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L'actualité au sujet de la mondialisation, de la démocratie, des stratégies de contrôle de la société. Pour un regard rapproché sur les mutations politiques, sociales, économiques, technologiques, et écologiques qui déterminent notre avenir. |
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L'ancien
vice-président Al Gore lance un cri d'alarme sur
l'avenir de la planète (et celui de
l'humanité) dans un film-choc actuellement sur les
écrans.L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire, un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables; nous seuls pouvons encore l'éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, "Une vérité qui dérange" a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise.
Le rapport rédigé par l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale Nicholas Stern, souligne qu'une action internationale immédiate pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre à l'origine des changements du climat planétaire aurait des retombées économiques bien supérieures au coût des mesures prises en ce sens. En revanche, ne rien faire pour lutter contre le changement climatique risque d'entraîner une crise économique encore plus grave que celle de 1929. Nicholas Stern a calculé que des politiques de réduction de l'émission de ces gaz coûteraient environ 1% du PIB mondial chaque année. "C'est gérable", a-t-il dit, affirmant que le monde à la fois défendre son environnement et sa croissance. Stern préconise un changement vers une "économie mondiale économe en carbone" grâce à la mise en place de taxes ou de mesures de contrôle des gaz à effet de serre. Il demande également de mettre un terme à la déforestation, de soutenir le développement des énergies propres et les capacités de stockage des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de limiter le recours aux transports. Il indique que, contrairement à ce qu'a fait valoir le président américain George Bush, qui s'est retiré du Protocole de Kyoto, en partie parce que cela coûterait selon lui des emplois, le monde n'a pas à choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance économique. "Les données relevées par l'étude mènent à une conclusion simple: les bénéfices d'une action forte et rapide dépassent considérablement les coûts", dit le rapport préparé pour le Premier ministre britannique Tony Blair et le ministre des Finances Gordon Brown. Dans un communiqué, le Conseil de la Maison blanche sur la qualité de l'environnement écrit que "Le gouvernement américain a produit une foule d'analyses économiques sur la question des changements climatiques. Le rapport Stern contribue à son tour à cet effort". Les Etats-Unis sont à l'origine de 25% des émissions de gaz à effet de serre, alors qu'ils ne représentent que 5% de la population mondiale. Les écologistes ont accusé la Maison blanche, derrière son approbation du rapport, de maintenir le statu quo en matière de lutte contre la pollution. "Le Royaume-Uni progresse, l'Union européenne progresse, les pays en développement progressent, et où sont les Etats-Unis?", s'interroge Annie Petsonk, de l'ONG Environmental Defense.
(AP)
Lors
de la présentation du rapport Stern sur l'impact
économique du réchauffement de la
planète, le Premier ministre Tony Blair a
souligné que les preuves scientifiques de l'existence
de ce réchauffement étaient "accablantes",
décrivant les conséquences d'un changement
climatique incontrôlé comme désastreuses
et irréversibles. Il a estimé que, si rien
n'est fait, le changement du climat pourrait coûter
chaque année à l'économie mondiale
entre 5 et 20% de son produit intérieur brut.M. Blair a donc préconisé "une action courageuse et déterminée" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial et enrayer ainsi le changement climatique. Tony Blair et son chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances) Gordon Brown, qui a commandé le rapport, ont souligné que la lutte contre le réchauffement climatique ne pourrait pas se mener sans l'implication des grands pays industriels comme la Chine et les Etats-Unis. Cette position tranche avec celle de George Bush qui refuse toujours de ratifier le protocole de Kyoto signé par son prédécesseur Bill Clinton, affirmant que la solution viendra de nouvelles technologies. Blair s'est déjà nettement démarqué de la politique environnementale de son allié américain. Il a affirmé lundi que la Grande-Bretagne conduirait le mouvement de lutte contre l'effet de serre par l'instauration d'une économie à la fois favorable à la croissance et à l'environnement. Son secrétaire à l'Environnement David Miliband a annoncé dans la foulée la préparation d'une loi visant à réduire les émissions britanniques de carbone de 60% d'ici à 2050. Le successeur potentiel de Tony Blair, Gordon Brown, a suivi le mouvement en annonçant que l'ancien vice-président américain Al Gore, ardent défenseur de l'environnement, conseillerait désormais le gouvernement britannique sur les questions écologiques.
