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(AP)
- Alors
que les violences se propagent en Irak, l'ancien chef des
inspecteurs en désarmement des Nations unies, Hans
Blix, estime que "le pays est aujourd'hui au bord de la
guerre civile"."La majorité des Irakiens sont certainement contents d'être débarrassés de Saddam Hussein, mais ils sont tous contre l'occupation américaine de leur pays, ressentie comme une humiliation", explique le diplomate suédois dans un entretien publié mardi dans "Le Parisien". "L'Irak est devenu une machine à produire du terrorisme", juge encore Hans Blix, qui publie "Irak, les armes introuvables". "George W. Bush, qui avait inscrit cette guerre dans le cadre de la lutte antiterroriste, a donc obtenu le résultat inverse de celui recherché", affirme-t-il. Hans Blix a également regretté que Bush et Tony Blair aient "baladé" la communauté internationale en justifiant l'intervention par la présence d'armes de destruction massive toujours introuvables.
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(syti.net)
L'insurrection
armée contre les forces d'occupation
américaines a gagné l'ensemble de l'Irak du
Nord au Sud, embrasant les régions sunnites, chiites
et kurdes. Les Etats-Unis ont réussi à unir
contre eux des groupes de population jusqu'à
présent opposées. L'armée
américaine semble débordée, perdant le
contrôle de plusieurs villes. Elle doit affronter des
Irakiens désormais armés de lance-roquettes,
de lance-grenades, et de bazookas. Plus grave encore, les
prise d'otages se multiplient. Environ 45 otages
américains, britanniques, allemands, italiens et
japonais ont été capturés par
différents groupes rebelles ivres de vengeance.
Certains otages sont des militaires, d'autres travaillent
pour des entreprises ou pour des organisations
humanitaires. George
W. Bush a justifié l'invasion de l'Irak par les liens
entre Saddam Hussein et Al Quaida. Depuis, l'existence de
ces liens a été officiellement démentie
par la commission d'enquête sur le 11 Septembre.
(AP)
- Les
violences se propagent en Irak. Un hélicoptère
américain a lancé une bombe de 225 kilos sur
une mosquée de Falloujah, le principal foyer de
l'insurrection du "triangle sunnite" assiégé
par l'armée américaine, des témoins
donnant un bilan de 40 morts.Le bilan de la mosquée n'a pu être confirmé dans l'immédiat. Le bombardement a eu lieu alors que les fidèles gagnaient la mosquée pour la prière de l'après-midi, selon des témoins. Un missile a touché le minaret, tandis qu'un avion F-16 a largué la bombe, a expliqué le colonel américain Brennan Byrne. Les affrontements ont débuté lorsqu'un véhicule américain a été touché par une grenade RPG lancée depuis la mosquée, blessant cinq Marines. La
rébellion chiite s'est également
étendue à Ramadi et Kerbala, en zone chiite,
tandis que les soldats ukrainiens ont dû abandonner la
ville de Kout. Les combattants chiites ont pris le
contrôle de Koufa et de Kerbala, où la police
irakienne n'a pas réagi. Dans la ville sainte chiite
de Kerbala, les miliciens se sont heurtés aux troupes
polonaises, et un proche de l'imam al-Sadr a
été tué. A Kirkouk (dans la zone kurde
au Nord), des manifestants ont par ailleurs violemment
dénoncé le siège de Falloujah. Les
affrontements ont causé la mort de huit Irakiens. A
Ramadi, ce sont douze marines qui avaient été
tués mardi. Depuis dimanche, 34 Américains,
deux de la coalition, et plus de 190 Irakiens avaient
trouvé la mort dans des affrontements depuis dimanche
dans tout le pays. Au total, au moins 630 soldats
américains ont trouvé la mort en Irak depuis
le début de la guerre.L'armée américaine avait lancé une vaste opération à Falloujah après la mort dans des conditions atroces de quatre civils américains. Mais les combattants, qui bénéficient du soutien de la population locale, offrent une résistance acharnée. L'intensité de la résistance a conduit l'armée à faire usage d'hélicoptères, chars et armes lourdes utilisés pour pilonner les sites soupçonnés d'abriter les rebelles.
![]() Le candidat écologiste indépendant à l'élection présidentielle américaine, Ralph Nader, a appelé à la destitution du président américain George W. Bush pour avoir "dupé le peuple américain soir après soir" sur l'implication des Etats-Unis en Irak. "Quand il plonge le pays dans la guerre sur un programme d'inventions et de duperies, et qu'il ramene à la maison des milliers de soldats américains qui sont malades, blessés ou morts, et que cette guerre a été autorisée de manière anticonstitutionnelle, le comportement de M. Bush remplit les conditions de la clause constitutionnelle de destitution pour méfaits et crimes d'Etat", a déclaré M. Nader devant 200 étudiants de l'Université Columbia de Chicago.
