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![]() La mondialisation libérale consiste en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l'emploi, et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux...
(silicon.fr) Les délocalisations de personnels s'accélèrent, les entreprises cherchant à tout prix à réduire leurs coûts. Les transferts se font principalement vers l'Asie, et même entre les pays de ce continent qui se font une guerre, à qui proposera les salaires les plus bas... Et le mouvement devrait massivement se poursuivre. Selon une étude du Gartner, 25% des emplois technologiques européens seront délocalisés vers les pays émergents dans les six années qui viennent. "D'ici à 2005, quelque 30% des principales entreprises technologiques européennes exploiteront des sites à l'étranger", poursuit Gartner, en soulignant qu'un plus grand éloignement, vers l'Asie par exemple, représente "la meilleure opportunité de croissance". Si l'Inde et la Chine représentent la destination favorite des entreprises européennes, il faudra compter aussi avec les pays de l'Est, nouveaux entrants au sein de l'Union européenne. Gartner indique que la Hongrie, la République tchèque et la Pologne par exemple devraient retenir de plus en plus l'attention d'entreprises allemandes. Gartner liste également les pays les plus délocalisateurs. Le Royaume-Uni est le plus porté sur la pratique, il a été à l'origine de cinq des 15 contrats de délocalisations d'une valeur d'au moins 1 milliard de dollars. Quant à la France, les freins commencent à sauter selon le cabinet d'études. "La France a signé trois méga-contrats, ce qui indique qu'elle a commencé à vaincre sa résistance culturelle à la délocalisation. Les avantages potentiels en termes de coûts sont si convaincants que les entreprises qui ne l'envisagent pas risquent sérieusement de faire du tort à leurs actionnaires". Les joies du libéralisme...
C'est par un courrier reçu avant le week-end que onze salariés de la société Radiatex-Protex se sont vu proposer un reclassement en Malaisie "dans les conditions salariales en vigueur dans ce pays". Anciennement appelée Prophyltex et spécialisée dans la fabrication de préservatifs, cette entreprise, créée dans la région de Vichy en 1937, emploie une quarantaine de personnes. La mesure concerne dix ouvrières et un agent de maîtrise, affectés à l'emballage des préservatifs. La direction japonaise du groupe Sagami qui a racheté l'entreprise il y a quelques années, a ainsi libellé le courrier: "Dans le cadre d'un projet de licenciement collectif pour motif économique, nous envisageons de supprimer votre emploi. Nous vous proposons un reclassement dans une usine du groupe en Malaisie, un poste identique d'ouvrier dans le conditionnement-emballage des préservatifs", avec un salaire annuel de 1169 euros pour 48 heures hebdomadaires, et 10 jours de congés payés.
(AP)
Le
groupe Fenwick vient de proposer aux 550 salariés de
son usine de Poitiers (à Cenon-sur-Vienne) de passer
de 35 à 37,5 heures (soit 136 heures de travail de
plus par an), sans augmentation de salaire et avec perte de
17 jours de RTT. Pour compléter le tout, les
salariés doivent également accepter un gel de
leur salaire jusqu'en 2008. En cas de refus, l'entreprise
prévoit de délocaliser l'usine en Pologne.
Selon la direction, il s'agit d'un plan pour la "sauvegarde
de la compétitivité" (en clair, pour
l'augmentation des profits).Lors d'un référendum interne en début d'été, 60% du personnel avait rejeté ce projet d'augmentation du temps de travail sans contrepartie. Mais Fenwick a envoyé un courrier recommandé à chaque salarié, en lui demandant de répondre par "oui" ou par "non". Selon un responsable syndical, il avait été clairement indiqué que ceux qui répondraient "non" seraient licenciés. Une majorité de salariés ont finalement accepté ces conditions. Filiale du groupe allemand Linde, Fenwick est le leader des engins de manutention. L'entreprise avait été une des premières entreprises du département à signer un accord sur les 35 heures en mars 1999, et avait ainsi touché des aides pour sa mise en oeuvre. |
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(AP)
Les
salariés de Bosch vont devoir revenir à la
semaine de 40 heures, tout en conservant le salaire de... 35
heures. Le président de Bosch France a affirmé
que "la seule solution" pour rester compétitif est en
effet de demander aux salariés de travailler 40
heures par semaines "pour le même salaire"."La seule solution, malheureusement, c'est celle d'augmenter la durée du travail de façon à réduire le coût de production de nos produits", a expliqué sur France-Info le président du groupe Guy Maugis. Le groupe d'origine allemande, qui produit en France des équipements automobiles, avait déjà utilisé un chantage à la délocalisation en 2004 pour obliger les salariés à travailler 36 heures payées 35.
