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Monde

IRAN - EMPIRE US

L'Iran, prochaine cible des Etats-Unis ?

17.07.2004





Mohamed El Baradei
et le président iranien Khatami

Après l'invasion et l'occupation de l'Irak, l'Iran pourrait bien être le prochain pays pétrolier victime des "guerres préventives" américaines.

Une commission enquête actuellement sur les activités nucléaires de l'Iran qui est soupçonné d'enrichir de l'uranium à des fins militaires. Cette commission est conduite par Mohamed El Baradai, le directeur de l'AIEA
(Agence Internationale de l'Energie Atomique). Elle a été créée à l'initiative de la Grande Bretagne, de l'Allemagne et de la France. Dans une résolution adoptée en Juin, la commission accuse l'Iran de faire obstacle à l'enquête en cherchant à dissimuler des informations. Des reproches identiques à ceux qui avaient servi à justifier la guerre en Irak.

De son coté, l'Iran considère comme son droit absolu le fait d'enrichir de l'uranium, et dément avoir l'intention d'acquérir l'arme nucléaire. Le ministre iranien de la Défense a mis en garde les Etats-Unis contre toute attaque des installations nucléaires iraniennes. "Les Etats-Unis et les autres ennemis de la République islamique doivent savoir que nous répondrons de toutes nos forces à une action militaire contre notre pays", a affirmé l'amiral Ali Chamkhani, ajoutant que l'Iran se sera pas "limitée dans le temps ou l'espace" et aura "les mains libres" pour répondre à une action militaire contre ses installations.

IRAN - EMPIRE US

"Les frappes préventives ne sont pas un monopole américain",
prévient l'Iran

18.08.2004




Ali Chamkhani
(AFP) Le ministre iranien de la Défense, Ali Chamkhani, a laissé planer la menace d'une offensive de son armée pour empêcher une attaque contre les installations nucléaires de son pays, affirmant à la chaîne Al-Jazira que "les frappes préventives ne sont pas un monopole américain".

"Nous ne resterons pas les bras croisés en attendant que les autres fassent de nous ce qu'ils veulent.
(...) La présence militaire américaine (au Moyen-Orient) ne sera pas un élément de supériorité à nos dépens, au contraire, car leurs forces deviendraient otages auprès de nous", a ajouté M. Chamkhani. Il faisait ainsi allusion à la présence de dizaines de milliers de soldats américains en Irak et en Afghanistan, deux pays voisins de l'Iran.

"Nous traiterons toute frappe contre nos installations nucléaires comme une frappe contre l'Iran tout entier, et nous y répondrons avec toute notre force.
(...) Les Américains ne sont pas la seule force présente dans la région, car nous sommes aussi présents, de Khost à Kandahar en Afghanistan et nous sommes également capables d'être présents en Irak", a averti M. Chamkhani.

Autre avertissement iranien: en cas d'une attaque par Israel de son réacteur en construction à Bouchehr, l'Iran frappera le réacteur nucléaire israélien de Dimona. (allusion aux avions israeliens qui avaient détruit le réacteur nucléaires irakien "Osirak" par une attaque aérienne le 7 juin 1981). "Quant à Israël, nous n'avons aucun doute sur le fait qu'il s'agit d'une entité maléfique, ni qu'il est incapable de mener une opération militaire sans un feu vert américain et que l'on ne peut les séparer" l'un de l'autre, a encore dit M. Chamkhani.

IRAN

L'Iran prêt à produire des bombes nucléaires dans 3 ans

19.08.2004


(AP) L'Iran a informé la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne qu'il serait capable de produire des armes nucléaires d'ici 3 ans, et qu'il pourrait obtenir de l'uranium suffisamment enrichi pour fabriquer des bombes dans 1 an.

"Ces affirmations iraniennes démentent leurs affirmations publiques selon lesquelles leur programme nucléaire poursuit un but totalement civil et pacifique", a affirmé le sous-secrétaire d'Etat américain John Bolton au cours d'une interview.

L'agence des Nations unies pour l'énergie atomique pourrait condamner l'Iran lors de sa prochaine réunion le 13 septembre, ce qui devrait pousser les Etats-Unis à demander au Conseil de sécurité de prendre des mesures contre l'Iran.

IRAN

L'Iran va construire de nouveaux réacteurs nucléaires
avec l'aide de la Russie

22.08.2004


(AP) L'Iran a annoncé qu'il prévoyait de construire de nouvelles centrales nucléaires avec le soutien de la Russie, en dépit des inquiétudes américaines de voir Téhéran utiliser ces infrastructures pour concevoir une bombe atomique.

"Nous avons conclu des contrats avec la Russie pour construire davantage de réacteurs nucléaires. Aucun nombre précis n'a été mentionné mais notre contrat avec la Russie prévoit de construire plus d'une centrale nucléaire", a expliqué dimanche aux journalistes Asadollah Saboury, directeur adjoint de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, responsable du programme des centrales nucléaires.

Il a révélé qu'au moins deux autres pays européens avaient fait part de leur intérêt dans ce projet tout en refusant de les nommer. "Ils nous ont donné des documents exprimant leur souhait de s'associer au projet. Nous les accueillons volontiers", a déclaré Asadollah Saboury.

Le Conseil iranien de l'énergie nucléaire a décidé que le pays produirait 7.000 mégawatts d'électricité grâce au nucléaire d'ici 2021 afin de répondre à la demande croissance en énergie. La première centrale nucléaire iranienne est située à Bouchehr, une ville côtière du sud du pays De conception allemande et refaite par la Russie, devrait être opérationnelle en août 2006. Un deuxième réacteur nucléaire doit également être construit sur le site. Ces projets nucléaires causent par ailleurs l'inquiétude des écologistes, l'Iran étant un pays régulièrement frappé par les séismes.

IRAN

L'Iran souffle le chaud et le froid

28.08.2004



(AP) Le président iranien Mohammad Khatami a annoncé que son pays était prêt à fournir des garanties qu'il ne cherchera pas à acquérir des armes nucléaires. "En tant que musulmans, nous ne pouvons utiliser des armes nucléaires. Celui qui ne peut utiliser des armes nucléaires ne peut les fabriquer" a dit M.Khatami, tout en réaffirmant que l'Iran n'avait pas l'intention d'abandonner son programme nucléaire destiné à une utilisation pacifique.

Le président iranien a aussi averti les Etats-Unis qu'un succès en Irak et en Afghanistan ne sera possible qu'avec le soutien de l'Iran.

IRAN

Les Etats-Unis veulent des sanctions contre l'Iran

02.09.2004


(AP) Les Etats-Unis veulent que les Nations unies imposent des sanctions à l'Iran qui, selon l'administration Bush, s'apprête à enrichir suffisamment d'uranium pour fabriquer quatre armes nucléaires.

Cette annonce faite le 1er septembre par le secrétaire d'Etat américain Colin Powell lors d'une visite au Panama, survient alors que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a publié un rapport sur les projets nucléaires de l'Iran.

Colin Powell a préconisé des sanctions politiques, économiques et/ou diplomatiques. Il a appellé à une action du Conseil de sécurité lors de la réunion du conseil de l'AIEA le 13 septembre. Le secrétaire d'Etat américain a indiqué qu'il envisageait de consulter l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et d'autres membres de l'AIEA sur le sujet.

IRAN

Réunion du G8 sur le nucléaire iranien

10.09.2004


(AP) Les responsables du G8 chargés du désarmement se sont réunis à Genève pour deux jours de rencontres destinées à parler du programme nucléaire iranien, et de la volonté des Etats-Unis de faire voter une résolution contre l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU.

La réunion était présidée par le sous-secrétaire d'Etat américain, John R. Bolton.

IRAN

L'Iran annonce avoir testé avec succès un "missile stratégique"

25.09.2004


(AP) L'Iran a annoncé samedi avoir testé avec succès un missile stratégique. En août 2004, l'Iran avait annoncé avoir testé une nouvelle version de son missile balistique Shahab-3, déjà capable d'atteindre Israël et les forces américaines déployées au Moyen-Orient.

IRAN

L'Iran avance à 2000 km la portée de ses missiles

05.10.2004


(AFP) L'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, qui demeure un personnage central du régime iranien, a révélé pour la première fois que l'Iran avait augmenté la portée de ses missiles balistiques à 2.000 kilomètres.

"Nous avons aujourd'hui la puissance de lancer nos missiles jusqu'à 2.000 km et les experts savent qu'une fois qu'un pays a franchi cette étape, toutes les suivantes sont accessibles", a déclaré l'ancien président.

L'Iran a testé le 11 août 2004 une version optimisée de ce missile baptisé Chahab-3 (en photo). Sa portée était précédemment de 1.300 à 1.700 km.

IRAN

Israël appelle l'ONU à agir contre l'Iran

22.09.2004


(AP) Estimant que l'Iran n'abandonnera jamais son programme de développement d'armes nucléaires, Israël a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies d'agir rapidement "pour mettre fin à ce cauchemar".

Israël a également affirmé que l'Iran avait détrôné l'Irak de Saddam Hussein à la place "d'exportateur n°1 de terrorisme, de haine et d'instabilité dans le monde", menaçant l'Etat hébreu et le monde entier. Le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom a affirmé que les missiles iraniens avaient la capacité d'atteindre Londres, Paris et le sud de la Russie.

"La communauté internationale reconnaît aujourd'hui que l'Iran n'est pas seulement une menace pour Israël mais aussi pour le monde entier", a déclaré Silvan Shalom.

De son côté, l'Iran a accusé Israël d'être une "menace universelle" et le ministre des Affaires étrangères de Téhéran, Kamal Kharrazi, a annoncé que l'Iran réagirait "le plus sévèrement possible" si Israël frappait ses capacités nucléaires.

MASOCHISME

L'Iran préfère Bush à Kerry

19.10.2004


Le gouvernement iranien vote Bush. Pourtant accusé par celui-ci d'appartenir à "l'axe du Mal", d'accueillir des membres d'Al-Qaïda et de chercher à se doter d'armes nucléaires, l'Iran a apporté son soutien au président américain pour l'élection du 2 novembre.

Historiquement, les démocrates, dont John Kerry est le candidat, ont causé plus de torts à l'Iran que les républicains, a expliqué Hassan Rowhani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne. "Nous n'avons rien vu de bon des démocrates. (...) Nous ne devons pas oublier que la plupart des sanctions et des pressions économiques imposées à l'Iran l'ont été à l'époque de Clinton. Et nous ne devons pas oublier que Bush, malgré sa rhétorique dure et sans fondement contre l'Iran, n'a pas pris concrètement de mesures dangereuses contre l'Iran", a déclaré M. Rowhani à la télévision iranienne.

C'est la première fois depuis plusieurs décennies que l'Iran se prononce ouvertement en faveur de l'un des candidats à la présidentielle américaine.

Téhéran préfère généralement les républicains aux démocrates, qui ont tendance à faire davantage pression sur la question des droits de l'Homme. "Nous ne désirons pas voir les démocrates prendre le pouvoir", a reconnu M. Rowhani.

IRAN

L'Iran accepte de suspendre l'enrichissement d'uranium

14.11.2004




Hassan Rowhani, responsable du programme nucléaire iranien
(AFP) L'Iran a accepté une suspension de l'enrichissement d'uranium contre une offre de coopération européenne, éloignant la menace d'être traîné devant le Conseil de sécurité de l'ONU, selon Hassan Rowhani, le chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne. La République islamique, accusée par les Etats-Unis et Israël de mettre au point la bombe atomique sous le couvert d'activités nucléaires civiles, a ainsi accédé aux demandes pressantes de la communauté internationale, et en particulier de l'Union européenne, qui réclamait une suspension complète.

"Nous avons accepté de suspendre quasiment toutes les activités liées à l'enrichissement", a déclaré Hassan Rowhani devant la presse après avoir reçu les ambassadeurs allemand, britannique et français à Téhéran.

L'Iran a consenti à suspendre non seulement l'enrichissement, mais aussi les opérations préalables: la conversion d'uranium et la production des pièces de centrifugeuses, les appareils qui servent à l'enrichissement. Il s'agissait là d'une exigence européenne qui a paru un temps compromettre un accord.

"La suspension est valable le temps des négociations" en vue d'un accord de coopération à long terme, a précisé M. Moussavian, "les négociations vont commencer le 15 décembre".

Il a souligné que les Européens avaient aussi "reconnu le droit de l'Iran à posséder la technologie nucléaire civile et le cycle du combustible", reconnaissance dont les Iraniens faisaient une affaire de principe.

En contrepartie de cette suspension, les Européens ont offert à l'Iran une coopération nucléaire, comprenant l'aide à l'acquisition d'un réacteur de recherche à eau légère et des assurances quant à l'approvisionnement en combustible des centrales iraniennes. L'offre comporte aussi un volet commercial et un autre politique.

L'AIEA doit encore se réunir le 25 novembre à propos du programme nucléaire iranien. Les Etats-Unis, qui accusent l'Iran de développer secrètement des armes nucléaires, veulent que l'AIEA porte le dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU, lequel pourrait imposer des sanctions à l'Iran.

IRAN

L'Iran demande des exemptions sur l'enrichissement d'uranium

25.11.2004




Mohamed El Baradei,
président de l'AIEA
(AFP) Trois jours après avoir accepté de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, l'Iran a demandé à l'AIEA des exemptions, afin de garder en activité des dizaines de centrifugeuses pour la recherche.

Cette exigence a été formulée à la veille de la réunion du conseil des gouverneurs, l'exécutif politique de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui dépend de l'ONU. Le conseil des gouverneurs de l'agence doit examiner un projet de résolution euro-américain qui, suite à la suspension de l'enrichissement, évitera de demander des sanctions de l'ONU contre l'Iran.

L'AIEA s'est déclaré outré par cette demande. "Cela est inacceptable pour nous", a renchéri un diplomate européen. Selon des diplomates, cette ultime exigence ne peut que renforcer les doutes occidentaux sur la crédibilité des assurances iraniennes sur le caractère pacifique de ses programmes.

La suspension est incomplète en raison des demandes d'exemption iraniennes pour 20 centrifugeuses de recherche, a déclaré Mohammed ElBaradei, directeur-général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, juste avant l'ouverture du conseil des gouverneurs.

Des entretiens entre la délégation iranienne et celles de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne (les 3 pays qui consuisent les négociations) se sont conclues sans accord. L'exigence iranienne "est politiquement extrêmement dommageable", a déclaré un diplomate européen, en indiquant que l'UE ne voulait pas céder.

Dans son rapport au conseil, M. ElBaradei a indiqué que l'Iran avait en fait déjà produit après conversion de minerai un total de 3,5 tonnes de gaz d'uranium UF6, un produit injecté dans les centrifugeuses pour l'enrichissement. Cette quantité ne suffit certes pas à fabriquer une bombe. Et ni la conversion, ni l'enrichissement, ne sont interdits par le Traité de non-prolifération nucléaire que l'Iran a signé. Mais devant l'inquiétude des Occidentaux sur les intentions iraniennes, l'AIEA avait exigé en septembre que l'Iran renonce à ces activités pour restaurer la confiance.

Le conseil devrait aussi censurer la Corée du Sud pour des expériences nucléaires secrètes dans le passé, mais sans saisir le Conseil de sécurité.

IRAN

Les pays européens écartent l'option militaire contre l'Iran

19.01.2005


(AFP) Alors qu'ils étaient divisés sur le dossier irakien, les pays européens ont écarté ensemble toute option militaire contre l'Iran, en insistant sur la nécessité d'un règlement diplomatique à la question du nucléaire iranien.

Il n'y a pas "d'alternative" aux pourparlers menés avec Téhéran pour empêcher une "militarisation nucléaire" de ce pays, a affirmé le porte-parole du gouvernement allemand Belan Anda. "Ces pourparlers se mènent en étroite coordination aves les Etats-Unis", a-t-il ajouté.

La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni négocient depuis la mi-décembre avec l'Iran pour obtenir un accord à long terme dans lequel Téhéran renoncerait définitivement à toute ambition nucléaire militaire. Dans l'attente d'un tel accord, les Européens ont obtenu de l'Iran une suspension des activités d'enrichissement d'uranium qui peuvent avoir une finalité militaire.

"Ceux qui pensaient que nous ne serions pas capables de négocier quelque chose de substantiel avaient tort. Ceux qui pensaient qu'on ne pourrait pas établir un certain niveau de confiance avec les Iraniens tout en ayant un solide consensus avec les Etats-Unis et les pays non alignés avaient tort. Cela a demandé un travail phénoménal mais, jusqu'ici, ça marche", a affirmé le secrétaire au Foreign office Jack Straw.

IRAN

Condoleezza Rice souffle le chaud et le froid à propos de l'Iran   

04.02.2005


(AFP) La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a fait monter d'un cran la pression sur l'Iran en déclarant que la façon dont le régime islamique de Téhéran traitait sa population était "quelque chose d'exécrable".

"Je ne pense pas que quiconque estime que les mollahs qui n'ont pas été élus et qui dirigent ce régime sont une bonne chose, tant pour le peuple iranien que pour la région. Je pense que nos alliés européens sont d'accord avec notre point de vue que l'attitude du régime iranien en ce qui concerne les droits de l'Homme et à l'égard de sa propre population est quelque chose d'exécrable.
(...) La cause que nous défendons, c'est que le peuple iranien puisse avoir une chance de déterminer son propre avenir, et à l'heure actuelle sous ce régime, ils n'ont pas la possibilité de déterminer leur propre avenir.", a-t-elle déclaré à des journalistes qui l'accompagnent dans sa tournée en Europe et au Proche-Orient

Condoleezza Rice a toutefois indiqué que l'éventualité d'une attaque américaine sur l'Iran "n'est pas à l'ordre du jour à ce stade". "Nous avons de nombreux outils diplomatiques encore à notre disposition et nous avons l'intention de les épuiser tous" a-t-elle précisé.

IRAN

Iran: Khatami promet le "feu de l'enfer" au "Grand Satan" américain

10.02.2005


(AFP) Le président iranien Mohammad Khatami a promis "le feu de l'enfer" à ceux qui oseraient envahir son pays, lors d'un discours prononcé devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à l'occasion du 26e anniversaire de la Révolution islamique.

"Le peuple iranien est uni contre toute menace ou attaque. Personne ne peut nous humilier, nous ne dépendons de personne. Tout envahisseur découvrira que l'Iran sera pour lui le feu de l'enfer", a déclaré M. Khatami.

"Ces menaces que vous entendez en ce moment procèdent simplement de la guerre psychologique et sont la conséquence de leurs échecs", a ajouté M. Khatami devant la foule, présente en masse malgré le froid et la neige.

En plus des traditionnels "Mort à l'Amérique", on pouvait voir déambuler un âne sur lequel était peint le drapeau américain. Parmi l'assistance, un pantin à l'effigie de George Bush portait une pancarte sur laquelle on pouvait lire "débile mental", tandis qu'une poupée grandeur nature de Mme Rice était affublée d'un "vieille fille", en référence à son statut de célibataire.

Devant ce rassemblement, l'ancien président Rafsandjani a estimé que la forte participation populaire "sous la neige et le froid était un message pour les Américains."

IRAN

L'Iran dit son programme nucléaire invulnérable à une attaque américaine

08.02.2005


(AP/AFP) Le principal négociateur nucléaire iranien a averti qu'une frappe militaire américaine ne détruirait pas ses installations nucléaires.