(AP)
- Confrontée
au chômage de la population et à
l'insurrection, la coalition conduite par les Etats-Unis en
Irak a annoncé vendredi la
réintégration dans la fonction publique et
l'armée de milliers d'anciens membres du parti Baas
dissous après la chute du régime de Saddam
Hussein. Paul Bremer, l'administrateur américain de
l'Irak, a ajouté que davantage d'anciens militaires
pourraient intégrer l'armée irakienne que la
coalition est en train de former.Le parti et l'armée représentaient les principaux instruments de répression de l'ancien régime renversé par la guerre en avril 2003. Au pouvoir pendant 34 ans, le parti Baas contrôlait pratiquement tous les domaines de la société: enseignants, fonctionnaires et militaires étaient souvent obligés d'y adhérer. Quelque 1,5 million d'Irakiens, sur une population de 24 millions, en auraient été membres. Ce changement de politique intervient pendant le mois le plus meurtrier qu'ait connu l'Irak depuis le début de l'occupation américaine, alors que la coalition affronte insurgés sunnites dans le centre et milices chiites dans le sud. Depuis le début de la guerre, 736 américains ont trouvé la mort en Irak, dont 136 pendant le seul mois d'Avril 2004.
George
W. Bush a annoncé, le 19 avril 2004, la nomination de
John Negroponte comme ambassadeur en Irak, dans la
perspective du transfert de souveraineté prévu
fin juin. Il remplacera donc rapidement le gouverneur Paul
Bremer, qui face à la résistance, n'est plus
l'homme de la situation.Pour rétablir l'ordre en Irak, George Bush a fait appel au meilleur spécialiste de la contre-insurrection: John Negroponte. Plus précisément, c'est un spécialiste de ce que les Américains appellent la "guerre de basse intensité", en réalité la guerre contre des civils, en utilisant le plus possible des milices armées ou des mercenaires plutôt que l'armée régulière. Formé lors des guerres du Viêt-Nam et du Cambodge, John Negroponte dirigea personnellement les escadrons de la mort en Amérique centrale et finança les Contras du Nicaragua en organisant un trafic de cocaïne vers les États-Unis. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, George W. Bush l'avait réhabilité en le nommant ambassadeur à l'ONU. À ce poste, il conduisit des campagnes de diffamation contre Hans Blix et mit en place un espionnage généralisé des membres du Conseil de sécurité. (source:Réseau
Voltaire)
![]() En réponse à l'insurection de la population à Falloujah, les Etats-Unis ont bombardé la ville. Les bombardements se sont poursuivis pendant la nuit, comme aux premières heures de la guerre pendant l'opération "choc et effroi". Les Irakiens savent désormais que toute tentative de révolte contre l'Empire sera impitoyablement écrasée dans le sang...
(AP) - Le général Richard Myers, chef d'état-major interarmes américain, a estimé que la guerre en Irak se passait "raisonnablement bien", mais a reconnu que les Etats-Unis devraient probablement s'impliquer sur le long terme dans le pays.
(AFP) - Le commandant des forces britanniques à Bassorah, le général Nick Carter, a déclaré que les forces de la coalition pourraient rester en Irak pour une période "pouvant aller jusqu'à dix ans", dans des propos rapportés par le site internet du quotidien écossais The Scotsman.
(AP) - Selon un sondage du magazine "Newsweek" publié le 10 Avril, près des deux tiers des Américains craignent que l'Irak ne devienne un nouveau Vietnam, une aventure qui ne permettrait pas aux Etats-Unis d'atteindre ses objectifs après plusieurs années d'engagement militaire. Malgré cela, la majorité (57%) pense que le recours à la force était néanmoins la bonne décision. Et ils sont même un peu plus nombreux (63%) à soutenir l'envoi de renforts si cela devait s'avérer nécessaire. Mais 51% des Américains désapprouvent la gestion des affaires irakiennes par le président George Bush, contre 44% qui l'approuvent. Selon un autre sondage Associated Press-Ipsos paru le 9 Avril, 49% estiment que l'invasion de l'Irak a accru la menace terroriste dans le monde, 28% étant d'un avis contraire.
Le général américain Richard Myers, le chef d'état-major américain en Irak, a déclaré le 21 Avril à des membres du Congrès que l'opération militaire en Irak allait "coûter plus d'argent" que prévu aux Etats-Unis. Selon Richard Myers, le Pentagone est en train d'évaluer le montant de l'augmentation nécéssaire. "Nous sommes à mi-parcours de cette analyse", a-t-il dit. Le résultat de l'ardoise a finalement été annoncé par George Bush le 5 Mai: 25 milliards de dollars supplémentaires, qui s'ajoutent aux 70 milliards déjà dépensés par les Etats-Unis pour la guerre en Irak, et aux 400 milliards de dollars du budget militaire américain pour l'année 2004.
(AP)
- Dès
sa prise de fonction officielle, le nouveau premier ministre
espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a
confirmé le retrait "dans les plus brefs
délais possibles" des troupes espagnoles d'Irak. Ce
retrait a déjà commencé et sera
achevé à la fin du mois de Mai."Plus jamais nous ne tournerons le dos aux Nations Unies, plus jamais nous ne tournerons le dos aux Espagnols" a assuré le ministre de la défense José Bono. Dans le sillage de l'Espagne, le Honduras a annoncé à son tour le 20 Avril qu'il allait retirer ses 370 soldats engagés en Irak. Le président du Honduras Ricardo Maduro a annoncé le 19 Avril qu'il rappellerait ses soldats "dans les plus brefs délais possibles", employant ainsi les mêmes termes que José Luis Zapatero. Il confirme ainsi les craintes exprimées la veille par Colin Powell qui avait estimé que plusieurs pays pourraient suivre l'exemple de l'Espagne et se retirer d'Irak "en raison de leur situation politique intérieure". Le 21, c'est la Pologne qui remet en cause sa présence en Irak, où elle commande la zone centre. Le Premier ministre Leszek Miller a expliqué ne pas "pouvoir ignorer" le retrait des troupes espagnoles, laissant ainsi entendre que Varsovie commençait à s'interroger sur sa présence dans les forces de la coalition. Un porte-parole de son gouvernement, Marcin Kaszuba, a toutefois précisé que la Pologne "n'envisage pas un retrait" de ses 2.400 soldats, déployés dans le centre du pays.