Selon M. Miller, les syndicats peuvent encore sauver les plans de retraite de l'entreprise si les employés acceptent de travailler pour un tiers seulement de leurs anciens salaires. L'échec des négociations entre Delphi et le principal syndicat de la branche United Auto Workers (UAW) sur une réduction des salaires visant à passer de l'actuel salaire horaire moyen de 27,50 $ à 10 ou 12 $, a été une des raisons ayant poussé à la mise en faillite. Le PDG a indiqué que, "s'il le faut", il réduira lui aussi "considérablement" son propre salaire, actuellement de 1,5 million de dollars par an. M.Miller n'a donc pas précisé si son salaire serait lui aussi réduit des déux tiers. Mais même si c'était le cas, cela lui laisserait tout de même 500.000 dollars... Robert Miller a également défendu le nouveau plan d'indemnisation des dirigeants de Delphi décidé à la veille de la mise en faillite et qui porte la prime de départ à 18 mois de salaires contre 12 auparavant. Le syndicat UAW avait dénoncé ces mesures en faveur des dirigeants en les qualifiant de "spectacle dégoûtant de dirigeants aux petits soins pour eux-mêmes tout en demandant des sacrifices extraordinaires de leurs salariés". Delphi est par ailleurs champion des délocalisations. L'entreprise utilise 70.000 salariés dans des usines délocalisées au Mexique, tandis qu'elle a licencié 8000 personnes aux Etats-Unis. Delphi est aussi présent dans les principaux pays à main d'oeuvre bon marché: en Chine, en Inde, au Brésil, en Turquie, République Tchèque, en Slovaquie, en Hongrie et en Pologne.
"Notre industrie est confrontée à une invasion de produits asiatiques, et nous ne pouvons plus tout produire en France", a expliqué le PDG du groupe, Thierry de la Tour d'Artaise, justifiant sa décision de délocaliser la production en Chine. Le PDG a toutefois promis qu'il n'y aurait pas de licenciement sec. Les salariés se verront proposer un reclassement dans une autre usine du groupe ou un départ en pré-retraite. Pour les syndicats, cette annonce constitue "une nouvelle et dramatique étape dans le démantèlement industriel du groupe en France". "Ils nous disent: c'est la faute aux Chinois, c'est la faute à l'Europe, c'est la faute au marché. Mais ce sont des larmes de crocodile. Pour eux, délocaliser en Chine, ce sont des soucis en moins et des bénéfices en plus", a estimé Daniel Fauvel, délégué CFTC de Moulinex à Saint-Lô. Le groupe a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 2,463 milliards d'euros, en progression de 7,6%.
Un mariage avec Arcelor constituerait la plus grande fusion jamais réalisée dans le secteur de l'acier. Et ce quatre ans seulement après la naissance d'Arcelor, issu en 2002 d'une fusion entre le français Usinor, le luxembourgeois Arbed et l'espagnol Aceralia. La fusion Mittal-Arcelor créerait un géant mondial, produisant plus de 100 millions de tonnes d'acier par an (12% du marché mondial), et employant plus de 250.000 personnes.
(AFP) La Chine devrait rapidement devenir la quatrième économie mondiale après une révision à la hausse son produit intérieur brut (PIB) qui lui permet de talonner la France et la Grande-Bretagne. Le PIB 2004 a été réévalué de +16,8%, passant à 1971 milliards de dollars. Le réajustement de la richesse nationale est notamment dû à une meilleure prise en compte des services dans le PIB, a précisé le Bureau chinois des statistiques (BNS). "La part du secteur tertiaire est passée de 32% à 40%". Après cette correction, l'économie chinoise abandonne la septième place à l'Italie (1670 milliards de dollars en 2004), et l'écart avec la France et la Grande-Bretagne est très faible. "Pour savoir si la Chine passe devant la France (5e avec 2000 milliards de dollars) et la Grande-Bretagne (4e avec 2140 milliards de dollars ), il faut attendre les résultats de 2005", estime le directeur du BNS. Le trio de tête est composé des Etats-Unis, du Japon et de l'Allemagne. Les résultats de l'économie chinoise pour 2005 devraient progresser de plus de 9%, ce qui devrait assurer la 4è place à la Chine. La correction à la hausse du PIB signifie aussi que la croissance a été sous-évaluée ces dernières années - un secret de polichinelle - afin de maintenir la monnaie chinoise sous-évalué, ce qui diminue le prix à l'exportation des produits fabriqués en Chine.
La
Chine a passé une commande-record de 150 Airbus lors
de la visite en France du Premier ministre Wen Jiabao. Ce
contrat d'environ 10 milliards de dollars est le plus
important jamais obtenu par l'avionneur européen sur
le marché chinois.La commande comprend des A319, des A320 et des A321. Les 150 avions sont destinés à six compagnies aériennes: Air China, China Eastern Airlines, China Southern Airlines, Sichuan Airlines, Shenzhen Airlines et Hainan Airlines. Avant cette commande, l'avionneur américain Boeing détenait 60% du marché, contre 30% pour Airbus. Un contrat d'une valeur de 4 milliards d'euros portant sur 70 Boeing avait été signé en octobre 2005 lors de la visite de George W. Bush à Pékin. Mais ce nouveau succès pour Airbus a une contrepartie lourde de conséquences à long-terme. Il a en effet été obtenu en échange de la signature d'un accord de coopération qui prévoit l'implantation en Chine d'une chaîne d'assemblage d'appareils de la famille A320.
