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Environnement

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Augmentation alarmante des émissions de CO2

29.03.2004



(AFP)- Des chercheurs australiens ont fait état d'une augmentation alarmante des émissions de gaz à effet de serre au cours des deux dernières années, dont l'origine principale est la consommation de combustibles fossiles.

Le CSIRO, l'agence de recherche scientifique du gouvernement australien, a estimé que 18,7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone avaient été rejetées dans l'atmosphère en 2002 et 17,1 milliards de tonnes l'an dernier. Au cours des 10 dernières années, la moyenne annuelle a été de 13,3 milliards de tonnes, avec un pic à 23 milliards en 1998, en raison notamment d'immenses feu de forêts en Indonésie, a indiqué le CSIRO.

Le responsable de ces travaux, Paul Fraser, s'est dit alarmé de cette nouvelle escalade des rejets de CO2 "en dépit des efforts au niveau mondial pour tenter de réduire ces émissions de gaz". "Ces résultats sont inquiétants parce que le dioxyde de carbone est le principal responsable des changements climatiques", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Les données du CSIRO viennent conforter des résultats similaires d'un organisme scientifique américain, qui a annoncé la semaine dernière des pics saisonniers d'émisisons de dioxyde de carbone relevés l'an dernier à Hawaï.

 à voir également, la page sur l'état de la planète
    

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Augmentation accélérée du CO2 dans l'atmosphère

11.10.2004


(AFP) L'augmentation de la présence du dioxyde de carbone dans l'atmosphère s'est accélérée de manière très inquiétante entre 2001 et 2003, selon des chiffres révélés par la presse britannique à la veille d'une conférence annuelle de Greenpeace à Londres.

Selon les chiffres publiés par le Guardian et The Independent, c'est la première fois que la quantité de dioxyde de carbone (le principal gaz à effet de serre) dans l'atmosphère a augmenté autant pendant deux années consécutives.

Entre 2001 et 2002, le nombre de particules de dioxyde de carbone par millions de particules est passé de 371,02 à 373,10 (une hausse de 2,08 ppm sur l'année). Puis il a encore progressé à 375,64 en 2003, soit une hausse annuelle de 2,54 ppm.

Seules quatre années jusque là (1973, 1988, 1994 et 1998) avaient connu des hausses de la concentration de dioxyde de carbone de plus de 2 ppm, et à chaque fois il s'agissait d'années marquées par le phénomène El Nino. Or El Nino ne s'est pas manifesté durant ces 3 dernières années, et aucune donnée ne permet d'expliquer cette hausse.

Selon les scientifiques, l'une des explications à ce phénomène pourrait être un affaiblissement de la capacité de la terre à absorber le dioxyde de carbone en excès, un affaiblissement des "puits" à dioxyde de carbone que sont les océans et les forêts.

Depuis 20 ans, de nombreux scientifiques avaient prévenu que la capacité d'absorbsion des océans n'était pas illimitée et pouvaient arriver à saturation au-delà d'un certain seuil. Et une fois cette saturation atteinte, on peut craindre un emballement du taux de CO2 et du réchauffement climatique.

Quant aux forêts qui auraient pu sauver la planète, elles disparaissent à une vitesse croissante du fait de l'exploitation forestière et du déboisement agricole.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les gaz à effet de serre en hausse de 20% depuis 1990

27.09.2005


(AFP) La concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, dont surtout CO2, a augmenté de 20% en seulement 14 ans (entre 1990 à 2004) selon le NOAA, l'agence fédérale américaine océanographique et atmosphérique.

Le CO2 a été le plus grand responsable de l'augmentation des gaz à effet de serre en représentant environ 62% du total en 2004, a précisé le NOAA.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

L'année 2004 arrive au 4ème rang des années les plus chaudes

15.12.2004


(AFP) Les 10 années écoulées sont les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des mesures en 1861, a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

2004 arrive ainsi au quatrième rang des années les plus chaudes après 2003, 2002, et 1998.

En moyennes mensuelles, octobre 2004 a été le mois d'octobre le plus chaud jamais enregistré.

L'organisation a aussi constaté que 2004 a connu un nombre inhabituel "d'événements extrêmes": vagues de chaleur, inondations, sécheresse et multiplication des ouragans et des typhons. 15 ouragans se sont abattus sur l'Atlantique contre 9 l'année précédente, causant pour 40 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis. Dans le Pacifique, le Japon a été victime de 10 typhons contre 6 en moyenne les autres années.

2004 a aussi été l'année la plus arrosée depuis quatre ans, avec de gigantesques inondations en Europe de l'Est, dans le Sud et l'Est des Etats-Unis, au Bangladesh, au Japon et au Brésil. Le réchauffement climatique accentue la sécheresse et la désertification dans certaines régions du globe, mais il provoque aussi une augmentation des pluies dans d'autres régions, en favorisant l'évaporation des océans et donc la formation de nuages.

Autre conséquence du réchauffement climatique: la banquise recule. Et la tendance ne va pas se ralentir, compte tenu de la hausse continue des émissions de gaz carbonique à l'origine de l'effet de serre (+40% sur un siècle).

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les 10 dernières années sont les plus chaudes depuis un siècle et demi

15.12.2004


(AFP) Les 10 années écoulées sont les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des mesures en 1861, a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

2004 arrive ainsi au quatrième rang des années les plus chaudes après 2003, 2002, et 1998. En moyennes mensuelles, octobre 2004 a été le mois d'octobre le plus chaud jamais enregistré depuis l'existence des mésures météorologiques.

L'organisation a aussi constaté que 2004 a connu un nombre inhabituel "d'événements extrêmes": vagues de chaleur, inondations, sécheresse et multiplication des ouragans et des typhons. 15 ouragans se sont abattus sur l'Atlantique contre 9 l'année précédente, causant pour 40 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis. Dans le Pacifique, le Japon a été victime de 10 typhons contre 6 en moyenne les autres années.

2004 a aussi été l'année la plus arrosée depuis quatre ans, avec de gigantesques inondations en Europe de l'Est, dans le Sud et l'Est des Etats-Unis, au Bangladesh, au Japon et au Brésil. Le réchauffement climatique accentue la sécheresse et la désertification dans certaines régions du globe, mais il provoque aussi une augmentation des pluies dans d'autres régions, en favorisant l'évaporation des océans et donc la formation de nuages.