(AP)
- Les
248 derniers soldats espagnols encore en Irak ont
quitté le pays, manifestant leur joie par des V de la
victoire. Ils rentrent en Espagne via le Koweït, a
confirmé le ministère espagnol de la
Défense.La veille, le Premier ministre José-Luis Rodriguez Zapatero avait annoncé devant le Parlement que les 1.300 soldats du contingent espagnol avaient quitté l'Irak, laissant un dernier groupe de 700 ou 800 soldats chargés de la logistique liée à ce retrait. D'ici le 27 mai, il n'y aura plus aucun personnel espagnol en Irak.
(AFP) - Les troupes américaines ont encore perdu onze soldats en 24 heures en Irak, où la Grande-Bretagne, qui a déployé quelque 7.900 hommes en Irak s'apprêterait à envoyer jusqu'à 4.000 militaires supplémentaires pour contrôler Najaf, place forte des chiites. Les
forces américaines, qui ont connu un mois d'avril
très meurtrier, ont perdu au moins 751 soldats depuis
le début de la guerre en mars 2003, selon le
Pentagone.Le week-end a été encore meurtrier pour les troupes d'occupation, avec la mort dimanche de six soldats américains lors d'une attaque au mortier. Trente militaires ont été également blessés lorsqu'un obus a explosé dans la cour de cette base où des soldats étaient rassemblés. Cinq autres GI's ont été tués samedi soir et dimanche dans trois attentats. Le chef radical chiite Moqtada Sadr, violemment opposé à la coalition, est retranché à Najaf, avec plusieurs milliers d'hommes de sa milice qui ont menacé les forces américaines d'un bain de sang si elles rentraient dans la ville sainte chiite. A Falloujah, l'autre principal point chaud du pays, la situation semblait revenir à la normale avec le retour de centaines de civils après un accord entre la coalition et les autorités locales. La sécurité dans une partie de la ville a été confiée à une brigade irakienne dont le commandement a été accordé au général Mohammed Latif, emprisonné sept ans sous le régime de Saddam Hussein. Ce dernier devrait être le supérieur du général Jassem Saleh, un ancien de la Garde républicaine de Saddam Hussein, a précisé le chef d'état-major interarmées américain, le général Richard Myers.
(AFP)
- La
chaîne de télévision française
Canal+ a diffusé dans l'émission "Merci pour
l'info" des images qui montrent l'équipage d'un
hélicoptère militaire américain en Irak
tuant trois personnes non menaçantes, dont l'une,
blessée, est achevée de sang-froid.D'une durée de trois minutes et trente secondes, cet enregistrement montre comment les trois hommes sont tués l'un après l'autre, à la mitrailleuse lourde. Le premier homme, qui se tenait les bras ballants en plein champ et n'était pas en position de combat, est désintégré par l'arme lourde. "Got auto range on him" ("J'ai le réglage automatique sur lui"), indique le tireur à la radio. "Rodger. Hit him" ('D'accord, tire sur lui"), ordonne l'officier. Le deuxième, qui tente de se cacher derrière le tracteur, subit le même sort ("Hit the other one", "Tire sur l'autre"). Le troisième, après la mort des deux autres, se cache sous un camion. L'hélicoptère le mitraille. L'enregistrement le montre en train de ramper. "Il est blessé", entend-on sur la bande son. "Tire sur lui. Tire sur le camion et sur lui", ordonne l'officier. Quand il a repéré le troisième, caché sous le camion, le tireur indique: "Got the guy right here" ("J'ai le mec juste là"). "Good, fire. Hit him" ("Bien, feu. Tue le"), répond l'officier, avant de donner l'ordre de l'achever. Le fait d'achever sciemment un ennemi blessé constitue au regard de la législation internationale un crime de guerre, a indiqué à l'AFP Me Patrick Baudouin, avocat et membre de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme.
![]()
Les
tortures et sévices s'avèrent être des
pratiques systématiques de l'armée
américaine. Les révélations à ce
sujet auront un effet dévastateur, et à
long-terme. voir la page spéciale sur les tortures américaines en Irak, en Afghanistan, et à Guantanamo... voir
la page spéciale sur les tortures
américaines en Irak, en Afghanistan, et
à Guantanamo...