La société Eurocopter a par ailleurs décroché un contrat avec la société chinoise Harbin Aviation pour le développement conjoint d'un hélicoptère de six tonnes. Dominique de Villepin a salué ces "progrès majeurs" dans le "partenariat industriel et technologique de longue durée" que la France souhaite construire avec la Chine. "Je suis sûr que l'avenir de cette coopération est radieux", a renchéri Wen Jiabao.
(Seattle Times) Microsoft est sur le point de délocaliser plus de 1000 emplois par an en Chine durant les 10 prochaines années, soit 10.000 emplois au total. Le président chinois Hu Jintao s'est toutefois déclaré offensé par le fait que le nombre d'emplois délocalisés est inférieur à ce que Microsoft avait promis précédemment à la Chine.
(L'Expansion) Pour la première fois de son histoire, IBM a annoncé qu'il allait confier à un partenaire extérieur la conception de ses puces Power. HCL Technologies, société indienne spécialiste de l'outsourcing dans le domaine des hautes technologies sera ainsi la première entité à travailler sur l'architecture des nouvelles puces Power en dehors des propres centres de recherche de Big Blue. L'Inde, connue jusqu'à présent pour ses capacités dans le domaine du développement de logiciels devient également un centre de compétences dans les semiconducteurs. Près de 125 centres de conception sont désormais installés en Inde, plus particulièrement dans la région de Bengalore.
Le groupe compte ainsi embaucher 4500 jeunes diplômés indiens au cours les deux prochaines années. Ils seraient embauchés dans les centres de Mumbai (anciennement Bombay) et de Bangalore, selon le Financial Times qui précise que JP Morgan intègre actuellement entre 300 et 400 cadres indiens par mois.
(AFP)
Malgré
des bénéfices en hausse (1 milliard de dollars
sur le dernier trimestre) Hewlett-Packard va supprimer
14.500 emplois dans le monde, dont 6000 emplois en Europe
dont 1400 en France (soit plus d'un quart de ses effectifs
dans ce pays), malgré 1 milliard de dollars de
bénéfice sur le dernier trimestre.Cette réduction d'effectifs permettra au deuxième vendeur mondial d'ordinateurs d'augmenter ses profits de 4 milliards de dollars par an, selon la direction d'Hewlett-Packard. Le délégué syndical CFE-CGC de Hewlett-Packard France, Patrick Novak, a jugé "scandaleuses" ces supressions d'emplois. "On est géré aujourd'hui par des financiers qui veulent uniquement faire monter les cours en bourse et le revenu par action", a-t-il accusé, rappelant que Hewlett-Packard avait réalisé un chiffre d'affaires de près de 80 milliards de dollars lors de l'exercice 2003/2004 pour un bénéfice net de 3,5 milliards de dollars.
(L'Expansion) Le titre Hewlett-Packard progressait de plus de 3% à la bourse après la publication des résultats du quatrième trimestre. Les ventes ont été meilleures que prévu, en hausse de 7% à près de 23 milliards de dollars. La marge d'exploitation est passée en un an de 7,0% à 7,6%. C'est bon signe, mais pas nécessairement pour les salariés. Le groupe informatique a également annoncé dans la foulée qu'il supprimait 800 postes supplémentaires qui viendront donc s'ajouter aux 14.500 suppressions d'emplois annoncés en de juillet 2005.
(AP) Le chantage à la délocalisation a payé: la direction d'Hewlett-Packard France a obtenu des syndicats la remise en cause de l'accord sur la réduction du temps de travail, en échange de la sauvegarde de 300 emplois, soit un peu moins du quart des 1240 licenciements qui étaient prévus à l'origine. L'accord signé dans l'entreprise sur les 35 heures va être remis à plat avec la suppression pour les cadres travaillant au forfait-jours de 12 jours de réduction du temps de travail (RTT). Les syndicats CGC, CFTC, FO et CFDT ont accepté de signer l'accord. Seule la CGT a refusé de signer.
(L'Expansion) Le distributeur américain de jouets "Toys R Us" (prononcer "toys are us", "les jouets, c'est nous") prévoit de supprimer 3000 emplois, soit 11% de ses effectifs. Ce plan social se traduira par la fermeture de 75 magasins. La société avait été rachetée pour 6,6 milliards de dollars il y a un peu moins d'un an par un pool d'investisseurs, menés par KKR et Bain Capital. Le groupe a essuyé une perte de 126 millions au troisième trimestre à la suite du plongeon de ses ventes.
(L'Expansion) Le premier réassureur mondial s'apprête à tailler durement dans ses effectifs durant les deux prochaines années dans la foulée de son rachat à 6,8 milliards d'euros de GE Insurance, la filiale assurance du géant General Electric. Swiss Re compte en effet supprimer de 10 à 15% de ses postes; soit jusqu'à 1.700 emplois. Ces "synergies" forcées devraient permettre au groupe suisse d'économiser 300 millions par an.