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un
clip
sur les raisons d'aller voter en 2007 FASCISME
US Bush
légalise les détentions arbitraires,
les tortures et les prisons secrètes
à l'étranger 18.10.2006 TORTURES
US Le
CICR préoccupé par la nouvelle loi
américaine sur la détention et
l'interrogatoire des suspects de
terrorisme 19.10.2006 TORTURES
US Torture
ou pas torture, la Maison Blanche se débat
avec les mots de Cheney 28.10.2006 TORTURES
US La
privation du sommeil nest pas une forme de
torture affirme le procureur général
australien 09.10.2006 FASCISME
US Le
gouvernement américain peut continuer
d'écouter les terroristes
présumés 04.10.2006 FASCISME
US La
Chambre des Représentants adopte un texte
légalisant le programme de surveillance des
communications de George W. Bush 29.09.2006 BIG
BROTHER Bush
finance un logiciel pour traquer la presse
anti-américaine 10.10.2006 FASCISME
US Un
journaliste anglais abattu par l'armée
américaine 07.10.2006 FASCISME
US Le
Pentagone considère les pacifistes comme
terroristes 17.10.2006 FASCISME
US Aux
USA, tout étranger peut désormais
être arrêté et
incarcéré indéfiniment sans
motif précis 16.06.2006
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(Reuters) Le président George Bush a reconnu pour la première fois que des étrangers soupçonnés de terrorisme avaient été détenus en dehors des Etats-Unis par des agents de la CIA. Bush a argumenté en faveur de ce programme de la CIA visant à interroger des suspects, estimant qu'il s'agissait d'une source capitale de renseignements. "Notre sécurité dépend de notre faculté à obtenir ce genre de renseignements", a déclaré Bush. Le programme de la CIA avait été révélé l'année dernière par le Washington Post, et avait soulevé un tollé international contre l'administration Bush, laquelle n'avait jamais reconnu officiellement l'existence de tels centres de détention secrets.
Le Comité de l'Onu pour les droits de l'homme a appelé les Etats-Unis à fermer tous leurs centres de détention secrets et a rejeté le concept de "guerre contre le terrorisme" comme n'ayant aucune valeur juridique. Dans un rapport rendu public à Genève, le Comité, composé de 18 juristes indépendants, a exprimé ses inquiétudes sur les méthodes anti-terroristes utilisées par Washington en dehors de ses frontières, notamment en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo, et dans tous les lieux gardés secrets. Les informations sur les détentions secrètes sont "crédibles et incontestables", a affirmé le Comité, contredisant les dénégations de la délégation américaine. Les Etats-Unis "doivent immédiatement supprimer toutes les installations de détention secrètes. Ils doivent aussi garantir un accès rapide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à toute personne détenue en lien avec un conflit armé", a déclaré le Comité dans un rapport de 12 pages. Le Comité, chargé d'examiner le respect du Pacte sur les droits civils et politiques par chacun des 156 Etats signataires, étudiait le rapport des Etats-Unis, soumis avec sept ans de retard. Les experts ont rejeté l'argument de la délégation américaine selon lequel les dispositions du Pacte ne s'appliqueraient pas en dehors d'un Etat membre. On peut "s'interroger sur la raison pour laquelle ils tiennent tellement à ce que le pacte ne s'applique pas en dehors du territoire américain", a observé la présidente du Comité, la juriste française Christine Chanet. "Cette position juridique a quand même de grands avantages", a-t-elle ironisé devant la presse. Les experts ont en outre rejeté le concept de "guerre contre le terrorisme". Aux termes des Conventions de Genève, un Etat peut détenir un prisonnier de guerre jusqu'à la fin d'un conflit. "La «guerre contre le terrorisme», c'est complètement sémantique, ça n'a aucune valeur juridique", a relevé Mme Chanet. Prise au pied de la lettre, l'expression signifie que "des gens peuvent être détenus éternellement", a dénoncé Sean Shearer, un membre australien du Comité.