"Nous recherchons pas la tension avec les Etats-Unis. Nous cherchons à régler nos différends avec l'Amérique mais ce sont les Américains qui ne veulent pas que ces problèmes soient résolus", a affirmé Hasan Rowhani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale..

"Il n'existe pas de problème dans le monde aujourd'hui qui ne puisse être réglé", a dit Hasan Rowhani avant d'affirmer qu'une frappe américaine serait vouée à l'échec.

"La technologie nucléaire de l'Iran est entre les mains de ses scientifiques et d'ateliers disséminés à travers tout le pays. Tous ont la capacité de fabriquer des centrifugeuses. Par conséquent, l'Amérique ne pourra pas détruire les installations nucléaires et les mines par une simple frappe militaire", a dit Hasan Rowhani.

Cependant, Hassan Rohani ne considère pas que la menace d'une attaque américaine soit sérieuse. "Les Etats-Unis ne tireraient aucun profit d'une attaque militaire. Les menaces américaines en termes politiques, la poursuite de leur guerre psychologique, l'invasion culturelle et les pressions économiques sont sérieuses, mais je ne crois pas (que la menace d'une) attaque militaire soit sérieuse", a-t-il dit, tout en soulignant que "les capacités militaires de l'Iran n'ont jamais été aussi puissantes dans toute son histoire".

IRAN

Le président Khatami jure que l'Iran ne renoncera jamais à ses progrès nucléaires, met l'Europe en garde

09.02.2005


(AFP) Le président Mohammad Khatami a juré que Téhéran n'abandonnerait jamais les progrès liés au nucléaire et a menacé de ne pas respecter les engagements pris si les Européens abandonnent les leurs. Une mise en garde alors que viennent de reprendre les négociations entre Téhéran et la "troïka" européenne (Grande-Bretagne, France, Allemagne).

Khatami a expliqué que si les pourparlers échouaient, son gouvernement se considérerait délié de sa promesse de suspension de toutes les activités liées à l'enrichissement de l'uranium.

Il a rappelé que la plupart des Iraniens veulent que leur pays continue son développement nucléaire. Ce programme nucléaire, fierté nationale, est peut-être le seul sujet sur lequel tout le spectre politique iranien est d'accord.

Le président iranien a une nouvelle fois affirmé que l'Iran ne fabriquerait jamais d'armes nucléaires, rappelé qu'il était signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et avait réaffirmé en novembre son engagement en vue d'un usage exclusivement pacifique de son nucléaire.

IRAN

Condoleezza Rice menace l'Iran de sanctions à l'ONU et critique le manque de fermeté des Européens

09.02.2005


(AP) L'Iran s'expose à des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies en raison de son programme nucléaire, a averti a secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

"Les Iraniens doivent comprendre que s'ils n'acceptent pas le marché que les Européens leur proposent
(...) dès lors la transmission au Conseil de sécurité menace", a-t-elle déclaré à la chaîne de télévision américaine Fox News.

"Je ne sais pas si quelqu'un a dit cela aux Iraniens aussi clairement qu'il le fallait" a-t-elle ajouté, dans une allusion implicite au trio Allemagne-France-Royaume Uni qui négocie actuellement avec L'Iran.

IRAN

Les Etats-Unis utilisent des drones pour espionner les installations militaires de l'Iran

16.02.2005


(AP) Les Etats-Unis utilisent des drones (avions de surveillance téléguidés) depuis mi-2004 pour survoler l'Iran à la recherche de preuves de l'existence d'un programme d'armement nucléaire, mais aussi pour tester la défense aérienne, selon le "Washington Post".

Les avions utilisent un radar, des caméras vidéo et des appareils photo, ainsi que des philtres capables de détecter des traces d'activité nucléaire afin de recueillir des informations que les satellites ne peuvent obtenir.

D'après le "Washington Post", un responsable américain a reconnu le déploiement de drones sur les frontières iraniennes du nord et de l'ouest, d'abord en avril 2004 puis à nouveau en décembre et en janvier. L'iran a officiellement protesté contre ces incursions auprès d'intermédiaires suisses, en l'absence de relations diplomatiques avec Washington.

IRAN

L'Iran confirme le survol de ses installations nucléaires par des drones américains

16.02.2005


(AP) Les Etats-Unis ont envoyé des drones (avions sans pilote) au-dessus des sites nucléaires iraniens, a annoncé le ministre iranien chargé des renseignements Ali Yunesi.

"La plupart des objets brillants que notre population peuvent voir dans l'espace aérien de l'Iran sont des appareils espions américains utilisés pour surveiller les installations militaires et nucléaires de l'Iran.
(...) L'espionnage américain dans l'espace aérien iranien dure depuis assez longtemps ", a dit le ministre.

Ces déclarations viennent confirmer les informations publiées par le "Washington Post" et selon lesquelles des responsables américains non identifiés affirmaient que des drones survolaient l'Iran depuis près d'un an en quête de preuve d'un programme d'armement nucléaire.

SYRIE - IRAN

L'Iran et la Syrie unis contre les menaces américaines

16.02.2005


(AP) L'Iran et la Syrie ont annoncé qu'ils formeraient un front uni pour faire face aux possibles menaces, sans citer explicitement les Etats-Unis.

"A la lumière des circonstances particulières auxquelles fait face la Syrie, l'Iran lui communiquera son expérience, notamment concernant les sanctions", a déclaré le premier vice-président iranien Mohammad Reza Aref, après un entretien avec le Premier ministre syrien Mohammad Naji Otari.

"A ce stade sensible, les deux pays doivent former un front uni face aux nombreux défis", a renchéri Mohammad Naji Otari.

Téhéran et Damas sont sous le coup de sanctions économiques américaines et les deux pays sont soumis à des pressions américaines intenses. Les Etats-Unis accusent l'Iran de chercher à produire des armes nucléaires tandis que les relations avec la Syrie se sont dégradées, particulièrement après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth.

IRAN

L'Iran saura dans les six mois comment faire une bombe nucléaire selon Israël

16.02.2005


(AP) L'Iran disposera d'ici 6 mois des connaissances pour construire des armes de destruction massive, a affirmé à Londres le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom.

"Dans six mois, ils termineront les tests pour avoir la connaissance pour produire des armes de destruction massive. Ce n'est pas seulement un problème israélien mais un problème international, les missiles à longue portée pouvant atteindre l'Europe.", a-t-il déclaré devant les journalistes.

Le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz avait précédemment estimé que Téhéran pourrait disposer d'armes nucléaires d'ici deux ans.

Les déclarations de Silvan Shalom sont en contradiction avec celles du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed ElBaradei, selon lequel il n'y a pas de preuves que l'Iran se dote d'armes nucléaires.

Chris Rundle, un expert britannique de l'univesité de Durham, a émis de sérieux doutes sur les déclarations de M. Shalom, estimant qu'Israël exagérait vraisemblablement la menace iranienne. "Dans les années 90, les Israéliens disaient régulièrement que l'Iran aurait la bombe d'ici trois à cinq ans. Un an plus tard, ils disaient la même chose... Au fil des ans, les Israéliens ont été ceux qui, plus que n'importe qui d'autre, ont mis en garde contre la menace iranienne, et la presse américaine a été influencée par ça", a-t-il déclaré à l'AFP. Il a également souligné que le processus de militarisation d'une charge nucléaire "prend du temps" et que Téhéran "n'a pas procédé au moindre essai atomique".

IRAN

L'élection d'Ahmadinejad éloigne la perspective d'une détente entre Téhéran et Washington

27.06.2005


(AFP) L'élection à la présidence iranienne de Mahmoud Ahmadinejad (en photo) a durablement éloigné la perspective d'une détente entre les Etats-Unis et l'Iran, estiment diplomates et analystes.

Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rompus en 1980 quand des étudiants iraniens avaient gardé en otage durant 444 jours 52 Américains dans l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Plus récemment, le président américain George W. Bush a placé l'Iran sur son "axe du Mal" et l'accuse de soutenir le terrorisme international, de chercher à déstabiliser la région et le soupçonne de vouloir se doter de l'arme atomique.

Mahmoud Ahmadinejad est un ancien officier de l'armée idéologique du régime, les "Gardiens de la Révolution" qui ont pour habitude d'inscrire sur leurs missiles "Nous effacerons Israël de la carte".

IRAN

Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment

06.08.2005


(AP) Le nouveau président iranien Mahmoud Ahmadinejad a prêté serment devant le parlement, affirmant dans son discours inaugural qu'il axerait sa politique étrangère sur des bonnes relations avec le reste du monde, mais que la République islamique ne se soumettrait pas à la "tyrannie" de l'étranger et ne se laisserait pas intimider par les pressions intenses exercées par l'Occident pour contenir ses ambitions nucléaires.

"Nous sommes logiques et respectons les règles internationales, mais nous ne céderons pas à ceux qui veulent porter atteinte à nos droits.
(...) La nation iranienne ne saurait être intimidée", a dit Ahmedinejad.

IRAN

Face aux menaces communes l'Iran veut renforcer ses liens avec la Syrie

07.08.2005




Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président syrien Bashar al-Assad le 7 août 2005 à Téhéran
(AFP) Le nouveau président de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad a salué un "ami de la nation iranienne" en la personne du président syrien Bachar al-Assad, et a promis un renforcement de relations déjà étroites face aux "menaces qui nous rapprochent".

Bachar al-Assad, dont le pays est le plus sûr allié de l'Iran dans la région, est arrivé en Iran pour une visite de deux jours dès le lendemain de la prestation de serment de M. Ahmadinejad devant le parlement.

Les deux pays, visés par des sanctions américaines, sont soumis à un surcroît de pressions, l'Iran à cause de ses activités nucléaires surtout, la Syrie en raison de son opposition au désarmement du Hezbollah au Liban, et les deux à cause de leur rôle supposé en Irak. L'Iran et la Syrie sont les deux pays auxquels le président américain George W. Bush s'en est pris le plus vigoureusement dans son discours sur l'état de l'Union en février 2005.

IRAN

L'Iran a fabriqué secrètement plus de 4000 centrifugeuses

09.08.2005


(AP) L'Iran a fabriqué secrètement quelque 4000 centrifugeuses capables d'enrichir l'uranium pour le transformer en uranium militaire, a affirmé Alireza Jafarzadeh, un dissident iranien en exil qui avait révélé en 2002 les détails du programme nucléaire de Téhéran.

Ces centrifugeuses auraient été fabriquées à l'insu de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et sont prêtes à être installées sur le site nucléaire de Natanz.

M. Jafarzadeh dirige le Strategic Policy Consulting, un groupe de réflexion basé à Washington et qui s'intéresse essentiellement à l'Iran et l'Irak.

L'AEIA, réunie en urgence à Vienne pour discuter du dossier iranien, n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat sur l'existence ou non de ces centrifugeuses.

IRAN

Le conseil de l'AIEA demande en vain à l'Iran l'arrêt de ses activités nucléaires

11.08.2005


(AFP) L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté une résolution européenne demandant à l'Iran d'arrêter la production de combustible nucléaire.

Selon M. ElBaradei, le conseil des gouverneurs a jugé essentiel que l'Iran revienne sur le redémarrage des activités de conversion d'uranium à Ispahan, cette semaine, "en tant que mesure de confiance" après des années de dissimulation dans le passé.

"L'Iran ne cèdera pas et sera producteur de combustible nucléaire d'ici à dix ans", a pourtant rétorqué le chef de la délégation iranienne à Vienne, Cyrus Nasseri, en dénonçant la résolution.

en photo: Réunion de l'AIEA à Vienne le 9 août 2005

IRAN

L'Iran lève les scellés sur l'usine de conversion d'Ispahan

10.08.2005


(AFP/AP) L'Iran a commencé à lever les scellés sur l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan (centre), qui va ainsi reprendre pleinement des activités nucléaires ultra-sensibles, a indiqué le vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Saïdi.

"Les scellés sont en train d'être brisés", a confirmé à l'AFP Melissa Fleming, porte-parole de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui avait installé des caméras de surveillance dans l'usine d'Ispahan.

Dans une atmosphère de vive excitation, un journaliste de l'AFP sur place a vu des techniciens revêtus de tenues de protection scier le couvercle d'un premier baril de poudre d'uranium devant être ensuite déversé dans des convertisseurs.

Protégée par des dizaines de batteries anti-aériennes, l'usine d'Ispahan est un maillon essentiel du programme nucléaire de l'Iran.

IRAN

Le représentant de l'Iran à l'AIEA met en garde l'Europe et les Etats-Unis

10.08.2005


(AP) Le représentant de l'Iran à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Cyrus Nasseri, a déconseillé à l'Europe et aux Etats-Unis de faire appel au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la reprise par Téhéran de la conversion d'uranium. M. Nasseri a déclaré qu'une telle initiative serait un pas en avant sur "le chemin de la confrontation". "Je pense que ce serait une grave erreur des Etats-Unis, et particulièrement de l'Europe", a-t-il déclaré sur la BBC. "Il n'y a pas de base légale pour aller devant le Conseil de sécurité". L'Iran affirme que son programme nucléaire est pacifique, destiné seulement à produire de l'électricité.

Par ailleurs, Téhéran a rejeté les allégations du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld selon lesquelles l'Iran pourrait être à l'origine de l'entrée d'armes illégales en Irak, "Rumsfeld essaie de détourner l'opinion publique des méfaits évidents commis par les Etats-Unis en Irak", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hamid Reza Asefi.

IRAN

L'Iran brandit la menace pétrolière dans le dossier nucléaire

30.09.2005


(Reuters) L'Iran pourrait réagir à une saisie du Conseil de sécurité de l'ONU sur son programme nucléaire en restreignant ses exportations pétrolières, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans une interview.

L'Iran, quatrième exportateur mondial de pétrole, détient 11% des réserves de brut de la planète et ses gisements de gaz naturel le placent au deuxième rang mondial.

L'Iran a également annoncé qu'il cesserait d'autoriser les inspections de ses installations nucléaires par l'AIEA en cas de saisie du Conseil de sécurité.

IRAN

Mahmoud Ahmadinejad estime qu'Israël doit être rayé de la carte

26.10.2005


(Reuters/AFP) Lors d'une conférence intitulée "un monde sans sionisme" à laquelle participaient quelque 3000 étudiants, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré qu'Israël devrait être "rayé de la carte", et que "le monde musulman ne laissera pas son ennemi historique vivre en son coeur".

C'est la première fois depuis des années qu'un dirigeant iranien aussi haut placé prône publiquement la destruction d'Israël, même si celle-ci fait partie de la propagande du régime. Ces propos, tenus en pleine crispation sur le nucléaire iranien, ont aussitôt suscité de vives condamnations occidentales. Américains et Israéliens y ont vu la confirmation que les Iraniens cherchaient à se doter de l'arme nucléaire.

A Washington, le porte-parole de la Maison blanche, Scott McClellan, a déclaré que les Etats-Unis prenaient très au sérieux les propos du président iranien. "Cela ne fait que souligner nos inquiétudes quant aux intentions nucléaires iraniennes", a-t-il dit. .

Selon le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom, l'Iran représente un danger "évident et actuel". "Il est temps de porter le dossier iranien devant le Conseil de sécurité, et le plus tôt sera le mieux", a-t-il ajouté. Le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres a quant à lui appelé à l'expulsion de l'Iran de l'ONU: "il est inconcevable qu'à la tête d'un pays membre de l'Onu se trouve un homme appelant à un génocide".

Dans les capitales occidentales, la réaction est unanime. "Si ces propos ont bien été tenus, ils sont inacceptables", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. A Londres, un porte-parole du Foreign Office a estimé que les propos du président iranien étaient "profondément inquiétants et répugnants". A Madrid, le ministère espagnol des Affaires étrangères a décidé de convoquer sans attendre l'ambassadeur d'Iran afin de lui demander des explications". Le ministre canadien des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a quant à lui déclaré que "Nous ne pouvons pas tolérer des manifestations d'une telle haine, d'un tel antisémitisme, d'une telle intolérance".

IRAN

L'Iran aurait remis à l'ONU la recette d'une bombe atomique

18.11.2005




centrale nucléaire iranienne
(Reuters) L'Iran a remis à des inspecteurs des Nations Unies un document qui contient les instructions nécéssaires à la mise au point du noyau d'une arme atomique.

Les Iraniens ont dit à l'AIEA avoir reçu ce document d'individus liés au marché noir nucléaire mis en place par le scientifique pakistanais Abdul Qadeer Khan, père de la bombe atomique pakistanaise tombé en disgrâce. L'Iran aurait reçu le document sans l'avoir demandé et n'en avoir jamais rien fait.

Bien que ce texte comment fabriquer une composante essentielle d'une arme atomique, de nombreux autres éléments restent nécessaires pour mettre au point une arme complète. Selon un responsable proche de l'AIEA, ces instructions ne "représentent pas le manuel pour fabriquer la bombe", que la Lybie avait obtenu du réseau d'Abdul Qadeer Kan. (Depuis, les Libyens ont renoncé fin 2003 à développer des armes de destruction massive).

IRAN

Réunion de l'AIEA: l'Iran échappe au Conseil de Sécurité

24.11.2005


(Reuters) Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) a décidé de ne pas envoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité pour l'intant, préférant explorer la proposition russe qui consisterait à autoriser l'Iran à convertir de l'uranium puis à le transférer en Russie pour son enrichissement, un processus qui, en fonction de son intensité, peut servir à la production d'électricité ou à la fabrication d'armes nucléaires.

"Mais l'Iran ne doit pas déduire de cela que le conseil des gouverneurs ou que l'Union européenne sont disposés à lui signer un chèque en blanc.
(...) Il existe un large consensus pour ne pas autoriser l'Iran, dans les circonstances actuelles, à mener des activités liées à l'enrichissement sur son sol", précise le communiqué en faisant état de "préoccupations unanimes" quant aux informations selon lesquelles l'Iran aurait obtenu au marché noir des documents sur la façon de fabriquer le noyau d'une arme atomique. Peter Jenkins, l'ambassadeur de la Grande-Bretagne auprès de l'AIEA, a déclaré que cela montrait clairement la volonté iranienne de se procurer des armes nucléaires. Il a ajouté que si l'UE avait décidé de donner davantage de temps à l'initiative russe, la patience de la "troïka" avait pourtant des limites, mais n'a pas toutefois fixé d'ultimatum.

IRAN

L'Iran échappe au Conseil de Sécurité (suite)

27.11.2005


Trois jour après avoir échappé au Conseil de Sécurité de l'ONU en acceptant de faire enrichir son uranium en Russie, l'Iran fait volte-face. Téhéran vient ainsi d'annoncer que l'offre de nouvelles négociations avec des représentants de l'Union européenne devait garantir que son programme nucléaire ne serait pas déplacé en dehors de l'Iran, rejetant ainsi le compromis accepté lors de la réunion de l'AIEA. L'Iran a ainsi gagné plusieurs mois, le temps que les fonctionnaires internationaux de l'AIEA se réunissent à nouveau...

IRAN

Tollé après les nouvelles déclarations du président iranien
sur Israël

08.12.2005


(AP) Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est à nouveau attiré les foudres de la "communauté internationale" en suggérant à l'Europe d'héberger l'Etat d'Israël sur son sol en réparation de l'Holocauste.