Le groupe automobile germano-américain va réduire ses effectifs de cols blancs de 20% d'ici à trois ans. L'Allemagne paiera un tribut important avec près de 60% des suppressions d'emplois. Les Etats-Unis seront touchés à hauteur de 25%. Cette nouvelle coupe claire, ajoutée aux mesures d'économies mises en oeuvre récemment chez le constructeur, devraient lui permettre de réduire les coûts de 1,5 milliard d'euros par an. Avec ce nouveau plan social, M. Zetsche, un mois seulement après son arrivée à la tête de DaimlerChrysler, soigne sa réputation de "tueur de coûts" intraitable. Dieter Zetsche avait déjà supprimé déjà près de 26.000 emplois aux Etats-Unis, 40.000 avec les sous-traitants, quand il présidait aux destinées de Chrysler entre 2000 et 2005. En septembre 2005, il avait imposé 8500 suppressions d'emplois en Allemagne chez Mercedes, auxquelles doivent s'ajouter 8000 suppressions de postes supplémentaires d'ici à trois ans dans le pays. Au total, avec le plan social annoncé mardi, DaimlerChrysler s'apprête ainsi à supprimer près de 22.000 emplois d'ici à 2009, malgré 2,8 milliards de dollars de bénéfice en 2005. Avec ces mesures drastiques, M. Zetsche espère redresser la rentabilité défaillante de Mercedes, pour atteindre une marge d'exploitation de 7% en 2007 pour Mercedes contre 4% seulement fin 2004. A la Bourse de Francfort, les investisseurs ont applaudi. Le titre DaimlerChrysler s'est envolé de 3,80%, en tête du DAX, l'indice des valeurs vedettes allemandes. "Cette décision est un préalable indispensable à un changement de culture chez DaimlerChrysler", jugeaient les analystes de Morgan Stanley dans une note.
(L'Expansion) DaimlerChrysler poursuit son dégraissage en cédant le motoriste MTU à un fonds d'investissements suédois. Le fruit de cette opération financera les 8500 suppressions d'emplois annoncées en septembre 2005. Cette cession a été décidée par le nouveau patron de DaimlerChrysler, Dieter Zetsche (en photo). Avant même de prendre les rênes du constructeur automobile allemand DaimlerChrysler, la réputation de Dieter Zetsche n'est plus à faire. Coupes drastiques dans les effectifs, abandon d'activités, cessions diverses, il a l'habitude d'utiliser tout l'arsenal des mesures liées aux restructurations. Une fois pris en compte l'endettement et les obligations en terme de retraites, DaimlerChrysler retirera de cette opération un milliard d'euros de liquidités. Lesquelles devraient permettre de mener à bien le plan social décidé précisément par Dieter Zetsche en septembre 2005 dans la branche haut de gamme de Mercedes.
Le
constructeur automobile DaimlerChrysler
a annoncé la suppression de 8.500 emplois au sein du
groupe Mercedes dans le cadre d'un "plan de
restructuration".La compagnie assure que ces suppressions d'emplois en Allemagne se dérouleront sur la base d'accords de départs volontaires au cours des 12 prochains mois. En juillet 2004, Daimler Chrysler avait utilisé un chantage à la délocalisation pour contraindre les salariés à accepter une baisse de leurs primes et une réduction de leur temps de pause rémunéré. En cas de refus, Daimler Chrysler menaçait de supprimer 6000 emplois en délocalisant sa production de Mercedes Classe C en Afrique du Sud.
(AP) Après avoir cessé de recevoir des indemnités de chômage, un homme armé d'un couteau a blessé huit personnes, dont quatre grièvement, dans un bus bondé de Munich. Giovanni Aron, âgé de 48 ans, a commencé à critiquer l'Allemagne et les Allemands après être monté dans le bus dans la soirée. Il a ensuite sorti un couteau et a attaqué les autres passagers, avant d'être maîtrisé et arrêté.
(L'Expansion) Les 25.000 suppressions de postes annoncées en juin 2005 par General Motors ne suffisent visiblement pas selon la direction à retrouver les chemins de la croissance et de la rentabilité. Le numéro un mondial de l'automobile en a rajouté 5000 supplémentaires. Le plan social touchera donc au total 30.000 salariés. Soit 9% des effectifs. Cinq usines d'assemblage en Amérique du Nord seront également fermées d'ici à 2008.
(L'Expansion) Konica Minolta jette l'éponge. Le groupe japonais, à la recherche de la rentabilité, abandonne non seulement la photo argentique mais aussi le numérique et supprime 3700 emplois, soit 11% de ses effectifs. Konica Minolta tire un trait sur cent ans d'histoire. Le groupe japonais, qui ne fait pas dans la demi-mesure, a annoncé l'arrêt de presque toutes ses activités dans la photo: papiers, pellicules, mini-laboratoires de développement et appareils, aussi bien argentiques que numériques. Désormais, les activités de Konica Minolta se résumeront à l'imagerie médicale, aux appareils de mesure, à l'optique (le seul lien qui subsistera avec la photo) et aux imprimantes multifonctions. Autant de domaines, professionnels pour la plupart, qui ont le vent en poupe. Konica Minolta a vendu à Sony les noms de ses marques ainsi que certains de ses actifs pour concevoir, développer et produire des matériels compatibles avec ses montures d'objectifs. La bonne affaire pour Sony, qui ne possède pas les technologies mécaniques et optiques, et pourra ainsi développer une gamme d'appareils numériques reflex haut de gamme, plus rentables.