(AFP) La Cour suprême américaine a jugé que le président Bush avait outrepassé ses pouvoirs en instituant des tribunaux militaires à Guantanamo pour juger les "combattants ennemis" dans le cadre de sa guerre contre le terrorisme. George W. Bush a déclaré qu'il prenait "au sérieux" la décision de la Cour suprême. Les juges ont estimé que les tribunaux instaurés par le président Bush violaient la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. La Convention de Genève "tolère de toute évidence une grande flexibilité pour juger les personnes capturées pendant un conflit armé. Ses exigences sont générales, conçues pour s'adapter à une grande variété de systèmes judiciaires. Elles n'en sont pas moins des exigences.
(Reuters/AFP)
Le
Pentagone a réaffirmé la
nécessité de la prison de Guantanamo, dans une
base américaine sur l'île de Cuba,
malgré la décision de la Cour suprême
des Etats-Unis annoncée quelques heures plus
tôt. Celle-ci a jugé que les tribunaux
militaires créés par le président
George Bush dans la foulée des attentats du 11
septembre 2001 pour les prisonniers de Guantanamo
étaient illégaux.Le président Bush a déclaré qu'il n'avait encore pris connaissance de la totalité du jugement mais il a affirmé que la décision de la Cour Suprême serait "prise au sérieux". Il a également précisé que son administration allait entamer des consultations avec le Congrès pour trouver une solution. Jusqu'à présent, seuls dix des 450 prisonniers détenus à Guantanamo ont été mis en accusation devant ces tribunaux. Le commandant de la prison de Guantanamo avait d'ores et déjà déclaré, avant la décision, qu'un tel avis de la Cour suprême n'affecterait pas le fonctionnement du camp. "La décision d'aujourd'hui n'affecte en rien la capacité du président, en tant que commandant en chef des armées, à incarcérer des ennemis combattants. Elle ne fait que poser la question du procès par des commissions militaires", a fait remarquer un responsable à Guantanamo. Après l'annonce de la décision, un porte-parole du Pentagone a réagi en ces termes: "Guantanamo est un important centre de détention et de recherche de renseignements. Il y a là-bas des gens dangereux". De son coté, le ministre américain de la Justice Alberto Gonzales a défendu les tribunaux militaires spéciaux de Guantanamo, estimant qu'ils pourraient avoir un "rôle vital dans la guerre contre le terrorisme". "Nous examinons soigneusement la décision de la Cour suprême et nous avons l'intention de travailler avec le Congrès pour établir des procédures qui puissent satisfaire les demandes de la Cour suprême. Mais nous continuons de croire que les tribunaux militaires pourraient avoir un rôle vital dans la guerre contre le terrorisme", a dit M. Gonzales. Interrogé sur le transfert secret de prisonniers par la CIA vers des pays où ils risquent la torture, notamment l'Egypte, M. Gonzales a refusé de confirmer de tels cas estimant qu'ils relevaient des "activités de renseignement".
(AP) La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a exhorté les Etats-Unis à fermer dès que possible le centre de détention sur la base de Guantanamo, à Cuba, où sont incarcérés des hommes suspectés de terrorisme. S'exprimant au nom de l'Union européenne, elle a déclaré au Parlement européen que le centre de détention était un motif de "véritable inquiétude" et l'a qualifié "d'anomalie". "Le gouvernement américain doit prendre des mesures pour fermer le camp dès que possible", a ajouté Mme Plassnik dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.
(Reuters)
Les
Etats-Unis ont choisi le général Bantz J.