Autre conséquence du réchauffement climatique: la banquise recule. Et la tendance ne va pas se ralentir, compte tenu de la hausse continue des émissions de gaz carbonique à l'origine de l'effet de serre (+40% sur un siècle).

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Réchauffement: deux scientifiques de renom sonnent l'alarme

27.10.2005


(AFP) Deux scientifiques canadiens de renom, l'astrophysicien Hubert Reeves et le généticien David Suzuki, ont sonné l'alarme au sujet du réchauffement climatique, au cours d'une conférence visant à sensibiliser l'opinion publique sur ce phénomène.

S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3500 personnes, les deux scientifiques ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète est la cause d'un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme.

"Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce" a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures.

Pour Hubert Reeves, il ne tient qu'à l'homme de résoudre cette situation: "puisqu'il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90% à l'activité humaine et il faut en tenir compte".

Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997. "Le Canada a continué d'augmenter ses émissions de gaz a effet de serre et il faudrait aujourd'hui réduire celles-ci de 30% pour respecter nos engagements" a-t-il déclaré.

L'intervention des deux hommes avait été organisée l'organisme Équiterre, qui a été chargé par l'ONU d'accueillir environ 3000 ONG qui participeront à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Celle-ci aura lieu à Montréal du 28 novembre au 9 décembre 2005.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les niveaux de CO2 n'ont jamais été aussi hauts
en 650.000 ans

24.11.2005




la base scientifique de Concordia
en Antarctique

(AFP) Les niveaux de gaz carbonique, le principal responsable du réchauffement climatique, ont augmenté de 30% au cours des 200 dernières années, c'est à dire depuis le début de "l'âge industriel". Les niveaux de CO2 sont actuellement 27% plus élevés qu'à n'importe quel moment au cours des 650.000 dernières années, a déterminé une équipe de chercheurs internationaux dans une étude publiée jeudi.

Une étude menée par des chercheurs internationaux à partir de l'analyse de carottes de glace extraites de l'Antarctique démontre le rôle majeur de l'homme dans les récentes modifications du climat de la planète.

Un groupe de scientifiques européens ont effectué sur le site de Concordia le forage sur glace le plus profond jamais réalisé jusqu'ici.

Mené dans des conditions extrêmes, au milieu des blizzards et par des températures moyennes de l'ordre de -54°C, ce forage a permis de ramener à la surface des carottes de glace produite par l'accumulation de neige tombée il y a quelque 650.000 ans, bien avant l'apparition de l'homme moderne.

L'analyse du gaz carbonique piégé dans ces cylindres de glace n'a pas permis de retrouver des concentrations de C02 dans l'atmosphère comparables à celles d'aujourd'hui (380 ppm).



un scientifique transportant
des carottes de glace

Les niveaux de gaz carbonique dans l'atmosphère ont commencé à s'accroître avec la révolution industrielle et l'utilisation à grande échelle du charbon comme source d'énergie. Au cours des dernières décennies, le rythme s'est accéléré avec l'industrialisation de nombreux pays et la multiplication des automobiles.

Avant les débuts de l'industrie, la concentration de CO2 ne dépassait pas 278 ppm. Ses niveaux d'aujourd'hui sont supérieurs de 27% à leur niveau le plus haut des 650.000 dernières années, selon l'étude publiée dans le magazine scientifique américain Science.

Les forages effectués au Dome C par les scientifiques des 10 pays européens participant au projet EPICA ("European Project for Ice Coring in Antarctica"), a permis de battre de 210.000 ans le précédent record, qui était jusqu'alors détenu par un autre forage antarctique, à Vostok.

"Nous avons ajouté un autre élément d'information montrant que les périodes pendant lesquelles les hommes ont changé la composition de l'atmosphère sont extrêmement courtes au regard des cycles naturels du système climatique", a commenté l'auteur principal de l'étude, Thomas Stocker, de l'Institut de Physique de l'Université de Berne (Suisse).

L'étude apporte donc un démenti définitif aux campagnes de désinformation téléguidées par le lobby pétrolier qui a financé de nombreuses études scientifiques délibérément partiales ou faussées afin de nier l'implication du CO2 (et donc du pétrole) dans le réchauffement climatique. L'un des arguments les plus utilisés par la désinformation pétrolière était qu'au cours de son histoire, la Terre aurait connu une alternance de phases chaudes et froides, avec notamment plusieurs âges glaciaires dont le dernier s'est terminé il y a quelque 11.000 ans. Mais ces dernières années, les scientifiques ont accumulé une série d'indices attestant de la réalité du réchauffement climatique, et 2005 s'annonce comme l'année la plus chaude de l'histoire.


RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La fonte des glaces s'accélère au Pôle Nord

17.04.2004


(Reuters) - Les températures printanières et estivales dans l'Arctique sont montées d'une façon incroyable au cours des trois dernières années et de vastes zones maritimes qui étaient naguère couvertes par la banquise en été sont désormais en eau libre.

Ben Saunders, un explorateur britannique qui a tenté la traversée à ski Russie-Canada par le pôle, dit avoir été stupéfié par l'ampleur de la fonte des glaces. "Il est clair pour moi que les choses changent considérablement et très rapidement", a-t-il dit à Reuters deux jours après avoir été secourus sur une plaque de glace qui allait rétrécissant, non loin du pôle.

"Je sais que cela est en train de se produire parce que c'était mon troisième séjour dans l'Arctique (au cours des trois dernières années)", a dit Saunders, qui a exploré la région de 2001 à 2003. "Les températures étaient incroyablement chaudes
(...). Certains jours, j'ai pu skier sans gants et sans bonnet, simplement mains nues, parce qu'il faisait trop chaud". "Chaque jour de mon expédition, j'ai vu de l'eau libre", explique-t-il.

Selon une étude internationale publiée l'an dernier, le réchauffement du climat mondial va entraîner la fonte de la majeure partie de la calotte glaciaire arctique en été, d'ici la fin du XXIe siècle.
  

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Fonte de l'Arctique: les scientifiques tirent la sonnette d'alarme

08.11.2004


(AFP) L'Arctique, où les températures augmentent deux fois plus vite qu'ailleurs, pourrait présenter un visage très différent avant la fin de ce siècle, avec une disparition totale de la glace en été et une modification de sa biodiversité.