"Certains pays européens insistent pour dire que, durant la seconde guerre mondiale, Hitler a brûlé des millions de juifs et les a mis dans des camps de concentration. Tout historien, commentateur ou scientifique qui doute de cela est mis en prison ou est condamné. Donnons une terre aux sionistes en Europe ou en Allemagne ou en Autriche pour qu'ils puissent y installer leur gouvernement. Ils ont été confrontés à l'injustice en Europe, alors pourquoi les persécutions retombent-elles sur les Palestiniens? Offrez un morceau de terre d'Europe, et nous soutiendrons cette décision.", a déclaré M. Ahmadinejad lors d'une conférence de presse à La Mecque où se tenait un sommet islamique.

"Ceux qui occupent et dirigent Jérusalem, quelle est l'origine de leurs pères? La plupart d'entre eux n'ont aucune racine en Palestine, mais ils tiennent le destin de la Palestine entre leurs mains et se permettent de tuer le peuple palestinien", a ajouté le président iranien.

Ces déclarations ont à nouveau suscité l'indignation d'Israël où le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom a estimé que les propos du président iranien "devraient provoquer un réveil de nous tous à travers le monde". "Cette déclaration étrange et extrême nous montre, encore une fois, à qui nous avons affaire.
(...) Nous devrions tout faire pour le stopper et pour stopper les efforts iraniens en vue de développer la bombe nucléaire", a déclaré M. Shalom.

A Washington, le porte-parole du département d'Etat, Adam Ereli, a qualifié les propos du président iranien de "consternantes et répréhensibles,
(...) en opposition avec les valeurs que partage le reste de la communauté internationale".

Au nom de l'Union européenne, le secrétaire britannique au Foreign Office, Jack Straw, a qualifié les derniers propos du président iranien de "totalement inacceptables". Pour lui, "ils n'ont aucune place dans un débat politique civilisé".

A Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Jacques Chirac ont également condamné les propos de M. Ahmadinejad lors d'un conférence de presse conjointe. "Ces propos du président iranien sont parfaitement inacceptables. En tant que chancelière d'Allemagne, qui a à cet égard une responsabilité face à l'histoire, je condamne avec la plus grande fermeté ces positions", a déclaré Angela Merkel. Jacques Chirac a exprimé la même "indignation face au caractère inacceptable des propos qui ont été tenus par l'Iran". Le président français a noté que l'Union européenne partageait ce "sentiment unanime".

IRAN

Le président iranien accuse l'Europe d'avoir voulu parachever le génocide des juifs

01.01.2006


(AP/Reuters) Après avoir qualifié de "mythe" le génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a provoqué à nouveau l'indignation des pays occidentaux en déclarant que l'Europe avait voulu parachever l'oeuvre des nazis en créant un Etat d'Israël au milieu de pays musulmans.

"Ne pensez-vous pas que la poursuite du génocide, par l'expulsion des juifs d'Europe, était l'un des objectifs (des Européens), avec la création d'un régime d'occupants d'Al-Quods (Jérusalem)? N'est-ce pas une question importante? ", a lancé le président iranien.

Mahmoud Ahmadinejad a ajouté que la création d'Israël après la Seconde Guerre mondiale a "fait d'une pierre deux coups" pour l'Europe. Les objectifs consistaient à "évincer les Juifs d'Europe et en même temps à créer un appendice européen de caractère sioniste et anti-islamique au coeur du monde islamique". Et d'ajouter que l'antisémitisme était une tradition forte et de longue date en Europe, tandis que les juifs avaient vécu en paix parmi des musulmans pendant des siècles.

ISRAEL - IRAN

Israël n'exclut pas une action militaire contre l'Iran

11.12.2005


(AP) Un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, a déclaré qu'Israël n'excluait pas une action militaire contre l'Iran si ce pays poursuivait ses efforts pour mettre au point des armes nucléaires.

Il a cependant démenti les informations parues dans le "Sunday Times" et selon lesquelles le Premier ministre Ariel Sharon envisagerait d'attaquer l'Iran en mars.

"Maintenant, la situation requiert qu'on se concentre sur les questions internationales pour protéger la paix mondiale", a déclaré Amos Gilad. "Mais il n'est pas correct de dire qu'un pays qui est menacé devrait assurer qu'il n'envisagera jamais une option différente". Le ministre israélien Silvan Shalom a également estimé qu'Israël "ne peut pas vivre dans une situation où l'Iran aurait la bombe atomique".

IRAN

L'Iran menace Israël d'une riposte "destructrice"

16.12.2005


(AFP) L'Iran a averti qu'une attaque d'Israël contre des sites nucléaires iraniens susciterait une réponse militaire "destructrice".

"La politique de la république islamique d'Iran est complètement défensive, mais si nous sommes attaqués, la réponse des forces armées sera rapide, ferme et destructrice", a déclaré le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najjar.

Par ailleurs, en prévision d'une éventuelle attaque israelienne, l'Iran a récemment acheté à la Russie 29 systèmes anti-aériens russes Tor M-1. Ce système extrêmement sophistiqué déploie des batteries de missiles contre des avions, hélicoptères, munitions de précision et missiles de croisière.

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déclaré le 1er décembre: '"Israël, et pas seulement Israël, ne peut accepter une situation dans laquelle l'Iran serait détentrice de l'arme nucléaire.
(...) Nous faisons tout pour nous préparer à une telle situation". Le 14 décembre, le général Dan Haloutz, chef d'état-major israélien, avait affirmé que l'Iran possèdera dans les trois mois le savoir-faire technologique pour fabriquer une arme nucléaire. L'aviation israelienne avait déjà détruit en 1981 la centrale atomique irakienne "Osirak" en construction avec l'aide de la France.

Israël est actuellement le seul pays de la région à avoir une capacité nucléaire. Si Israel n'a jamais confirmé s'être doté de l'arme nucléaire, les experts estiment que le pays dispose d'environ 200 têtes nucléaires embarquées sur des missiles, des avions, voire des sous-marins.

IRAN

L'Iran promet à nouveau une riposte "écrasante" en cas d'attaque

01.01.2006


(AP) L'Iran a prévenu que la réplique serait "écrasante" si ses complexes nucléaires atomiques ou militaires étaient attaqués par les Etats-Unis ou Israël.

Ali Larijani, principal négociateur dans le dossier du nucléaire iranien, a déclaré à la télévision que "l'Iran s'était préparé" et que les agresseurs encouraient "une réaction écrasante s'ils commettaient une telle erreur". Israël "souffrirait immensément. C'est un tout petit pays situé dans notre rayon d'action", a-t-il ajouté.

IRAN

L'Iran est en train de préparer l'enrichissement d'uranium

19.12.2005




techniciens de l'usine nucléaire d'Ispahan avec un baril d'hexafluorure d'uranium (poudre d'uranium)
(AFP) L'Iran est en train de jeter les fondations pour l'enrichissement d'uranium, un processus qui, une fois maîtrisé, est déterminant pour fabriquer l'arme nucléaire, déclarent des diplomates 2 jours avant de nouvelles négociations à Vienne.

Certains diplomates, tout comme la résistance iranienne, affirment que l'Iran n'a jamais cessé de fabriquer des pièces pour des centrifugeuses qui, reliées entre elles "en cascade", fabriquent de l'uranium enrichi à partir d'hexafluorure d'uranium (UF6) obtenu par conversion. Une fois enrichi par des centrifugeuses, l'uranium peut servir à la fois de combustible dans les centrales nucléaires civiles mais aussi à la fabrication de l'arme atomique, selon le degré d'enrichissement.

Pour un diplomate membre du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "l'Iran possède les machines-outils pour construire chaque jour plusieurs P2 (centrifugeuses sophistiquées) et l'AIEA n'en sait rien". L'Iran assemblerait ses centrifugeuses dans des ateliers militaires qu'il n'a pas soumis à la surveillance de l'AIEA.

Selon un autre diplomate ayant accès à des sources de renseignement et qui a requis l'anonymat, "l'Iran produit en série et assemble des pièces de centrifugeuses. La production s'est poursuivie sans interruption depuis qu'il en a acquis le savoir-faire".

Le négociateur iranien en chef, Ali Larijani, a affirmé récemment que l'Iran ne renoncerait pas à ses ambitions de maîtriser tout le cycle du combustible nucléaire mais qu'il attendrait le résultat de nouveaux pourparlers avec les Européens avant de reprendre l'enrichissement suspendu officiellement depuis novembre 2004. Ces pourparlers avaient été interrompus en août 2004 par les négociateurs européens après que l'Iran eut repris ses activités de conversion de l'uranium, étape préalable à l'enrichissement.

IRAN

L'Iran annonce la levée des scellés
sur ses centres de recherche nucléaire

09.01.2006




le centre de recherches nucléaires de Natanz
(AP/Reuters) L'Iran a annoncé la reprise de ses recherches nucléaires dans son usine de Natanz dont les scellés ont été levés. Ces recherches pourront néanmoins continuer d'être surveillées par l'AIEA.

L'AIEA avait apposé des scellés sur des centres de recherche nucléaire iraniens après l'engagement de Téhéran à arrêter toute activité liée à l'enrichissement d'uranium il y a deux ans.

Téhéran n'a pas précisé quel était le type précis d'activités qu'il envisageait de reprendre mais, de l'avis de diplomates et d'analystes, son programme de recherche et développement pourrait impliquer des tests en laboratoire sur l'enrichissement d'uranium et l'assemblage de centrifugeuses.

Cela signifierait que l'ensemble du programme nucléaire iranien serait à nouveau actif, à l'exception de l'enrichissement d'uranium sur le site inachevé de Natanz.

IRAN

La troïka de l'UE choisit la voie du Conseil de sécurité

12.01.2006




les négociateurs européens: Philippe Douste-Blazy (France), Jack Straw (Royaume-Uni), Joshka Fischer (Allemagne) et Javier Solana (UE)
(AFP/AP) La troïka de l'Union Européenne (Allemagne, France, Grande-Bretagne) a jugé jeudi que le temps était venu "pour que le Conseil de sécurité soit impliqué au sujet du programme nucléaire irannien, "afin de renforcer l'autorité des résolutions de l'AIEA".

Les Etats-Unis ont abondé dans le sens des critiques européennes en condamnant "l'escalade délibérée" décidée par l'Iran.

L'accusant d'avoir défié la communauté internationale en reprenant ses recherches sur l'enrichissement de l'uranium, Paris, Londres et Berlin ont jugé que Téhéran avait failli à ses engagements et jeté le doute sur le caractère civil de ses activités.

"De notre point de vue, l'heure est venue d'une implication du Conseil de sécurité des Nations Unies", a déclaré le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier après avoir rencontré à Berlin ses homologues français et britannique, Philippe Douste-Blazy et Jack Straw, ainsi que le chef de la diplomatie européenne Javier Solana. Dans une déclaration commune, les trois ministres constatent le passif iranien "en matière de dissimulation et de tromperie" et accusent Téhéran de vouloir "tourner le dos à une amélioration des relations avec la communauté internationale".

Les Etats-Unis et les Européens ont cependant exclu à ce stade les sanctions, et a fortiori une intervention militaire. "Nous sommes actuellement dans un processus diplomatique. Il n'est pas prévu à ce stade de s'en écarter", a précisé Condoleezza Rice après un entretien avec la troïka.

A la recherche d'un consensus international, Londres a annoncé qu'il accueillerait lundi Une nouvelle réunion de la troïka aura lieu à Londres le 16 janvier, Avec la participation des représentants américains, chinois et russes.

Ce sont en effet la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, jusqu'ici hostiles à la saisine du Conseil de sécurité, qui tiennent les clés de la solution au sein de cette instance. Moscou a durci le ton à l'égard de Téhéran, se disant "déçue" et "alarmée", tandis que la Chine s'est déclarée "inquiète" après la décision de l'Iran de reprendre ses programmes de recherche nucléaire. La Chine, qui a soutenu les efforts de la troïka et invité Téhéran à être plus coopératif, semble rechigner tout autant à des sanctions qu'à user de son droit de veto pour s'y opposer. Au pied du mur, elle déciderait probablement de s'abstenir, estiment les analystes.

IRAN

L'Iran menace de cesser sa coopération
si le Conseil de sécurité est saisi

13.01.2006




Manouchehr Mottaki, le chef de la diplomatie iranienne
(AFP) L'Iran a menacé de cesser sa coopération avec l'AIEA (l'agence onusienne de non-prolifération) si son dossier nucléaire était envoyé au Conseil de sécurité de l'ONU. Dans le même temps, l'Iran n'exclut pas le dialogue avec les Européens mais à ses propres conditions.

Par ailleurs, une rencontre entre Européens, Américains, Russes et Chinois aura lieu le 16 janvier à Londres pour préparer une prochaine réunion de l'exécutif de l'AIEA à propos du programme nucléaire iranien.

La menace de Téhéran de cesser les "mesures volontaires de coopération" avec l'AIEA, ce qui signifierait la fin de tout contrôle de ses activités nucléaires, a été lancée par le chef de la diplomatie Manouchehr Mottaki.

En décembre, le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad avait déjà fait voter une loi par le Parlement, selon laquelle l'Iran pourrait se soustraire à un régime renforcé de contrôle de ses activités nucléaires et reprendre l'enrichissement d'uranium si son dossier nucléaire était envoyé pour saisie ou information au Conseil de sécurité de l'ONU.

M. Ahmadinejad vient de demander à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique d'être prête à l'appliquer.

IRAN

L'Iran menace de répliquer en cas de saisine du Conseil de sécurité sur ses ambitions nucléaires

23.01.2006


(AP) L'Iran répliquera immédiatement en cas de saisine du Conseil de sécurité, en lançant un programme complet d'enrichissement de l'uranium, a averti le chef de la délégation iranienne à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Ali Larijani. (en photo)

Ces déclarations interviennent alors que la pression internationale s'accentue afin que Téhéran suspende l'enrichissement d'uranium et que les discussions s'intensifient en vue d'une éventuelle saisine du Conseil de sécurité.

IRAN

Rafsandjani réaffirme les ambitions nucléaires de l'Iran

11.01.2006


(Reuters) L'ancien président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani a réaffirmé la prétention de Téhéran à se doter de la technologie nucléaire et a balayé d'un revers de main les menaces de sanctions internationales.

"Adopter des mesures sévères comme l'imposition de sanctions ne permettra pas d'aboutir à l'objectif désiré. Nous insistons sur notre droit à la technologie nucléaire. Ils regretteront de nous créer des problèmes", a-t-il déclaré.

Rafsandjani, qui conserve une influence politique majeure en Iran, a estimé que la confrontation n'était pas inévitable et qu'une solution diplomatique de la crise restait possible "avec de la patience et de la sagesse".

IRAN

L'Iran transfère certains de ses avoirs détenus à l'étranger

20.01.2006


(Reuters) Anticipant d'éventuelles sanctions économiques de la part des Nations Unies, l'Iran a commencé à transférer des avoirs détenus à l'étranger, a déclaré le gouverneur de la banque centrale Ebrahim Sheibani.

"Nous transférons des réserves étrangères dans les endroits qui nous paraissent convenir. Sur cette question, nous avons commencé le transfert. Nous sommes en train de le faire", a-t-il dit sans dire précisément vers quels pays l'argent serait transféré. Mais selon un article publié par un quotidien arabe basé à Londres ("Achark al Aoussat"), sle Conseil national suprême iranien de la sécurité aurait ordonné le transfert des avoirs étrangers vers l'Asie.

Le gouverneur de la banque centrale avait déjà signalé il y a quelques jours que l'Iran était prêt à rapatrier ses avoirs à l'étranger si cela se révélait nécessaire.

L'Iran garde en mémoire le gel de ses avoirs détenus aux Etats-Unis après la Révolution islamique de 1979. Et le gel des avoirs à l'étranger figure effectivement parmi les sanctions économiques susceptibles d'être infligées par l'ONU.

IRAN

Nucléaire iranien: le moment de saisir les Nations unies est venu, selon Condoleezza Rice

24.01.2006


(AP) La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a estimé lundi que le moment était venu de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies au sujet du programme nucléaire iranien et a indiqué qu'elle agirait en ce sens lors de la réunion du 2 février de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

"Nous pensons, tout comme les Européens et d'autres Etats, que le moment de la saisine est venu", a déclaré Condoleezza Rice à l'issue d'une réunion avec le ministre italien des Affaires étrangères Gianfranco Fini à Washington.

Jugeant "très solide" le dossier justifiant la saisine du Conseil de sécurité, la secrétaire d'Etat américaine a fait savoir qu'elle expliquerait la position de Washington lors de la prochaine réunion de l'AIEA. "Le Conseil de sécurité peut se saisir de la question ultérieurement, mais le transfert doit absolument avoir lieu", a-t-elle souligné.

IRAN

Nucléaire iranien: le Conseil de sécurité de l'ONU doit être saisi, réaffirme Washington

25.01.2006


(AP) Les Etats-Unis ont réaffirmé que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devait prendre la décision de transférer le dossier du nucléaire iranien au Conseil de sécurité des Nations Unies.

"Nous pensons que le moment est venu. Plusieurs autres membres de la communauté internationale pensent également que le moment est venu", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Sean McCormack.

Il a expliqué que Washington tentait actuellement de convaincre plusieurs pays encore indécis siégeant au Conseil des gouverneurs de l'AIEA. Parmi ces pays figurent la Russie, la Chine et l'Inde, trois pays alliés et partenaires commerciaux de l'Iran.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice rencontrera le 30 janvier ses homologues russe et chinois à Londres pour tenter de les rallier à la position de Washington et de l'Union européenne. Si le dossier du nucléaire iranien était effectivement transféré au Conseil de sécurité, Moscou et Pékin, en tant que membres permanents, pourraient imposer leur veto à d'éventuelles sanctions contre Téhéran.

En ce qui concerne l'Inde, les autorités américaines ont l'intention de faire pression sur New Delhi par le biais d'un important contrat sur l'énergie nucléaire devant être prochainement conclu entre les deux pays.

IRAN

Les 5 permanents veulent transmettre le dossier iranien à l'ONU

01.02.2006


(Reuters) Les 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU se sont mis d'accord sur une résolution demandant à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de transmettre le dossier du nucléaire iranien au Conseil de Sécurité.

Selon cette résolution, les Cinq (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, France et Chine) demandent au Conseil des gouverneurs de l'AIEA de transmettre aux Nations unies ses principaux rapports mettant en doute le caractère pacifique de l'industrie nucléaire iranienne.

IRAN

L'Iran demande à l'AIEA de retirer les scellés
de tous ses sites nucléaires

06.02.2006




l'usine de traitement d'uranium d'Ispahan
(Reuters/AP) L'Iran a demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de retirer ses caméras de surveillance et ses scellés des sites nucléaires iraniens. L'Iran a également mis à exécution sa menace de reprise de son programme d'enrichissement d'uranium.

L'Iran a également demandé la fin des inspections inopinées de ses sites nucléaires sensibles.

Cette décision fait suite au vote de l'AIEA pour renvoyer le dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a indiqué que les Etats-Unis se réservaient "toutes les options", y compris militaire, pour répondre à la crise.

Le porte-parole du gouvernement iranien Gholam Hossein Elham a indiqué que son pays ne craignait pas d'éventuelles sanctions, mettant en avant les ressources pétrolières de l'Iran, quatrième producteur mondial de brut. "L'énergie est une préoccupation de l'Occident et nous ne voulons pas lui créer des problèmes. Toute décision de sanctions ne nous affectera pas. Elle affectera les consommateurs et non les producteurs", a-t-il dit.