(L'Expansion)
British
Airways va supprimer près de 600 emplois en
réduisant de 35% le nombre de ses cadres d'ici mars
2008. Le nombre de cadres supérieurs sera
diminué de moitié, passant de 414 à
207, et le nombre de cadres moyens sera diminué de
près d'un tiers, passant de 1301 à 911, soit
un total de 597 postes supprimés."Nous restructurons la compagnie pour supprimer les doublons, simplifier les opérations de notre coeur de métier et disposer d'une comptabilité plus claire", a commenté Willie Walsh, le directeur général de British Airways. Ces suppressions de postes devraient à elles seules engendrer des économies de 50 millions de livres (73 millions d'euros), et s'inscrivent dans le cadre d'un programme devant permettre à British Airways d'économiser 300 millions de livres (440 millions d'euros) d'ici mars 2007. La première étape de ce plan verra 94 cadres supérieurs quitter l'entreprise d'ici mars 2006.
(L'Expansion)
Les
restructurations massives se suivent en Allemagne.
Après Siemens et DaimlerChrysler, c'est au tour de
Deutsche Telekom d'annoncer le licenciement de 32.000
salariés d'ici à 2008, soit près de 13%
d'un effectif total de 244.000 personnes. "Les
transformations qui touchent le marché mondial des
télécoms, le développement rapide des
technologies et la forte concurrence qui s'exerce dans les
secteurs de la téléphonie fixe et du haut
débit placent notre société face
à de nouveaux défis", a justifié hier
Kai-Uwe Ricke, le patron de l'opérateur historique
des télécoms outre-Rhin.Ancienne entreprise publique désormais privatisée, Deutsche Telekom a déjà licencié 100.000 personnes ces dix dernières année. Après avoir acheté cet été tele.ring, opérateur mobile autrichien, Deutsche Telekom prévoit de développer ses activités dans les pays de l'Est et aux Etats-Unis dans le secteur de la téléphonie mobile.
(AP/ Le Monde) Deux grandes entreprises de chaussures de la région de Romans sur Isère, Stéphane Kélian et Charles Jourdan, ont respectivement été mis en liquidation et en redressement judiciaire, en raison de la concurrence délocalisée en Chine. Daniel Bagault, PDG de Stéphane Kélian Production, justifie la liquidation par des coûts trop élevés de production, supérieurs de 50% à ceux pratiqués en Espagne. "Avec un prix moyen de 240 euros par paire de chaussures, notre produit ne correspond plus à ce marché, très concurrentiel" , explique-t-il. Quant à Charles Jourdan, le groupe est en cessation de paiements et trois des sociétés, Charles Jourdan Industrie, filiale de production, Charles Jourdan France, qui commercialise les produits, et Sodépar, qui détient les magasins, ont déposé le bilan. La société suisse Charles Jourdan Holding (qui détient la marque), le distributeur Charles Jourdan International et l'atelier Manufacture de maroquinerie dauphinoise (MMD, fournisseur de Louis Vuitton et jugé rentable) ne sont pas visés par le dépôt de bilan. En octobre 2003, la famille fondatrice avait cédé l'entreprise à un fonds d'investissements luxembourgeois, Lux Diversity, qui a déjà taillé dans les effectifs, vendu les murs des magasins les plus prestigieux, comme ceux des Champs-Elysées ou de la Madeleine, à Paris, et supprimé des ateliers de production. Contactée, la direction n'a pas souhaité s'exprimer. Le déclin de l'industrie du cuir et de la chaussure, à Romans, n'est pas récent. Selon la mission économique de la communauté de commune, cette filière a employé jusqu'à 3600 salariés dans les années 1980, alors qu'ils ne sont plus, 20 ans plus tard, que 916. Bientôt, ils seront moins de 500. Tous les regards se tournent désormais vers le dernier chausseur de Romans, le groupe Clergerie. En 1999, Robert Clergerie avait cédé une partie de son entreprise à un fonds d'investissement français contrôllé par la Société générale, SG European Private Equity Partners. Asphyxié par les frais financiers qu'a entraînés le montage, le groupe reste déficitaire.