Avec des émissions futures prévues de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, les températures moyennes au pôle Nord risquent d'augmenter de 4 à 7 degrés d'ici 2100 et de provoquer la disparition totale en été de la calotte glaciaire d'ici 2070, menaçant les animaux vivant sur la banquise, comme l'ours polaire.

Le niveau des océans montera de 10 à 90 cm, obligeant au déplacement des populations vivant sur le littoral. L'élévation du niveau de la mer ne sera pas directement provoquée par la fonte de la banquise (la glace flottante prend plus de place que l'eau qu'elle contient), mais par la dilatation de l'eau à cause du réchauffement global, et surtout par la fonte des glaciers terrestres.

Encore une fois, le malheur des uns fait le bonheur des autres... La disparition de la banquise aura des effets positifs pour les multinationales. Déjà, les entreprises de transport maritime envisagent l'ouverture d'une nouvelle voie de navigation pour transporter à moindre coût les marchandises et le pétrole entre l'Amérique du Nord et la Russie ou entre l'Europe et le Japon, sans devoir faire un immense détour par le canal de Panama ou celui de Suez. La fonte de l'arctique ouvrira aussi de nouveaux espaces à la pêche industrielle et à l'exploitation minière.

Ces prévisions sont issues de l'Etude sur l'impact des changements climatiques dans l'Arctique (ACIA) réalisée par plus de 250 chercheurs. Ce rapport, le plus détaillé jamais entrepris sur la question, a été commandé par le Conseil arctique, dont les pays-membres (Etats-Unis, Canada, Russie, Japon, Finlande, Suède, Islande et Norvège) sont par ailleurs responsables d'environ 30% des émissions humaines de CO2. Les ministres des Affaires étrangères des huit pays du Conseil arctique doivent se réunir le 24 novembre à Reykjavik pour réfléchir aux suites politiques à donner au rapport.

Après avoir reçu une copie de l'étude, le ministre norvégien de l'Environnement a réaffirmé son attachement au protocole de Kyoto qui prévoit une réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. "Nous avons besoin d'un Kyoto II, III, IV" pour remplir l'objectif de l'ONU sur les changements climatiques (à savoir une réduction de 50% des émissions en 30 ans). "Le protocole de Kyoto seul n'est pas suffisant. Nous avons besoin de traités internationaux ambitieux", a-t-il affirmé.

RÉCHAUFFEMMENT CLIMATIQUE

Les glaciers du Groenland fondent plus vite que prévu

16.02.2006




glaciers au Groenland
(Reuters) Les glaciers du Groenland déversent dans l'océan Atlantique deux fois plus de glace qu'il y a cinq ans, en raison de l'accélération de leur fonte, rapportent des chercheurs américains et britanniques.

Cela pourrait signifier que le niveau des océans risque de monter plus rapidement qu'on ne l'avait prévu.

"Avec une superficie de 1,7 million de km2, et une épaisseur de glace allant jusqu'à 3.000 mètres, si l'inlandsis groenlandais fondait dans sa totalité, il ferait monter de sept mètres le niveau des mers sur la planète", a déclaré Julian Dowdeswell, de l'institut Scott de recherche polaire à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne.

Eric Rignot, du Laboratoire de propulsion à réaction de la Nasa, à l'institut de technologie de Californie, et Pannir Kanagaratnam, de l'Université du Kansas, ont utilisé des données transmises par les satellites pour suivre le déplacement des glaciers du Groenland, qui glissent lentement dans la mer et se dispersent en icebergs.

Ils ont évalué que le Groenland contribuait à hauteur d'un demi-millimètre par an à la hausse du niveau des mers du globe, lesquelles montent de trois millimètres annuellement au total.

Depuis 1996, les glaciers du sud-est du Groenland se déversent plus rapidement dans la mer et depuis 2000, des glaciers situés plus au nord ont également accéléré leur rythme de fonte.

Au cours des 20 dernières années, la température de l'atmosphère, dans le sud-est du Groenland, a augmenté de 3°C en moyenne. Conformément aux prévisions des climatologues, le réchauffement global entraîne en effel un réchauffement local plus marqué dans les régions polaires.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Forte réduction de la calotte glaciaire arctique

30.09.2005


(AFP) La calotte glaciaire arctique s'est fortement réduite cette année et ce pour le quatrième été consécutif, ont indiqué des scientifiques américains d'après des observations et mesures sont effectuées à l'aide de satellites de la NASA. Selon eux, ce phénomène causé par le réchauffement climatique va probablement s'accélérer.

"A ce rythme, l'Arctique n'aura plus de glace pendant la saison d'été bien avant la fin de ce siècle", a déclaré Julienne Stroeve du Centre National des données sur les neiges et glaces (NSIDC).

La zone gelée de l'océan arctique est normalement réduite à son minimum en septembre, à la fin de la fonte d'été. Le 21 septembre 2005, la banquise n'était que de 5,32 millions de km2, soit la plus faible superficie jamais mesurée par les satellites d'observation.

"Avec 4 années consécutives de faible superficie de la glace arctique, on peut penser avec une assez grande certitude qu'un phénomène de fonte durable est en train de se produire. Cela indique clairement qu'il ne s'agit pas d'une anomalie de courte durée", a expliqué Walt Meier, un autre climatologue du NSIDC.

Les experts du NSIDC ont calculé que la calotte glacière de l'Arctique se réduisait de 8% environ tous les dix ans. Cette réduction de la superficie gelée de l'océan arctique représente approximativement 1,3 million de km2, soit environ l'équivalent de deux fois la France.

Ils ont également constaté que durant les quatre dernières années, il y avait eu environ 20% de moins de formation de glace durant l'hiver par rapport à la période 1978-2000.
La température moyenne à la surface de l'océan arctique était entre janvier et août 2005, de 2 à 3 degrés Celsius plus chaude qu'au cours des cinquante dernières années.

La disparition des glaces arctiques est accentuée par le fait que c'est dans les régions polaire que le réchauffement climatique est le plus important. Ainsi, entre janvier et août 2005, la température moyenne à la surface de l'océan arctique était de 2 à 3 degrés plus chaude qu'au cours des 50 dernières années.

