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L'actualité au sujet de la mondialisation, de la démocratie, des stratégies de contrôle de la société. Pour un regard rapproché sur les mutations politiques, sociales, économiques, technologiques, et écologiques qui déterminent notre avenir.


infos du mois


A la Une

ENVIRONNEMENT

"Une vérité qui dérange", un film-choc avec l'ex vice-président américain Al Gore

27.09.2006


L'ancien vice-président Al Gore lance un cri d'alarme sur l'avenir de la planète (et celui de l'humanité) dans un film-choc actuellement sur les écrans.

L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire, un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières.

Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables; nous seuls pouvons encore l'éviter.

Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, "Une vérité qui dérange" a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise.

voir la bande-annonce avec DailyMotion
le site officiel du film (en français)

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement climatique provoquera une récession mondiale majeure, selon le rapport d'un économiste de la Banque Mondiale

30.10.2006




Sir Nicholas Stern

(Reuters/AP) Le réchauffement de la planète est une réalité et il aura des répercussions économiques aussi dévastatrices que les deux guerres mondiales ou la crise de 1929 si l'on ne fait rien pour l'endiguer, estime un rapport officiel britannique de 700 pages, qui affirme cependant que le monde peut concilier protection de l'environnement et croissance économique.

Le rapport rédigé par l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale Nicholas Stern, souligne qu'une action internationale immédiate pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre à l'origine des changements du climat planétaire aurait des retombées économiques bien supérieures au coût des mesures prises en ce sens.

En revanche, ne rien faire pour lutter contre le changement climatique risque d'entraîner une crise économique encore plus grave que celle de 1929.

Nicholas Stern a calculé que des politiques de réduction de l'émission de ces gaz coûteraient environ 1% du PIB mondial chaque année. "C'est gérable", a-t-il dit, affirmant que le monde à la fois défendre son environnement et sa croissance.

Stern préconise un changement vers une "économie mondiale économe en carbone" grâce à la mise en place de taxes ou de mesures de contrôle des gaz à effet de serre. Il demande également de mettre un terme à la déforestation, de soutenir le développement des énergies propres et les capacités de stockage des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de limiter le recours aux transports.

Il indique que, contrairement à ce qu'a fait valoir le président américain George Bush, qui s'est retiré du Protocole de Kyoto, en partie parce que cela coûterait selon lui des emplois, le monde n'a pas à choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance économique.

"Les données relevées par l'étude mènent à une conclusion simple: les bénéfices d'une action forte et rapide dépassent considérablement les coûts", dit le rapport préparé pour le Premier ministre britannique Tony Blair et le ministre des Finances Gordon Brown.

Dans un communiqué, le Conseil de la Maison blanche sur la qualité de l'environnement écrit que "Le gouvernement américain a produit une foule d'analyses économiques sur la question des changements climatiques. Le rapport Stern contribue à son tour à cet effort".

Les Etats-Unis sont à l'origine de 25% des émissions de gaz à effet de serre, alors qu'ils ne représentent que 5% de la population mondiale.

Les écologistes ont accusé la Maison blanche, derrière son approbation du rapport, de maintenir le statu quo en matière de lutte contre la pollution. "Le Royaume-Uni progresse, l'Union européenne progresse, les pays en développement progressent, et où sont les Etats-Unis?", s'interroge Annie Petsonk, de l'ONG Environmental Defense.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement climatique pourrait être dévastateur pour l'économie mondiale, prévient Blair

30.10.2006


(AP) Lors de la présentation du rapport Stern sur l'impact économique du réchauffement de la planète, le Premier ministre Tony Blair a souligné que les preuves scientifiques de l'existence de ce réchauffement étaient "accablantes", décrivant les conséquences d'un changement climatique incontrôlé comme désastreuses et irréversibles. Il a estimé que, si rien n'est fait, le changement du climat pourrait coûter chaque année à l'économie mondiale entre 5 et 20% de son produit intérieur brut.

M. Blair a donc préconisé "une action courageuse et déterminée" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial et enrayer ainsi le changement climatique.

Tony Blair et son chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances) Gordon Brown, qui a commandé le rapport, ont souligné que la lutte contre le réchauffement climatique ne pourrait pas se mener sans l'implication des grands pays industriels comme la Chine et les Etats-Unis. Cette position tranche avec celle de George Bush qui refuse toujours de ratifier le protocole de Kyoto signé par son prédécesseur Bill Clinton, affirmant que la solution viendra de nouvelles technologies.

Blair s'est déjà nettement démarqué de la politique environnementale de son allié américain. Il a affirmé lundi que la Grande-Bretagne conduirait le mouvement de lutte contre l'effet de serre par l'instauration d'une économie à la fois favorable à la croissance et à l'environnement. Son secrétaire à l'Environnement David Miliband a annoncé dans la foulée la préparation d'une loi visant à réduire les émissions britanniques de carbone de 60% d'ici à 2050.

Le successeur potentiel de Tony Blair, Gordon Brown, a suivi le mouvement en annonçant que l'ancien vice-président américain Al Gore, ardent défenseur de l'environnement, conseillerait désormais le gouvernement britannique sur les questions écologiques.

FRANCE DE SARKOZY

Elections françaises 2007 - Si tu vote pas...

21.12.2006



 

 

 

un clip sur les raisons d'aller voter en 2007

L'Amérique de Bush

FASCISME US

Bush légalise les détentions arbitraires, les tortures et les prisons secrètes à l'étranger

18.10.2006


(AFP/AP)
Le président américain George W. Bush a signé le "Military Commissions Act", une loi qui légalise les "interrogatoires musclés" contre les "suspects de terrorisme" et autorise le recours à des méthodes assimilables à la torture, telles que la privation de sommeil ou l'exposition au froid. Elle autorise également la détention des suspects dans des prisons secrètes à l'étranger, et leur jugement par des tribunaux militaires. La loi dénie aux prisonniers tout recours sur les conditions de leur détention. Elle leur interdit également de contester leur détention au nom de l'habeas corpus auprès des tribunaux américains. Des droits reconnus par la justice ordinaire leur sont refusés. Enfin, la nouvelle loi n'exige pas le concours d'un avocat.