(AP)
"Nous
constatons une baisse régulière des effectifs
(...) des productions sont arrêtées,
transférées soit vers d'autres sites, soit
délocalisées vers d'autres pays. C'est le cas
du pneu poids lourd, du pneu vélo, des fils
métalliques" a dénoncé Michel
Chevalier, délégué CGT-Michelin
à Clermont-Ferrand.Selon ce représentant syndical, les propos d'Edouard Michelin -"muscler l'Ouest et faire grandir l'Est"- se traduisent dans les faits par "faire maigrir l'Ouest et grandir à l'Est". Il s'appuie notamment sur l'exemple du site de Poitiers, où la production de pneus poids lourds doit s'arrêter en juin 2006 alors que les pneus poids lourds produits par le site polonais de Olsztyn sont désormais importés en France. Sur l'ensemble des sites français de Michelin, 1.253 emplois ont été supprimés entre juin 2004 et juin 2005". Ces chiffres ne sont pas contestés par la direction Michelin sachant que "pour rester compétitif il est nécessaire de réduire la masse salariale".
Au total, 730 emplois seront supprimés. Des transferts de chaînes de production sont prévues en République tchèque, au Brésil et en Chine. La multinationale française Schneider Electric emploie 85.000 personnes dans 130 pays, dont 2.000 en France. Son chiffre d'affaires a progressé de 6,5% au premier trimestre 2005, et la société mise sur une progression de 10% de son résultat d'exploitation sur l'ensemble de 2005, selon des informations financières communiquées par la direction.
Pour éviter une délocalisation de leur usine, les salariés des usines de téléphones mobiles Siemens en Allemagne ont accepté de travailler 40 heures au lieu de 35 en gardant le même salaire. Par ailleurs, les primes de Noël et de vacances seront supprimées. En échange, Siemens s'engage pendant 2 ans à ne pas délocaliser l'usine en Hongrie. Ce qui veut dire que dans 2 ans, Siemens poura agiter à nouveau la menace d'une délocalisation pour exiger des nouvelles baisses de salaires... Siemens deviendra-t-il un cas d'école pour des entreprises qui envisagent de délocaliser leur production vers l'Asie ou les nouveaux pays de l'Union européenne pour échapper au coût du travail jugé trop élevé?
Après
Siemens, le constructeur automobile Daimler Chrysler utilise
à son tour un chantage à la
délocalisation. DaimlerChrysler demande à ses
salariés d'accepter une baisse de leurs primes et une
réduction de leur temps de pause
rémunéré. En cas de refus, il menace de
supprimer 6000 emplois en délocalisant sa production
de Mercedes Classe C en Afrique du Sud.Des milliers de salariés de Daimler Chrysler se sont mis en grève et se sont rassemblés devant les grilles de leur usine près de Stuttgart. La veille, leurs collègues de Düsseldorf avaient organisé une retraite aux flambeaux. Confrontées à la concurrence de pays où la main d'oeuvre est moins chère, un nombre croissant d'entreprises allemandes font pression sur leurs employés pour qu'ils rallongent leur durée hebdomadaire de travail à rémunération constante.
(AFP) - Suivant l'exemple de Bosch à Vénissieux (Rhône), le groupe d'électroménager SEB va proposer aux salariés de ses usines dans les Vosges un aménagement du temps de travail pour passer à 38 heures hebdomadaires, tout en maintenant la flexibilité".
![]() Encore un chantage à la délocalisation, cette fois à l'usine Bosch de Vénissieux près de Lyon. Les salariés ont du accepter un gel des salaires pendant 3 ans, tout en passant de 35 à 36 heures de travail hebdomadaire. En cas de refus, Bosch prévoyait de délocaliser l'usine en République tchèque. En revanche, si les salariés acceptaient les nouvelles conditions, Bosch promettait d'investir 12 millions d'euros (c'est à dire pas grand chose) dans une nouvelle unité de montage. Les
salariés devaient renvoyer une lettre d'approbation
pour la modification de leur contrat de travail, l'absence
de réponse étant considérée par
la direction comme un accord tacite.
(AFP)
- De plus
en plus d'entreprises allemandes cherchent à allonger
le temps de travail, en utilisant le chantage à
l'emploi, suivant l'exemple du groupe Siemens qui a obtenu
le passage sans compensation salariale de 35 à 40
heures dans deux sites de fabrication de
téléphones allemands, en échange de
l'abandon d'un projet de délocalisation en
Hongrie.Chez le voyagiste Thomas Cook, un accord a été signé prévoyant le passage pendant un an, avec option d'une année supplémentaire, de 38,5 heures de travail par semaine à 40 heures, en raison des difficultés financières de l'entreprise qui a perdu 251 millions d'euros en 2003. Seule compensation prévue: les heures supplémentaires travaillées seront mémorisées et rémunérées lorsque le voyagiste sera revenu dans le vert. Les magasins Karstadt réclament à leurs 47.000 salariés le retour à la semaine de 40 ou 42 heures, sans compensation. Actuellement, le temps de travail moyen dans les magasins se situe entre 37 et 38 heures. KarstadtQuelle, en pleine crise du fait de la faiblesse de la consommation des ménages allemands, a annoncé au début du mois son intention de supprimer 4.000 emplois d'ici 2006, soit 10 à 15% du personnel. "Un allongement du temps de travail constituerait un moyen de réduire le nombre nécessaire de suppressions de postes", a expliqué le président de l'entreprise. Il a également plaidé en faveur d'une plus grande flexibilité du temps de travail. "En fonction de la saison, on pourrait travailler davantage, comme au moment de Noël, ou moins". Le groupe suisse Nestlé négocie également le passage de 37 à 38 heures sur son site allemand de Singen dans le sud-ouest de l'Allemagne (soupes Maggi) pour 1.000 employés. L'équipementier automobile Bosch est en pourparlers pour passer aux 40 heures sur son principal site près de Stuttgart, après le succès de son chantage dans son usine française de Vénissieux. L'entreprise d'équipement de chauffage Viessmann négocie un passage 35 à 40 heures pour ses 3.700 salariés, laissant planer la menace d'une délocalisation en République tchèque. En Allemagne, la tendance au "travailler plus" se dessine aussi dans le secteur public, alors que les caisses de l'Etat, des Laender et des communes sont vides. L'Etat régional de Bavière vient d'augmenter le temps de travail de ses fonctionnaires de 38 à 42 heures. Même le gouvernement fédéral (pourtant de gauche) a confirmé cette semaine son intention de passer prochainement aux 40 heures.