(AP/AFP)
- Un
civil américain a été
décapité en Irak apparemment en riposte au
scandale des prisonniers irakiens. Un site internet
lié au réseau Al-Qaïda a diffusé
une vidéo montrant l'exécution d'un civil
américain disparu depuis plusieurs semaines et dont
le corps a été retrouvé le 8 Mai
à Bagdad.Le document montre cinq hommes la tête couverte par un foulard et le visage caché par des masques, debout devant un homme attaché vêtu d'une tenue orange (rappelant celle des prisonniers de Guantanamo), qui s'identifie comme étant Nicholas Berg, originaire de Philadelphie. L'un des hommes lit une déclaration: "Pour les mères et les femmes des soldats américains, nous vous disons que nous avons offert au gouvernement américain d'échanger cet otage avec certains des détenus d'Abou Ghraïb et qu'ils ont refusé. (...) Alors nous vous disons que la dignité des hommes et femmes musulmans d'Abou Ghraïb et d'ailleurs ne peut être rachetée que par le sang et les âmes. Vous ne recevrez rien d'autre de nous que cercueil après cercueil (...) [d'Américains] massacrés de cette façon". On voit ensuite les hommes renverser leur victime et le décapiter avec un grand couteau en criant "Allah akbar" ("Dieu est grand"). Ils présentent ensuite la tête à la caméra. Michael Berg, le père de Nicholas Berg, a critiqué l'armée et l'administration américaines, affirmant que son fils serait peut-être encore vivant s'il n'avait pas été détenu par les autorités américaines en Irak. Sans cette détention, il aurait pu quitter l'Irak avant l'intensification des violences contre les Américains. Nick Berg devait en effet entrer aux Etats-Unis le 30 mars. Mais il a été arrêté par la police irakienne à un point de contrôle à Mossoul (au nord de l'Irak) le 24 mars. Il a ensuite été livré aux autorités américaines, qui l'ont gardé en détention pendant 13 jours. Le 5 avril, les Berg ont porté plainte devant un tribunal fédéral, estimant que leur fils était détenu illégalement par l'armée américaine. Nick Berg a été libéré le jour suivant, avant que son corps décapité ne soit retrouvé le 8 Mai à Bagdad. Partisan de la guerre en Irak et de l'administration Bush, le jeune homme était parti en Irak en tant qu'homme d'affaires indépendant pour participer à la reconstruction des antennes de communication, selon ses parents. Le père de Nick Berg (qui ne soutenait pas la guerre en Irak, contrairement à son fils) a également déclaré: "Beaucoup de personnes en ont assez du manque de droit civiques que cette chose (la guerre) a causé. Je ne pense pas que ce gouvernement respecte la démocratie. (...) Nicholas Berg est mort pour les péchés de George Bush et Donald Rumsfeld". Le gouvernement américain a déclaré que les auteurs de cette décapitation étaient des "ennemis de la liberté" et qu'ils seraient traduits en justice. "Nos pensées et nos prières vont à sa famille", a dit le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan, ajoutant que cet assassinat "montre la vraie nature des ennemis de la liberté. Ils n'ont aucun égard pour la vie d'hommes, de femmes et d'enfants innocents".
(AP) - L'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a évoqué vendredi la possibilité d'un désengagement américain en le conditionnant toutefois à une demande irakienne et en estimant qu'une telle demande ne sera pas formulée. "Si le gouvernement intérimaire (qui sera chargé de l'Irak après le transfert du pouvoir le 30 juin) nous demande de partir, nous partirons, mais je ne pense pas qu'il le fera", a déclaré M. Bremer. "Il n'est évidemment pas possible de rester dans un pays où ne sommes pas les bienvenus", a-t-il ajouté, soulignant cependant que "la disparition le 30 juin de l'Autorité provisoire de la coalition ne signifie pas que les Etats-Unis vont quitter l'Irak"
(AP) - Quarante Irakiens, dont des enfants, ont été tués dans le bombardement par l'aviation américaine d'une fête de mariage. Selon Majid Abdallah, frère d'une des victimes, le mariage avait été célébré mardi après-midi. "Dans la nuit (de mardi à mercredi), alors que tout le monde dormait, des hélicoptères et des troupes au sol ont attaqué", a-t-il affirmé. Après le raid, les appareils américains ont tiré des roquettes sur toutes les autres maisons du hameau, a affirmé un autre témoin. Selon Al-Jazira, le bombardement américain a visé une grande tente montée pour les célébrations. Le correspondant de la chaîne à Al-Qaëm, Houssam Hassan, a rapporté que 40 personnes avaient été tuées dont 18 femmes et enfants. Confirmant ces informations, Associated Press Television News a obtenu une vidéo montrant un camion contenant des corps de personnes qui auraient été tuées dans cet incident. La plupart des corps étaient enveloppés dans des couvertures et d'autres vêtements, mais des images montraient au moins huit corps ensanglantés, dont ceux de plusieurs d'enfants. Un responsable de la coalition a déclaré que l'opération américaine avait fait 41 morts: "Mercredi à 03H00 (mardi à 23H00 GMT), les forces de la coalition ont mené une opération militaire contre une maison soupçonnée de servir d'abri aux combattants étrangers, dans le désert à 25 km de la frontière avec la Syrie. (...) Un hélicoptère a tiré sur cette maison causant la mort de 41 personnes". Selon lui, les soldats ont découvert "des passeports étrangers, un matériel de communication et beaucoup d'armes". Interrogé sur ce qu'il penserait si l'aviation américaine avait effectivement tiré sur les participants à un mariage, il a répondu: "il y a des erreurs dans toutes les guerres". Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a exprimé son inquiétude face à "l'usage excessif de la force" par l'armée américaine. "Même s'il y a eu des tirs, il existe la règle de la proportionnalité dans la riposte et la nécessité absolue de préserver la vie des civils".