Craddock, qui supervise le camp américain de
Guantanamo, pour succéder à James Jones au
poste de commandant suprême des forces alliées
de l'Otan en Europe.Le commandant suprême de l'OTAN est automatiquement attribué à un militaire américain mais le secrétaire général de l'Otan est toujours un ressortissant européen - actuellement Jaap de Hoop Scheffer. En tant que commandant de l'armée américaine pour le sud des Etats-Unis, Craddock a sous sa responsabilité le camp américain de la "guerre contre le terrorisme" de Guantanamo.
(AFP) La majorité des gens dans le monde rejettent l'usage de la torture pour obtenir des informations, même si cela pouvait sauver la vie de victimes innnocentes d'attaques terroristes, selon les résultats d'un sondage révélés par la radio britannique BBC World. L'enquête a été réalisée pour BBC World par l'institut de sondage Globescan auprès de 27.407 personnes dans 25 pays entre mai et juillet 2006, dans le cadre du programme sur la politique internationale PIPA (Program on International Policy Attitudes) lancé par l'Université du Maryland aux Etats-Unis. Près de 59% des personnes interrogées ne permettent pas l'usage de la torture, contre 29% estimant que les gouvernements devraient recevoir une certaine liberté d'action pour tenter de soutirer des informations. "La position qui domine dans le monde est que le terrorisme n'est pas une excuse pour contourner la législation contre la torture", a déclaré le directeur de l'institut de sondage américain PIPA Steven Kull. Les Italiens sont les plus opposés à l'usage de la torture (81%), suivis des Australiens et des Français (75%), des Canadiens (74%), des Britanniques (72%) et des Allemands (71%). A l'inverse, les Israéliens sont ceux qui soutiennent le plus, à 43%, l'idée d'accorder des pouvoirs élargis sur l'utilisation de la torture, 48% d'entre eux s'y refusant. Aux Etats-Unis, où George W. Bush a signé une loi controversée légitimant les prisons secrètes de la CIA à l'étranger, les méthodes d'interrogatoires musclés et les tribunaux militaires comme armes contre des terroristes présumés, 58% des personnes interrogées se disent opposées à l'usage de la torture. Au total, dans 19 des 25 pays où l'enquête a été menée, une majorité absolue des sondés s'est prononcée en faveur du maintien de la législation contre la torture, et une majorité relative dans cinq autres nations. Seule l'Inde s'est prononcée à une majorité relative (32%) pour l'octroi de pouvoirs élargis aux gouvernements sur la torture, avec seulement 23% contre.
(Reuters) La lutte contre le terrorisme a généré une recrudescence d'atteintes aux droits de l'homme dans le monde, certains pays fermant les yeux sur les violations commises par leurs alliés, estime Amnesty International dans son rapport annuel 2006. Accusant certains pays comme les Etats-Unis de pratiquer une politique de "deux poids, deux mesures", l'organisation de défense des droits de l'homme dans le monde écrit que leur crédibilité a été entamée par les cas de tortures de détenus dans des pays tiers ainsi que par d'autres sévices. Pour Amnesty, la guerre contre le terrorisme lancée à l'initiative des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 a porté atteinte à l'existence de citoyens de base et certains gouvernements ont "sacrifié à leurs principes" en fermant les yeux sur des violations. "La brutalité croissante de semblables incidents dans le monde entier l'an dernier vient à nouveau nous rappeler de façon cruelle que la «guerre contre le terrorisme» a échoué et continuera à le faire tant que les droits de l'homme se verront accorder la priorité sur d'étroits intérêts de sécurité nationale", estime Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty. Le document cite le camp de détention de la base américaine de Guantanamo, sur l'île de Cuba, et accuse la Russie et la Chine, également membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, de bafouer régulièrement les libertés fondamentales.