(AFP)
Le
premier constructeur automobile européen Volkswagen
veut geler les salaires de ses employés en Allemagne
pendant 2 ans et accroître la flexibilité du
temps de travail. "La marge de manoeuvre pour des
augmentations de salaires est nulle", a
déclaré le directeur des ressources humaines
du groupe allemand Peter Hartz, lors d'une conférence
de presse, en vue de négociations qui doivent
s'ouvrir à ce sujet avec les représentants du
personnel à partir de mi-septembre.Volkswagen, qui emploie au total quelque 176.000 personnes dans le pays "souffre de désavantages compétitifs significatifs sur ses six sites de production en Allemagne par rapport à la concurrence", a argumenté M. Hartz. Le gel des salaires se veut une contribution à un projet de la direction, déjà annoncé, visant à réduire les coûts de personnel du groupe de 30% d'ici 2011, représentant en volume 2,04 milliards d'euros. Volkswagen prévoit également de renforcer la flexibilité du temps de travail, en augmentant le compte-temps annuel de ses salariés de plus ou moins 200 heures à 400 heures, ce qui permettrait par exemple à l'entreprise d'augmenter plus facilement le temps de travail si nécessaire. De même, les primes versées pour les heures supplémentaires de travail seront supprimées tant que les salariés ne dépasseront pas le seuil de 40 heures hebdomadaires de travail, au lieu de 35 heures précédemment. Par ailleurs, la direction entend revoir en baisse la rémunération des pauses ou des périodes de formation, et une baisse des salaires de 20% pour les nouveaux salariés recrutés. Autre nouveauté: la direction souhaite renforcer la concurrence interne entre les différents sites du groupe en Allemagne, lors du lancement de nouveaux modèles, en favorisant ceux qui acceptent temporairement de travailler davantage. "L'accord salarial de branche actuel ne l'autorise pas", a regretté M. Hartz. Il est toutefois peu probable que la direction obtienne gain de cause sur toute la ligne, le catalogue de mesures étant un point de départ avant de négociations avec le syndicat de la métallurgie IG Metall.
(AFP)
Après
Mercedes et Volkswagen, le constructeur automobile allemand
en difficulté Opel, filiale de l'américain
General Motors, demande à son tour des sacrifices
financiers à ses salariés. L'entreprise
prévoit des coupes dans les revenus et les
prestations sociales ainsi qu'un allongement du temps de
travail.Carl-Peter Foster, numéro deux de General Motors Europe et ancien patron d'Opel a estimé que le coût de production par véhicule doit être réduit "d'au moins 10%". Chez Opel, le comité d'entreprise a indiqué être disposé à discuter de "formules flexibles" pour l'organisation du temps de travail mais revendiqué une garantie des emplois "jusqu'à 2010 au moins" et il a refusé une baisse des revenus.
(AFP) Le constructeur automobile General Motors a annoncé 12.000 suppréssion d'emploi en Europe, dont 10.000 en Allemagne chez Opel (filliale de General Motors) Certaines usines pourraient fermer totalement à moyen-terme. "Nous ne fermerons pas d'usine d'ici 2006. Mais ensuite, nous ne pouvons plus rien garantir", a expliqué Fritz Henderson, directeur de General Motors en Allemagne.
(AFP)
- Nestlé
Waters, la branche eaux minérales du groupe suisse
Nestlé, envisage de vendre Perrier. "D'autres
scénarios sont toutefois envisagés. La
décision définitive sera annoncée en
septembre", a ajouté le président de
Nestlé, M. Girardot. Parmi les autres solutions
envisagées par la filiale du géant
agroalimentaire suisse, figurent notamment la
délocalisation de la fabrication de Perrier hors de
France ou un plan social.De nombreux candidats, dont des groupes concurrents ou des fonds d'investissements, se seraient déjà portés candidats auprès de Nestlé pour l'acquisition de Perrier et de ses 1.650 salariés. Nestlé Waters, avec ses 77 marques (dont Perrier, Contrex, et Vittel), est le numéro un mondial de l'eau embouteillée, avec un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros. Il devance le groupe français Danone (Evian, Volvic, Badoit, Aqua...) et l'américain Coca-Cola.