Le Sénat a rejeté les efforts des démocrates pour limiter à cinq ans la durée d'application de la loi, obtenir des rapports fréquents de l'administration sur les interrogatoires de la CIA et d'ajouter une liste de techniques d'interrogatoires interdites. Le sénateur républicain Arlen Specter a tenté de proposer un amendement rétablissant les droits à "l'habeas corpus" des suspects, mais sans succès. Ce principe est censé protéger des détentions arbitraires.

"La loi que je signe aujourd'hui contribue à la sécurité de ce pays et adresse un message clair: ce pays est patient, il est honnête, il est juste, et nous ne reculerons pas devant les menaces contre notre liberté", a dit M. Bush avant de signer avec solennité le texte "à la mémoire des victimes du 11-Septembre".

Cette signature a ravivé l'indignation des organisations de défense des droits de l'Homme. Pour elles, la loi rompt avec la grande tradition américaine de protection de la dignité humaine. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) estime que le Military Commissions Act est "une des pires mesures en matière de libertés civiles jamais promulguées dans l'histoire américaine".

"Le président peut désormais, avec l'accord du Congrès, détenir indéfiniment des personnes sans les inculper, supprimer des protections contre des abus horribles, traduire des personnes en justice sur la base de rumeurs, autoriser des procès qui peuvent conduire à la peine de mort sur la base de témoignages obtenus en frappant des témoins", s'indigne son directeur Anthony Romero.

Environ 200 personnes ont manifesté devant la Maison Blanche au moment de la signature d'un texte qui "fait honte à l'Amérique" et une quinzaine d'entre elles ont été arrêtées.


A voir, cette
vidéo sur l'annulation par George W.Bush des libertés et droits fondamentaux garantis par la Constitution des Etats-Unis
(diffusé par NBC - en anglais)

TORTURES US

Le CICR préoccupé par la nouvelle loi américaine sur la détention et l'interrogatoire des suspects de terrorisme

19.10.2006


(AP)
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'inquiéte de la nouvelle loi antiterroriste sur la détention et l'interrogatoire des suspects promulguée par le George W. Bush, et qui soulève "des préoccupations et des questions".

Le président du CICR, Jakob Kellenberger, a cité notamment parmi les sources d'inquiétudes "la très large définition de ce qu'est un "ennemi combattant illégal" et "le fait qu'il n'y a pas d'interdiction explicite de la reconnaissance de preuves obtenues de façon coercitive".

TORTURES US

Torture ou pas torture, la Maison Blanche se débat avec les mots de Cheney

28.10.2006




Dick Cheney surveillant sa marionette, George W. Bush
(AFP)
La Maison Blanche se débat avec de récents propos du vice-président, essayant de convaincre que Dick Cheney ne défendait pas la torture quand il a dit qu'on pouvait plonger la tête des terroristes dans l'eau pendant les interrogatoires.

"Cela va de soi pour moi", a déclaré M. Cheney le 24 octobre à l'animateur conservateur d'une radio de Fargo (Dakota du Nord) qui lui demandait si "plonger quelqu'un dans l'eau allait de soi si cela pouvait sauver des vies".

Pour d'éminentes organisations de défense des droits de l'Homme, il s'agit de la première reconnaissance claire que l'administration Bush est prête à recourir ou a déjà recouru à une des pratiques assimilable à la torture: l'immersion des prisonniers jusqu'à leur donner la sensation de la noyade pour leur extirper des informations.

Cette technique est l'une de celles que la CIA est supposée avoir employé contre des suspects de terrorisme dans des prisons secrètes à l'étranger.

Le président George W. Bush, auquel la presse demandait s'il était d'accord avec M. Cheney, a répondu que les Etats-Unis "ne pratiquent pas la torture, tout en affirmant que les Etats-Unis poursuivraient leur programme d'interrogatoires dans les prisons secrètes, auparavant illégales mais désormais autoriséés par une loi opportunément promulguée le 7 novembre.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, a également tenté de défendre Dick Cheney devant une presse incrédule. Selon M. Snow, le vice-président ne faisait pas allusion à la technique de torture dite "de l'immersion".

- "Alors, c'est quoi «plonger dans l'eau» selon le vice-président?", a objecté la presse.

- "C'est plonger dans l'eau. C'est plonger dans l'eau, comme je l'ai déjà dit, a répondu M. Snow.

- "Donc les prisonniers sortent nager ?"

- "Je ne sais pas. On va essayer de savoir", a dit M. Snow.

TORTURES US

La privation du sommeil n’est pas une forme de torture affirme le procureur général australien

09.10.2006


(
mondialisation.ca) L'assaut contre les droits démocratiques fondamentaux par le gouvernement australien de John Howard a franchi une étape lourde de sens alors que le procureur général Philip Ruddock a déclaré sur l'Australian Broadcasting Corporation qu'il ne considérait pas "la privation du sommeil comme de la torture". Dans l'émission The Insiders du réseau de télévision ABC, Ruddock a déclaré que la privation du sommeil n'était qu'une mesure "coercitive" et qu'il n'avait jamais entendu qu'elle constituait de la torture.

Cette déclaration constitue une attaque non équivoque sur l'article 3 des Conventions de Genève qui définie "les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants" de prisonniers de guerre comme étant de la torture et un crime de guerre.

Nonobstant la déclaration sans fondement de Ruddock, la privation de sommeil est une des formes les plus cruelles de torture est est considérée comme telle par la Croix rouge, Amnistie Internationale et tous les organismes internationaux de droits de l'homme et légaux, y compris la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de laquelle l'Australie est un signataire.

En 1997, le comité des Nations Unies contre la torture a catégoriquement établi que la privation prolongée du sommeil constituait de la torture. De plus, des rapports officiels du département d'Etat américain (les Country Reports on Human Rights, 2000-2002) ont dénoncé plusieurs pays, y compris la Birmanie, l'Egypte, l'Erythrée, l'Iran, l'Irak, la Jordanie, Israël, le Pakistan, l'Arabie saoudite et la Turquie, pour avoir fait usage de cette technique et l'ont décrit textuellement comme de la torture.