(AP) Dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", le Pakistan a enlevé plusieurs centaines de personnes, et les a détenues dans des lieux tenus secrets ou livrées aux autorités américaines contre de l'argent, dénonce Amnesty International dans un rapport. "Le gouvernement pakistanais a commis de nombreuses violations des droits de l'Homme en raison de sa coopération avec la 'guerre contre le terrorisme' conduite par les Etats-Unis. Des centaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement" et beaucoup ont été victimes de "disparitions forcées" en étant détenus dans des lieux tenus secrets", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme. Selon ce rapport intitulé "Les droits de l'Homme ignorés dans la guerre contre le terrorisme", les droits fondamentaux des suspects pakistanais et étrangers sont systématiquement violés par le Pakistan, et de nombreux suspects ont été torturés ou maltraités. "Le droit à l'habeas corpus (droit de comparaître devant un tribunal et de pouvoir contester la légalité de sa détention) a été systématiquement ignoré". Des centaines de suspects ont été remis en secret aux Etats-Unis et transférés sur les bases américaines de Guantanamo, à Cuba, de Bagram en Afghanistan, ou dans des lieux de détention secrets, précise Amnesty. Les victimes des violations commises dans la "guerre contre le terrorisme" incluent des Pakistanais et des ressortissants étrangers, des hommes, mais aussi des femmes et des enfants (parfois retenus en otages) ou encore des journalistes ou du personnel médical, note l'ONG. Les accusations d'Amnesty se fondent notamment sur des entretiens avec d'anciens détenus et intervient alors que le président pakistanais Pervez Musharraf a révélé il y a quelques jours dans ses mémoires que son pays avait capturé 689 terroristes présumés et en avait remis 369 à Washington, récupérant de l'argent. "Nous avons obtenu des récompenses de plusieurs millions de dollars", raconte le président pakistanais, sans donner de chiffres précis, dans son livre "In The Line of Fire" ("Dans la ligne de feu"). La pratique américaine consistant à offrir des récompenses pour la remise de suspects de terrorisme non identifiés au préalable a conduit à la détention illégale d'innocents, souligne Claudio Cordone, directeur de recherche à Amnesty International. "Des chasseurs de prime, dont des policiers et des habitants locaux, ont capturé des personnes de différentes nationalités, souvent apparemment au hasard, et les ont vendues" aux Etats-Unis, souligne Angelika Pathak, chargée de recherche sur l'Asie du Sud à Amnesty. Selon elle, les récompenses offertes par les Etats-Unis ont conduit aux violations des droits des suspects arrêtés au Pakistan. "Des centaines de personnes ont été prises dans des rafles, beaucoup vendues aux Etats-Unis comme «terroristes» simplement sur la parole de leur ravisseur", explique M. Cordone. "La route vers Guantanamo commence littéralement au Pakistan". Amnesty cite le cas de trois femmes et cinq enfants, dont un bébé, arrêtés en même temps qu'un membre présumé d'Al-Qaïda, Ahmed Khalfan Ghailani, en juillet 2004 à Gujrat, dans l'est du Pakistan. On ne sait pas, deux ans plus tard, ce que sont devenus ces femmes et ces enfants, indique l'ONG.
(Reuters)
George
Bush a confirmé la nomination du
général d'aviation Michael Hayden à la
tête de la CIA, un choix loin de faire
l'unanimité, y compris dans les rangs
républicains, notamment parce qu'il s'agit d'un
militaire.Cet officier âgé de 61 ans succédera à Porter Goss, qui a remis sa démission sans motiver son geste, après moins de 20 mois à cette fonction. Nombre d'élus, jusque dans le camp présidentiel, estiment toutefois qu'il n'est pas le mieux à même de reprendre l'Agence centrale du renseignement. D'abord parce que la nomination d'un militaire déséquilibre les rapports entre la CIA et le Pentagone. Ensuite parce que c'est le général Hayden qui avait proposé à Bush un programme d'écoutes téléphoniques élargies des citoyens américains, à l'origine d'une vaste polémique.
