était considéré "gagnant" par 44% des personnes interrogées contre 26% seulement pour M. Bush, selon une enquête de la chaîne CBS. Pour ABC, la marge était de 45-36 et pour CNN-Gallup de 53-37. Dans la presse, le quotidien populaire USA Today juge que le président était "sur la défensive". Selon le Washington Post, "M. Bush semblait moins convaincant pour défendre ses positions face aux critiques sèches de M. Kerry, particulièrement son insistance pour dire que l'invasion de l'Irak avait détourné l'attention du véritable enjeu de la guerre contre le terrorisme". Comme il l'a martelé durant toute la campagne, George Bush a mis en cause les qualités de "commandant en chef" de John Kerry, l'accusant de changer sans cesse d'opinion. Bush a également dénnoncé Kerry comme un défenseur du multilatéralisme, et de faire dépendre toute opération militaire américaine à l'étranger d'une approbation par la communauté internationale, et "du veto de pays comme la France". Pour démentir cette critique, John Kerry a adopté un ton ferme, se voulant sans ambiguïté, notamment pour dénoncer la guerre en Irak. "Ce président a commis, je regrette de le dire, une colossale erreur de jugement" en décidant d'envahir l'Irak en mars 2003, a lancé John Kerry. Le doigt souvent pointé en avant, le sénateur démocrate a répété que les Etats-Unis auraient dû rester concentrés sur "l'objectif", à savoir poursuivre la traque en Afghanistan d'Oussama ben Laden, l'homme responsable des attentats du 11 septembre 2001.
Répêtant une nouvelle fois le même mensonge (pourtant démenti par la commission d'enquête sur le 11 septembre), Bush a de nouveau lié l'Irak au 11 septembre 2001, répétant que ce pays était "au coeur de la guerre contre le terrorisme". "Saddam Hussein était une menace", a-t-il dit et "le monde est plus sûr sans lui". Les échanges sont restés vifs durant les 90 minutes du débat, qui avait débuté et s'est terminé par une poignée de main entre les deux adversaires, rejoints ensuite sur le plateau par leur épouse et, pour M. Bush, ses deux filles.
![]() Extraits des interventions de George W. Bush et John Kerry lors du premier des trois débats qui doivent les opposer avant l'élection présidentielle du 2 novembre: GEORGE
W. BUSH: "Je crois que je vais gagner parce que les
Américains savent que je sais diriger. J'ai
montré au peuple américain que je savais
diriger. Je comprends que tout le monde ne soit pas d'accord
avec les décisions que j'ai prises. J'ai pris des
décisions difficiles. Mais les gens connaissent ma
position".JOHN KERRY: "Je pense être fort, résolu et déterminé. Et je chasserai et tuerai les terroristes, où qu'ils soient. Mais nous devons aussi nous montrer intelligents, et l'intelligence suppose de ne pas nous détourner de la guerre véritable contre le terrorisme en Afghanistan contre Oussama ben Laden en la portant en Irak où la Commission sur le 11 septembre a confirmé qu'il n'y avait pas de lien entre les attentats du 11 septembre et Saddam Hussein, et où la raison pour faire la guerre était les armes de destruction massive et non pas l'éviction de Saddam Hussein". GEORGE W. BUSH: "Mon adversaire a eu accès aux mêmes renseignements que moi et a déclaré en 2002 que Saddam Hussein était une menace grave. Il a également dit en décembre 2003 que quiconque doute que le monde est plus sûr sans Saddam Hussein n'a pas le jugement pour être président. Je suis d'accord avec lui. Le monde est meilleur sans Saddam Hussein". JOHN KERRY: "Ce président a commis, je regrette de le dire, une erreur colossale de jugement. Et le jugement c'est ce que nous demandons au président des Etats-Unis d'Amérique". GEORGE
W. BUSH: "Tout d'abord, ce que mon adversaire veut que vous
oubliez est qu'il a voté l'usage de la force et dit
à présent que c'est une mauvaise guerre faite
au mauvais moment et au mauvais endroit. Je ne vois pas
comment on peut conduire ce pays à la victoire en
|