La privation du sommeil diminue la capacité des globules rouges à transporter l'oxygène au cerveau, ce qui entraîne des pertes de mémoire, la léthargie, des douleurs intenses et des effets psychologiques à long terme. Les victimes de cette technique deviennent délirantes et connaissent des hallucinations et d'autres effets psychotiques. Des experts médicaux ont aussi signalé que la privation du sommeil peut causer des dommages au cerveau et induire le diabète et d'autres conditions débilitantes.

John Schlapobersky, qui a été torturé sous l'apartheid de l'Afrique du Sud durant les années 1960 et qui est maintenant psychothérapeute consultant pour la Fondation médicale pour les victimes de la torture a dit à la BBC en 2004 que "faire un programme dans lequel les individus sont privés de sommeil est comme les traiter avec un médicament qui les rend psychotique. "On m'a empêché de dormir pour une semaine au total. Je peux me rappeler des détails de l'expérience, même si elle a eu lieu il y a 35 ans. Après deux nuits sans sommeil, les hallucinations ont commencé, et après trois nuits, vous avez des rêves tout en étant réveillé, ce qui est une forme de psychose. Après une semaine, vous perdez votre sens de l'orientation dans l'espace et le temps. Vous croyez que ceux à qui vous parlez sont dans le passé; une fenêtre peut devenir une vision de la mer que vous avez vue dans votre jeunesse. Priver une personne de sommeil est jouer avec son équilibre et sa santé mentale."

Le récent livre du professeur d'histoire américain Dr Alfred McCoy, "A Question of Torture: CIA Interrogation, from the Cold War to the War on Terror", offre une analyse détaillée sur les recherches financées à coup de millions par Washington dans la période de l'après-guerre qui visaient à raffiner les techniques de tortures, y compris la privation du sommeil.

La CIA a inscrit ses méthodes dans le manuel d'entraînement KUBARK en 1963 et l'a utilisé pour entraîner des centaines d'agents de police et des services du renseignement d'Amérique du Sud et d'autres pays durant les années 60 et 70.

Le manuel explique que le but des interrogateurs est d'instiller à ses victimes un sentiment "de débilité, de dépendance et de terreur". Cela est accompli au moyen de "dérangement homéostatique, de fatigue, de douleur, de privation du sommeil ou d'anxiété", qui engendre "une régression de la personnalité" du prisonnier et "un genre de choc ou de paralysie psychologique" requis pour "dissoudre la résistance".


Article intégral sur mondialisation.ca

FASCISME US

Le gouvernement américain peut continuer d'écouter les terroristes présumés

04.10.2006


(AP)
Le gouvernement de George Bush peut continuer de surveiller les communications de terroristes présumés aux Etats-Unis en attendant le résultat de son pourvoi en appel contre le jugement ordonnant l'arrêt de ces écoutes sans mandat judiciaire. Ainsi en a décidé la cour d'appel fédérale de Cincinnati.

Le ministère de la Justice avait fait appel de la décision rendue en août par le tribunal fédéral de Détroit, qui avait déclaré inconstitutionnel le programme secret de surveillance intérieure mené par l'Agence nationale de sécurité (NSA), au motif qu'il s'agissait d'une violation de la vie privée et de la liberté d'expression. La procédure d'appel pourrait durer plusieurs mois.

Le président Bush soutient que l'espionnage des communications entre les Etats-Unis et l'étranger est indispensable à la lutte contre le terrorisme.

FASCISME US

La Chambre des Représentants adopte un texte légalisant le programme de surveillance des communications de George W. Bush

29.09.2006


(AP/AFP)
La Chambre des Représentants a approuvé par 232 voix contre 191 un projet de loi prévoyant de légaliser le programme d'écoutes sans mandat judiciaire du président George W. Bush en incluant de nouvelles restrictions.

Le texte légalise sous certaines conditions la surveillance des communications sans mandat judiciaire, en d'autres termes les écoutes illégales effectuées par l'administration Bush depuis 5 ans.

Le président américain serait autorisé à demander des écoutes sous trois conditions peu contraignantes: le notifier aux dirigeants des deux chambres et aux commissions du renseignement; penser qu'une attaque est imminente et en expliquer les raisons plus tard en donnant les noms des personnes et groupes concernés; renouveler sa certification tous les 90 jours.

Au mois d'août, un juge fédéral américain avait estimé que le programme secret de surveillance intérieure mené par la NSA, l'Agence nationale de sécurité, était inconstitutionnel et avait ordonné son arrêt immédiat, au motif qu'il viole les droits à la vie privée et à la liberté d'expression.

BIG BROTHER

Bush finance un logiciel pour traquer la presse anti-américaine

10.10.2006


(lexpansion.com)
Les Etats-Unis financent le développement d'un logiciel capable de détecter les opinions exprimées contre eux dans des articles de presse parus à l'étranger. Un projet au nom de la lutte anti-terroriste et qui inquiète les associations de défense des libertés.

Soucieux de protéger leur territoire, les Etats-Unis financent depuis l'été le développement d'un logiciel capable d'analyser les opinions exprimées sur eux dans les journaux ou d'autres publications à l'étranger, et bien sûr Internet. Le but: jauger la dangerosité de ces propos pour déceler le plus tôt possible les menaces qui pèsent sur un pays en guerre contre le terrorisme.

Trois universités américaines &endash; Pittsburgh, Cornell et Utah &endash; ont reçu du ministère de la Sécurité intérieure une enveloppe de 2,4 millions de dollars sur trois ans. "Leur objectif est de développer des logiciels plus simples et plus efficaces, des algorithmes et des architectures mathématiques pour qu'ils soient utilisés dans une vaste gamme d'applications informatiques", explique Christophe Kelly, un porte-parole du ministère. Mais la mise au point pourrait prendre des années.

Théoriquement, le programme pourra distinguer chaque nuance d'un article, de la haine à l'admiration. Un véritable défi pour les scientifiques qui s'essayent depuis des décennies à l'analyse informatique du langage humain et des sentiments. Pour s'aguerrir, l'université de Pittsburgh confrontera donc son logiciel à plus 270.000 articles parus entre juin 2001 et mai 2002 qui évoquent plusieurs sujets chauds, comme les discours de Georges Bush sur l'axe du mal, les détentions de détenus à Guantanamo, la ratification du protocole de Kyoto... Une fois sa fiabilité assurée, le logiciel notera chaque opinion détectée dans la presse. Un article clairement anti-américain pourra ainsi se retrouver rapidement sur le bureau des officiels.