Cet été, le passage légendaire du Nord-Ouest dans l'Arctique canadien entre l'Europe et l'Asie était complètement navigable à l'exception d'une bande de 90 Km où flottaient des blocs de glaces. La route du Nord-Est, au nord de la côte sibérienne, était elle aussi totalement dépourvue de glace du 15 août au 28 septembre, ont aussi relevé les scientifiques du NSIDC.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les glaciers reculent partout dans le monde

15.02.2005


(AP) Des Andes à l'Himalaya en passant par les Alpes, les scientifiques font partout le même constat: les glaciers fondent sous l'effet du réchauffement climatique, menaçant les ressources en eau de régions entières et contribuant à la montée du niveau de la mer.

S'il est observé sur l'ensemble de la planète, le recul des glaciers est particulièrement rapide dans les Andes. "Regardez! le Chacaltaya s'est scindé en deux", souligne le scientifique Edson Ramirez en montrant l'étendue glacée qui culmine à 5.300 mètres d'altitude à une heure de route de La Paz, en Bolivie. Le Chacaltaya était autrefois la plus haute piste de ski au monde mais plus personne n'a glissé sur ses pentes depuis 1998. La fonte du glacier a mis la roche à nu au milieu du glacier, qui a donc désormais deux langues. Edson Ramirez estime qu'il a perdu les deux tiers de sa masse dans les années 90 et n'a plus que 2% de sa taille initiale.

Le Chacaltaya, qui contribue à l'alimentation en eau de la capitale bolivienne, aura disparu dans huit ans, selon M. Ramirez. "Certains petits glaciers comme celui-ci ont déjà disparu", précise le glaciologue bolivien. "Et beaucoup d'autres suivront dans les dix prochaines années."

De l'Alaska au nord, à la Patagonie au sud, c'est tout le continent américain qui est concerné. Mais pas seulement. En Afrique de l'Est, les célèbres neiges éternelles du Kilimandjaro fondent. Et dans les Alpes et l'Himalaya, les changements sont frappants.

"Sur les sommets himalayens, le rythme auquel les glaciers reculent est alarmant", constate le scientifique indien Rajendra Pachauri, qui dirige le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un réseau d'experts parrainé par l'ONU. "Et ce n'est pas un exemple isolé. J'ai vu des photos du Kilimandjaro prises il y a 50 ans et aujourd'hui: on voit la différence."

Des preuves accablantes pointent du doigt le réchauffement du climat lié à l'activité humaine. Cette élévation des températures devrait se poursuivre tant que les gaz à effet de serre, essentiellement le dioxyde de carbone, s'accumuleront dans l'atmosphère.

Une étude internationale menée en novembre a conclu que les températures hivernales avaient grimpé de 4 degrés sur une période de 50 ans dans l'Arctique, où la banquise ne cesse de reculer.

Dans le même temps, la mer monte, grignotant le rivage d'îles du Pacifique, alors que les océans se dilatent sous l'effet du réchauffement et de l'écoulement d'eau douce provenant de la fonte des glaces du Groenland et d'autres régions.

Des milliers de glaciers, notamment dans la région de l'Himalaya, rétrécissent. Dans l'ouest de la Chine, où l'eau provenant de leur fonte a créé une nouvelle rivière. Dans les Alpes italiennes, la couche de glace a fondu de 10% durant la canicule qui a frappé l'Europe en 2003, et pourrait s'évaporer totalement d'ici 20 à 30 ans.

Sur toute la planète, le phénomène pourrait à terme compromettre l'approvisionnement en eau de régions entières pour la consommation humaine, l'agriculture et l'électricité. Au Pérou, 70% du courant est généré par des barrages hydroélectriques exploitant l'eau de la fonte des glaces andines... qui pourrait se tarir en grande partie d'ici dix ans, selon les autorités.

Les glaciers, ces "châteaux d'eau du monde", sont le signe le plus visible que nous sommes dans la première phase du réchauffement de la planète, prévient Lonnie Thompson, éminent glaciologue de l'université de l'Ohio.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La fonte des glaciers suisses s'accélère

15.11.2004




glacier Porchabella en Suisse
(AP) Les glaciers suisses fondent plus vite que prévu. Alors que leur superficie n'a diminué que d'un pour cent entre 1973 et 1985, elle a reculé de 18% entre 1985 et 2000, selon des mesures de l'Institut géographique de l'Université de Zurich. Le niveau de recul pronostiqué pour 2025 est d'ores et déjà atteint.

En comparaison avec la période s'étendant de 1850 à 1973, la fonte des glaciers s'est accélérée à l'extrême, a souligné lundi l'Université de Zurich. Ce rythme a en effet été multiplié par un facteur 2 entre 1973 et 2000 et même par un facteur 7 entre 1985 et 2000.

Basées sur des données satellitaires, les mesures ne prennent pas directement en compte les changements d'altitude des glaciers, mais d'épaisseur de la glace.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le glacier du plus haut sommet allemand aura disparu dans 20 ans

04.08.2005




Le glacier du Zugspitz
émergeant des nuages

(AFP) Le glacier du Zugspitz, point culminant de l'Allemagne à 2962 mètres d'altitude dans les Alpes bavaroises, aura complètement disparu dans vingt ans au plus tard, a estimé Werner Schnappauf, ministre de l'environnement de l'Etat régional de Bavière lors de sa visite au glacier du Zugspitz.

Il y a 150 ans, les cinq glaciers bavarois couvraient encore une superficie de 329 hectares. Aujourd'hui, ils n'en font plus que 98.

CAPITALISME-VAMPIRE

Au Chili, on va détruire un glacier pour exploiter l'or

16.11.2005


Alors que le réchauffement climatique provoque la fonte des glaciers qui à son tour menace les ressources en eau potable, un glacier du Chili risque d'être détruit pour exploiter un gisement d'or situé sous les glaciers de la vallée de San Felix. Ces glaciers alimentent deux fleuves et offrent l'eau la plus pure du Chili!.

Pour extraire l'or et les autres métaux précieux métaux, il est prévu de détruire les glaciers (du jamais vu auparavant dans le monde) en y creusant deux énormes trous, l'un pour extraire les minéraux, l'autre pour y jeter les déchets (produits en grande quantité par les industries minières).