(mondialisation.ca)
La
fixation du Washington officiel et des grands médias
sur les courriels du congressiste républicain Mark
Foley a été utilisée pour
détourner l'attention du public d'autres crimes
beaucoup plus sérieux.L'affaire Foley a jeté la lumière sur la corruption et l'hypocrisie officielle qui caractérise l'establishment politique conservateur aux Etats-Unis. Le spectacle d'un parti qui a fait des "valeurs familiales" son cri de bataille et qui cherche à utiliser l'homophobie et l'arriération religieuse à des fins politiques, et qui se fait prendre dans un tel scandale a sans l'ombre d'un doute un attrait populaire. (...) Mais le temps et les ressources - sans même mentionner l'intérêt lubrique - que les médias ont consacré à exposer les courriels et les messages ne se comparent pas au quasi-silence sur les révélations du dernier livre de Bob Woodward, "State of Denial" (Etat de déni), rapportées pour la première fois le 28 septembre, le jour même où les courriels de Foley ont été rendu publics sur ABC News. La révélation la plus accablante du livre est que l'ancien directeur de la CIA George Tenet et que l'ancien responsable du contre-terrorisme de la CIA Cofer Black ont cherché à obtenir et ont obtenu une rencontre d'urgence avec Condoleezza Rice le 10 juillet 2001 pour discuter de la menace imminente d'un attentat terroriste majeur par al-Qaïda sur des cibles américaines. Ils ont été "écartés" par celle qui était alors la conseillère à la sécurité nationale. Dans
le passage qui nous intéresse, Woodward a
écrit :"Le 10 juillet 2001, deux mois avant les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, celui qui était alors directeur de la CIA, George J. Tenet, a rencontré son chef du contre-terrorisme, J. Cofer Black, au quartier général de la CIA pour passer en revue les dernières informations sur Oussama ben Laden et al-Qaïda, son organisation terroriste. Black a exposé le cas, en se basant sur des communications interceptées et d'autres renseignements ultra-secrets, qu'al-Qaïda attaquerait bientôt les Etats-Unis. Une masse de fragments et de points l'établissait si solidement que Tenet a décidé que Black et lui devaient se rendre immédiatement à la Maison-Blanche. Tenet a appelé Condoleezza Rice, qui était alors conseillère en sécurité nationale, de sa voiture et a dit qu'il devait la voir immédiatement... Black et lui espéraient pouvoir lui communiquer la profondeur de leur crainte et que Rice mettrait immédiatement le gouvernement en action sur cette affaire..." Woodward écrit que Tenet espérait "secouer Rice" et que Black "insistait que cela consistait en un avertissement stratégique, ce qui signifie que le problème était si grave qu'il exigeait un plan et une stratégie d'ensemble... Ils devaient agir dès cet instant - de façon secrète, militaire, ou peu importe - pour stopper ben Laden..." Woodward continue: "Tenet et Black ont senti qu'ils n'avaient pas réussi à convaincre Rice. Elle est demeurée polie, mais ils n'ont pas senti qu'elle avait réagi. Le président Bush avait dit qu'il ne voulait pas s'occuper des mouches..." Les implications accablantes de la conversation rapportée sont évidentes en soi. La principale conseillère du président Bush sur les questions de sécurité nationale a eu un avertissement explicite deux mois seulement avant que des avions de ligne détournés soient lancés sur le World Trade Center et le Pentagone, tuant près de 3000 personnes, et rien n'a été fait. Black est cité dans le livre pour avoir dit "La seule chose que nous n'avons pas faite fut d'appuyer sur la gâchette du revolver que nous venions de lui mettre sur la tête." Dans un reportage subséquent, le McClatchy Newspaper a cité un responsable ayant aidé à la préparation du briefing et qui estime de "10 sur une échelle de 1 à 10" le sérieux de son avertissement sur l'imminence d'une attaque. La révélation de cette rencontre suit une révélation similaire qui a eu lieu lors des audiences de la Commission sur le 11 Septembre tenues en 2004: Le 6 août 2001, Bush a reçu une note présidentielle quotidienne de la CIA titrée "Ben Laden est déterminé à attaquer les Etats-Unis". Comme pour la réunion du 10 juillet, la note n'a suscité aucune action de l'administration, et Bush est resté en