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(AFP)
A
l'instar de la France, des mouvements sociaux touchent la
Grande-Bretagne, où plus d'un million de
fonctionnaires des administrations locales britanniques
étaient grève pour défendre leurs
retraites, et en Allemagne, avec des arrêts de travail
dans l'industrie automobile et la fonction publique.Les fonctionnaires des administrations locales britanniques protestent contre une réforme menace de les faire travailler jusqu'à 67 ans contre 60 ans pour obtenir une retraite décente. Ce mouvement de 24 heures, le plus important du pays depuis la grève générale de 1926 selon les syndicats, était très suivi d'après les premières estimations, qui chiffraient jusqu'à 1,5 million le nombre de grévistes. Les syndicats espèrent que cette journée d'action ne sera que la première d'une série de mouvements destinés à faire échec au projet du gouvernement. Le secteur de l'éducation était le plus touché, quelque 2000 écoles n'ayant pas ouvert leurs portes, avec 70% de grèvistes à Londres où une manifestation s'est déroulée à Westminster. Les services administratifs et sociaux, bibliothèques, musées, centres sportifs et de loisirs, services de police et pompiers, ramassage des ordures et transports en commun étaient également perturbés. Le ministre britannique des Finances Gordon Brown a croisé des grévistes à l'entrée d'un bâtiment public de la City mais ne leur a pas dit un mot, contrairement à l'ancien président américain Bill Clinton qui l'accompagnait pour une conférence. L'appel à la grève, lancé par 11 organisations, a reçu une "réponse fantastique", a souligné le syndicat de la construction UCATT, alors que le syndicat Unison, le premier de la fonction publique locale, a prévenu qu'il y aurait d'autres grèves si celle-ci ne débouchait pas sur des négociations. L'Allemagne,
quant à elle, connait une agitation sociale
importante qui va des agents de la fonction publique aux
médecins en passant par l'industriee. C'est tout le
secteur industriel allemand, de la construction
mécanique aux technologies de pointe et à
l'acier, qui a connu des mouvements sporadiques
d'arrêt du travail.L'objectif de ces débrayages est deaire pression sur le patronat alors que les négociations autour des revalorisations salariales s'enlisent. Le syndicat de la métallurgie IG Metall réclame 5% d'augmentation de salaires pour les 3,4 millions de salariés du secteur. Le patronat n'a pas fait de proposition officielle mais estime que la hausse ne doit pas dépasser les gains de productivité, évalués entre 1,2% et 1,4%. Enfin, depuis huit semaines, les services publics du Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne) connaissent la grève la plus dure depuis 14 ans dans le secteur public pour protester contre l'allongement de la durée du temps de travail.
(Reuters/AFP)
De
30.000 à 40.000 personnes à Berlin et 15.000
à Strasbourg ont manifesté à l'appel de
la Confédération européenne des
syndicats (CES) pour exiger des changements fondamentaux
à la "directive Bolkestein" sur la
libéralisation des services. D'autres manifestations
ont également eu lieu dans plusieurs régions
en France et en Allemagne.Les dirigeants syndicaux des 25 pays de l'Union marchaient en tête du défilé qui s'est dirigé en direction du parlement européen où les eurodéputés devaient débattre pour la première fois du texte en séance plénière. "Bolkestein: Non", affirmait dans plusieurs langues sur la grande banderole de tête soutenue notamment par le porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, la secrétaire nationale du Parti communiste français, Marie-George Buffet, et les principaux responsables français et allemands de l'association altermondialiste Attac. Au fil du cortège, on pouvait lire "The service directive, no way for Norway" (La directive Services, pas pour la Norvège), "Non au dumping salarial" ou encore, en anglais sur une banderole allemande: "Quality service, yes, cowboy economy, no!". Le Néerlandais Frits Bolkestein, ancien Commissaire européen au marché intérieur, "veut un marché libre pour les services sans protection sociale, sans protection environnementale, sans aucune couverture pour les salariés et salariées. Son idée de l'Europe est à l'évidence celle d'un capitalisme sauvage, asocial et effréné", a critiqué Michael Sommer, président de la Confédération allemande des syndicats (DGB).
(AP)
Le
Forum social mondial (FSM) se tiendra pendant 6 jours au
Venezuela. Il s'est ouvert par une manifestation contre la
guerre et la mondialisation néo-libérale qui a
rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes
dans les rues de la capitale Caracas.Environ 80.000 personnes participeront à ce sommet annuel, réponse altermondialiste au Forum économique de Davos, en Suisse. Soutenu par le président vénézuélien Hugo Chavez, critique de toujours de l'impérialisme" américain, le FSM proposera quelque 2000 manifestations (séminaires, discours et concerts). On y débattra de la lutte contre la mondialisation, des conflits et de l'impéralisme dans le monde. Danielle Mitterrand, l'épouse de l'ancien président français, viendra notamment s'exprimer. La manifestation se veut indépendante mais une grande partie de l'attention y sera portée à Chavez, lequel surnomme Bush "M. Danger" et considère le socialisme comme le moyen de redresser le niveau de vie des couches pauvres dans son pays exportateur de pétrole. Chavez dit volontiers s'inspirer de Simon Bolivar, héros de l'indépendance sud-américaine.