IRAN

Le président iranien estime que les Etats-Unis et la Russie doivent se débarrasser de leurs armes nucléaires

28.02.2006


(AP) Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souhaité que les Etats-Unis et la Russie se débarrassent de leurs arsenaux nucléaires, qui menacent selon lui la stabilité au Proche-Orient.

Durant la première visite officielle au Koweït d'un chef d'Etat iranien depuis la Révolution islamique de 1979, le président Ahmadinejad a répondu aux appels des Etats-Unis et des pays du Golfe en faveur d'un Proche-Orient sans armes nucléaires.

"Nous aussi exigeons que le Proche-Orient soit dépourvu d'armes nucléaires, pas seulement le Proche-Orient, mais le monde entier devrait être dépourvu d'armes nucléaires. Nous pensons que ces armes, possédées par les super-pouvoirs et les occupants dans notre région, sont une menace contre la stabilité ", a déclaré M.Ahmadinejad.

IRAN

L'Iran serait encore loin de posséder l'arme atomique

16.02.2006


(AP) En 1984, l'hebdomadaire spécialisé Jane's Defense Weekly affirmait que l'Iran serait en mesure de se doter de l'arme atomique dans les deux ans. Mais c'était sans compter avec de redoutables difficultés techniques. L'Iran ne devrait pas être capable de se munir d'un arsenal nucléaire avant la prochaine décennie, estiment aujourd'hui les experts.

Selon les dernières estimations de la CIA et d'autres services de renseignement américains, l'Iran ne devrait pas être en mesure de fabriquer la bombe atomique avant la prochaine décennie. Les experts israéliens sont sur la même longueur d'onde, évoquant la date de 2012.

Des difficultés liées à la maîtrise de la technologie mise en oeuvre expliquent que l'Iran, à supposer qu'il veuille réellement se doter d'un arsenal nucléaire, ne sera pas prêt avant plusieurs années, souligne Corey Hinderstein, analyste américain de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS). L'enrichissement de l'uranium est "un processus très compliqué qui requiert de la précision depuis la conception et l'ingénierie jusqu'à la fabrication et l'installation, et de nombreux problèmes sont possibles."

L'enrichissement consiste à augmenter la proportion d'uranium 235 contenu dans l'uranium naturel. Il peut être obtenu grâce à un vaste réseau de centrifugeuses permettant de séparer l'isotope U238 de l'U235, plus rare. Mais les centrifugeuses sont difficiles à mettre au point. "Une grande proportion des centrifugeuses doivent être rejetées lors des tests, jusqu'à 60%", souligne Frank Barnaby, un scientifique britannique expert en armement.

Les Iraniens comptent installer 50.000 centrifugeuses dans d'immenses salles souterraines à Natanz dans le centre du pays. Mais moins de la moitié des 1.140 machines qu'ils avaient déjà assemblées à la date de 2004 étaient fiables, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'ISIS a estimé qu'il faudrait des années à l'Iran pour installer des milliers de centrifugeuses dans son complexe de Natanz.

Téhéran pourrait accélérer les choses avec une petite usine comptant 1.500 centrifugeuses afin de produire suffisamment d'uranium hautement enrichi pour fabriquer une seule arme atomique, selon les experts de l'ISIS. Mais même dans cette hypothèse, rien ne pourrait être fait avant 2009, ajoutent-ils. En outre, "quel effet dissuasif pouvez-vous avoir avec une seule arme?", demande Frank Barnaby.

IRAN

L'Iran aurait besoin de 3-4 ans
pour posséder l'arme atomique

19.01.2006


(Reuters) Les services de renseignement allemands, BND, estiment qu'il faudrait au moins trois ou quatre ans à l'Iran pour posséder l'arme atomique s'il souhaite s'en doter, a déclaré une source proche de ces services. "Nos gars pensent que le scénario minimum est de trois ou quatre ans. Nos alliés à Tel Aviv et les Américains croient aussi que cela prendrait un certain nombre d'années", a déclaré cette source à Reuters sous le sceau de l'anonymat.

Israël estime que l'Iran pourrait posséder l'arme atomique au plus tôt en 2008. Les Etats-Unis envisagent plutôt cette éventualité pour la prochaine décennie.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a estimé pour sa part qu'une fois qu'il disposerait du combustible nucléaire adéquat, l'Iran pourrait accéder en quelques mois à la bombe atomique. "S'ils ont le matériau nucléaire, et qu'ils ont parallèlement un programme d'armement en cours, ils ne sont vraiment pas très loin - quelques mois - de l'arme" atomique, a dit ElBaradei à Newsweek.

Cependant, le BND et d'autres experts estiment que l'obtention de l'uranium hautement enrichi nécessaire constitue le principal obstacle. Les estimations du BND corroborent celles diffusées la semaine dernière par David Albright et Corey Hinderstein, de l'Institut pour la Science et la Sécurité internationale, une cellule de réflexion américaine.

Albright, ancien inspecteur en armement de l'ONU, et Hinderstein affirmaient que l'Iran ne pourrait obtenir l'arme nucléaire avant 2009 parce qu'il ne maîtrise pas encore l'enrichissement de l'uranium. Albright et Hinderstein estiment que, si l'Iran veut se doter de l'arme atomique, le laps de temps pour y parvenir dépendra du nombre de centrifugeuses destinées à l'enrichissement de l'uranium en fonctionnement dans le pays. Selon eux, l'Iran pourrait disposer d'ici fin 2006 de 1300 à 1600 centrifugeuses, ce qui serait assez pour commencer à produire du combustible nécessaire à la fabrication d'une bombe. Il faudrait ensuite encore un an à Téhéran pour installer et tester ces centrifugeuses. "En comptant une année de plus pour produire suffisamment d'uranium hautement enrichi pour une arme nucléaire, et quelques mois encore pour transformer l'uranium en composants de l'arme, l'Iran pourrait disposer de sa première arme nucléaire en 2009. "D'ici là, l'Iran devrait avoir eu suffisamment de temps pour préparer les autres composants d'une arme nucléaire, bien qu'il soit possible que l'arme ne puisse être lancée par un missile balistique", ont conclu les deux experts.

IRAN

Nucléaire: l'Iran "défie ouvertement" le monde, dit Rice

15.02.2006


(Reuters) L'Iran défie ouvertement la communauté internationale en annonçant la reprise de son programme d'enrichissement d'uranium, a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, en indiquant que les Etats-Unis étudient la possibilité de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran en raison de son attitude dans la crise nucléaire.

Mme Rice a précisé que le gouvernement américain pensait à des mesures coercitives unilatérales même si, a-t-elle souligné, une initiative internationale serait plus efficace.

EMPIRE US

Condoleezza Rice demande 75 millions de dollars au Congrès pour lutter en faveur de la "démocratie" en Iran

15.02.2006


(AP) La Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a demandé au Congrès de débloquer 75 millions de dollars supplémentaires pour aider les efforts en vue de promouvoir la "démocratie" en Iran.

Cette rallonge devrait être consacrée à des programmes de radio et télévision par satellite, ainsi qu'à des bourses pour aider les Iraniens à faire des études à l'étranger.

Ces deux dernières années, le Département d'Etat a investi plus de quatre millions de dollars (3,3 millions d'euros) dans des projets destinés à soutenir la "démocratisation" en Iran. Selon Condoleezza Rice, Washington travaille actuellement avec des ONG à renforcer un réseau de soutien aux dissidents et militants des droits de l'Homme en Iran, tout en finançant des programmes de formation de syndicalistes.

IRAN

Le président iranien avertit les "brutes" occidentales et les "sionistes" de leur chute prochaine

03.03.2006


(AP) Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a averti les puissances occidentales aux "tendances hégémoniques" que leur chute est proche, lors d'une conférence à Kuala Lumpur, au dernier jour de sa visite officielle en Malaisie.

La cause des défis auxquels fait face le monde musulman est à trouver dans les "tendances hégémoniques" de certaines puissances "brutales", selon Ahmadinejad, qui visait apparemment les Etats-Unis et l'Europe. "Mais la domination et la brutalité ne dureront plus très longtemps. Brutes et sionistes, attention: vous allez chuter", a averti Ahmadinejad qui a également accusé les "sionistes" de contrôler "un certain nombre de pays occidentaux".

Le président iranien est en visite en Malaisie pour tenter d'obtenir des soutiens en faveur du programme nucléaire iranien.

IRAN

Téhéran accuse Washington de saboter l'offre russe

02.03.2006




le négociateur iranien sur le nucléaire Ali Larijanie

(AFP) L'Iran a accusé les Etats-Unis de saboter la proposition russe de compromis sur le dossier nucléaire iranien. Celle-ci consiste à enrichir en Russie l'uranium destiné aux centrales nucléaires iraniennes, pour apaiser les craintes de voir l'Iran utiliser la technologie d'enrichissement afin de construire la bombe atomique. Au lendemain de la rencontre russo-iranienne à Moscou qui n'a pas apporté de résultats tangibles, le négociateur iranien sur le nucléaire Ali Larijani en a rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis.

"Les Américains créent des obstacles pour la proposition russe. L'insistance de la partie américaine sur le transfert du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU signifie la destruction de la proposition russe", a dit le responsable iranien lors d'une conférence de presse. "C'est le bâton que les Américains mettent dans les roues de la proposition russe".

Par ailleurs, la Russie est aussi en discussions avec l'Iran pour la vente de missiles sol-air S-300, qui pourraient servir à protéger les sites nucléaires iraniens.

IRAN

L'Iran multiplie les manoeuvres militaires en pleine crise sur son nucléaire

04.04.2006





(AFP) L'Iran a multiplié les annonces de tests de nouvelles armes dans le cadre de manoeuvres militaires intitulées "Grand Prophète".

Le missile sol-mer à portée intermédiaire ultra-moderne Kowsar a été lancé avec succès. Ce missile a "la capacité de combattre les contre-mesures électroniques et ne peut être dévié de sa trajectoire par aucun instrument" selon la télévision iranienne, qui a également annoncé le test réussi d'un "hydravion ultra-moderne" et "invisible pour les radars", et d'un missile sol-sol à têtes multiples mouvant frapper simultanément plusieurs cibles.

Ces annonces suivent celles du lancement le 2 avril du missile sous-marin ultra-rapide "Hoot" capable de détruire n'importe quel bâtiment à la surface ou sous l'eau et à n'importe quelle profondeur. "C'est l'arme navale la plus dangereuse. Cette torpille peut toucher les sous-marins dans les profondeurs des mers et les couper en deux", selon Mohammad Ebrahim Dehghani, porte-parole militaire iranien. Celui-ci affirme que cette torpille a été développée par l'armée idéologique du régime islamique, les Gardiens de la Révolution, "et en est au stade de la production de masse".

Les experts militaires notent que la torpille Hoot ressemble beaucoup à un engin très performant de fabrication russe, la torpille "Chkval". Propulsée par un moteur de fusée à carburant solide, qui lui procure une vitesse allant jusqu'à 100 mètres seconde, elle serait un engin redoutable contre des navires de guerre. Le journal russe Izvestia estime qu'elle a pu être fournie à l'Iran depuis la Chine, qui en avait acquis un certain nombre au milieu des années 90, alors que selon le porte-parole des manoeuvres iraniennes, Mohammad Ebrahim Dehghani, la torpille iranienne "a été développée par des experts locaux et en est au stade de la production de masse".

Parallèlement, le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a confirmé que l'Iran n'entendait pas se plier aux demandes du Conseil de sécurité des Nations unies qui a donné 30 jours à l'Iran pour suspendre ses activités les plus sensibles, et notamment l'enrichissement d'uranium, mais sans assortir cette demande d'une menace de sanctions.

Les Etats-Unis, tout en annonçant privilégier les moyens diplomatiques, n'a pas écarté une option militaire pour arriver à ses fins. "Le président américain (George W. Bush) n'écarte jamais aucune option", a rappelé à ce sujet la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice. Le 2 avril, un haut responsable des Affaires étrangères britanniques, cité par la Sunday Telegraph, a estimé que des frappes aériennes, sous conduite américaine, seraient "inévitables" si l'Iran ne se pliait pas à l'injonction du Conseil de sécurité.

A Washington, le département d'Etat a jugé "inquiétant" les tests de missiles annoncés par l'Iran, qui démontrent selon lui "l'existence d'un programme de renforcement militaire". Mais le Pentagone s'est montré sceptique, soutenant que "les Iraniens sont connus pour se vanter et exagérer l'amélioration de leurs capacités techniques et tactiques".

Par ailleurs, l'Iran possède depuis plusieurs années des missiles Shahab-3 d'une portée d'au moins 2000 kilomètres, pouvant atteindre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient.

NOUVEAU MUR DE BERLIN

Israël va construire une barrière high-tech autour de la Bande de Gaza

28.07.2005


(AP/Reuters) Israël veut rendre sa frontière avec la Bande de Gaza infranchissable. L'armée a dévoilé un projet visant à ériger une barrière de haute technologie autour du territoire palestinien.

La Bande de Gaza sera cernée par un triple système de barrières censé être impénétrable, avec des rouleaux de fils barbelés, puis une "clôture" de détecteurs électroniques qui enverront un signal à un commandement central au premier contact, puis une bande de terre de 130 mètres de large remplie de capteurs de mouvement et balayée de jour comme de nuit par une série de caméras à vision nocturne, et enfin une troisième barrière électronique, le tout complété par des miradors équipés de mitrailleuses déclenchées à distance.

Courant sur une distance de 60km autour de la Bande de Gaza, cette nouvelle barrière devrait coûter 220 millions de dollars. La pose des clôtures devrait être achevé d'ici le mois d'octobre et l'ensemble de la structure sera construite d'ici le milieu de 2006.

Ce plan prévoit aussi l'installation de nouvelles bases militaires et la construction de murs de béton de 7 mètres de haut autour des villages situés du côté israélien à proximité de la frontière, pour dissuader les tirs de snipers palestiniens.

L'Autorité palestinienne estime qu'une telle mesure va transformer Gaza en une prison géante. "Au lieu de construire des ponts vers les Palestiniens, Israël persiste à construire les murs et les barrières de la suffocation", a déclaré Saed Erekat, l'un des dirigeants des négociateurs palestiniens.

APARTHEID

Israël planifie des routes séparées pour les Palestiniens
en Cisjordanie

19.10.2005


(AFP) Israël teste actuellement un plan visant à interdire de façon permanente aux voitures palestiniennes d'emprunter certains axes routiers en Cisjordanie qui seront réservés à la circulation d'Israéliens, afin de renforcer la sécurité des colons.

Ce plan a été dénoncé par l'Autorité palestinienne comme une nouvelle mesure créant un "régime d'apartheid". "Si ce plan est appliqué, il y aura deux systèmes de routes, pour Israéliens et Palestiniens, suivant un système d'apartheid qui était en vigueur en Afrique du Sud", a déclaré à l'AFP le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat. Il a estimé qu'il s'agissait d'un "crime humanitaire" revenant à infliger une "punition collective" à la population palestinienne.

"Ce projet existe depuis longtemps et nous n'aurons pas d'autre choix que de l'appliquer si l'Autorité palestinienne continue à ne rien faire pour empêcher les attaques terroristes", a indiqué à l'AFP un haut responsable israélien.

Selon le quotidien israélien Maariv, l'armée a reçu l'ordre d'exécuter la première phase du plan, baptisé "Tout est fluide", bien qu'une partie du commandement aurait exprimé la crainte qu'en réservant des routes aux Israéliens, on faciliterait les embuscades, les attaquants n'ayant pas à se soucier du risque de tuer ou blesser des Palestiniens.

L'armée interdit déjà aux Palestiniens de circuler sur le principal axe routier, nord sud, entre les villes de Cisjordanie autrement qu'à bord de moyens de transport en commun. Elle interdit aussi aux voitures privées palestiniennes un axe est-ouest menant de Naplouse vers Israël. Par ailleurs, des obstacles en terre ont été érigés pour empêcher l'accès des axes routiers à partir de villages palestiniens.

AXE BUSH-SARKOZY

Tapis rouge pour Nicolas Sarkozy en Israël

15.12.2004


Nicolas Sarkozy été accueilli comme un chef d'Etat lors de sa visite de 3 jours en Israël. Le nouveau président de l'UMP a été reçu par le Premier ministre Ariel Sharon, dont il a salué le plan de retrait de la Bande de Gaza. Il a rendu hommage au "courage personnel" du Premier ministre israélien, dont le plan "donne de grands espoirs de paix". Nicolas Sarkozy a aussi été reçu par le président israëlien Moshe Katsav

Avant de rencontrer Ariel Sharon, Nicolas Sarkozy a visité la veille ville de Jérusalem en compagnie de son épouse Cécilia. Coiffé d'une kippa, il s'est arrêté devant le mur des Lamentations et a visité le Saint-Sépulcre.

Il a aussi déposé une gerbe sur la tombe d'Yitzhak Rabin et s'est recueilli au Mémorial de Yad Vashem, dédié aux victimes de la Shoah. "Les enfants juifs sont nos enfants, et les oublier à l'avenir serait un nouveau crime", a écrit M. Sarkozy sur le livre d'or du mémorial.

M. Sarkozy s'est également entretenu avec les anciens premier ministre Benyamin Nétanyahou et Shimon Peres. "C'était important de recevoir M. Sarkozy, peut-être même plus que de recevoir quelqu'un d'autre. Il faut penser à l'avenir", a confié M. Peres.

C'est la première visite à l'étranger de M. Sarkozy depuis son accession le 28 novembre 2004 à la présidence de l'UMP. Proche de la ligne américaine, il est normal que Nicolas Sarkozy bénéficie de la sympathie d'Israël qui espère beaucoup de son arrivée à l'Elysée pour faire "évoluer" la politique étrangère de la France.

STAR WARS

Le bouclier anti-missiles américain bientôt opérationnel

04.10.2004


L'armée américaine apporte les dernières touches à son système de défense anti-missiles qui sera prêt d'ici à la fin de l'année. Mais les problèmes techniques apparus lors de tests officiels ont contribué à susciter de fortes incertitudes sur le fonctionnement de ce bouclier censé protéger les Etats-Unis contre toute menace extérieure.

Les opposants à ce programme affirment que l'administration Bush exagère les mérites d'un système peu fiable et très onéreux (pour le plus grand bénéfice du lobby militaro-industriel lié très étroitement à l'administration Bush).

Les estimations du coût de réalisation atteignent 100 milliards de dollars.

Candidat à la Maison Blanche, George W. Bush s'était engagé à construire ce bouclier anti-missiles. Sa réalisation signifiait la rupture unilatérale par les Etats-Unis du traité ABM (Anti-Ballistic Missile) conclu en 1972 avec l'ex-URSS.

ISRAEL

Les principaux événements de la vie d'Ariel Sharon

05.01.2006


(AP) Moins de trois semaines après un léger accident vasculaire cérébral le 18 décembre, le Premier ministre israélien Ariel Sharon, 77 ans, a de nouveau été admis d'urgence à l'hôpital, cette fois pour une importante hémorragie cérébrale dont les séquelles rendent improbable son retour au pouvoir.

Rappel des principales dates de la vie d'Ariel Sharon:

- 26 février 1928: naissance d'Arik Scheinerman, qui deviendra plus tard Ariel Sharon, dans une famille d'immigrants venus de Russie.