Le nom de ce project est "Pascua Lama". Il va être mis en application par une entreprise multinationale dont George Bush père est l'un des actionnaires.

Le gouvernement chilien a déjà approuvé ce projet, fixant la date de début des travaux dans le courant de l'année 2006, malgré l'opposition des agriculteurs locaux en raison de la pollution à prévoir des deux fleuves dont l'eau est utilisée pour l'irrigation des cultures, pour abreuver les animaux et pour la consommation humaine.

Pour qu'une multinationale américaine puisse réaliser ses millions de dollars de profits, ce sont les ressources vitales de dizaines de milliers de personnes et l'équilibre écologique de toute une région qui vont être sacrifiés.

 voir la page "L'entreprise-vampire"

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement de la planète pourrait faire fondre plus de trois mètres de permafrost d'ici 2100

26.12.2005


(AP) Le réchauffement de la planète pourrait faire fondre jusqu'à 3,35 mètres de la couche supérieure de permafrost dans la plupart des zones de l'hémisphère nord d'ici 2100, modifiant considérablement les écosystèmes de l'Alaska, du Canada et de la Russie, selon une étude gouvernementale américaine.

Le permafrost est la couche de terre gelée qui a priori ne dégèle jamais. Si une telle quantité se met à fondre, "cela pourrait libérer des quantités considérables de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et amplifier le réchauffement climatique", estime David Lawrence, chercheur du Centre national pour la recherche atmosphérique et auteur principal de cette étude. En conséquence, "nous sommes peut-être en train de sous-estimer la vitesse de l'augmentation globale de la température".

FIN DU GULF STREAM

Confirmation du ralentissement du Gulf Stream

30.11.2005


(AFP) Le système de courants qui parcourt l'Atlantique et garantit au nord-ouest de l'Europe des températures douces, pourrait être en train de se gripper à cause du réchauffement global, comme l'avaient prévu certains climatologues.

Selon une étude publiée par la revue scientifique britannique "Nature", le courant tiède baignant les côtes européennes aurait enregistré une baisse de 30% de son débit depuis 1955.

Le système de courants de l'Atlantique est formé d'une partie "montante" chaude, le célèbre Gulf Stream, prolongé par une branches "descendante" ramenant par l'ouest ses eaux refroidies vers l'équateur, où elles se réchauffent de nouveau. Si sa partie "montante" semble rester stable, les chercheurs ont noté une évolution préoccupante de la branche "descendante" du système.

La chaleur du Gulf Stream apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe. Sans le Gulf Stream, Londres ou Paris connaitraient des hivers comparables à ceux du Canada. Montréal est en effet à la même lattitude que Bordeaux, situé dans le sud de la France.

Le phénomène de circulation océanique est ralenti par une diminution du niveau de salinité, causé par la fonte de la calotte glaciaire arctique, elle-même provoquée par le réchauffement climatique.

L'interruption du Gulf Streaml pourrait faire baisser de 4°C les températures moyennes en Europe. "Ce ne sera pas une chose instantanée, comme dans le film Le jour d'après, mais de l'ordre d'une décennie", souligne Meric Srokosz, de l'institut britannique de recherche sur l'Environnement NERC. "Nous ne parlons pas d'un nouvel âge glaciaire, mais d'hivers plus extrêmes et plus froids".

L'Europe pourrait donc connaitre un refroidissement local au milieu du réchauffement global. Ces 2 tendances contradictoires ne s'annuleraient pas mutuellement mais alterneraient, avec l'influence froide prédominante pendant l'hiver, et l'influence chaude pendant l'été.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Réchauffement climatique: un seuil à ne pas franchir

25.01.2005


(AP/AFP) La température moyenne du globe ne doit pas grimper au-delà de 2°C de plus qu'avant la révolution industrielle (soit 1750). Au-delà de ce point, les dégâts provoqués par le réchauffement climatiques prennent une ampleur catastrophique, explique le rapport dressé par trois grands centres de réflexion: The Institute for Public Policy Research (Grande-Bretagne), The Center for American Progress (USA) et The Australian Institute.

Au-delà d'une augmentation de 2°C de la température globale, les pertes agricoles, les risques de pénuries d'eau, les dommages irréversibles causés aux écosystèmes augmentent de façon significative, estime l'ICCT (International Climate Change Taskforce), qui s'appuie sur les données de l'UNFCCC, le groupe d'étude des Nations Unies pour le climat. A ce stade, les glaces de l'ouest de l'Antarctique et du Groenland risquent de fondre, les forêts ne seraient plus des puits de carbone mais des sources de CO2.

Ne pas dépasser une hausse de 2°C doit être le nouvel objectif des dirigeants de la planète, recommande l'ICCT. Concrètement, cela revient à maintenir la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 400 ppm. Sachant qu'elle atteint déjà 379 ppm, le seuil critique n'est pas loin.

Le rapport de l'ICCT s'adresse aux gouvernants, qui doivent «reconnaître que le changement climatique est à long terme la question la plus importante à laquelle la planète doit faire face», selon l'ancien ministre britannique Stephen Byers, co-dirigeant du groupe.

Parmi les 10 recommandations du rapport figure également:
- créer un G8 élargi, comprenant des pays en développement, consacré à la lutte contre le réchauffement climatique
- porter à 25% la part de l'électricité produite à partir d'énergies renouvelables
- établir un plan global d'action pour l'après 2012 incluant tous les pays de la planète.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Ultime avertissement des scientifiques: Tout délai dans la réduction du CO2 serait dangereux

16.11.2004


(AFP) Tout retard dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre augmentera les probabilités de changements climatiques dangereux pour notre planète, selon de nouvelles analyses publiées par l'académie nationale américaine des sciences.

"Tout retard provoquera un réchauffement plus important du globe et accélérera ce phénomène", a affirmé Michael Oppenheimer, un géophysicien à l'université de Princeton dans le New Jersey et co-auteur de cette étude.