Mais le système ne se limitera pas à cette classification au coup par coup. En principe, le gouvernement américain pourra aussi sélectionner dans les archives toutes les données d'une source précise, qu'il s'agisse d'un forum de discussions, d'un organe de presse (180 dans le monde sont analysés pour l'instant)... ou d'un journaliste. Ce qui ne manque pas de susciter la polémique chez les associations de défense des libertés de la presse, qui craignent de voir certains journalistes catalogués "anti-patriotes". La loi interdit de constituer des données personnelles sur des citoyens américains, rétorque le ministère. En revanche, rien n'interdit les journalistes étrangers et, plus largement, toute parution, y compris américaine, d'être la cible du futur Big Brother de la revue de presse.

FASCISME US

Un journaliste anglais abattu par l'armée américaine
d'une balle dans la tête

07.10.2006


(
mondialisation.ca) Terry Lloyd était le journaliste britannique qui a révélé en 1988 que Saddam Hussein avait utilisé des armes chimiques pour massacrer 5000 Kurdes à Halabja. Puis, en 1999, il fut le premier journaliste étranger à pénétrer au Kosovo, en passant par les montagnes à la frontière du Montenegro.

Le 22 mars 2003, au deuxième jour de la guerre en Irak, Terry Lloyd a été tué, alors qu'il couvrait pour la chaîne ITV l'avancée des troupes américaines dans le sud du pays, près de Bassorah. Il était accompagné du chauffeur et interprète libanais Hussein Othman, également tué, et de deux cameramen, le Français Fred Nérac, dont on n'a jamais retrouvé le corps, et le Belge Daniel Demoustier, blessé mais seul survivant de l'équipe, qui circulait à bord d'un minibus clairement identifié "presse".

Trois ans et demi plus tard, la justice britannique a livré les conclusions de son enquête officielle, dirigée par le juge Andrew Walker, et elles sont explosives: blessé par un tir dans le dos, Terry Lloyd a été achevé par les marines d'une balle dans la tête.

Ce n'est pas la première affaire où l'armée américaine est directement accusée d'assassinat de reporters en Irak: la Fédération Internationale des Journalistes dénombre 13 cas sans aucune explication sérieuse, ni enquête. Même lorsqu'un tank ouvre le feu sur l'hôtel Palestine de Bagdad (deux journalistes morts, le 8 avril 2003), où le monde entier sait que la presse s'est regroupée, le Pentagone conclut à une "erreur". Comme lorsqu'un raid aérien sur la chaîne Al Jazeera, le même jour, fait une autre victime. Ou en mars 2004, quand deux journalistes de la chaîne Al Arabiya sont abattus d'une balle dans la tête alors qu'ils faisaient demi-tour d'un check-point américain auprès duquel ils s'étaient identifiés. L'agence Reuters accuse aussi un tireur d'élite de l'armée américaine d'avoir exécuté le cadreur Dhia Najim après la fin d'un accrochage, le 1er novembre 2004. Comme encore Mazin Dana, tué en octobre 2003 par des soldats US alors qu'il filmait à l'extérieur de la prison d'Abou Ghraïb.

Lorsque les faits s'accumulent ainsi, on ne peut plus invoquer l'erreur ou la bavure isolée: la grande armée qui prétend défendre la liberté et la démocratie élimine bel et bien les témoins gênants de sa croisade contre "l'axe du Mal" en les tirant comme des lapins.

L'affaire Terry Lloyd connaîtra-t-elle des suites? Le juge Andrew Walker a annoncé qu'il allait demander au parquet britannique de déférer les auteurs des coups de feu devant un tribunal: "Je n'ai aucun doute qu'il s'agissait d'un acte illégal de tirer sur ce minibus", a-t-il précisé. Mais on est évidemment très circonspect sur les chances d'aboutir de cette procédure.

FASCISME US

Le Pentagone considère les pacifistes comme terroristes

17.10.2006


(
mondialisation.ca) Selon le New York Times, le Pentagone considère même les manifestations anti-war autorisées comme des activités terroristes.

"Les analystes du Pentagone enregistrent les antécédents des manifestants anti-guerre dans la banque de données du Département, même si ces manifestations ne représentent aucun danger pour les Etats-Unis" a rapporté le New York Times.

"Il n'y a aucune raison qu'on autorise l'armée américaine à surveiller les activités pacifiques de ceux qui manifestent contre la guerre", a protesté un avocat de l'Union des libertés sociales aux Etats-Unis.

FASCISME US

Aux USA, tout étranger peut désormais être arrêté et incarcéré indéfiniment sans motif précis

16.06.2006


(
Réseau Voltaire) Dans un jugement rendu le 14 juin 2006, le tribunal fédéral de Brooklyn a jugé que le gouvernement des États-Unis a le droit, dans le cadre des nouvelles lois sur l'immigration, d'arrêter tout non-citoyen des États-Unis se trouvant sur son sol, sur la base de sa religion, de sa race ou de son origine, et de le maintenir en détention aussi longtemps qu'il le jugera nécessaire.

Ce jugement a été rendu dans le cadre d'un procès intenté par des immigrés musulmans arrêtés après le 11 Septembre.

C'est la première fois que la Justice fédérale états-unienne prend position vis-à-vis de la discrimination qui a frappé des centaines de musulmans, raflés dans les semaines suivants les attentats de septembre 2001 et maintenus en détention préventive pendant des mois, avant d'être reconnus innocents, relâchés et pour la plupart expulsés du pays.

Les rafles avaient été vivement critiquées par les défenseurs des droits des immigrés, mais aussi par l'inspecteur général du Département de la Justice des États-Unis. Ce dernier avait publié un rapport démontrant que le gouvernement n'avait fait aucun effort pour distinguer entre les suspects véritables et des immigrés musulmans ayant simplement commis des infractions mineures à la législation sur les visas.