- 1948: après avoir combattu dans la résistance juive au mandat britannique, il se bat contre les Arabes palestiniens, puis contre les Etats arabes coalisés contre le tout nouvel Etat juif, pendant la guerre d'Indépendance.

- 1953: Sharon prend la tête de la célèbre Unité 101, chargée de la lutte anti-terroriste, qui mène des opérations contre les fedayin palestiniens. En octobre, en représailles à un attentat, les hommes de Sharon font sauter plus de 40 maisons dans le village cisjordanien de Qibiya, causant la mort de 69 arabes, dont la moitié de femmes et d'enfants. Sharon dira plus tard qu'il croyait que les maisons étaient vides.

- 1956: au moment de la crise de Suez, provoquée par la nationalisation du canal par le président égyptien Nasser, Sharon lance de sa propre initiative sa brigade parachutiste dans le Sinaï. Il s'empare de la passe de Mitla à l'issue d'une bataille jugée sanglante et inutile par sa hiérarchie. Ses détracteurs citent cet épisode comme un exemple du penchant de Sharon à devenir incontrôlable et à outrepasser les ordres.

- 1967: Ariel Sharon commande une division blindée dans la guerre des Six-Jours, à l'issue de laquelle Israël conquiert la Cisjordanie, Gaza, le Sinaï, et reçoit les félicitations de ses chefs.

- 1971: alors qu'il est responsable du maintien de l'ordre à Gaza, ses troupes matent les troubles en tuant plus de 100 personnes et en emprisonnant des centaines d'autres. Dénoncée par les Palestiniens, la répression s'avère efficace et le nombre d'attentats diminue fortement.

- 1973: pendant la guerre du Kippour, il franchit le canal de Suez à la tête de ses blindés, encerclant l'armée égyptienne. Cette manoeuvre, considérée comme un modèle de stratégie, renverse le cours de la guerre et fait de Sharon un héros. En décembre, il est l'un des fondateurs du Likoud (le parti conservateur). Sharon est élu à la Knesset dont il démissionnera un an plus tard.



Ariel Sharon en 1975
- 1975: le Premier ministre Yitzhak Rabin le nomme au poste de conseiller spécial pour les affaires de sécurité.

- 1977: ministre de l'Agriculture et chargé de la colonisation dans le gouvernement du Likoud, il lance la colonisation poussée des territoires occupés, Cisjordanie et Gaza. La question des implantations juives sera ensuite l'un des principaux écueils du processus de paix.

- 1982: Ariel Sharon fait raser au bulldozer les maisons des colons juifs de Yamit, Israël devant rendre à l'Egypte la péninsule du Sinaï et les colons refusant l'évacuation.

- 1982: ministre de la Défense de Menahem Begin, il lance l'invasion israélienne du Liban. Même à son chef de gouvernement, il présente "Paix en Galilée" comme une opération limitée, de courte durée, destinée à empêcher les attaques des combattants palestiniens sur le nord d'Israël à partir du Liban. Mais c'est l'escalade et Tsahal va jusqu'aux portes de Beyrouth, pour soutenir le parti des Phalanges chrétiennes. En septembre, suite à l'assassinat de leur chef, Béchir Gemayel, les milices chrétiennes massacrent plusieurs centaines de Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila à Beyrouth-Ouest sans que l'armée israelienne n'intervienne pour les en empêcher. Face au tollé international, une commission d'enquête israélienne met en cause la responsabilité personnelle indirecte d'Ariel Sharon, contraint à la démission. Israël mettra 18 ans à s'extraire du bourbier libanais, avec le retrait du Liban-Sud mené par Ehoud Barak en mai 2000. Désavoué, Sharon n'en continue pas moins à occuper plusieurs postes ministériels.

- 28 septembre 2000: Ariel Sharon, devenu chef du Likoud après la défaite de son camp aux élections de mai 1999, se rend sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'Islam, pour réaffirmer la souveraineté israélienne sur ce qui est pour les juifs le Mont du Temple. Les musulmans, qui appellent le site "le Noble Sanctuaire", considèrent cette visite comme une provocation, et une nouvelle insurrection palestinienne, "l'Intifada d'al-Aqsa", se déclenche. La crise pousse le travailliste Ehoud Barak à la démission et Ariel Sharon devient le candidat du Likoud à l'élection du 6 février.

- 6 février 2001: élection au poste de Premier ministre. Ariel Sharon bat largement Ehoud Barak en remportant 62,5% des voix, le chef du gouvernement sortant sortant n'en recueillant que 37,5%.

- 2003: élections anticipées, qu'Ariel Sharon remporte. Il conserve le poste de Premier ministre et entame au cours de l'année la construction du mur de séparation avec la Cisjordanie.

- 8 février 2005: sommet de Charm-el-Cheikh en Egypte, au cours duquel Ariel Sharon et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas annoncent une trêve.

- 17 août 2005: Israel entame le retrait unilatéral de la bande de Gaza, qui s'achève en septembre.

- Novembre 2005: Ariel Sharon quitte le Likoud, principal parti de la droite israélienne qu'il avait co-fondé en 1973, pour créer le parti centriste "Kadima" ("En avant"). Des élections anticipées sont fixées au 28 mars 2006.

- 18 décembre 2005: premier accident vasculaire cérébral, qualifié de léger par les médecins. Il quitte l'hôpital deux jours plus tard.

- 4 janvier 2006: hospitalisation d'urgence pour une importante hémorragie cérébrale.

IRAN

Le président iranien souhaite la mort de Sharon

05.01.2006



(Reuters) Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souhaité la mort du Premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui lutte pour sa survie après une hémorragie cérébrale.

"Il faut espérer que les informations selon lesquelles le criminel de Sabra et Chatila a rejoint ses ancêtres sont définitives", a-t-il déclaré devant une assemblée de religieux dans la ville sainte de Qom.

ISRAEL

Initiation accélérée aux secrets d'Israël pour Ehud Olmert

05.01.2006


(Reuters) Le vice-Premier ministre israélien Ehud Olmert est devenu le premier ministre par intérim pour 100 jours, conformément à la Constitution israélienne. Dans l'urgence, il a été initié aux secrets les mieux gardés d'Israël, devant assimiler quantité d'informations en un temps extrêmement réduit.

De source autorisée, on indique que le Premier ministre par intérim a passé au moins une heure avec le chef du Mossad (espionnage) puis une autre heure avec le directeur du Shin Bet (contre-espionnage). Il s'est également entretenu avec le chef du renseignement militaire et l'aide de camp d'Ariel Sharon.

"Il existe des procédures, des chaînes de commandement connues du seul Premier ministre, pour tout ce qui est lié aux programmes stratégiques clé", précise la même source en faisant allusion aux capacités nucléaires d'Israël.

Même si les autorités ne l'ont jamais officiellement confirmé ou démenti, Israël dispose très probablement d'au moins 200 ogives nucléaires susceptibles d'équiper des missiles balistiques ou des avions à longue portée.

ISRAEL

Olmert laisse entendre qu'Israël
pourrait se retirer de Cisjordanie

28.02.2006


(AP) Le Premier ministre israélien par intérim Ehoud Olmert a laissé entendre qu'Israël pourrait décider unilatéralement de se retirer de secteurs de la Cisjordanie si aucun accord n'était possible avec les Palestiniens.

"Nous voulons nous séparer des Palestiniens afin de vivre dans un Etat avec une majorité juive nette et nous n'avons pas d'autre solution", a-t-il déclaré.

ÉLECTIONS PALESTINIENNES

La victoire du Hamas, le séisme politique des élections palestiniennes

26.01.2006




foule de partisans du Hamas
(AFP) Le groupe radical Hamas a remporté une victoire fracassante aux législatives palestiniennes, un séisme politique qui fait voler en éclats l'hégémonie du Fatah et compromet davantage la perspective d'un règlement négocié avec Israël.

Le Hamas, qui prône la lutte armée et la destruction de l'Etat d'Israel, a remporté la majorité des 132 sièges du Parlement lors des élections législatives, auxquelles il participait pour la première fois.

ISRAEL

L'Iran aurait promis au Hamas
de combler toute réduction d'aide

28.02.2006


(Reuters) Selon un haut responsable du Hamas, Khalil Abou Laila (en photo), l'Iran a accepté de fournir à l'Autorité palestinienne une aide financière suffisante pour combler toute réduction de l'assistance internationale suite à la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier.

M.Laila n'a pas confirmé les informations parues dans le quotidien Al Hayat selon lesquelles Téhéran aurait promis une aide de 250 millions de dollars au chef du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal. "Je ne dispose pas d'informations sur le chiffrage de ces sommes, mais des responsables iraniens ont annoncé qu'ils seraient prêts à combler tous les besoins financiers de l'Autorité palestinienne en cas de réduction des aides", a déclaré Abou Laila.

Les Palestiniens sont très dépendants de l'aide financière étrangère, qui dépasse un milliard de dollars par an.

HUMOUR ET TABOUS

Fureur du monde arabe contre les caricatures de Mahomet

03.02.2006


(Reuters) Les musulmans du Proche-Orient ont laissé éclater leur colère, criant vengeance et brûlant des drapeaux danois et européens pour dénoncer les caricatures du prophète Mahomet parues au Danemark, en Norvège, en France et en Allemagne, alors que la tradition musulmane interdit les représentations réalistes de Mahomet et juge les caricatures blasphématoires. L'un des dessins incriminés représente le prophète coiffé d'un turban en forme de bombe.

"Nous n'acceptons pas les regrets exprimés par le Danemark. Ceux qui ont publié ces caricatures doivent avoir la tête tranchée, nous n'accepterons pas moins que cela", a lancé le prédicateur de la Grande mosquée Al Omari, dans la bande de Gaza. "Nous ne nous contenterons pas de manifestations. La solution, c'est le massacre de ceux qui ont porté atteinte à l'islam", a également affirmé le cheikh Abou Charif, porte-parole du mouvement radical Osbet al Ansar, lors d'un rassemblement à Aïn Héloué, le plus grand des camps de réfugiés au Liban.

Au Liban, plusieurs milliers de réfugiés palestiniens ont défilé dans les camps, brûlant des drapeaux danois et norvégiens et invitant Oussama ben Laden à venger l'honneur du prophète.

"A bas le Danemark! a bas la France!", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les milliers de manifestants qui ont défilé à Bahreïn.

A Toulkarem, en Cisjordanie, ce sont 10.000 personnes qui ont conspué le Danemark, dont le drapeau et des produits alimentaires ont été brûlés.

"Que les mains qui les ont dessinées soient tranchées", ont scandé les 50.000 Palestiniens qui ont répondu à l'appel du Hamas, huit jours après le triomphe du mouvement islamiste aux élections législatives.

Un drapeau français a par ailleurs été taillé en pièce à Ramallah, les manifestants n'ayant pu y mettre le feu en raison de la pluie battante. "Europe, chacun de nous est prêt au sacrifice pour le Prophète!", a averti la foule.

En Turquie, des manifestants ont brûlé après la prière du vendredi le drapeau danois et déchiré le drapeau français.

En Arabie Saoudute, un prédicateur renommé de Ryad a invité les fidèles à la vengeance.

Des commerçants ont retiré des produits danois de leurs rayons dans plusieurs pays du Golfe, où des messages appelant à leur boycott s'échangent par téléphones portables.

"Nous devons dire aux Européens: 'Nous pouvons vivre sans vous mais vous ne pouvez pas vivre sans nous. Nous pouvons acheter en Chine, au Japon, en Thaïlande, en Malaisie... Nous ne nous laisserons pas humilier!", a déclaré aux fidèles le cheikh Karadaoui, influent doyen du collège islamique du Qatar.

HUMOUR ET TABOUS

Un quotidien iranien lance un concours
de caricatures sur l'Holocauste

07.02.2006


(AP) Un influent quotidien iranien a annoncé qu'il allait organiser un concours de dessins et caricatures sur l'Holocauste pour voir si l'Occident appliquera le même principe de liberté de la presse pour le génocide des juifs que pour les caricatures de Mahomet.

Dans un éditorial, "Hamshahri", l'un des 5 plus grands quotidiens iranien, déclare ouvertement que ce concours est une réponse à la publication par plusieurs quotidiens européens des caricatures initialement parues le 30 septembre dernier dans le journal danois "Jyllands-Posten" et qui ont déclenché une vague de colère à travers tout le monde musulman.

"Hamashahri" invite les dessinateurs étrangers à participer à ce concours et explique qu'il veut voir jusqu'à quel point l'Occident peut être ouvert d'esprit face à des dessins de l'Holocauste. "L'Occident étend-il la liberté d'expression aux crimes commis par les Etats-Unis et Israël ou à un événement tel que l'Holocauste? Ou bien cette liberté ne concerne-t-elle que les insultes contre la sainteté religieuse?" écrit le quotidien de Téhéran.

"Hamshahri" précise que ce concours sera lancé le 13 février en coopération avec la Maison de la Caricature, un centre d'exposition de Téhéran. Le quotidien et ce centre d'exposition sont tous deux propriétés de la municipalité de la capitale iranienne, dominée par les alliés du président Mahmoud Ahmadinejad connu pour ses prises de position anti-israéliennes.

HUMOUR ET TABOUS

Le MRAP dit son "effroi" après le lancement d'un concours de caricatures sur l'Holocauste en Iran

07.02.2006


(AP) Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) exprime son "effroi" après la décision d'un influent quotidien iranien d'organiser un concours de caricatures sur l'Holocauste.

"C'est avec effroi que le MRAP vient d'apprendre" le lancement de ce concours, précise-t-il dans un communiqué, avant d'"exprimer son indignation devant une telle provocation antisémite visant à blesser délibérément la mémoire des victimes des forfaits monstrueux du nazisme".

Le MRAP en appelle à la "communauté internationale" pour condamner cette "offense à la mémoire des victimes de ce crime contre l'humanité".

HUMOUR ET TABOUS

Washington "scandalisé" par le concours
de caricatures sur l'holocauste

07.02.2006


(AP) Les Etats-Unis se sont déclarés "scandalisés" par le concours de caricatures sur l'holocauste organisé en Iran en réponse à la publication de celles du prophète Mahomet en Europe, et en ont attribué la responsabilité au président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

"C'est scandaleux. Toute tentative de se moquer ou de dénigrer de quelque façon que ce soit l'horreur qu'a représenté l'holocauste, est simplement scandaleuse ", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

PROLIFÉRATION NUCLÉAIRE

Le Pakistan teste son premier missile de croisière

11.08.2005




Le missile Hatf VII Babur, lors d'un défilé militaire le 23 mars 2005 à Islamabad au Pakistan
(Reuters) Le Pakistan a procédé avec succès au tir expérimental d'un missile de croisière à capacité nucléaire d'une portée de 500 kilomètres. Baptisé "Hatf VII Babur", le missile vole à basse altitude, échappant aux détections radar. Il peut éviter les radars de détection pour pénétrer dans les systèmes défensifs hostiles "avec précision" et peut être lancé depuis un vaisseau, un sous-marin et un avion.

"En menant ce test avec succès, le Pakistan entre dans le groupe restreint de pays ayant la capacité de concevoir et de développer des missiles de croisière", souligne l'armée pakistanaise dans un communiqué.

PAKISTAN

Le Pakistan procède à un 2e tir d'essai d'un missile de croisière

21.03.2006




le missile de croisière pakistanais
Hatf VII Baburn

(AFP) Le Pakistan a procédé avec succès au second tir d'essai d'un missile de croisière capable d'emporter une charge nucléaire. Selon le communiqué militaire, "toutes les phases de la trajectoire prévue ont été réalisées avec succès et le missile a touché sa cible avec une exacte précision". Il pourrait à l'avenir équiper des sous-marins et des navires de guerre de surface.

Mis au point au Pakistan, le missile de type Hatf VII Babur a une portée de 500 km et peut être muni d'ogives de toutes sortes, a indiqué un haut responsable militaire.

Le Pakistan avait testé son premier missile d'attaque au sol en août 2005, une date considérée comme un tournant de l'histoire pakistanaise.

Le président pakistanais, le général Pervez Musharraf, a assisté au tir de mardi avant de féliciter l'équipe de scientifiques, selon un communiqué de l'armée.

"La nation s'enorgueillit de ses chercheurs et de ses ingénieurs qui ont une nouvelle fois démontré leur capacité à maîtriser des technologies d'exception avec facilité et professionnalisme.
(...) Le programme stratégique, qui symbolise la détermination du pays à assurer sa sécurité, se poursuivra, montera en puissance et sa pierre angulaire sera la constitution d'un seuil minimum de dissuasion crédible ", a déclaré M. Musharraf.

Le ministère des Affaires étrangères pakistanais a souligné que New Delhi n'avait pas été préalablement informé du nouvel essai. "Nous n'avons pas à informer l'Inde car notre accord porte uniquement sur les tests de missiles balistiques. Nous avons proposé à l'Inde d'inclure les missiles de croisière (dans l'accord), mais elle a refusé ", a dit une porte-parole du ministère.

L'Inde et le Pakistan, puissances nucléaires déclarées depuis 1998, sont entrées trois fois en guerre depuis la partition de 1947. Les deux pays effectuent régulièrement des essais de missiles à capacité nucléaire, ont entamé en janvier 2004 un dialogue de paix après avoir été au bord d'une quatrième guerre en 2002.

L'Inde avait mis au point son premier missile de croisière supersonique BrahMos, construit avec la Russie, en 2001.

BUSH VU DE CORÉE

La Corée du Nord traite Bush "d’imbécile politique"

23.08.2004




Paek Nam Sun, ministre des affaires étrangères de la Corée du Nord
(AP/AFP) Dans une attaque particulièrement virulente contre lGeorge W. Bush, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères l'a qualifié de "tyran qui relègue Hitler dans l'ombre".

"C'est un imbécile politique dépourvu de toute moralité élémentaire sur le plan humain et un sale type qui n'a rien d'un homme politique", a ajouté le porte-parole nord-coréen dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA.

Le porte-parole réagissait aux propos de Bush qui avait déclaré pendant sa campagne électorale dans le Wisconsin une semaine auparavant que la Corée du Nord était une tyrannie.

Le porte-parole s'en est également pris au président américain pour avoir provoqué la guerre en Irak: "L'arrivée de Bush au pouvoir a transformé un monde pacifique en un désordre sans précédent dans l'histoire, victime d'un cercle vicieux de terrorisme et de guerre.
(...) Le président Bush est un "idiot, un ignorant, un tyran et un tueur d'hommes".

Le représentant des Affaires étrangères a ajouté qu'en raison des déclarations du président américain et de l'hostilité de la politique des Etats-Unis, La Corée du Nord refuse de nouvelles négociations avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire. Une conférence devait en principe réunir le mois prochain à Pékin les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Japon et les deux Corées pour discuter du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen. Trois sessions de négociations depuis un an n'ont débouché sur aucun progrès sensible pour sortir d'une crise déclenchée en octobre 2002 lorsque les Etats-Unis a accusé la Corée du Nord de chercher à se doter de l'arme nucléaire en violation d'un accord précédent.

AFGHANISTAN

Election présidentielle en Afghanistan

09.10.2004




Femmes afghanes en train d'aller voter

La majorité des femmes sont toujours réduites à l'état d'ombres ou de fantômes humains, emmaillotées dans leur bourka.
(Reuters) Près de 12 millions d'électeurs afghans ont été appelés à élire un président au suffrage universel, pour la première fois de l'histoire de leur pays.