Citant plusieurs modèles informatiques, ce scientifique a expliqué que des délais dans l'application des mesures de réduction des gaz responsables du réchauffement de l'atmosphère, pourraient entraîner une désintégration accélérée des calottes polaires avec un impact important sur le niveau des océans, et une destruction étendue des récifs coralliens dans le monde. A l'inverse, une limitation rigoureuse des émissions de CO2 permettrait de limiter les dégats sur les coraux et de stabiliser les calottes polaires.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement, "arme de destruction massive"
selon un scientifique britannique

28.11.2005


(AFP) Le président de la Royal Society (l'Académie britannique des Sciences), Lord May, estime que les conséquences du réchauffement planétaire peuvent être comparées à celles des "armes de destruction massive".

Dans un discours, Lord May souligne que "les impacts du réchauffement planétaire sont nombreux et graves", citant la hausse du niveau de la mer, la modification du régime des eaux et "la fréquence accrue des événements extrêmes, inondations, sécheresses et ouragans".

"Ces derniers ont des conséquences de plus en plus graves au point de pouvoir être comparées à celles des armes de destruction massive", ajoute-t-il.

Les dégâts occasionnés par Katrina représentent "1,7% du produit intérieur brut" de 2005 des Etats-Unis et "il est concevable que la partie américaine du du Golfe du Mexique devienne effectivement inhabitable d'ici à la fin du siècle".

"Des études récentes, menées avant Katrina, suggèrent que l'augmentation de la température à la surface des océans aura des effets très importants sur leur intensité", observe-t-il encore.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

2005: une année cyclonique hors-norme dans l'Atlantique nord

27.12.2005


(AFP) L'année 2005 jalonnée d'une série d'excès climatiques, entre sécheresse amazonienne et inondations multiples, est surtout remarquable par le nombre de cyclones de forte intensité en Atlantique Nord.

Katrina, Rita, Wilma, trois cyclones de force 4 à 5, se sont succédé de fin août à mi-octobre sur les côtes du Golfe du Mexique, frappant à pleine puissance des zones très habitées de la Nouvelle-Orléans, de Floride ou de la presqu'île touristique du Yucatan, au Mexique.

Avec treize tempêtes et treize cyclones (dont trois d'intensité 4 à 5) on a battu tous les records. Les tempêtes se caractérisent par des vents soufflant de 60 à 120 km/h, et les cyclones (ou ouragans) par des vents supérieurs à 120 km/h. La catégorie 5 décoiffe à plus de 200 km/h.

A l'opposé, mais toujours dans le registre des records, l'Amazonie a éprouvé sa pire sécheresse depuis 1963. Dans l'Etat d'Amazonas, le plus grand du pays, des millions de poissons sont morts déshydratés dans les lits asséchés des cours d'eau.

L'Institut de recherche environnementale d'Amazonie (IPAM) a directement incriminé le réchauffement climatique.

L'Afrique australe a également été frappée par des sécheresses à répétition et menacée de famine. Pas une goutte de pluie n'y est tombée depuis janvier. A l'inverse, les inondations en Europe de l'Est ont fait 70 morts en plein mois d'août. Des régions entières ont été noyées en Suisse, dans le sud de l'Allemagne, en Autriche et en Roumanie, particulièrement touchée.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

2005, plus chère année de l'histoire des assureurs

29.12.2005


(L'Expansion) Les catastrophes naturelles n'ont jamais coûté aussi cher aux assureurs, selon un bilan annuel publié par le deuxième réassureur mondial Munich Re et qui fait référence en la matière: l'ensemble des dommages causés par ces catastrophes devrait coûter plus de 200 milliards de dollars, dont plus de 75 milliards à la charge des assureurs. C'est presque deux fois plus que les chiffres de 2004, précédente année record.

Ces pertes s'expliquent par "une saison des cyclones particulièrement importante et destructrice", selon Munich Re. En touchant une région où de nombreux biens étaient assurés et en paralysant des installations pétrolières, le cyclone Katrina va peser à lui seul pour 45 milliards de dollars dans les comptes des assureurs.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les ministres de l'Environnement reconnaissent la nécessité d'agir

19.08.2005


(AFP) Les ministres et délégués de l'Environnement de 22 pays industrialisés et en développement ont tenu une réunion informelle au Groenland pour évoquer les effets dévastateurs des changements climatiques qui nécessitent une action immédiate.

"La conférence a permis d'améliorer la compréhension commune de questions-clés des changements climatiques, et de soulever des idées innovatrices pour savoir comment aller de l'avant" a résumé devant la presse la ministre danoise Connie Hedegaard. "Il existe un consensus croissant sur le besoin d'agir maintenant. Et plusieurs ministres ont souligné que leurs pays ont déjà connu des conséquences économiques, sociales et environnementales sérieuses des changements climatiques", a-t-elle constaté.

Fermée aux médias, et avec un seul conseiller autorisé par ministre, la conférence s'est déroulée dans une atmosphère "confidentielle franche et directe sans contraintes où l'on a pu parler ouvertement sans contraintes", s'est félicitée la ministre danoise.

Le ministre chinois, Gao Guangshen, a observé pour sa part que les changements climatiques ont enlevé 3 à 6% du Produit intérieur brut (PIB) moyen de son pays de 1950 à 2000.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La Terre se réchauffe à un rythme "insoutenable",
selon un rapport du gouvernement britannique

30.01.2006


(AFP) L'augmentation des gaz à effet de serre provoque un réchauffement du climat à un rythme qui est "insoutenable" et dont les conséquences pourraient être plus rapides et plus importantes que prévu, affirme le gouvernement britannique dans un nouveau rapport.

"Il est à présent évident que l'émission de gaz à effet de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a été multipliée par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable. Les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions ", affirme le Premier ministre Tony Blair dans la préface de ce rapport.

Le rapport, intitulé "Eviter un changement climatique dangereux", compile les travaux de scientifiques réunis à l'occasion de la conférence sur le changement climatique, organisée à Exeter en février 2005.

Le rapport affirme qu'il y a à présent "plus de clarté et moins d'incertitudes" concernant l'impact du changement climatique que ne le pensaient dans leur rapport de 2001 le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Celui-ci affirmait à l'époque: "il y a de sérieuses preuves que le changement climatique dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre se produit déjà, et que les émissions futures de gaz à effet de serre vont probablement augmenter les températures globales d'entre 1,4 et 5,8 degrés celsius au cours de ce siècle, avec un large éventail d'impacts sur la nature et les sociétés humaines." Or, affirme le rapport du gouvernement britannique, "dans bien des cas, les risques sont plus sérieux que précédemment estimé".