(AFP) Timing, filiale du groupe de centres d'appel téléphonique B2S (Business support services)lui-même filliale de Vivendi a annoncé un "plan social" qui prévoit de supprimer 210 emplois sur 348 en délocalisant vers le Maroc le travail de nuit et du week-end. Une soixantaine de salariés de Timing ont manifesté devant le siège de Vivendi à Paris.
(AFP)
- La
fermeture de l'usine ST Microelectronics à Rennes
témoigne de l'ampleur du problème des
délocalisations qui touchent désormais les
secteurs technologiques et non plus seulement
manufacturiers. L'usine de composants électroniques
doit en effet être transférée à
Singapour, malgré la croissance du marché des
semi-conducteurs, et les bénéfices de 253
millions de dollars réalisés en 2003 par ST
Micro, l'une des entreprises vedettes du CAC 40, l'indice
boursier parisien.Les salariés dénoncent "cette politique libérale qui permet de précariser en toute liberté après avoir bien souvent empoché de grosses subventions", comme ST Microelectronics. "En 2000, on nous promettait un avenir florissant. Les employés ont investi dans des maisons, ont eu des enfants. (...) On n'est pas des troupeaux qu'on change de pâture", explique un délégué syndical de l'usine.
(Reuters) STMicroelectronics, le premier fabricant européen de semi-conducteurs, va investir 1,2 milliard de dollars à Singapour au cours des deux prochaines années. Le nouvel investissement de STMicro vient s'ajouter aux 4,7 milliards de dollars de Singapour que le groupe franco-italien a déjà investis sur place, ce qui fait de lui le quatrième investisseur industriel du pays. La production de STMicroelectronics, société franco-italienne qui a son siège à Genève, représentait déjà 19% de la production singapourienne de semi-conducteurs en 2003. STMicroelectronics produit à Singapour des microprocesseurs destinés notamment aux téléphones portables. La société prévoit une croissance du marché mondial des semiconducteurs de 18 à 20% en 2004, la demande en puces ayant maintenant redémarré après trois ans de marasme. En juin 2004, STMicroelectronics avait fermé son usine française de Rennes où travaillaient 600 personnes, malgré 253 millions de dollars de bénéfices réalisés en 2003.
(AP) Pour les clients français qu'elle sollicite toute la journée au téléphone, "Dominique Mercier" est une vendeuse d'abonnement téléphonique comme les autres. Pourtant, elle n'appelle ni de la banlieue parisienne ni de province, mais de Dakar, au Sénégal: elle travaille pour une de ces nombreuses compagnies qui délocalisent leurs plates-formes d'appel en Afrique ou en Asie pour réduire leurs coûts. A la fin de la journée, "Dominique Mercier" met de côté son principal outil de travail: son accent français digne d'une vraie Parisienne. Et elle reprend sa véritable identité: Fatou Ndiaye, 32 ans, diplôme d'études supérieures. Comme des milliers d'autres opératrices sénégalaises, elle est en ligne toute la journée avec la France, à quelque 6.000 kilomètres de Dakar. "Quand j'ai postulé à cet emploi, je ne savais pas de quoi il s'agissait, ni à quoi m'attendre", explique Fatou. Elle dirige aujourd'hui une équipe d'une douzaine d'opératrices à Premium Contact Center International (PCCI). Dans les bureaux de cette société, quelque 600 employés âgés de 20 à 25 ans, tous titulaires au minimum d'un diplôme universitaire, travaillent jusqu'à 40 heures par semaine, dotés d'un pseudonyme français et entraînés à avoir le meilleur accent possible. Le salaire de départ est d'environ 165 euros par mois. Les plus productifs peuvent espérer grimper jusqu'à 415 euros, plus les primes, une aubaine dans un pays où le salaire moyen est de 70 euros. Il existe aujourd'hui 4 plates-formes d'appels téléphoniques au Sénégal (PCCI, Call Me, Access Value et Center Value). Elles proposent des services d'après-vente et "d'assistance technique", la plupart du temps pour des entreprises françaises, opérateurs de téléphone, fournisseurs d'accès à Internet, chaines de TV par satellite, éditeurs de logiciels informatiques... Même si on est encore loin des centaines de milliers d'emplois délocalisés d'Europe ou des Etats-Unis vers l'Inde, la Chine, la Malaisie et les Philippines, l'Afrique de l'Ouest attire de plus en plus les entreprises souhaitant réduire leurs coûts via la sous-traitance. Pour les séduire, le Sénégal mise sur les bas salaires, la jeunesse et la formation de sa main d'oeuvre, ainsi que la stabilité politique (phénomène rare dans la région). |