Le grand favori de l'élection est Hamid Karzaï, l'actuel chef de l'Etat installé au pouvoir après la chute des Talibans en 2001.

Le décompte total des voix ne sera pas achevé avant la fin octobre, en raison des problèmes de communication dans un pays où, à titre d'exemple, des ânes seront utilisés pour transporter les bulletins de vote dans certaines zones montagneuses.

RETOUR DE LA GUERRE FROIDE ?

La Russie a mis au point un nouveau type de missile nucléaire, annonce Vladimir Poutine

17.11.2004


(AP) Vladimir Poutine a annoncé que la Russie était en train de mettre au point des nouveaux missiles nucléaires qui "n'existent pas et n'existeront pas dans les prochaines années chez les autres puissances nucléaires".

Il s'agit, selon l'agence Itar-Tass, de nouveaux missiles mobiles Topol-M, dont les derniers essais sont prévus fin décembre 2004. Ces engins de 10.000 km de portée pourraient être livrés à l'armée en 2006. Selon des experts cités par Itar-Tass, leur vitesse et leur manoeuvrabilité leur permettent de franchir un bouclier anti-missiles. Ils pourraient rester opérationnels jusqu'en 2040.

Le président russe reconnait donc implicitement que la doctrine de dissuasion nucléaire n'était pas complètement abandonnée. Pour justifier un choix manifestement peu adapté à la menace terroriste, Poutine a fait une déclaration pour le moins éliptique: "Le terrorisme international est, certes, une des principales menaces actuelles, mais nous comprenons qu'il suffit d'affaiblir notre attention pour ces composantes de notre défense qui forment notre bouclier de missiles nucléaires pour que nous nous trouvions confrontés à d'autres menaces".

Dans la même intervention, M. Poutine a apporté son soutien à une proposition de son ministre de la Défense Sergueï Ivanov de centraliser les commandes de matériels militaires, renouant avec une pratique de l'époque soviétique.

Les Etats-Unis ont réagi avec prudence aux déclarations de Vladimir Poutine. Son porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, a souligné que les présidents américain et russe s'étaient précédemment entretenus du sujet. Il a rappelé que des accords américano-russes étaient déjà en vigueur pour réduire les arsenaux nucléaires des deux pays, et que les Etats-Unis considèrent la Russie comme un partenaire essentiel dans la lutte contre le terrorisme. Pour autant, il a laissé entendre que les liens étroits entre MM. Bush et Poutine n'éliminaient pas les inquiétudes américaines.

Comme c'était à prévoir, la politique agressive de Bush est en train de pousser les autres pays à s'armer pour faire face à une future menace américaine et ne pas subir le même sort que l'Irak. Ainsi, l'Iran et la Corée du Nord, désignés par Bush comme faisant partie de "l'axe du mal", ont accélèré leur programme nucléaire. George Bush pourrait provoquer le retour progressif d'une guerre froide avec la Russie, avec un risque de confrontation nucléaire accru par la mentalité guerrière des dirigeants américains actuels, alors que ceux des années 60 cherchaient à préserver la paix.

RETOUR DE LA GUERRE FROIDE ?

Un proche de Vladimir Poutine qualifie la crise ukrainienne de test pour les relations avec l'Occident

27.11.2004


(AP) Serguei Iastrzhembski, proche collaborateur de Vladimir Poutine et représentant spécial de la Russie auprès de l'Union Européenne, a affirmé que la crise en Ukraine constituait un test majeur des relations entre la Russie et l'Occident et il a accusé certains hommes politiques européens et américains de fomenter des changements politiques dans les anciennes républiques soviétiques. "C'est impossible de ne pas voir l'implication directe du Congrès américain, de parlementaires qui passent leurs jours et leurs nuits à Kiev, des fondations, d'organisations non-gouvernementales, de consultants, d'experts. C'est évident pour tout le monde", a affirmé M. Iastrzhembski dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Rossiya.

La Russie s'est opposée à l'Occident au sujet des élections en Ukraine, l'Union européenne et les Etats-Unis refusant de reconnaître le résultat officiel, qui donnait la victoire au Premier ministre Viktor Ianoukovitch. Vladimir Poutine a félicité ce dernier à plusieurs reprises pour sa victoire qualifiée de "transparente".

M.Iastrzhembski a toutefois précisé qu'il ne voyait pas de "sérieux coup de froid" dans les relations avec l'Europe et qu'il n'était pas dans l'intérêt de chacune des parties de se brouiller pour cette raison
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DÉSORDRE MONDIAL

La Russie menace les terroristes de frappes préventives dans "toute région du monde"

17.09.2004


Une semaine après la prise d'otages en Ossétie du Sud, les autorités russes ont averti que des "frappes préventives" pourraient être menées pour "liquider les terroristes dans toute région du monde", selon les termes du général Iouri Balouïevski, chef d'état-major de l'armée. Le général a précisé qu'il ne s'agissait pas pour autant d'utiliser l'arme nucléaire. Le ministre de la Défense Sergueï Ivanov et le président russe Vladimir Poutine ont confirmé que la Russie préparait sérieusement des frappes préventives contre les terroristes.

La Russie de Poutine emboite donc le pas à George Bush, en adoptant le principe dangeureux des guerres préventives, et aussi en se donnant le droit d'enlever ou d'assassiner des supposés terroristes dans n'importe quel pays.

En mars 2004, les Etats-Unis avaiten obtenu de l'Union Européenne le droit d'intervention du FBI, de la CIA et des forces spéciales dans n'importe quel pays européen. (voir la news "
Le FBI et les services spéciaux américains vont pouvoir opérer librement en Europe")

La menace de la Russie d'attaquer préventivement les terroristes dans toutes les régions du monde est "compréhensible" et conforme aux lois internationales, a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw. Selon lui, "la charte des Nations unies donne droit à l'autodéfense, et l'ONU elle-même a accepté qu'une menace imminente ou probable de terrorisme autorise certainement tout pays à prendre les actions appropriées". Vladimir Poutine a également précisé que ces actions seraient "en accord strict avec la loi et les normes de la constitution, en se basant sur la législation internationale".

"C'est un avertissement pour les autres pays européens leur signifiant que la Russie peut venir et commettre un assassinat sur leur sol à tout moment", a affirmé l'émissaire tchétchène Akhmed Zakaïev, soulignant qu'une telle frappe créerait un dangereux précédent. "Ce ne sont probablement pas des menaces en l'air. En fait, ils ont déjà prouvé dans la pratique que c'était la façon dont ils agissaient", a ajouté Akhmed Zakaïev. En février 2004, le responsable tchétchène Zelimkhan Iandarbiev a ainsi été tué dans un attentat à la voiture piégée au Qatar. Deux agents des services secrets russes ont été reconnus coupables d'avoir organisé cette attaque, mais la Russie a toujours démenti toute implication.

RUSSIE AUSSI

Poutine sabre les avantages sociaux, la gauche proteste

03.08.2004


(AFP) La majorité de la Douma (chambre basse) a voté une loi qui réduit les vastes avantages sociaux hérités de l'URSS, une réforme libérale qui suscite une vive opposition à gauche. 304 députés ont voté pour le projet de loi, 120 contre, essentiellement les communistes, les membres du parti nationaliste de gauche Rodina et les quelques indépendants, mais aussi 5 membres du parti au pouvoir "Russie Unie".

Le jour du vote, les manifestants ont été nombreux autour du bâtiment du parlement, protégé par un dispositif de sécurité renforcé, alors que les députés examinaient à toute allure quelque 200 amendements retenus parmi près de cinq mille proposés tant par la majorité que par l'opposition. Le débat a été réduit au minimum: les parlementaires ont consacré une minute en moyenne à chaque amendement.

La réforme, soutenue par le président Vladimir Poutine, touchera en premier lieu près de 30 millions de Russes vivant au dessous du minimum vital.

DICTATEURS SOLIDAIRES

Poutine apporte son soutien à Bush

18.10.2004


Entre leaders du libéral-fascisme, il est normal de se tenir les coudes. Le président russe Vladimir Poutine a ainsi apporté son soutien à George W. Bush en déclarant que le but des "terroristes" en Irak était d'empêcher sa réélection le 2 novembre prochain.

Selon Vladimir Poutine, "les terroristes internationaux se fixent pour objectif de porter un préjudice maximal à Bush, d'empêcher sa réélection. S'ils y parviennent, ils pourront fêter la victoire sur l'Amérique et sur toute la coalition antiterroriste internationale". Dans l'éventualité d'un échec de George Bush, "l'impulsion supplémentaire donnée aux activités des organisations terroristes internationales permettra des attaques des terroristes dans d'autres régions du monde".

FRONT ANTI-US

Manoeuvres militaires chinoises et russes sous l'oeil inquiet des Américains

18.08.2005




Liang Guanglie, chef d'état-major de l'armée chinoise avec son homologue russe Yuri Baluyevsky le 18 août à Vladivostok
(AFP) La Russie et la Chine ont réalisé leurs premières grandes manoeuvres militaires conjointes. Pour répondre aux inquiétudes de Washington, les deux pays inssitent sur le fait que cette démonstration de force sans précédent ne vise aucun pays en particulier.

Ces exercices militaires, les premièrs d'une telle ampleur entre les deux pays, vont mettre en oeuvre jusqu'au 25 août toutes les branches des deux armées à l'exception de l'artillerie.

Près de 10.000 soldats doivent être déployés pour ces manoeuvres, dont 1.800 Russes. La Russie doit mobiliser trois navires de guerre et 17 avions, dont des chasseurs Sukhoï-27 (Su-27), des bombardiers stratégiques Tupolev-95 (Tu-95) et Tu-22. De son côté, l'armée chinoise aligne plus de 60 navires et sous-marins.

Après Vladivostok, en Extrême-orient russe, les exercices doivent se poursuivre en mer Jaune, au large de la péninsule de Jiadong, dans la province du Shadong (est de la Chine).

Les Etats-Unis ne sont pas observateurs des manoeuvres mais ont tout loisir pour suivre les jeux de guerre depuis leurs bases de Corée du Sud ou grâce à leurs satellites militaires. Des responsables militaires iraniens, indiens et pakistanais sont en revanche venus sur place, ont indiqué des diplomates russes cité par l'agence chinoise.

Annoncé il y a plusieurs mois, l'exercice "Mission de paix 2005", selon son nom de code, avait rapidement soulevé l'inquiétude des analystes occidentaux et surtout du Département d'Etat américain qui soupçonne une répétition générale d'un scénario applicable à Taiwan.

"Mission de paix 2005" est présenté par Pékin et Moscou comme une simulation destinée à tester les capacités des forces russes et chinoises à lutter contre le terrorisme. Le ministère russe de la Défense avait également précisé que le pays imaginaire qui en serait théoriquement le théâtre "n'était nullement la Corée du Nord ou Taiwan".

CONQUÊTE SPACIALE

La Chine va développer un satellite d'exploration lunaire

10.08.2005


(AFP) La Chine s'apprête à se doter d'un satellite d'exploration lunaire pour une mise en orbite en 2007, première étape de sa conquête de la lune.

La fabrication de ce satellite, qui explorera les ressources naturelles et la structure géologique de la lune, commencera en septembre 2005. Le lancement du satellite en 2007 devrait précéder de trois ans l'alunissage d'un véhicule non habité. L'alunissage d'un robot devant prélever des échantillons est prévu pour 2020.

La Chine prévoit également d'envoyer cet automne deux hommes dans l'espace pour une mission de plusieurs jours et à terme, de se doter d'une station spatiale.

En octobre 2003, la Chine avait envoyé son premier homme dans l'espace, devenant le troisième pays du monde à réaliser un tel vol, 42 ans après l'Union soviétique et les Etats-Unis.

CHINE

La Chine a commencé la fabrication de son satellite
d'exploration lunaire

06.01.2006


(AFP) La Chine a commencé la fabrication d'un satellite et de son lanceur pour la première mission lunaire chinoise prévue en avril 2007. Les équipements pour le lancement ont également commencé à être testés.

Le satellite d'exploration, première étape de la conquête chinoise de la lune, doit être lancé en avril 2007 du centre spatial de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest).

Selon le programme chinois d'exploration de la Lune, officiellement démarré début 2004, le lancement de ce satellite devrait précéder de 3 ans l'alunissage d'un véhicule non habité. L'alunissage d'un autre robot devant prélever des échantillons est prévu pour 2020.

La Chine prévoit d'autre part d'envoyer en 2007 son troisième vol habité spatial avec, cette fois-ci, des sorties dans l'espace des astronautes (ou "taïkonautes").

En octobre 2003, la Chine avait envoyé son premier homme dans l'espace, devenant le troisième pays du monde à réaliser un tel exploit, 42 ans après l'Union soviétique et les Etats-Unis. Un second vol spatial habité avait eu lieu en octobre 2005.

CHINE

Une responsable du Parti communiste chinois condamnée à mort pour corruption

16.12.2005


(AP) Une ancienne responsable locale du Parti communiste chinois a été condamnée à mort pour corruption, ont rapporté les médias officiels.

Han Guizhi, l'ancienne secrétaire déléguée du Parti dans la province de Heilongjang (nord), a été condamnée à la peine de mort dans un délai de deux ans, selon le quotidien "China Daily". D'ordinaire, ces peines sont transformées en réclusion à perpétuité si les condamnés font preuve de repentir.

Un tribunal à Pékin a jugé Mme Han coupable d'avoir accepté des pots-de-vin moyennant 7 millions de yuan, soit 730.000 euros, entre 1992 et 2002.

DICTATURE CHINOISE

Manifestation paysanne réprimée dans le sang en Chine

10.12.2005


(AP) C'est peut-être le pire massacre de civils en Chine depuis celui de la place Tienanmen en 1989: des policiers ont ouvert le feu le 6 décembre sur une manifestation paysanne à Dongzhou (dans le sud du pays), faisant 20 morts et plusieurs dizaines de blessés, d'après des habitants du village et des médias de Hong Kong. Après 5 jours de mutisme, les autorités chinoises ont fait état de 6 morts.

D'après l'agence officielle Chine Nouvelle, plusieurs centaines d'habitants armés de couteaux, barres de fer, explosifs et cocktails incendiaires ont attaqué une centrale électrique et s'en sont pris à la police. Les policiers, poursuit l'agence, ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule et ont arrêté deux "insurgés". Les manifestants se sont ensuite regroupés, puis ont jeté des explosifs sur les policiers. "Les policiers ont été contraints d'ouvrir le feu", affirme Chine Nouvelle.

Les manifestants protestaient contre l'expropriation insuffisamment indemnisée de leurs terres. En raison du développement industriel accéléré de la Chine, environ 5 millions de Chinois sont brutalement expropriés chaque année sans dédommagement équitable de la part de l'état. Le gouvernement a reconnu lui-même que plus de 70.000 conflits de ce type avaient été recensés en 2004.

CHINE

La torture reste une pratique répandue en Chine, selon l'ONU

02.12.2005


(Reuters/AP) La torture reste une pratique répandue en Chine, a déclaré un émissaire des Nations unies, en ajoutant que les autorités avaient fait obstacle à son enquête. Il avait fallu dix ans de démarches auprès des autorités chinoises avant qu'elles n'autorisent une telle visite.

Manfred Nowak, rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, a précisé que son équipe avait fait fréquemment l'objet d'une surveillance durant les deux semaines de son voyage en Chine. Par ailleurs, selon Nowak, certains éléments laissent penser que les autorités ont intimidé les victimes de torture et les membres de leurs familles que la délégation de l'ONU a cherché à interviewer. L'enquêteur s'est aussi plaint d'avoir été victime de restrictions de la part d'agents de la sécurité chinoise. Ses interviews avec les familles des détenus étaient surveillés, ses conversations écoutées.

Professeur de droit à Vienne, Manfred Nowak, qui a rencontré environ 30 détenus, a également appelé à l'abolition des centre de rééducation apr le travail, dans les camps ainsi que dans les centres de détention préventive ou hôpitaux psychiatriques. Son rapport sera examiné par la Commission des droits de l'Homme lors de sa réunion de l'année prochaine.

Dans un communiqué, l'ONU précise avoir reçu des informations sur diverses méthodes qui seraient pratiquées en Chine: chocs électriques, brûlures de cigarettes, cagoules, tortures avec de l'eau, exposition au froid ou à la chaleur extrême.

L'ONU a souvent reçu des plaintes concernant les dissidents, défenseurs des droits de l'Homme, membre du mouvement Falun Gong ou des églises non-officielles, Tibétains et Ouïghours, victimes de "tortures systématiques".

L'une des rares affaires de torture à avoir atteint les médias officiels chinois est l'histoire d'un homme accusé d'avoir tué sa femme et condamné à 11 ans de prison avant d'être finalement inocenté par la réapparition de son épouse. L'homme avait nié, pendant dix jours et dix nuits, avoir tué son épouse. Mais la police l'a privé de sommeil et interrogé de manière quasi-permanente, jusqu'à ce qu'il craque et signe une confession sans même l'avoir lue.

LES "PEOPLE" CONTRE LE PEUPLE

Les Rolling Stones prêts à censurer leur répertoire
pour jouer à Shanghai

28.02.2006


(Reuters) Les Rolling Stones ont accepté de se soumettre aux exigences de la censure pour leur toute premièr concert en Chine, prévu à Shanghai le 8 avril.

Le ministère chinois de la Culture avait fait savoir aux rockers-milliardaires qu'il leur serait impossible de jouer "Let's Spend the Night Together", "Brown Sugar", "Honky Tonk Women" et "Beast of Burden", quatre morceaux parmi les plus crus de leur répertoire.

"Cette fois, ils ne vont probablement par jouer ces chansons", a déclaré un représentant d'Emma Entertainement, la société qui gère la promotion de la tournée. "Ils savent qu'il y a des différences entres les cultures chinoise et occidentale. Ils ne veulent rien faire contre le gouvernement chinois", a-t-il ajouté.

Le prix des places pour le concert du 8 avril, au Shanghai Grand Stage, devrait être compris entre 300 et 3000 yuans (30 à 300 euros environ), précise la société sur son site internet.

CORRUPTION ET SYSTÈME 

Mandat d'arrêt contre l'ancien président argentin pour corruption 

20.04.2004


Le juge argentin Jorge Urso a lancé un mandat d'arrêt international à l'encontre de l'ex-président populiste Carlos Menem, pour le contraindre à témoigner sur les conditions d'attribution d'un contrat de construction de prisons.

Carlos Menem, dont les deux mandats sont entachés de multiples affaires de corruption, est accusé "d'administration frauduleuse de fonds publics". Ses services auraient en effet accepté des prix nettement supérieurs à ceux du marché pour construire deux nouvelles prisons durant ses présidences.

Quand l'emprisonnement des uns fait la richesse des autres...

BONS SERVICES

Pinochet a touché de fortes sommes des Etats-Unis

07.12.2004


(Reuters) Selon le New York Times, les Etats-Unis et d'autres pays ont versé à l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet au moins 12,3 millions de dollars durant les 23 ans où il a été au pouvoir, de 1973 à 1990. Ces versements ont été effectués au titre de "commissions de services et de voyages à l'étranger".

Parmi les autres pays à avoir versé de l'argent à Pinochet, ont trouve le Paraguay, l'Espagne, la Chine, la Grande-Bretagne, la Malaisie et le Brésil.

Plus de 3.000 personnes ont péri ou ont disparu dans les violences politiques sous la dictature Pinochet. Selon un nouveau rapport, plus de 28.000 personnes ont été torturées durant le règne du général, aujourd'hui âgé de 89 ans.