Pour exemple, il cite "le récent changement qui se produit dans l'acidité de l'océan", ce qui "va probablement réduire la capacité d'absorber le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère et affecter la chaîne alimentaire marine dans sa totalité".

Et avec de telles hausses de la température moyenne de la Terre, les conséquences sur la géographie de la planète seront majeures, estiment les scientifiques. Selon eux, une augmentation de 1,5 degré celsius à l'échelle de la planète pourrait ainsi être un seuil qui déclenche la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, tandis qu'une augmentation de 1 degré pourrait mener à un blanchissement du corail.

Le rapport estime également que des solutions technologiques pour réduire de manière significative les émissions existent, et leur coût pourrait être "plus petit", parfois moitié moins, que ceux considérés jusqu'à présent.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Jacques Chirac met en garde contre "la machine infernale du réchauffement climatique"

02.12.2005


(AP) "Si l'entente internationale fait défaut, si les égoïsmes et l'irresponsabilité prennent le dessus, le monde ne parviendra pas à enrayer la machine infernale du réchauffement climatique", a mis en garde vendredi Jacques Chirac, dans un message lu au Sénat à l'occasion du troisième Forum mondial du développement durable.

En cas de désaccord international sur l'après-Kyoto, "ce siècle verra la résurgence de maladies que l'on croyait à jamais vaincues, la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, la ruine de régions entières et la montée inexorable des réfugiés du climat. Faute d'agir aujourd'hui, pendant qu'il en est encore temps, le monde court à un grand désordre, avec son cortège de conflits, de destructions et de souffrances.
Confrontée au péril global du changement climatique, l'humanité doit prendre conscience de l'unité de son destin".

Afin de "construire les accords qui suivront la première étape du protocole de Kyoto jusqu'en 2012", Jacques Chirac appelle donc à "vaincre les craintes et les égoïsmes" pour "proposer un système juste, à l'échelle de la planète".

Le chef de l'Etat se félicite de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C'est "un tournant décisif", mais "ce n'est qu'une première et modeste étape", dit-il. AP

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Timide prise de conscience mondiale à la conférence de Montréal

11.12.2005




Paula Dobriansky, représentante américaine à la conférence de Montréal
(AFP) 189 pays se sont mis d'accord à Montréal sur la poursuite de la lutte contre le changement climatique dans un cadre multilatéral, arrachant un consentement du bout des lèvres aux représentants américains.

Après un marathon de deux semaines sous l'égide de l'ONU, ils ont décidé d'avoir, pendant deux ans, des discussions informelles en vue "d'actions de coopération à long terme pour faire face au changement climatique".

Les Etats-Unis, qui ont rejeté le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre, ne veulent pas entendre parler d'une extension des engagements de ce traité après son échéance en 2012. Ils ont même menacé pendant un moment d'opposer leur veto au lancement de ces pourparlers préliminaires, craignant qu'ils n'ouvrent la voie à une négociation sur l'"Après-2012". Mais après une ultime nuit de tractations, et alors que la plupart des délégations se déclaraient prêtes à ouvrir un nouveau cycle de négociations sans les Etats-Unis, ces derniers se sont finalement associés au consensus. Les Etats-Unis, qui n'ont publié aucun communiqué, n'ont pas expliqué leur retournement. Un haut responsable européen a souligné leur "isolement croissant" sur le dossier. Il a rappelé, devant quelques journalistes, qu'ils avaient "perdu progressivement" leurs alliés dans les négociations concernant le climat depuis leur sortie de Kyoto en 2001.

Signe des temps, deux des pays qui les soutenaient encore, Australie et Arabie saoudite, ont fait défection à Montréal. L'Australie a refusé, comme Washington, de ratifier Kyoto. L'Arabie Saoudite freine depuis toujours les négociations de l'ONU sur le climat, parce qu'elle redoute de faire les frais d'un abandon du tout-pétrole, une énergie très émettrice de CO2. Interrogée de son côté sur le revirement américain, la ministre britannique de l'Environnement, Margaret Beckett, l'a attribué à "l'ambiance et à la dynamique" des travaux.

Le Premier ministre canadien, Paul Martin, avait déclaré que l'effet de serre exigeait "une réponse mondiale". "Aucune nation ne peut s'isoler de la communauté internationale" face au réchauffement planétaire, avait-il lancé. "Ne prenons pas excuse de nos désaccords pour ne rien faire contre une menace planétaire", avait plaidé le lendemain l'ancien président américain Bill Clinton, dans une ambiance survoltée.

La conférence de Montréal est la plus importante jamais depuis l'accord de Kyoto en 1997. Elle a été qualifiée "d'historique" par l'ONU et de "grand succès" par la ministre britannique de l'Environnement. Le ministre canadien de l'Environnement, Stéphane Dion, qui l'a présidée, s'est félicité qu'un dialogue pour l'avenir ait été ouvert. Greenpeace a jugé que la présence massive des ONG environnementales américaines expliquait en partie ce résultat.

Le "dialogue", nom officiel des pourparlers préliminaires de 2006 et 2007, vise à faire revenir ultérieurement les Etats-Unis dans les négociations climatiques. Il cherche aussi à impliquer, dans l'action à long terme contre le réchauffement planétaire, les pays émergents comme la Chine et l'Inde qui ont ratifié le protocole, mais n'ont aucune obligation chiffrée dans le cadre de Kyoto.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Bill Clinton juge que l'administration Bush a "totalement tort"
de ne pas ratifier le Protocole de Kyoto

10.12.2005


(AP) Sous les applaudissements d'un parterre de diplomates et défenseurs de l'environnement, Bill Clinton a estimé à Montréal que l'administration Bush avait "totalement tort" d'affirmer que la ratification du protocole de Kyoto nuirait à l'économie américaine.

Avec "un sérieux et discipliné effort" pour développer des technologies économisant l'énergie, "nous pourrions atteindre et dépasser les objectif de Kyoto d'une façon qui renforcerait, et non pas affaiblirait, nos économies", a lancé l'ancien président américain.