vacances pour les trois semaines suivantes dans son ranch au Texas. L'administration Bush a sans cesse invoqué les événements du 11 Septembre pour justifier toutes ses politiques, des guerres d'agression à l'étranger jusqu'à la destruction des droits constitutionnels et démocratiques fondamentaux à l'intérieur. Les révélations portant sur la rencontre du 10 juillet ajoutent un autre élément à la preuve grandissante démontrant que l'administration a été, au mieux, criminellement négligente en ne prenant d'action pour prévenir les attentats qui avaient été largement prédits, au pire, directement complices pour les laisser se produire. (...) Ces dernières révélations ne laissent pas un iota de crédibilité à l'affirmation répétée de l'administration Bush que les attentats du 11 septembre ne pouvaient pas avoir été anticipées. Ce qui émerge, c'est que non seulement étaient-elles prévisibles, mais des avertissements spécifiques ont été délibérément rejetés par la Maison-Blanche. De plus, l'existence très précisément de ces avertissements a été cachée par une opération de camouflage élaborée qui atteint son point culminant par la commission sur le 11-Septembre. L'obsession de la Maison Blanche sur l'affaire Foley dans le contexte de ces révélations constitue une poursuite de cette opération de camouflage. L'analyse syntaxique détaillée des déclarations de dirigeants républicains sur ce qu'ils savaient à propos du comportement sexuel de Foley est complètement à l'opposé de l'indifférence des médias et des politiciens des deux partis face aux déclarations contradictoires, évasives et carrément mensongères relativement à un crime qui a causé la plus grande perte en vie humaine sur le sol américain depuis la Guerre civile. Un crime, au surplus, qui a servi de prétexte pour une éruption globale du militarisme américain qui a tué et estropié des centaines de milliers d'Irakiens et d'Afghans. La preuve pointe inexorablement vers une conclusion: les attentats du 11 septembre ont été facilités par de puissants éléments au sein du gouvernement lui-même, qui ont organisé un « désengagement » de l'appareil des services américains du renseignement et de sécurité. Qu'une attaque terroriste était sur le point d'être perpétrée était connu et accueilli par ceux qui cherchaient un casus belli pour la mise en uvre d'un plan de guerre depuis longtemps préparé afin d'assurer l'hégémonie américaine sur les réserves stratégiques de pétrole du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. Si la motivation d'enquêter sur ces questions n'est pas grande, c'est parce que toutes les sections de l'establishment politique, incluant les médias et le Parti démocrate, sont si complètement impliquées. Article intégral sur mondialisation.ca
Documentaire d'une heure à voir sur Google Vidéo, "Loose Change" réunit un ensemble d'éléments qui remettent en cause la version officielle à propos des attentats du World Trade Center, du Pentagone, ainsi que du crash du 4è avion. Accablant pour l'administration Bush. (version originale sous-titrée en français)
(AP) Une commission des Nations Unies a approuvé une résolution visant à contrôler les ventes d'armes dans le monde, un texte auquel se sont opposés les Etats-Unis. Le texte a été approuvé par la commission de l'Assemblée générale de l'ONU chargée des questions de désarmement par 139 voix pour et 24 abstentions. Seuls les Etats-Unis ont voté contre. La résolution adoptée par la commission observe que l'absence de normes internationales dans le commerce d'armes "est un des facteurs responsables du crime, du déplacement de personnes, du crime et du terrorisme". Elle demande au secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, d'autoriser l'installation d'un groupe d'experts pour examiner "l'élaboration de normes communes internationales pour l'importation, l'exportation et le transfert d'armes conventionnelles". La NRA (National Rifle Association), le lobby des armes à feu aux Etats-Unis, s'est déjà opposée par le passé à la mise en place d'un tel traité, prétextant qu'un tel texte pourrait encourager des régimes qui violent les droits de l'Homme à désarmer leurs citoyens. La résolution prévoit que le secrétaire général de l'ONU consulte tous les Etats membres sur la f |