AUSTRALIE

Les conservateurs restent au pouvoir en Australie

09.10.2004


(AP/Reuters) Les conservateurs ont remporté les élections législatives en Australie, ce qui donne un quatrième mandat successif au Premier ministre John Howard, au pouvoir depuis 1996, et fidèle allié des Etats-Unis dans la guerre en Irak.

La coalition sortante de libéraux et conservateurs obtient 52,4% des suffrages, contre 47,6% pour les travaillistes de Mark Latham alliés aux écologistes.

John Howard a envoyé 2000 soldats aux côtés des Américains en Irak, en dépit d'une population opposée à 75% à la guerre. Cette décision avait provoqué les plus importantes manifestations en Australie depuis la guerre du Vietnam. Mais le Premier ministre a réussi à reléguer au second plan son engagement irakien, concentrant l'attention des électeurs sur son bilan économique favorable, avec une croissance parmi les plus fortes des pays développés et un chômage au plus bas depuis une vingtaine d'années. "Ne risquez pas votre prospérité avec une expérience avec les Travaillistes/Verts", a déclaré samedi M. Howard lors d'une tournée des bureaux de vote.

La victoire annoncée de ce fidèle allié des Etats-Unis devrait aussi représenter une bouffée d'air pour le président américain George W. Bush qui avait parlé de "désastre" si l'Australie venait à retirer ses quelque 900 soldats stationnés en Irak et dans la région, comme l'avait promis Mark Latham.



Mark Latham
La défaite de Mark Latham est cependant perçue comme encourageante pour le leader travailliste. Il a réussi à pousser sur la défensive John Howard et à insuffler un nouvel espoir parmi les troupes du Labor. "Je pense que le Labor a un leader qui va les mener à la victoire dans trois ans", a estimé le politologue Anthony Green sur la chaîne publique ABC, faisant allusion au prochain scrutin de 2007.

A signaler, l'élection de l'ancien chanteur du groupe Midnight Oil, Peter Garrett, qui a été élu sous les couleurs du parti travailliste à Sydney. Farouche défenseur de l'environnement, Peter Garrett, 51 ans, a longtemps utilisé Midnight Oil comme tribune pour exprimer ses positions anti-nucléaires et défendre les droits des Aborigènes.

AUSTRALIE

Australie: John Howard va bénéficier d'un pouvoir étendu

10.10.2004


(AFP) Le Premier ministre conservateur John Howard est en passe d'obtenir le contrôle des deux Chambres du Parlement après les législatives. Il devrait ainsi bénéficier du pouvoir le plus étendu qu'ait connu un dirigeant australien depuis une génération.

Ce serait la première fois depuis 1981 qu'un gouvernement contrôlerait les deux Chambres du parlement australien. Selon les observateurs, M. Howard devrait profiter de sa nouvelle marge de manoeuvre pour faire adopter une loi controversée visant à réduire l'influence des syndicats et privatiser le géant des télécommunications Telstra.

Les résultats officiels encore partiels, basés sur le décompte des trois quarts des bulletins, donnaient dimanche aux conservateurs de 83 à 85 sièges à la Chambre des représentants (Chambre basse), sur un total de 150, contre 82 dans l'assemblée sortante. Les travaillistes auraient 56 sièges et les indépendants 4. Sept sièges restaient indécis.

NORVÈGE

La Norvège revient à gauche pour restaurer l'Etat-providence

14.10.2005




Jens Stoltenberg,
le nouveau premier ministre




Kjell Matne Bondevik,
premier ministre de droite sortant

(AFP) Le nouveau Premier ministre travailliste norvégien Jens Stoltenberg a présenté un gouvernement qui s'est donné pour mission de relancer l'Etat-providence, à contre-courrant de l'idéologie ultra-libérale appliquée par le gouvernement précédent de Kjell Matne Bondevik, comme par presque tous les pays occidentaux.

Le nouveau gouvernement est très féminisé, avec dix hommes et neuf femmes. Jens Stoltenberg est un économiste de 46 ans, déjà Premier ministre entre 2000 et 2001. Sa coalition "rouge-verte" regroupe les travaillistes, les socialistes et les centristes. Il succède au gouvernement de droite dirigé par Kjell Matne Bondevik.

La nouvelle coalition, qui regroupe travaillistes, socialistes et centristes, est le premier gouvernement norvégien majoritaire depuis 20 ans, avec 87 sièges sur 169 au Parlement.

Le nouveau gouvernement a d'ores et déjà indiqué qu'il ne déposerait pas de nouvelle candidature d'adhésion à l'Union européenne, cette adhésion ayant déjà été rejetée par les Norvégiens lors des référendums de 1972 et 1994, et à laquelle une majorité de l'opinion publique reste hostile.

M. Stoltenberg a aussi confirmé que la Norvège retirerait d'Irak la vingtaine de soldats norvégiens qui y sont actuellement présents au sein des équipes de l'OTAN chargées de former les forces de sécurité irakiennes.

Au niveau intérieur, la nouvelle équipe a promis de mettre un terme à la baisse de la fiscalité entamée par son prédécesseur et de procéder à une redistribution plus équitable des richesses dans un pays qui est le troisième exportateur mondial de pétrole.

CANADA - ÉLECTIONS

La campagne électorale se durcit au Canada

13.01.2006




Paul Martin,
le premier ministre libéral




Stephen Harper,
chef des Conservateurs et
membre du
Groupe de Bilderberg
(AFP) La campagne électorale canadienne se durcit à l'approche du scrutin du 23 janvier, avec une percée spectaculaire des Conservateurs, désormais en position de déloger les Libéraux du pouvoir qu'ils détiennent depuis plus de 12 ans.

A l'entrée de la dernière ligne droite, alors que les sondages créditent les Conservateurs d'une nette avance sur les libéraux, les libéraux du Premier ministre sortant Paul Martin ont fait diffuser une série de spots télévisés qui dépeignent le conservateur Stephen Harper comme un dangereux idéologue inspiré par la droite conservatrice américaine. Une tactique similaire avait payé lors de la précédente élection en juin 2004.

Un spot agitant le spectre de la loi martiale si M. Harper arrivait au pouvoir a cependant été retiré après être apparu brièvement sur le site du parti. Sur un fond musical inquiétant, il accusait le chef de conservateur, tenant de la fermeté contre la criminalité, de vouloir "mettre des soldats en armes" dans les villes canadiennes.

Les Conservateurs ont réagi avec indignation, mais M. Martin a défendu les spots de son parti, déclarant qu'il les avait approuvés et expliquant qu'il s'agissait de mettre en évidence les différences fondamentales de valeurs entre M. Harper et lui. "Je ne partage pas les vues des groupes de l'extrême-droite conservatrice aux Etats-Unis. C'est ce qui nous sépare", a-t-il déclaré à la chaîne CTV.

Les Conservateurs ne sont cependant pas en reste, avec des messages publicitaires qui visent personnellement M. Martin. "Il dit qu'il aime le Canada, mais il a placé ses bateaux sous pavillon de complaisance pour éviter de payer des taxes au Canada: avec un bilan comme ça, comment peut-on croire ce que dit M. Martin", proclame l'un des spots.

M. Martin possédait une compagnie maritime qu'il a cédée à ses enfants lors de son entrée au gouvernement. Il se défend en affirmant que la plupart des navires de la compagnie, la Canada Steamship Lines, battent pavillon canadien et ont des équipages canadiens.

L'impact sur l'électorat de ces campagnes négatives demeure toutefois incertain. "Les Canadiens n'aiment pas ça", affirme Louis Massicotte, professeur de sciences politiques à l'université de Montréal.

Parmi les derniers sondages, une étude de l'institut Strategic Counsel, attribue aux Conservateurs 39% des intentions de vote contre 28% aux Libéraux. Une autre, de l'institut SES, les place respectivement à 38% et 29%.

Les Libéraux avaient commencé la campagne en tête, mais le vent a tourné lorsque la police a annoncé une enquête sur un possible délit d'initié au ministère des Finances.

Le leader conservateur Stephen Harper a pour sa part réussi un sans faute jusqu'à présent, mais sa campagne vient de connaître son premier accroc, avec l'annonce qu'un candidat conservateur, Derek Zeisman, a essayé de faire entrer en contrebande au Canada une Mercedes et 112 bouteilles d'alcool.

CANADA - ÉLECTIONS

Le cinéaste Michael Moore exhorte les Canadiens à ne pas voter conservateur

22.01.2006


(AFP) Le documentariste américain Michael Moore s'est invité dans la campagne électorale canadienne, exhortant "ses voisins du Nord" à ne pas porter au pouvoir le Parti conservateur. "Oh Canada, tu ne vas pas vraiment élire un gouvernement conservateur majoritaire ce lundi. Il s'agit d'une blague, n'est-ce pas? Je sais que tu as un grand sens de l'humour, mais la blague n'est plus drôle", écrit le réalisateur sur son site internet.

Les conservateurs de Stephen Harper sont entrés dans la dernière ligne droite de la campagne avec une confortable avance de 10 à 12 points dans les intentions de vote sans toutefois être en position de former un gouvernement majoritaire, indiquaient les sondages samedi.

"Vous avez eu le courage de vous opposer à la guerre en Irak et puis vous aller élire un Premier ministre qui est en faveur de cette guerre. Vous accordez des droits égaux aux conjoints de même sexe et puis vous aller porter au pouvoir un homme qui est contre. (...) Vous irez voter lundi alors que l'homme au pouvoir au sud souhaite que vous lui tendiez la main en élisant Stephen Harper qui partage sa vision du monde. Est-ce que vous souhaitez aider George Bush en faisant du Canada sa dernière conquête? ", s'interroge le réalisateur qui se défend toutefois de vouloir dicter leur conduite aux Canadiens.

Dans son oeuvre primée Bowling for Columbine, Michael Moore avait fait une incursion au Canada, pays qu'il dépeint comme un refuge par rapport à la montée du conservatisme en sol américain.

CANADA - ÉLECTIONS

Le Canada bascule à droite
avec un gouvernement conservateur minoritaire

24.01.2006


(Reuters/AP) Alors que les sondages annonçaient une large victoire des conservateurs afin de créer un effet mouton en leur faveur (une technique désormais utilisé dans chaque élection en occident), le parti de la droite canadienne n'obtient qu'une avance qui va obliger leur chef et futur Premier ministre, Stephen Harper, à rechercher l'appui de partis d'opposition pour gouverner. Malgré leurs bons résultats économiques, les libéraux ont été évincés du pouvoir qu'ils assumaient depuis 12 ans mais les conservateurs n'auront que 124 sièges au Parlement contre 103 sièges pour les libéraux, et alors que la majorité absolue est de 155 élus.

Après dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote, les conservateurs obtiennent 36,3% des voix contre 30,2% pour les libéraux de Paul Martin, le Premier ministre sortant, qui s'en sortent mieux que prévu mais enregistrent néanmoins leur deuxième plus mauvaise performance depuis l'indépendance, en 1867.

Suivent le Nouveau Parti démocratique de centre gauche (29 sièges pour 17,5% des voix) et le Bloc québécois (51 sièges pour 10,5%).

La partie s'annonce donc difficile pour Stephen Harper dans un pays où les gouvernements minoritaires ont rarement duré plus de 18 mois (17 mois pour le gouvernement sortant de Paul Martin).

En outre, contrairement aux libéraux qui avaient pu s'appuyer sur les Nouveaux Démocrates, les conservateurs n'ont pas d'allié naturel à la Chambre des communes et il leur faudra réunir des majorités au cas par cas.

Pendant la campagne, Harper a promis de baisser les impôts, de lutter contre la criminalité, d'augmenter les dépenses de la défense, d'interdire le mariage gay et de rapprocher la politique canadienne de celle des Etats-Unis (le Canada était jusqu'ici opposé à la guerre en Irak où il n'a envoyé aucun soldat, et il accueille sur son sol de nombreux objecteurs de conscience qui risquent la prison aux Etats-Unis pour désertion).

Idéologiquement très proche du "libéral-fascisme" incarné par George W. Bush (ou Sarkozy en France), Stephen Harper est hostile au système "d'Etat-providence" très développé au Canada. Il souhaite également réduire la TVA fédérale (TPS), accroitre la répression de la criminalité, augmenter les dépenses militaires, et faire participer le Canada au projet américain de bouclier anti-missiles cher à Bush (un projet inefficace selon de nombreux experts mais néanmoins très lucratif pour l'industrie militaire).

NB: Au Canada comme aux Etats-Unis, le qualificatif "libéral" fait référence aux libertés des individus, et non celles des entreprises. Le terme "libéral" désigne donc la gauche, et non la droite comme en Europe.

CANADA - ÉLECTIONS

Stephen Harper, le néo-conservateur qui s'est "ajusté"

22.01.2006


(Reuters) Durant la campagne électorale canadienne de 2004, Stephen Harper semblait grimacer à chaque poignée de main avec un électeur. Il avait perdu la partie. Depuis, il a nettement changé d'attitude.

On l'a vu cette année tapoter amicalement des têtes d'enfants et serrer les mains sans rechigner, au point de faire écrire à l'éditorialiste du tabloïd populaire Totonto Sun: "Stephen Harper est l'un de nous. Il est authentique".

Stephen Harper a su aussi habilement atténuer son image d'extrémiste de droite pro-américain, ennemi des libertés individuelles, et dissimulant son vrai programme.

Il faut enfin savoir que Stephen Harper est membre du
Groupe de Bilderberg.

MEILLEUR DES MONDES

Singapour assouplit la liberté d'expression, à dose homéopathique

22.08.2004


(AP) Le nouveau Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong a présenté sa vision de l'avenir de la cité-Etat, souhaitant un assouplissement de la liberté d'expression pour son pays particulièrement policé.

Désormais, les orateurs publics n'auront plus à demander un permis auprès de la police pour s'exprimer à l'intérieur d'un bâtiment, à moins qu'ils ne parlent de religion ou de race.

Fils aîné du père fondateur de la Singapour moderne Lee Kuan Yew, le nouveau Premier ministre a également déclaré que les activistes auraient l'autorisation d'organiser des expositions au "Speakers'corner", un lieu de libre expression installé en 2000 dans un jardin de la ville.

PARADIS TOURISTIQUES

Torturé au Sri Lanka, un jeune français va déposer plainte

09.12.2005


(AP) De retour en France après avoir été détenu et maltraité au Sri Lanka, un jeune Français de 25 ans va porter plainte contre les autorités de ce pays où il a vécu un véritable cauchemar.

Denis Sodalo se souviendra longtemps de son retour de vacances de Thaïlande. Lors d'une escale à Colombo, la capitale sri-lankaise, sa vie a tourné au cauchemar le 12 novembre dernier. "Alors que l'avion s'apprêtait à redécoller j'ai été pris d'une crise de schizophrénie, une maladie pour laquelle je suis soigné depuis mon plus jeune âge. J'ai donc demandé à descendre de l'avion", a-t-il expliqué à l'agence Associated Press (AP).

À ce moment, les responsables de la compagnie aérienne lui demandent ses papiers. "J'ai été emmené dans une pièce où l'on s'est très bien comporté avec moi jusqu'à l'arrivée de deux policiers sri-lankais qui m'ont frappé si fort que je suis tombé à terre, croyant que j'étais un terroriste".

Denis à alors voulu prendre la fuite "mais on m'a tiré dessus et j'ai pris une balle dans la fesse. Ensuite, je ne me rappelle pas de tout, si ce n'est que j'ai passé quinze jours en prison, pieds et poings liés, à me faire tabasser".

Denis a des cicatrices de la tête aux pieds dont une de 22 centimètres sur le ventre. "Je ne sais pas ce qu'ils m'ont fait mais ce que je sais c'est qu'ils m'ont ouvert et qu'aujourd'hui je souffre".

Denis ne devra son salut qu'à la persévérance et l'amour d'Ingrid, sa compagne, qui, inquiète de ne pas voir rentrer son ami de vacances, avertira le Quai d'Orsay et l'ambassade de France à Colombo. Elle passera plusieurs jours sur place, se fera conseiller par un avocat et un traducteur pour qu'enfin elle obtienne de la justice de ce pays que Denis soit jugé pour des faits qu'il n'avait pas commis. Il sera finalement acquitté et libéré le 29 novembre, après la lecture par les juges des papiers expliquant sa maladie.

Rentré depuis quelques jours à son domicile en Normandie, Denis se repose désormais et tente de retrouver des forces auprès d'Ingrid. "J'aimerais savoir ce qu'on m'a fait, pourquoi m'a-t-on torturé ainsi. Je ne dors plus, j'y pense chaque minute. C'était un film d'horreur".

Denis et sa compagne viennent de saisir Jean-Paul Delafenêtre, un avocat qui va déposer plainte contre la compagnie aérienne sri-lankaise et contre les autorités de ce pays. "Je veux que mes tortionnaires paient pour le mal qu'ils m'ont fait", conclut Denis.

JAPON

Remaniement ministériel au Japon: Koizumi met la barre à droite

31.10.2005


(AP) Fort de son récent triomphe électoral, le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi a procédé à un remaniement ministériel marqué par l'arrivée de responsables connus pour leurs positions nationalistes et conservatrices, Shinzo Abé et Taro Aso.

Shinzo Abé, secrétaire général adjoint du Parti libéral démocrate (PLD - parti au pouvoir depuis 50 ans) et considéré comme un successeur possible de M. Koizumi, a été nommé au poste de porte-parole du gouvernement. "C'est un cabinet destiné à appliquer les réformes" comme la privatisation de la Poste, a-t-il expliqué.

M. Koizumi a par ailleurs nommé Taro Aso au poste de ministre des Affaires étrangères. Considéré comme un "faucon", il devra gérer les tensions dans les relations entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud, renforcées par la récente visite de M. Koizumi au sanctuaire de Yasukuni, haut-lieu du nationalisme japonais où sont enterrés des criminels de guerre de la seconde guerre mondiale. Junichiro Koizumi a fait savoir qu'il continuerait d'y effectuer annuellement un pélerinage, à titre privé. La Chine et la Corée du Sud considèrent ces visites comme une glorification de l'impérialisme nippon de la première moitié du XXe siècle.

CORÉE DU SUD

Démission du Premier ministre sud-coréen
accusé d'insouciance  

14.03.2006




le Premier ministre sud-coréen,
Lee Hae-chan

(Reuters) Le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, a accepté la démission offerte par son Premier ministre, Lee Hae-chan, pour avoir joué au golf avec des hommes d'affaires en pleine crise sociale.

Le pouvoir exécutif est largement entre les mains du président en Corée du Sud mais Roh Moo-hyun prône justement une meilleure répartition et il a délégué une large partie de ses prérogatives à Lee. Ce dernier, à la tête du gouvernement depuis juin 2004, est considéré comme l'un des Premiers ministres aux pouvoirs les plus étendus dans l'histoire du pays.

La partie de golf du Premier ministre a suscité un tollé d'abord parce que Lee l'a disputée en pleine grève nationale des chemins de fer publics. Ensuite parce que ses compagnons de jeu étaient notamment un homme d'affaires condamné pour délits financiers et un autre inculpé pour entente illégale sur les prix.

Le golf ne réussit visiblement pas à Lee, puisque deux autres parties lui ont déjà été vivement reprochées. L'une alors que les pompiers luttaient contre un violent incendie de forêt qui a détruit un temple historique, l'autre alors que le pays était confronté à de graves inondations.