"Il ne fait plus aucun doute que le changement climatique est réel, qu'il s'accélère et qu'il est causé par des activités humaines", a ajouté Bill Clinton, fréquemment interrompu par des applaudissements enthousiastes. "Nous ne savons pas exactement quand ses conséquences arriveront, et quelle sera leur étendue, mais nous savons clairement qu'elles ne serons pas bonnes".

Bill Clinton est un farouche défenseur du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effets de serre, destiné à lutter contre le réchauffement de la planète. Son vice-président Al Gore avait participé aux dernières négociations du protocole de 1997. Mais George W. Bush a ensuite refusé de ratifier le texte arguant que les réductions prévues porteraient atteinte à l'économie américaine.

CO2

Le Royaume-Uni et la Suède, seuls pays européens capables de respecter Kyoto

27.12.2005


(AFP) Le Royaume-Uni et la Suède sont les seuls pays européens signataires de l'accord de Kyoto susceptibles, au rythme actuel de leurs progrès, d'atteindre leurs objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre, selon une étude britannique de l'IPPR (Institut de recherche en politiques publiques), un cercle intellectuel proche du gouvernement travailliste.

10 pays, parmi les 15 membres de l'UE signataires à l'époque du protocole, vont manquer leurs objectifs à moins d'agir de toute urgence. Suivant le principe de feux tricolores, l'IPPR attribue un feu vert au Royaume-Uni et à la Suède, un feu orange à la France, la Grèce et l'Allemagne et un feu rouge à dix autres pays, dont l'Italie et l'Espagne.

"Nous approchons du point de non-retour pour le changement climatique", a affirmé Tony Grayling, directeur associé de l'IPPR: "Il reste fort peu de temps pour commencer à réduire mondialement les émissions de gaz à effet de serre, avant que des dégâts irréparables ne soient faits".

"Il est vital que les pays de l'UE tiennent leurs promesses de réduire la pollution. Ils doivent agir maintenant pour revenir dans les objectifs de Kyoto, par exemple en économisant l'énergie et en investissant dans les énergies renouvelables", a-t-il ajouté.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Six des plus gros pollueurs évoquent le réchauffement climatique

11.01.2006


(Reuters) Réunis pour deux jours à Sydney, six des principaux pollueurs de la planète s'apprêtent à créer un fonds pour encourager le développement de technologies "propres" afin de combattre le réchauffement climatique.

Les pays membres du Partenariat Asie-Pacifique pour le développement propre et le climat, qui rassemble les Etats-Unis, l'Australie, le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l'Inde, émettent à eux seuls la moitié des gaz à effet de serre. Les dirigeants de 80 sociétés minières et autres compagnies d'énergie telles que BHP Billiton, Exxon Mobil et Rio Tinto, assistent à cette réunion de Sydney.

"Le secteur privé et les gouvernements vont s'asseoir ensemble et chercher des solutions à certains de ces problèmes. Une fois qu'ils auront mis au point ces solutions, ils reviendront vers les gouvernements avec ces recommandations et nous devrons nous pencher sur les besoins financiers qu'elles requièrent ", a annoncé le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer.



manifestation de militants écologistes contre le Partenariat discuté à la conférence de Sydney
Aux yeux des écologistes, les discussions de Sydney ne visent qu'à détourner l'attention du protocole de Kyoto, que les Etats-Unis et l'Australie ont rejeté pour ne pas menacer leur croissance économique. Faute d'objectifs contraignants, le pacte de Sydney est voué à l'échec, assurent ses détracteurs. "Discuter ne coûte pas grand chose, l'inaction coûte cher! Les sales empreintes noires de l'industrie du charbon sont partout dans ce pacte", a lancé Catherine Fitzpatrick, porte-parole de Greenpeace.

Des manifestants rassemblés devant le centre de conférences où doit se tenir la réunion ont brûlé un buste taillé dans un bloc de charbon à l'effigie du Premier ministre conservateur australien John Howard, qu'ils accusent de sacrifier la protection de l'environnement sur l'autel du profit.

Confirmant les craintes des écologistes, John Howard a déclaré: "l'idée que nous pouvons gérer le problème du changement de climat avec succès aux dépens de la croissance économique est non seulement irréaliste mais également inacceptable". Il a également indiqué que le gros du travail pour lutter contre le réchauffement climatique revenait au secteur privé.

Assurant que la Chine était "tout à fait prête" à "réduire progressivement les émissions" polluantes, un représentant du gouvernement chinois a souligné que la priorité de son pays était de réduire la pauvreté. Les pays en développement ont des priorités différentes des pays développés, a renchéri le ministre indien de l'Environenment, évoquant lui aussi la pauvreté comme la priorité, ainsi que le développement des infrastructures.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Réduction des gaz à effet de serre: l'Inde hostile aux contraintes

02.12.2005




Calcutta et son intense circulation automobile
(AFP) Concentrée sur son développement économique, l'Inde, 5e pollueur mondial, reste opposée à tout élément contraignant de réduction des gaz à effet de serre mais insiste pour que le Nord aide au développement rapide de technologies propres.

L'Inde a ratifié le protocole de Kyoto (1997) qui n'impose qu'une obligation d'inventaire aux pays en développement, alors que les pays industriels ont une obligation de réduction des émissions polluantes.

Avec des rejets de CO2 en hausse de 75% entre 1990 et 2003, l'Inde n'entend s'impliquer dans aucun engagement limitant sa consommation d'énergie. L'Inde explique avoir un "besoin crucial" d'énergie pour atteindre ses objectifs économiques, en premier lieu la réduction de la pauvreté de 15% d'ici 2012 (sur 250 millions de pauvres, soit un quart de la population indienne).

"Une chose est claire: il est impossible d'atteindre les objectifs de développement national sans une forte hausse de l'utilisation d'énergie. Pour cette raison, nous pensons qu'il est complètement prématuré de parler d'engagements des pays en développement alors que les pays développés n'ont eux-mêmes pas respecté leurs engagements ", expliquait le ministère des Affaires étrangères indien au sommet du G8 en juillet 2005. L'Inde estime que la responsabilité première de la maîtrise des émissions incombe aux pays industrialisés: selon elle, ils doivent montrer l'exemple et aider le Sud à acquérir des technologies propres.

Par ailleurs, le fort taux de croissance de l'Inde (7% en 2004) entraîne une dépendance persistante à l'égard du charbon (65% de l'énergie