(AFP)
- Le
coeur de la ville sainte chiite de Kerbala
présentait, après le retrait samedi des
soldats américains, un spectacle de désolation
à l'issue de six semaines de combats. Les combats se
sont concentrés près de la mosquée
Al-Mokhayam, non loin du centre où se trouvent deux
des lieux les plus saints du chiisme, les mausolées
de Hussein et de son demi-frère Abbas.La zone a été transformée en champ de bataille. Des immeubles ont été détruits, des gravats jonchent la rue, et des résidents cherchent à récupérer dans les ruines ce qui peut l'être. De nombreux véhicules détruits ont été abandonnés au milieu d'une véritable puanteur. Plus d'une centaine d'employés municipaux s'emploient à dégager les décombres et à retirer les aliments pourris des magasins. "J'accuse les deux parties (en conflit). C'est la faute de la sauvagerie des Américains et de l'irresponsabilité des miliciens", déclare furieux Nazem Hamid, le propriétaire d'un hôtel dévasté où les miliciens chiites radicaux avaient établi leur quartier général.
(AP) - De violents combats fréquemment ponctués par de puissantes explosions et de tirs à l'arme lourde se poursuivaient jeudi dans la ville sainte chiite de Kerbala, dans le sud de l'Irak, où s'affrontent soldats américains et partisans du chef religieux radical Moqtada al-Sadr. L'essentiel de ces combats se déroulaient à proximité du tombeau de l'imam Abbas. Un autre lieu saint de la ville est le tombeau d'Hussein, l'un des sites les plus sacrés du chiisme.
(AP)
- Des
chars américains ont effectué vendredi une
percée dans le centre de Nadjaf, l'une des villes
saintes d'Irak, et tiré sur des positions de la
milice de Moqtada al-Sadr.Le dôme du tombeau de l'imam Ali, lieu sacré des Musulmans chiites, a subi des dégâts dans les combats. Quatre trous d'environ 30 centimètres sur 20 ont été relevés sur le dôme doré du tombeau. Ils semblent avoir été causés par des tirs de mitrailleuse, sans que l'on en connaisse l'origine. Les hommes de Moqtada Al-Sadr ont accusé les forces américaines d'être responsables des dégâts infligés au sanctuaire. Le général Kimmitt , numéro deux de l'armée américaine en Irak, a dit ne pas être au courant des dégâts subis par le tombeau. Mais considérant "l'endroit d'où nous tirions et celui d'où tirait la milice de Moqtada, je parierai mon argent que c'est Moqtada qui les a causés", a-t-il dit, accusant les miliciens d'utiliser les sanctuaires religieux "un peu comme des boucliers humains". L'annonce des dégâts infligés au tombeau d'Ali, gendre du prophète Mahomet, ont été largement diffusés à travers le Moyen-Orient par les chaînes de télévision arabes.
(AFP) - Les combats entre miliciens chiites et troupes de la coalition faisaient rage mardi à Najaf, où le mausolée d'Ali a été endommagé. Au cours de ces affrontements, un obus de mortier a explosé dans le mausolée de l'imam Ali, l'un des lieux les plus saints du chiisme. La partie supérieure d'une des portes recouvertes d'or du mausolée a été endommagée, et des gravats jonchent le sol du lieu saint, a constaté un correspondant de l'AFP. Des responsables de la milice de Moqtada Sadr ont accusé les troupes américaines d'être responsables du tir. "Les forces de la coalition ne sont pas impliquées dans les dégâts causés" au mausolée, a répliqué à Bagdad le général américain Mark Kimmitt. Najaf est le théâtre depuis le début du mois d'avril de violents affrontements entre les troupes américaines et les miliciens de Moqtada Sadr. Ce dernier s'est retranché dans la ville pour échapper à la coalition, qui le veut "mort ou vif"..
Les
célébrations du 60è anniversaire du
débarquement en Normandie se sont
déroulées en présence de nombreux
vétérans et de 20 chefs d'états dont
George W.Bush, Gerhard Schroeder, et Vladimir Poutine. Pour
le président Chirac, ce fut l'occasion de rendre
"hommage aux combattants de la liberté", dans la
fidélité aux valeurs "de la démocratie,
du droit et de la liberté". "La France n'oubliera
jamais ce qu'elle doit à l'Amérique, son amie
de toujours, à tous ses Alliés grâce
auxquels l'Europe enfin réunifiée vit dans la
paix, la liberté et la démocratie", a
ajouté Jacques Chirac.Cet anniversaire fut l'occasion d'un rapprochement des Etats-Unis et de la France. George Bush aussi est confronté à plus de difficultés qu'il ne l'avait imaginé en Irak, et l'heure n'est plus à menacer la France de représailles pour son opposition à la guerre. Oublié le temps où des sénateurs républicains réclamaient le rapatriement aux Etats-Unis des soldats américains enterrés dans les cimetières de Normandie... La veille, le passage de George Bush à Paris avait été accueilli par des manifestants opposés à la guerre en Irak. Parmi eux se trouvaient l'écologiste Alain Lipietz qui a bien résumé le "vague à l'âme" qui planait sur ces commémorations: "les troupes américaines qui ont débarqué en Irak pour opprimer un peuple, pour torturer, n'étaient pas les héritiers de ceux qui avaient débarqué sur les plages de Normandie; ce sont plutôt, et malheureusement, les héritiers de ceux qu'ils avaient en face d'eux.