MONDIALISATION

Echec du IVe Sommet des Amériques

08.11.2005




manifestants anti-US
au Sommet des Amériques

(LatinReporters.com) La Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA en français, FTAA en anglais, ALCA en espagnol) reste au congélateur après le IVe Sommet des Amériques, réuni les 4 et 5 novembre à Mar del Plata, en Argentine. Ce projet du président américain George W. Bush divise le continent en deux blocs.

Pour la première fois en 11 ans d'histoire de Sommets des Amériques, les 34 pays participants ont été incapables de trouver un consensus faisant progresser le libre-échange continental.

Toutefois, seul le Venezuela du président Chavez a déjà décrété la mort de la ZLEA. Hugo Chavez prône avec Cuba une alternative continentale socialiste dénommée ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques). Ce défi aux ambitions de Washington repose sur l'abondance du pétrole vénézuélien.

En cas de maintien durable de la division en deux blocs enregistrée à Mar del Plata, la ZLEA pourrait être lancée, comme l'a suggéré le Mexique, par les 29 pays qui en sont partisans. Mais les 11 ou 12 élections présidentielles prévues en Amérique latine d'ici la fin de 2006 créent une incertitude de taille. Elles pourraient accentuer le virage latino-américain à gauche, notamment au Nicaragua, au Mexique et en Bolivie.

Proche de Fidel Castro et de Hugo Chavez, le leader indigène bolivien Evo Morales est en tête des sondages. Or, la Bolivie détient les plus importantes réserves de gaz naturel d'Amérique du Sud après celles du Venezuela. Plus que l'idéologie, le déficit énergétique d'autres pays sud-américains risquerait de les faire glisser vers l'ALBA bolivarienne renforcée par un axe gazo-pétrolier La Paz-Caracas.

article complet sur le site www.latinreporters.com

SOMMET DES AMÉRIQUES

Manifestations contre Bush et le libéralisme
au Sommet des Amériques

05.11.2005


(Reuters) Des manifestations antiaméricaines ont eu lieu à Mar del Plata en Argentine, en marge du "Sommet des Amériques", auquel prend part George Bush, et du contre-sommet, altermondialiste, organisé dans la même station balnéaire.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé pacifiquement dans les rues en scandant "Bush dehors!" et "Bush fasciste", brandissant des portraits de Bush avec la moustache d'Hitler et des drapeaux américains où les étoiles avaient été remplacée par une croix gammée.

A Buenos Aires, plusieurs milliers de personnes ont également manifesté pour protester contre la venue de Bush. Une manifestation de moindre ampleur s'est déroulée dans la capitale urugayenne, Montevideo, où la vitrine d'un McDonald's a été brisée.

Le sommet des Amériques et le contre-sommet, appelé "sommet des peuples", sont l'occasion, pour Bush comme pour le président vénézuélien Hugo Chavez, d'exposer des points de vue radicalement différents à propos du "libre échange" en Amérique latine.

Chavez, homme de gauche et adversaire déclaré de l'ultra-libéralisme à l'américaine, s'est engagé à faire échec au
FTAA (en français ZLAA, Zone de libre échange des Amériques), plan clé de l'administration Bush qui, pour l'heure, est dans une impasse.

"Chacun d'entre nous a apporté une pelle, une pelle de fossoyeur, parce que c'est ici, à Mar el Plata, que se trouve la tombe du FTAA", a lancé Chavez dans le stade, bondé, où s'est tenu le contre-sommet altermondialiste. Chavez a été rejoint dans le stade par Diego Maradona, légende argentine du football, qui a agité le drapeau de Cuba et portait un T-shirt avec le visage de Bush accompagné des mots "war criminal". Le leader indien bolivien Evo Morales, favori de l'élection présidentielle du 18 décembre, était également présent.

Les manifestants ont appelé les dirigeants de la région à rechercher des solutions alternatives au capitalisme américain, dont les méthodes ont dominé l'Amérique latine durant les années 1990 sans réduire la pauvreté et les inégalités.

Le président argentin Nestor Kirchner a fait écho à la colère des Argentins sur les politiques économiques du passé, lors de son discours inaugural du sommet des Amériques. "Nous critiquons ces politiques parce que nous en avons vu les résultats lors de la crise que l'Argentine a traversée en 2001", a dit le chef de l'Etat argentin, sous les regards de George Bush et d'autres dirigeants du continent américain.

BOLIVIE

La Bolivie vire à gauche avec l'élection d'Evo Morales

19.12.2005


(AP/Reuters) Le socialiste Evo Morales a remporté l'élection présidentielle en Bolivie dès le premier tour, avec 54,2% des suffrages. La participation a atteint les 85%, un chiffre bien plus élevé que lors des précédents scrutins.

L'ancien président conservateur et pro-américain Jorge Quiroga obtient 30% des votes. Quiroga, qui a reçu une formation d'ingénieur aux Etats-Unis et qui a été président entre 2001 et 2002, avait promis au cours de sa campagne de maintenir le pays sur une dynamique libérale en matière économique et de soutenir les programmes américains d'éradication des cultures de coca. L'autre candidat de droite, le magnat du ciment Samuel Doria Medina, reste loin derrière avec 8%.

La constitution bolivienne prévoit que pour être élu, le candidat doit dépasser les 50% au premier tour, faute de quoi, il revient au Congrès de voter pour désigner le vainqueur. Evo Morales est le premier président élu directement par les urnes, sans intervention du Congrès, depuis le retour de la démocratie en Bolivie en 1982. C'est aussi le premier président bolivien d'origine amérindienne. Nombre d'Amérindiens, qui se sentent marginalisés bien qu'ils soient majoritaires dans le pays, espèrent que l'élection de l'un des leurs les aidera à améliorer leur sort.

Evo Morales est déterminé à renforcer le contrôle de l'Etat sur la production de gaz naturel, première ressource du pays mais dont les Boliviens profitent peu, l'essentiel des gains étant encaissés par les multinationales. La Bolivie possède la 2è réserve de gaz d'Amérique du Sud après le Venezuela, mais c'est le pays le plus pauvre de l'Amérique du sud. 6 Boliviens sur 10 vivent au dessous du seuil de pauvreté.

Evo Morales s'est également engagé à mettre fin au programme d'éradication de la culture de la coca financé par les Etats-Unis, la coca n'étant pas seulement la matière première de la cocaïne mais aussi une plante traditionnelle de la pharmacopée amérindienne.

L'instabilité et les coups d'Etat ont dominé la majeure partie de l'histoire bolivienne
(record mondial des coups d'Etat, entre 180 et 200 selon les critères) et la plupart des présidents sont arrivés au pouvoir affaiblis dès le départ pour avoir été élus de justesse. Les observateurs estiment que le score inattendu d'Evo Morales devrait lui donner une chance d'aller jusqu'au bout de son mandat de 5 ans, à la différence de ses récents prédécesseurs. La majorité remportée par Morales est la plus large non seulement des 20 dernières années de démocratie, mais toute l'histoire de la République bolivienne.

L'élection de Morales s'inscrit dans le cadre d'un basculement à gauche de l'Amérique Latine qui a vu des présidents de gauche portés au pouvoir en Argentine (Nestor Kirchner), au Brésil (Luiz Inacio Lula da Silva), au Venezuela (Hugo Chavez), en Uruguay, et au Chili avec la socialiste Michelle Bachelet en bonne position à l'issue du premier tour des élections présidentielles.

L'élection bolivienne a été particulièrement suivie par l'administration Bush dont M. Morales est devenu la bête noire, en raison de sa volonté de contrôler l'exploitation du gaz, de soutien à la libre culture de la coca, et de ses liens avec le président vénézuélien Hugo Chavez et le président cubain Fidel Castro. Pendant sa campagne, Evo Morales a d'ailleurs promis d'être le "cauchemar" des Etats-Unis...

Il est donc possible que les Etats-Unis tenteront d'organiser un nouveau coup d'état en Bolivie, ou de déstabiliser Evo Morales en difficulté en encourageant les véléités séparatistes de la région de Santa Cruz, la riche capitale économique et symbole de réussite. De plus, si Evo Morales a dépassé la majorité absolue à l'élection présidentielle, son parti (le MAS) n'a obtenu que la moitié des sièges à la chambre des députés et au sénat ce qui peut constituer un blocage pour de futurs réformes.

BOLIVIE

Evo Morales entame une tournée mondiale

04.01.2006




Evo Morales à Cuba avec Fidel Castro



Evo Morales en Espagne avec le roi Juan Carlos
(AP) Après ses entretiens avec ses amis cubain et vénézuélien Fidel Castro et Hugo Chavez, le nouveau président bolivien Evo Morales est arrivé à Madrid, première étape d'une visite dans l'Union européenne, qui le conduira également en France et en Belgique.

Evo Morales a atterri à l'aéroport international Barajas de Madrid à bord d'un avion vénézuélien fourni par le président Hugo Chavez.

Il a rencontré le roi d'Espagne Juan Carlos et le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. Il s'est également entretenu avec le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, le ministre de l'Industrie José Montilla, le patronat espagnol et les représentants de la compagnie pétrolière argentino-espagnole Repsol.

Evo Morales, premier amérindien élu à la tête de la Bolivie, doit ensuite poursuivre sa tournée mondiale en Afrique du Sud, en Chine et au Brésil.

Son porte-parole Alex Contreras a rappelé que pendant la campagne ses rivaux avaient cherché à convaincre que la Bolivie sombrerait dans le chaos si Evo Morales était élu. "Cette tournée de sept pays en dix jours montrera que c'est le contraire qui est vrai. Nous voulons prouver que cette 'sale guerre' était un véritable mensonge et qu'il y a d'autres gouvernements prêts à nous soutenir".

Depuis son élection le mois dernier à la tête du pays le plus pauvre d'Amérique latine, Evo Morales s'est notamment engagé auprès des milieux d'affaires à créer un climat favorable à l'investissement étranger et à la création d'emplois. Mais il reste fondamentalement anti-libéral et "anti-impérialiste".

Après l'Europe, Evo Morales se rendra en Afrique du Sud où il sera reçu par le président Thabo Mbeki et le prix Nobel de la paix Nelson Mandela, puis à Pékin pour présenter les ressources boliviennes en étain, zinc, argent, et soja à des clients chinois gros consommateurs de matières premières.

Avant de regagner La Paz, le président-élu achèvera sa tournée par le Brésil, acheteur des deux tiers de la production bolivienne de gaz, et dont le président Ignacio Luiz Lula da Silva est aussi une figure-phare de la gauche latino-américaine.

Pendant ce temps, les Etats-Unis, méfiants, se disent prêts à travailler avec Morales, mais bien qu'Evo Morales se dit disposé à aller à Washington, il n'y a pas été invité, selon son porte-parole.

BOLIVIE

A Pretoria, le président bolivien se dit prêt au "dialogue"
avec les Etats-Unis

11.01.2006


(AFP) Lors de sa visite en Afrique du Sud, le président bolivien Evo Morales a déclaré qu'il pardonnait les humiliations et accusations formulées à son encontre par les Etats-Unis, se disant prêt au dialogue avec ce pays.

"Je pardonne aux personnels de la Maison Blanche tant d'humiliations, tant d'accusations. Je pardonne parce qu'il faut parier, par le dialogue, sur la recherche de la paix et de la justice sociale", a-t-il déclaré, à l'issue d'un entretien avec le président sud-africain Thabo Mbeki.

Expliquant avoir lu sur internet que le "département d'Etat américain veut un dialogue et un contact avec Evo Morales", il a répondu: "Depuis l'Afrique du Sud, je veux dire au gouvernement des Etats-Unis et au département d'Etat que nous, mouvement indigène, sommes d'une culture de dialogue".

"Tout dialogue visant à en finir avec la pauvreté et la discrimination est bienvenu", a ajouté Evo Morales, en précisant: "nous ne voulons pas de dialogue, ni de relations internationales de soumission, de subordination".

Evo Morales a par ailleurs annoncé avoir trouvé "un allié politique" en Afrique du Sud. "J'ai demandé avec beaucoup de respect, beaucoup d'humilité au président (Thabo Mbeki) de nous accompagner dans le processus de changement dans mon pays".

Interrogé sur d'éventuelles nationalisations, il a réaffirmé que "les ressources naturelles doivent appartenir au peuple".

"En Bolivie, il va y avoir une troisième nationalisation des hydrocarbures (...) Cela ne signifie pas exproprier, confisquer ou expulser les compagnies pétrolières. Nous serons associés, pas propriétaires. La récupération des investissements et le droit au profit sont garantis, mais un profit basé sur l'équilibre", a-t-il affirmé.

Sa visite d'Evo Morales en Afrique du Sud a été organisée par le Club de Madrid, organisation indépendante travaillant au renforcement de la démocratie dans le monde et par l'Institut pour la démocratie en Afrique du Sud (IDASA).

BOLIVIE

Evo Morales forme son gouvernement et promet d'unifier le pays

23.01.2006


(AP) Le nouveau président bolivien Evo Morales a prêté serment et présenté la composition de son gouvernement. Seize ministres d'origines diverses, dont un journaliste marxiste nommé au poste-clef de l'Energie, figurent dans ce nouveau cabinet.

A 46 ans, Evo Morales est le premier amérindien à accéder à la présidence de la Bolivie. Il a fait campagne en promettant de rétablir le contrôle du pays sur les réserves de gaz naturel, les deuxièmes au monde, et de mettre fin à la corruption et aux discriminations contre la majorité indienne. "Je veux vous demander personnellement que ce gouvernement ait zéro corruption, zéro bureaucratie", a-t-il demandé à ses ministres avant la prestation de serment.

La nomination d'Andres Soliz Rada comme ministre des Hydrocarbures annonce une "guerre du gaz" difficile entre l'administration Morales et les riches entreprises pétrolières et gazières présentes en Bolivie. Cet ancien membre du Congrès et avocat qui avait défendu les ressources naturelles de son pays avec acharnement dans le quotidien "El Diario", sera en effet chargé de renégocier les contrats énergétiques.

Le ministère de l'Eau sera occupé par Abel Mamani, un des leaders de la contestation dans la ville d'El Alto qui avait renversé les deux précédents présidents boliviens par de violentes manifestations. Trois femmes ont par ailleurs été nommées, comme Alicia Munoz au ministère de l'Intérieur.

CHILI

La socialiste Michelle Bachelet remporte la présidentielle au Chili

16.01.2006





(AP) La socialiste Michelle Bachelet a remporté l'élection présidentielle au Chili avec 53,5% des voix, devenant ainsi la première femme à accéder à la fonction suprême dans ce pays. Le candidat de la droite, le multimillionnaire Sebastian Pinera, recueille 46,4% des voix.

Dès l'annonce des résultats, les partisans de Michelle Bachelet ont fêté son succès dans rues des villes chiliennes. A Santiago, plusieurs milliers de personnes agitant drapeaux et banderolles à l'effigie de leur championne ont assisté au concert d'un groupe de musique tropical organisé devant l'hôtel où Michelle Bachelet s'exprimait.

La victoire de la candidate socialiste, ancienne ministre de la Défense, s'inscrit dans la continuité du pouvoir de centre-gauche incarné par le président sortant Ricardo Lagos. Le mélange de social-démocratie et d'économie de libre entreprise a donné globalement de bons résultats, ce qui explique en grande partie le fait que les Chiliens aient renouvelé leur confiance à la gauche. Cette élection confirme également le basculement à gauche d'une bonne partie du continent latino-américain (après le passage à gauche du Brésil, de l'Argentine, du Venezuella, et de la Bolivie).

Michelle Bachelet a réaffirmé sa promesse de campagne de réformer l'éducation ainsi que les systèmes de santé et de retraites de son pays. "Mon engagement est qu'au terme du mandat de mon gouvernement, en 2010, nous ayons un système de protection sociale consolidé qui assurera aux Chiliens et à leurs familles la tranquillité d'avoir un emploi décent", a-t-elle déclaré dans un hôtel de Santiago.

Fille d'un général mort sous la torture du régime Pinochet, elle a elle-même connu les geôles de la dictature, ainsi que l'exil. "La violence est entrée dans ma vie et a détruit ce que j'aimais", a-t-elle rappelée dans son discours dimanche soir.

Cette pédiatre de formation est mère de trois enfants et a été mariée deux fois, un sujet encore sensible dans un pays très catholique comme le Chili. "Femme, divorcée, socialiste, agnostique: tous les péchés réunis", plaisante-t-elle.

LIBÉRIA

La première présidente en Afrique investie à la tête du Liberia

16.01.2006




Ellen Johnson Sirleaf, la nouvelle présidente du Liberia
(AFP) Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue présidente en Afrique, a prêté serment pour un mandat de 6 ans devant plusieurs dirigeants internationaux venus célébrer à Monrovia un jour historique pour le Liberia, petit pays ouest-africain ruiné par 14 années de guerre civile (1989-2003).

Cette cérémonie met un terme à deux ans et demi de pouvoir du gouvernement de transition de l'ex-président Gyude Bryant, installé à la fin de la guerre civile et qui a souvent été critiqué pour son inaction et sa corruption.

Agée de 67 ans, Ellen Johnson Sirleaf est une ancienne économiste de la Banque Mondiale. Elle a été élue le 8 novembre 2005 contre l'ancien footballeur George Weah. Elle s'est engagée à rompre avec les mauvaises habitudes des administrations précédentes et à gouverner dans un esprit d'union nationale. "Sous mon administration, la corruption sera le principal ennemi public. Nous l'affronterons et le combattrons", a-t-elle promis. La mission de Mme Sirleaf s'annonce extrêmement ardue, car tout est à reconstruire dans ce pays fondé en 1847 par des esclaves affranchis venus des Etats-Unis.

Un parterre de personnalités de haut rang assistaient à cette investiture, dont Laura Bush (l'épouse de "W"), la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing, plusieurs présidents africains: Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Abdoulaye Wade (Sénégal), Mamadou Tandja (Niger), John Kufuor (Ghana), et Ahmad Tejan Kabbah (Sierra Leone), Cellou Dalein Diallo (Guinée). Deux bâtiments de la marine de guerre américaine mouillaient au large de Monrovia, signe, comme la présence de Mmes Bush et Rice, de l'appui de Washington au processus en cours.

AUTRE MONDE

La Mongolie donne à George Bush un aperçu de la vie nomade

21.11.2005


(Reuters) George Bush a conclu son voyage en Asie par un rapide séjour haut en couleur en Mongolie où il a été invité à visiter une tente nomade, à écouter des chants polyphoniques et à goûter du lait de jument.

Le président Nambariin Enkhbayar a tenu à emmener Bush et son épouse Laura, ainsi que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, observer la vie des nomades dans une vallée aride dont il est originaire. Ils ont pu y voir des chameaux et des yaks et assister à des danses et à des joutes de guerriers mongols. Invités dans un "ger" (yourte mongole), les invités américains se sont vu proposer des plats traditionnels, fromage ou lait de jument fermenté. Peu après, George et Laura Bush ont regagné l'avion présidentiel Air Force One à bord duquel ils sont repartis pour Washington.

Premier président américain à se rendre en Mongolie (dont environ 120 soldats participent à la guerre en Irak aux cotés des Américains), Bush a exprimé son admiration pour ces steppes balayées par les vents, avec leurs ciels immenses et leurs vastes horizons qu'il a comparés au Texas.
 

 


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