Les avocats des plaignants ont déclaré que ce jugement ouvrait la porte à une application bien plus vaste, permettant l'arrestation arbitraire et le maintien en détention sans justification de n'importe quel non-citoyen du pays, se trouvant sur le territoire des États-Unis.

Un des avocats de la Coalition pour la défense des libertés civiques de New York, a déclaré: "Le gouvernement peut emprisonner indéfiniment n'importe qui, pour la raison qui lui plait, et la personne ainsi emprisonnée disparaîtra du radar du système judiciaire. Elle n'aura pas accès à un avocat, sa famille ne pourra obtenir d'informations sur sa situation ou son état de santé, elle ne pourra même pas savoir s'il a été arrêté ou non. Le prisonnier ne pourra même pas exiger de savoir pourquoi il a été arrêté. Le gouvernement a désormais le droit de faire tout cela, autrement dit de se comporter comme une dictature du temps de Pinochet".

TORTURES US

Bush reconnaît l'existence de détentions secrètes par la CIA

06.09.2006


(Reuters) Le président George Bush a reconnu pour la première fois que des étrangers soupçonnés de terrorisme avaient été détenus en dehors des Etats-Unis par des agents de la CIA.

Bush a argumenté en faveur de ce programme de la CIA visant à interroger des suspects, estimant qu'il s'agissait d'une source capitale de renseignements. "Notre sécurité dépend de notre faculté à obtenir ce genre de renseignements", a déclaré Bush. Le programme de la CIA avait été révélé l'année dernière par le Washington Post, et avait soulevé un tollé international contre l'administration Bush, laquelle n'avait jamais reconnu officiellement l'existence de tels centres de détention secrets.

TORTURES US

Les Etats-Unis doivent fermer les centres de détention secrets, selon l'ONU

28.07.2006




Christine Chanet, présidente du Comité de l'ONU pour les droits de l'homme
(AFP) photo: La présidente du Comité de l'Onu pour les droits de l'homme, Christine Chanet, le 28 juillet 2006 à Genève

Le Comité de l'Onu pour les droits de l'homme a appelé les Etats-Unis à fermer tous leurs centres de détention secrets et a rejeté le concept de "guerre contre le terrorisme" comme n'ayant aucune valeur juridique. Dans un rapport rendu public à Genève, le Comité, composé de 18 juristes indépendants, a exprimé ses inquiétudes sur les méthodes anti-terroristes utilisées par Washington en dehors de ses frontières, notamment en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo, et dans tous les lieux gardés secrets.

Les informations sur les détentions secrètes sont "crédibles et incontestables", a affirmé le Comité, contredisant les dénégations de la délégation américaine.

Les Etats-Unis "doivent immédiatement supprimer toutes les installations de détention secrètes. Ils doivent aussi garantir un accès rapide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à toute personne détenue en lien avec un conflit armé", a déclaré le Comité dans un rapport de 12 pages.

Le Comité, chargé d'examiner le respect du Pacte sur les droits civils et politiques par chacun des 156 Etats signataires, étudiait le rapport des Etats-Unis, soumis avec sept ans de retard.

Les experts ont rejeté l'argument de la délégation américaine selon lequel les dispositions du Pacte ne s'appliqueraient pas en dehors d'un Etat membre.

On peut "s'interroger sur la raison pour laquelle ils tiennent tellement à ce que le pacte ne s'applique pas en dehors du territoire américain", a observé la présidente du Comité, la juriste française Christine Chanet. "Cette position juridique a quand même de grands avantages", a-t-elle ironisé devant la presse.

Les experts ont en outre rejeté le concept de "guerre contre le terrorisme". Aux termes des Conventions de Genève, un Etat peut détenir un prisonnier de guerre jusqu'à la fin d'un conflit. "La «guerre contre le terrorisme», c'est complètement sémantique, ça n'a aucune valeur juridique", a relevé Mme Chanet. Prise au pied de la lettre, l'expression signifie que "des gens peuvent être détenus éternellement", a dénoncé Sean Shearer, un membre australien du Comité.

TORTURES US

Tribunaux à Guantanamo: Bush a outrepassé ses pouvoirs, pour la Cour suprême

29.06.2006


(AFP) La Cour suprême américaine a jugé que le président Bush avait outrepassé ses pouvoirs en instituant des tribunaux militaires à Guantanamo pour juger les "combattants ennemis" dans le cadre de sa guerre contre le terrorisme. George W. Bush a déclaré qu'il prenait "au sérieux" la décision de la Cour suprême.

Les juges ont estimé que les tribunaux instaurés par le président Bush violaient la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. La Convention de Genève "tolère de toute évidence une grande flexibilité pour juger les personnes capturées pendant un conflit armé. Ses exigences sont générales, conçues pour s'adapter à une grande variété de systèmes judiciaires. Elles n'en sont pas moins des exigences.

TORTURES US

Le Pentagone réaffirme la nécessité du camp de Guantanamo

29.06.2006


(Reuters/AFP) Le Pentagone a réaffirmé la nécessité de la prison de Guantanamo, dans une base américaine sur l'île de Cuba, malgré la décision de la Cour suprême des Etats-Unis annoncée quelques heures plus tôt. Celle-ci a jugé que les tribunaux militaires créés par le président George Bush dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 pour les prisonniers de Guantanamo étaient illégaux.

Le président Bush a déclaré qu'il n'avait encore pris connaissance de la totalité du jugement mais il a affirmé que la décision de la Cour Suprême serait "prise au sérieux". Il a également précisé que son administration allait entamer des consultations avec le Congrès pour trouver une solution. Jusqu'à présent, seuls dix des 450 prisonniers détenus à Guantanamo ont été mis en accusation devant ces tribunaux. Le commandant de la prison de Guantanamo avait d'ores et déjà déclaré, avant la décision, qu'un tel avis de la Cour suprême n'affecterait pas le fonctionnement du camp. "La décision d'aujourd'hui n'affecte en rien la capacité du président, en tant que commandant en chef des armées, à incarcérer des ennemis combattants. Elle ne fait que poser la question du procès par des commissions militaires", a fait remarquer un responsable à Guantanamo. Après l'annonce de la décision, un porte-parole du Pentagone a réagi en ces termes: "Guantanamo est un important centre de détention et de recherche de renseignements. Il y a là-bas des gens dangereux".