(AP/AFP)
- A
deux semaines du transfert des pouvoirs en Irak, les
attentats et les attaques se sont multipliés, tuant
depuis en 3 jours au moins 37 civils irakiens et 7
étrangers, dont 4 civils occidentaux et un soldat
américain.
Un attentat a également visé un pipeline, causant la suspension pendant deux semaines des exportations de brut irakien par le Sud. Seul l'oléoduc du nord vers la Turquie reste opérationnel. Enfin,
le chef de cabinet du ministre de l'Education et le
sous-secrétaire aux Affaires étrangères
ont été assassinés, deux semaines
seulement après leur nomination.
(AP/AFP) - Le Sénat américain a adopté le budget militaire pour l'exercice budgétaire 2004-2005, qui commence le 1er octobre. Adopté par 98 voix contre 0, ce projet de budget est de 416 milliards de dollars, en hausse de 6 % par rapport à l'année 2003-2004. Ce chiffre n'inclut pas certaines dépenses de défense destinées à des constructions militaires et au Département de l'Energie dans le cadre du programme d'armes nucléaires. Au total, le budget américain de la défense devrait en réalité atteindre les 447 milliards de dollars. Ce
budget devra toutefois être complété
après l'élection présidentielle de
novembre. L'administration Bush entend en effet
présenter après l'élection un budget
supplémentaire de 25 milliards de dollars pour la
guerre contre le terrorisme en Afghanistan et en
Irak.
(AP)
- L'invasion
de l'Irak était une "énorme erreur" qui est en
train de coûter un nombre de vies incalculable, de
renforcer Al-Qaïda et de faire naître une
nouvelle génération de terroristes, a
estimé Richard Clarke, l'ancien conseiller de la
Maison Blanche chargé de la lutte antiterroriste."Nous avons fait exactement ce qu'Al-Qaïda avait dit que nous ferions: envahir et occuper un pays arabe riche en pétrole qui ne nous menaçait en aucune manière", a déclaré l'ancien conseiller. "La haine qui a été engendrée par cette invasion va durer des générations". Richard Clarke a ensuite déclaré que les Etats-Unis perdraient la guerre contre le terrorisme s'ils n'étaient pas capables de gagner la bataille des idées. Or, a-t-il souligné, la crédibilité idéologique des Etats-Unis a été sérieusement entamée par la révélation des mauvais traitements infligés aux prisonniers irakiens à la prison d'Abou Graïb. Conseiller des trois derniers présidents américains, Richard Clarke est l'auteur de "Against all Enemies", un ouvrage qui reproche à l'administration Bush d'avoir fait de l'Irak une priorité et d'avoir négligé les avertissements concernant les attaques du 11 Septembre.
(AP) - Un agent de la CIA, membre depuis 23 ans de l'Agence, fait actuellement sensation aux Etats-Unis en publiant sous le nom de "Anonyme" un livre intitulé "Orgueil Impérial: Pourquoi l'Occident est en train de perdre la guerre contre le terrorisme". Il critique dans cet ouvrage les carences de la CIA et les erreurs de la politique américaine, expliquant comment les islamistes profitent du ressentiment croissant contre les Etats-Unis dans le monde musulman. Les Etats-Unis, insiste-t-il, sont en train de perdre la guerre contre le terrorisme. Avant même sa sortie dans les librairies américaines en Juillet, le livre d'«Anonyme» est déjà un succès, figurant parmi les principales requêtes des internautes. Lorsque l'agent secret donne des interviews à la télévision, il dissimule son visage, par des masques ou jeux d'ombres et lumières. C'était, explique-t-il, la condition nécessaire pour être autorisé à publier son livre. "Anonyme" a travaillé en proche collaboration avec le service traitant du dossier Oussama Ben Laden au siège de la CIA. Il a été appelé à témoigner, sous le secret, devant la commission d'enquête fédérale sur les attentats du 11 septembre.
(AP)
- Lors
d'un discours prononcé à l'université
de New York, l'ancien vice-président démocrate
Al Gore a fustigé "les valeurs tordues et les
politiques atroces" de l'administration Bush en Irak, et a
demandé la démission du secrétaire
à la Défense Donald Rumsfeld, de la
conseillère à la sécurité
nationale Condoleezza Rice et du directeur de la CIA George
Tenet."Comment osent-ils nous soumettre à un tel déshonneur et à une telle disgrâce! Comment osent-ils traîner le beau nom des Etats-Unis d'Amérique dans la boue d'une prison de torture de Saddam Hussein! (...) C'est un désastre pour notre pays. Il est le résultat des valeurs tordues et des politiques atroces aux plus hauts niveaux de notre gouvernement", a martelé Al Gore. "Donald Rumsfeld doit démissionner immédiatement! Notre nation est en danger chaque jour tant que Rumsfeld reste secrétaire à la Défense. Nous avons besoin de quelqu'un avec un bon jugement et du bon sens." Pour Al Gore, la situation en Irak est de moins en moins sous contrôle. "J'appelle aujourd'hui les républicains aussi bien que les démocrates à se joindre à moi pour demander la démission immédiate de ceux qui sont en dessous de George W. Bush et de Dick Cheney, qui sont les plus responsables d'avoir créé la catastrophe à laquelle nous faisons face en Irak", a-t-il déclaré. Quant à Condoleeza Rice, elle "a mal géré la coordination de la politique de sécurité nationale", a-t-il souligné, demandant également sa démission immédiate.