De son coté, le ministre américain de la Justice Alberto Gonzales a défendu les tribunaux militaires spéciaux de Guantanamo, estimant qu'ils pourraient avoir un "rôle vital dans la guerre contre le terrorisme". "Nous examinons soigneusement la décision de la Cour suprême et nous avons l'intention de travailler avec le Congrès pour établir des procédures qui puissent satisfaire les demandes de la Cour suprême. Mais nous continuons de croire que les tribunaux militaires pourraient avoir un rôle vital dans la guerre contre le terrorisme", a dit M. Gonzales.

Interrogé sur le transfert secret de prisonniers par la CIA vers des pays où ils risquent la torture, notamment l'Egypte, M. Gonzales a refusé de confirmer de tels cas estimant qu'ils relevaient des "activités de renseignement".

TORTURES US

L'Union européenne appelle les autorités américaines à fermer Guantanamo

31.05.2006


(AP) La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a exhorté les Etats-Unis à fermer dès que possible le centre de détention sur la base de Guantanamo, à Cuba, où sont incarcérés des hommes suspectés de terrorisme. S'exprimant au nom de l'Union européenne, elle a déclaré au Parlement européen que le centre de détention était un motif de "véritable inquiétude" et l'a qualifié "d'anomalie". "Le gouvernement américain doit prendre des mesures pour fermer le camp dès que possible", a ajouté Mme Plassnik dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

TORTURES US

Le responsable de Guantanamo commandera l'OTAN en Europe

14.07.2006


(Reuters) Les Etats-Unis ont choisi le général Bantz J. Craddock, qui supervise le camp américain de Guantanamo, pour succéder à James Jones au poste de commandant suprême des forces alliées de l'Otan en Europe.

Le commandant suprême de l'OTAN est automatiquement attribué à un militaire américain mais le secrétaire général de l'Otan est toujours un ressortissant européen - actuellement Jaap de Hoop Scheffer. En tant que commandant de l'armée américaine pour le sud des Etats-Unis, Craddock a sous sa responsabilité le camp américain de la "guerre contre le terrorisme" de Guantanamo.

TORTURES US

La majorité des gens dans le monde rejettent la torture
selon un sondage

19.10.2006


(AFP) La majorité des gens dans le monde rejettent l'usage de la torture pour obtenir des informations, même si cela pouvait sauver la vie de victimes innnocentes d'attaques terroristes, selon les résultats d'un sondage révélés par la radio britannique BBC World. L'enquête a été réalisée pour BBC World par l'institut de sondage Globescan auprès de 27.407 personnes dans 25 pays entre mai et juillet 2006, dans le cadre du programme sur la politique internationale PIPA (Program on International Policy Attitudes) lancé par l'Université du Maryland aux Etats-Unis.

Près de 59% des personnes interrogées ne permettent pas l'usage de la torture, contre 29% estimant que les gouvernements devraient recevoir une certaine liberté d'action pour tenter de soutirer des informations.

"La position qui domine dans le monde est que le terrorisme n'est pas une excuse pour contourner la législation contre la torture", a déclaré le directeur de l'institut de sondage américain PIPA Steven Kull.

Les Italiens sont les plus opposés à l'usage de la torture (81%), suivis des Australiens et des Français (75%), des Canadiens (74%), des Britanniques (72%) et des Allemands (71%).

A l'inverse, les Israéliens sont ceux qui soutiennent le plus, à 43%, l'idée d'accorder des pouvoirs élargis sur l'utilisation de la torture, 48% d'entre eux s'y refusant.

Aux Etats-Unis, où George W. Bush a signé une loi controversée légitimant les prisons secrètes de la CIA à l'étranger, les méthodes d'interrogatoires musclés et les tribunaux militaires comme armes contre des terroristes présumés, 58% des personnes interrogées se disent opposées à l'usage de la torture.

Au total, dans 19 des 25 pays où l'enquête a été menée, une majorité absolue des sondés s'est prononcée en faveur du maintien de la législation contre la torture, et une majorité relative dans cinq autres nations.

Seule l'Inde s'est prononcée à une majorité relative (32%) pour l'octroi de pouvoirs élargis aux gouvernements sur la torture, avec seulement 23% contre.

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Amnesty dénonce la politique américaine de "deux poids, deux mesures"

23.05.2006


(Reuters) La lutte contre le terrorisme a généré une recrudescence d'atteintes aux droits de l'homme dans le monde, certains pays fermant les yeux sur les violations commises par leurs alliés, estime Amnesty International dans son rapport annuel 2006.

Accusant certains pays comme les Etats-Unis de pratiquer une politique de "deux poids, deux mesures", l'organisation de défense des droits de l'homme dans le monde écrit que leur crédibilité a été entamée par les cas de tortures de détenus dans des pays tiers ainsi que par d'autres sévices.

Pour Amnesty, la guerre contre le terrorisme lancée à l'initiative des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 a porté atteinte à l'existence de citoyens de base et certains gouvernements ont "sacrifié à leurs principes" en fermant les yeux sur des violations.

"La brutalité croissante de semblables incidents dans le monde entier l'an dernier vient à nouveau nous rappeler de façon cruelle que la «guerre contre le terrorisme» a échoué et continuera à le faire tant que les droits de l'homme se verront accorder la priorité sur d'étroits intérêts de sécurité nationale", estime Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty.

Le document cite le camp de détention de la base américaine de Guantanamo, sur l'île de Cuba, et accuse la Russie et la Chine, également membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, de bafouer régulièrement les libertés fondamentales.

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Amnesty International accuse le Pakistan d'enlever et "vendre" des suspects de terrorisme aux Etats-Unis

29.09.2006


(AP) Dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", le Pakistan a enlevé plusieurs centaines de personnes, et les a détenues dans des lieux tenus secrets ou livrées aux autorités américaines contre de l'argent, dénonce Amnesty International dans un rapport.

"Le gouvernement pakistanais a commis de nombreuses violations des droits de l'Homme en raison de sa coopération avec la 'guerre contre le terrorisme' conduite par les Etats-Unis. Des centaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement" et beaucoup ont été victimes de "disparitions forcées" en étant détenus dans des lieux tenus secrets", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Selon ce rapport intitulé "Les droits de l'Homme ignorés dans la guerre contre le terrorisme", les droits fondamentaux des suspects pakistanais et étrangers sont systématiquement violés par le Pakistan, et de nombreux suspects ont été torturés ou maltraités. "Le droit à l'habeas corpus (droit de comparaître devant un tribunal et de pouvoir contester la légalité de sa détention) a été systématiquement ignoré".

Des centaines de suspects ont été remis en secret aux Etats-Unis et transférés sur les bases américaines de Guantanamo, à Cuba, de Bagram en Afghanistan, ou dans des lieux de détention secrets, précise Amnesty.

Les victimes des violations commises dans la "guerre contre le terrorisme" incluent des Pakistanais et des ressortissants étrangers, des hommes, mais aussi des femmes et des enfants (parfois retenus en otages) ou encore des journalistes ou du personnel médical, note l'ONG.

Les accusations d'Amnesty se fondent notamment sur des entretiens avec d'anciens détenus et intervient alors que le président pakistanais Pervez Musharraf a révélé il y a quelques jours dans ses mémoires que son pays avait capturé 689 terroristes présumés et en avait remis 369 à Washington, récupérant de l'argent.

"Nous avons obtenu des récompenses de plusieurs millions de dollars", raconte le président pakistanais, sans donner de chiffres précis, dans son livre "In The Line of Fire" ("Dans la ligne de feu").

La pratique américaine consistant à offrir des récompenses pour la remise de suspects de terrorisme non identifiés au préalable a conduit à la détention illégale d'innocents, souligne Claudio Cordone, directeur de recherche à Amnesty International.

"Des chasseurs de prime, dont des policiers et des habitants locaux, ont capturé des personnes de différentes nationalités, souvent apparemment au hasard, et les ont vendues" aux Etats-Unis, souligne Angelika Pathak, chargée de recherche sur l'Asie du Sud à Amnesty. Selon elle, les récompenses offertes par les Etats-Unis ont conduit aux violations des droits des suspects arrêtés au Pakistan.

"Des centaines de personnes ont été prises dans des rafles, beaucoup vendues aux Etats-Unis comme «terroristes» simplement sur la parole de leur ravisseur", explique M. Cordone. "La route vers Guantanamo commence littéralement au Pakistan".

Amnesty cite le cas de trois femmes et cinq enfants, dont un bébé, arrêtés en même temps qu'un membre présumé d'Al-Qaïda, Ahmed Khalfan Ghailani, en juillet 2004 à Gujrat, dans l'est du Pakistan. On ne sait pas, deux ans plus tard, ce que sont devenus ces femmes et ces enfants, indique l'ONG.

CONTRÔLE DE L'EMPIRE

L'armée prend le contrôle de la CIA

08.05.2006


(Reuters) George Bush a confirmé la nomination du général d'aviation Michael Hayden à la tête de la CIA, un choix loin de faire l'unanimité, y compris dans les rangs républicains, notamment parce qu'il s'agit d'un militaire.

Cet officier âgé de 61 ans succédera à Porter Goss, qui a remis sa démission sans motiver son geste, après moins de 20 mois à cette fonction.

Nombre d'élus, jusque dans le camp présidentiel, estiment toutefois qu'il n'est pas le mieux à même de reprendre l'Agence centrale du renseignement. D'abord parce que la nomination d'un militaire déséquilibre les rapports entre la CIA et le Pentagone. Ensuite parce que c'est le général Hayden qui avait proposé à Bush un programme d'écoutes téléphoniques élargies des citoyens américains, à l'origine d'une vaste polémique.

ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE

Condoleezza Rice échappe à des accusations sur le 11 Septembre

07.10.2006


(mondialisation.ca) La fixation du Washington officiel et des grands médias sur les courriels du congressiste républicain Mark Foley a été utilisée pour détourner l'attention du public d'autres crimes beaucoup plus sérieux.

L'affaire Foley a jeté la lumière sur la corruption et l'hypocrisie officielle qui caractérise l'establishment politique conservateur aux Etats-Unis. Le spectacle d'un parti qui a fait des "valeurs familiales" son cri de bataille et qui cherche à utiliser l'homophobie et l'arriération religieuse à des fins politiques, et qui se fait prendre dans un tel scandale a sans l'ombre d'un doute un attrait populaire.
(...)

Mais le temps et les ressources - sans même mentionner l'intérêt lubrique - que les médias ont consacré à exposer les courriels et les messages ne se comparent pas au quasi-silence sur les révélations du dernier livre de Bob Woodward, "State of Denial" (Etat de déni), rapportées pour la première fois le 28 septembre, le jour même où les courriels de Foley ont été rendu publics sur ABC News.

La révélation la plus accablante du livre est que l'ancien directeur de la CIA George Tenet et que l'ancien responsable du contre-terrorisme de la CIA Cofer Black ont cherché à obtenir et ont obtenu une rencontre d'urgence avec Condoleezza Rice le 10 juillet 2001 pour discuter de la menace imminente d'un attentat terroriste majeur par al-Qaïda sur des cibles américaines. Ils ont été "écartés" par celle qui était alors la conseillère à la sécurité nationale.

Dans le passage qui nous intéresse, Woodward a écrit :
"Le 10 juillet 2001, deux mois avant les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, celui qui était alors directeur de la CIA, George J. Tenet, a rencontré son chef du contre-terrorisme, J. Cofer Black, au quartier général de la CIA pour passer en revue les dernières informations sur Oussama ben Laden et al-Qaïda, son organisation terroriste. Black a exposé le cas, en se basant sur des communications interceptées et d'autres renseignements ultra-secrets, qu'al-Qaïda attaquerait bientôt les Etats-Unis. Une masse de fragments et de points l'établissait si solidement que Tenet a décidé que Black et lui devaient se rendre immédiatement à la Maison-Blanche.
Tenet a appelé Condoleezza Rice, qui était alors conseillère en sécurité nationale, de sa voiture et a dit qu'il devait la voir immédiatement... Black et lui espéraient pouvoir lui communiquer la profondeur de leur crainte et que Rice mettrait immédiatement le gouvernement en action sur cette affaire..."