(AFP)
- Affolés,
dégoûtés ou attristés par la
diplomatie "désastreuse" du président George
W. Bush dans le monde, d'anciens diplomates et militaires de
haut rang américains ont tiré la sonnette
d'alarme, publiant une lettre ouverte pour réclamer
un changement politique.Le groupe réunit notamment le général retraité Joseph Hoar, commandant des forces américaines au Moyen-Orient sous la présidence de George Bush père, l'amiral à la retraite William Crowe, chef d'état-major interarmes sous Ronald Reagan, et l'amiral à la retraite Stansfield Turner, ancien patron de la CIA. Il compte également 20 anciens ambassadeurs, nommés par des présidents républicains ou démocrates, dont Jack Matlock, nommé en poste en Union soviétique par Ronald Reagan. Cette initiative est très inhabituelle car normalement, les anciens diplomates et chefs militaires observent un devoir de réserve, évitant les déclarations politiques, surtout lors d'une année électorale. Les signataires s'inquiétent notamment de la dégradation de l'image des Etats-Unis dans le monde, attestée par de nombreuses études et sondages. Jamais, de toute leur histoire, "les Etats-Unis n'ont été aussi isolés parmi les nations, n'ont suscité autant de crainte et de méfiance", regrette le texte signé par ces 27 responsables, qui se présentent comme "démocrates pour certains, républicains pour d'autres, beaucoup ayant voté pour George W. Bush". "C'est cette administration qui s'est éloignée de moi, et pas le contraire", dit avec amertume le général Merrill McPeak, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, qui se présente comme un républicain de longue date. "Notre diplomatie a été aussi maladroite que possible", regrette-t-il, jugeant aussi que la planification militaire a été largement insuffisante en Irak. L'administration Bush n'a pas du tout préparé l'après-guerre en Irak. "Nous voyons donc se derouler devant nous un désastre complet", dit-il. "Les choses sont allées si loin, pouvons-nous encore réparer les dégâts?", s'alarme, visiblement ému, le diplomate et ancien secrétaire d'Etat adjoint Bob Oakley. Le scandale des tortures dans la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad, est une "catastrophe sur le plan moral", ajoute Bob Oakley. "Nous sommes arrivés pour montrer l'exemple au Moyen-Orient et qu'avons-nous fait ? Tout le contraire". Les Etats-Unis ont dépensé des milliards. De nombreuses vies, américaines et irakiennes, ont été perdues. "Notre réputation internationale a été atteinte. Pour tout cela, il est trop tard", répond Dan Philips, ancien ambassadeur en Afrique. Pire encore, grâce aux Etats-Unis, les ennemis d'hier, baassistes et islamistes, se sont trouvés des points communs. "Nous leur avons permis de surmonter leurs différences. Un remarquable exploit diplomatique", ironise Chas Freeman, ex-secrétaire adjoint à la Défense et ancien ambassadeur en Arabie saoudite. Chas Freeman estime que la manière dont l'administration Bush a géré les relations avec le monde islamique est particulièrement nuisible aux intérêts américains sur le long terme. Chas Freeman a également dénoncé "l'hystérie" qui a saisi le pays après les attentats du 11 septembre 2001, soulignant les abus en termes de droits de l'homme et de libertés civiles qui ont suivi. Evoquant une administration Bush "aveuglée par l'idéologie", Bob Oakley affirme que "jamais auparavant, nous n'avons été si nombreux à éprouver le besoin d'un changement de direction majeur dans notre politique étrangère". Les signataires s'inquiétent de la dégradation de l'image des Etats-Unis dans le monde, attestée par de nombreuses études et sondages. Une soixantaine d'anciens diplomates américains avaient déjà vivement critiqué en mai la politique de Washington au Proche-Orient dans une lettre au président Bush, une initiative jugée alors exceptionnelle.