Woodward écrit que Tenet espérait "secouer Rice" et que Black "insistait que cela consistait en un avertissement stratégique, ce qui signifie que le problème était si grave qu'il exigeait un plan et une stratégie d'ensemble... Ils devaient agir dès cet instant - de façon secrète, militaire, ou peu importe - pour stopper ben Laden..."

Woodward continue: "Tenet et Black ont senti qu'ils n'avaient pas réussi à convaincre Rice. Elle est demeurée polie, mais ils n'ont pas senti qu'elle avait réagi. Le président Bush avait dit qu'il ne voulait pas s'occuper des mouches..."

Les implications accablantes de la conversation rapportée sont évidentes en soi. La principale conseillère du président Bush sur les questions de sécurité nationale a eu un avertissement explicite deux mois seulement avant que des avions de ligne détournés soient lancés sur le World Trade Center et le Pentagone, tuant près de 3000 personnes, et rien n'a été fait.

Black est cité dans le livre pour avoir dit "La seule chose que nous n'avons pas faite fut d'appuyer sur la gâchette du revolver que nous venions de lui mettre sur la tête."

Dans un reportage subséquent, le McClatchy Newspaper a cité un responsable ayant aidé à la préparation du briefing et qui estime de "10 sur une échelle de 1 à 10" le sérieux de son avertissement sur l'imminence d'une attaque.

La révélation de cette rencontre suit une révélation similaire qui a eu lieu lors des audiences de la Commission sur le 11 Septembre tenues en 2004:
Le 6 août 2001, Bush a reçu une note présidentielle quotidienne de la CIA titrée "Ben Laden est déterminé à attaquer les Etats-Unis". Comme pour la réunion du 10 juillet, la note n'a suscité aucune action de l'administration, et Bush est resté en vacances pour les trois semaines suivantes dans son ranch au Texas.

L'administration Bush a sans cesse invoqué les événements du 11 Septembre pour justifier toutes ses politiques, des guerres d'agression à l'étranger jusqu'à la destruction des droits constitutionnels et démocratiques fondamentaux à l'intérieur. Les révélations portant sur la rencontre du 10 juillet ajoutent un autre élément à la preuve grandissante démontrant que l'administration a été, au mieux, criminellement négligente en ne prenant d'action pour prévenir les attentats qui avaient été largement prédits, au pire, directement complices pour les laisser se produire.
(...)

Ces dernières révélations ne laissent pas un iota de crédibilité à l'affirmation répétée de l'administration Bush que les attentats du 11 septembre ne pouvaient pas avoir été anticipées. Ce qui émerge, c'est que non seulement étaient-elles prévisibles, mais des avertissements spécifiques ont été délibérément rejetés par la Maison-Blanche. De plus, l'existence très précisément de ces avertissements a été cachée par une opération de camouflage élaborée qui atteint son point culminant par la commission sur le 11-Septembre.

L'obsession de la Maison Blanche sur l'affaire Foley dans le contexte de ces révélations constitue une poursuite de cette opération de camouflage. L'analyse syntaxique détaillée des déclarations de dirigeants républicains sur ce qu'ils savaient à propos du comportement sexuel de Foley est complètement à l'opposé de l'indifférence des médias et des politiciens des deux partis face aux déclarations contradictoires, évasives et carrément mensongères relativement à un crime qui a causé la plus grande perte en vie humaine sur le sol américain depuis la Guerre civile.

Un crime, au surplus, qui a servi de prétexte pour une éruption globale du militarisme américain qui a tué et estropié des centaines de milliers d'Irakiens et d'Afghans.

La preuve pointe inexorablement vers une conclusion: les attentats du 11 septembre ont été facilités par de puissants éléments au sein du gouvernement lui-même, qui ont organisé un « désengagement » de l'appareil des services américains du renseignement et de sécurité. Qu'une attaque terroriste était sur le point d'être perpétrée était connu et accueilli par ceux qui cherchaient un casus belli pour la mise en œuvre d'un plan de guerre depuis longtemps préparé afin d'assurer l'hégémonie américaine sur les réserves stratégiques de pétrole du Moyen-Orient et de l'Asie centrale.

 Si la motivation d'enquêter sur ces questions n'est pas grande, c'est parce que toutes les sections de l'establishment politique, incluant les médias et le Parti démocrate, sont si complètement impliquées.

Article intégral sur mondialisation.ca

ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE

Loose Change, un autre regard sur le 11 septembre

18.06.2006


Documentaire d'une heure à voir sur Google Vidéo, "Loose Change" réunit un ensemble d'éléments qui remettent en cause la version officielle à propos des attentats du World Trade Center, du Pentagone, ainsi que du crash du 4è avion. Accablant pour l'administration Bush. (version originale sous-titrée en français)

ÉTAT-VOYOU

Les Etats-Unis s'opposent à un traité de l'ONU sur le commerce des armes  

27.10.2006


(AP) Une commission des Nations Unies a approuvé une résolution visant à contrôler les ventes d'armes dans le monde, un texte auquel se sont opposés les Etats-Unis.

Le texte a été approuvé par la commission de l'Assemblée générale de l'ONU chargée des questions de désarmement par 139 voix pour et 24 abstentions. Seuls les Etats-Unis ont voté contre.

La résolution adoptée par la commission observe que l'absence de normes internationales dans le commerce d'armes "est un des facteurs responsables du crime, du déplacement de personnes, du crime et du terrorisme". Elle demande au secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, d'autoriser l'installation d'un groupe d'experts pour examiner "l'élaboration de normes communes internationales pour l'importation, l'exportation et le transfert d'armes conventionnelles".

La NRA (National Rifle Association), le lobby des armes à feu aux Etats-Unis, s'est déjà opposée par le passé à la mise en place d'un tel traité, prétextant qu'un tel texte pourrait encourager des régimes qui violent les droits de l'Homme à désarmer leurs citoyens.

La résolution prévoit que le secrétaire général de l'ONU consulte tous les Etats membres sur la f