"Tous
les ingrédients de la réussite sont
réunis", a assuré John Negroponte, ambassadeur
et nouvel homme fort des Etats-Unis en Irak, alors que le
ministre irakien de la Justice venait d'échapper
à un nouvel attentat. Le ministre n'a pas
été blessé, mais cinq de ses gardes du
corps ont été tués par l'explosion
d'une voiture piégée au passage de son convoi,
à 500 mètres de chez lui, dans l'ouest de
Bagdad.L'Irak connaît un regain de violence, avec une multiplication des attentats et des attaques depuis le transfert du pouvoir au gouvernement irakien mis en place par les Etats-Unis. Des groupes armés ont également enlevé de nouveaux otages qu'ils menacent d'exécuter si les troupes étrangères ne quittent pas le pays. Les Philippines ont ainsi décidé le retrait d'Irak de leurs militaires et gelé tout nouvel envoi de civils. Le gouvernement philippin a fait savoir que le retrait de son contingent d'Irak pourrait être achevé dès le 19 Juillet, afin d'éviter qu'un otage philippin soit décapité par ses ravisseurs. Quelque 4.000 Philippins se trouvent déjà en Irak, indispensables à l'entretien des bases américaines où ils assurent les tâches ménagères. En représailles à cette quasi-rebellion d'un pays vassal censé leur obéir de manière inconditionelle, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient "réévaluer" leurs relations avec les Philippines. En dépit de tout cela, l'ambassadeur américain John Negroponte se dit "plein d'espoir" et "optimiste" sur l'avenir de l'Irak. "La mission américaine en Irak est désormais de soutenir et assister le gouvernement et le peuple irakiens. (...) Je crois que tous les ingrédients de la réussite sont réunis".
Le président américain a en effet accusé la Syrie de "soutenir le terrorisme", et de "développer des armes de destruction massive". Selon George Bush, la Syrie représente "une menace extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l'économie des Etats-Unis". Il a également annoncé des sanctions économiques contre la Syrie, interdisant toutes les exportations américaines vers ce pays, à l'exception des vivres et des médicaments.
(AP)
Le
président George W. Bush conserve dans ses bureaux de
la Maison Blanche un trophée de guerre fort en
symbole: le pistolet que portait Saddam Hussein lorsque des
militaires américains l'ont sorti de sa cache
souterraine.L'arme a été encadrée, et le président américain expose ce trophée dans une pièce attenante au bureau Ovale. Le porte-parole de la présidence explique que "le président était fier de la performance et de la bravoure de nos forces armées. Il a été honoré de recevoir cette arme de la part des troupes impliquées dans cette opération". Lors d'une conférence de presse au sommet du G8 à Sea Island, un journaliste a demandé à Bush s'il envisageait de conserver le pistolet ou le donner au nouveau président irakien. Bush a répondu qu'il considérait désormais ce pistolet comme "une propriété du gouvernement américain".
Le livre "Bush sur le divan" fait actuellement un tabac aux Etats-Unis. L'ouvrage a été écrit par un professeur de médecine américain, le Dr Justin Frank. Il explique que le président américain "a le profil de l'ancien buveur dont l'alcoolisme a été stoppé, mais pas traité" et que "subsistent les interrogations sur les dommages permanents" produits par "plus de 20 ans d'alcoolisme" avant son entrée à la Maison Blanche. La politique étrangère de Bush est également analysée par le Dr Franck: "Bush a transformé sa vision destructurée et infantile du monde en une politique extérieure absolument combative et primitive".
(AP/AFP)
Dans
un entretien au quotidien "USA Today" du 26 Août,
George Bush déclare qu'il veut être
réélu président car il "sait ce qu'il
faut faire"."Il est essentiel que l'Amérique dirige [le monde] dans le 21e siècle, afin de vaincre les idéologues qui utilisent l'arme de la terreur, afin d'assurer la sécurité de la patrie, mais aussi afin de répandre la liberté. (...) Je sais ce qu'il faut faire, je vois clairement où nous devons aller et je veux consacrer 4 ans de plus à diriger dans ce sens. Et je pense que le peuple américain m'en donnera l'occasion", affirme le président. Dans cet entretien, George Bush répète qu'il a pris la bonne décision en envahissant l'Irak et il pense que les Américains lui accorderont un second mandat même s'ils ne sont pas d'accord avec la guerre.
(AP/AFP)
Dans
une interview publiée par le New York Times, George
Bush admet qu'il avait fait "une mauvaise évaluation
des conditions" en Irak après la guerre. Le New York
Times souligne que c'est le premier aveu public de Bush sur
ce sujet.Cette erreur est, d'après lui, liée à la "victoire rapide" des troupes américaines. Elle a donné le sentiment que les forces irakiennes étaient largement dominées, alors qu'en réalité, elles organisaient la résistance dans les villes, mettant sur pied une rébellion plus vite que le président et ses conseillers ne l'avaient prévu. George W. Bush a refusé de donner plus de détails sur son erreur d'appréciation. Selon lui, sa politique en Irak est "suffisamment souple" pour pouvoir contrer l'insurrection. "Nous sommes en train de nous ajuster aux conditions", a-t-il assuré. Par ailleurs, le George W. Bush s'est montré partisan de la voie diplomatique avec la Corée du Nord et l'Iran, contrairement à ce qu'il avait fait avec l'Irak. Bush dit qu'il ne poserait pas d'ultimatum à ces pays pour qu'ils désarment. "Je ne donne pas de calendrier à des dictateurs", a-t-il déclaré au New York Times. En revanche, il s'est engagé à poursuivre les pressions diplomatiques sur la Corée du Nord via la Chine, et sur l'Iran via l'Europe. Pour expliquer cette différence de traitement autrement que par la prise de conscience de l'échec en Irak, George Bush a estimé que le régime de Saddam Hussein avait défié la communauté internationale pendant beaucoup plus de temps.
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