(AP)
Les
dockers européens disent non à la
libéralisation des ports. Une grève a
sérieusement affecté la manutention dans les
grands ports continentaux, tandis que 8000 dockers ont
manifesté à Strasbourg dans une
atmosphère particulièrement tendue à la
veille du début de l'examen d'une directive "sur
l'accès au marché des services
portuaires".De violents affrontements avec la police ont eu lieu devant le Parlement européen de Strasbourg. Des vitres du bâtiment ont été brisées par des jets de pierres, malgré les canons à eau et les gaz lacrymogènes. Certains manifestants étaient armés de bâtons. Dans la vieille ville, la police a également utilisé des grenades lacrymogènes pour riposter à des jets de bouteilles et de pierres. Les manifestants venaient de la plupart des grands ports européens comme Rotterdam, Anvers, Hambourg, Le Havre et Marseille. Dans toute l'Union européenne, des débrayages ont ralenti la manutention dans les ports, à l'appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports. La semaine dernière déjà, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à faire grève pour rejeter ce projet de libéralisation des services portuaires dont une première version avait déjà été repoussée par les eurodéputés en 2003.
(AFP)
Le
Parlement européen a rejeté à nouveau
le projet européen de libéralisation des
services portuaires, contre lequel protestent des milliers
de dockers, sans pour autant persuader la Commission
européenne d'abandonner cet objectif.A une très large majorité (532 voix contre, 120 pour et 25 abstentions), les eurodéputés ont voté contre la deuxième tentative de la Commission d'ouvrir ce secteur à la concurrence, confirmant ainsi leur rejet de novembre 2003. Selon le président du Parlement Josep Borell, le résultat du vote "démontre que le Parlement n'est pas prêt à se ridiculiser quand on lui présente le même texte pour la deuxième fois". Seule une petite moitié du Parti populaire européen (PPE, droite libérale), avec 116 députés pour le texte, s'est prononcée en faveur de la directive. Lors du débat, les députés avaient vivement exprimé leur opposition à ce texte qui ouvrait notamment la voie à "l'auto-assistance", un principe permettant aux équipages d'effectuer eux-mêmes le chargement et le déchargement des navires, en se passant des dockers. Ces équipages étant le plus souvent constitués d'esclaves du Tiers-Monde, le projet de directive revient donc à favoriser la "délocalisation" du travail des dockers, conformément à l'objectif central de la mondialisation: augmenter la concurrence sur le marché du travail afin de tirer les salaires vers le bas. Le
commissaire aux Transports, Jacques Barrot,
(photo
ci-contre)
s'est dit prêt à "tirer les
conséquences" de ce rejet, mais a aussi
souhaité que "l'objectif que poursuivait le texte" ne
soit pas oublié. Il a appelé à
"continuer le travail avec tous les acteurs
concernés, Etats, opérateurs, utilisateurs,
syndicats, en concertation avec le Parlement, pour jeter les
bases d'une politique européenne des ports qui
permette d'encadrer et de rassurer les investisseurs",
d'"accroître la compétitivité
européenne et de favoriser la croissance et
l'emploi", a-t-il souligné, rapellant par ailleurs
qu'il n'était pas l'auteur de cette proposition."Et maintenant, cap sur Bolkestein", a de son côté commenté Francis Wurtz, le président de la Gauche unitaire européenne (communistes, extrême-gauche), qui appele à la même mobilisation contre la directive Bolkestein de libéralisation des services dans l'UE, que les eurodéputés doivent examiner en février.
La conférence de Hong Kong était censée, à l'origine, lever les derniers obstacles à un accord sur le "cycle de Doha", lancé voici quatre ans. Les participants espèrent toujours parvenir d'ici la fin 2006 à un accord mais ils demeurent fortement divisés sur la libéralisation du secteur agricole, des services et des biens manufacturés. Comme lors des précédentes réunions de l'OMC, et notamment à Seattle en 1999 et à Cancun en septembre 2003, la conférence de Hong Kong a attiré des milliers d'altermondialistes qui voient dans la libéralisation des échanges commerciaux une menace contre l'emploi, contre l'environnement et contre la démocratie, la mondialisation libérale étant une façon d'enlever aux états (et donc aux citoyens) tout pouvoir sur l'économie et les agissements des multinationales. "L'OMC nous mène à la mort", a crié un activiste coréen alors que plusieurs manifestants se jetaient dans les eaux du Victoria Harbour. Des militants alter-mondialistes sont également parvenus à s'infiltrer à l'intérieur même du centre de convention. Un peu plus tôt, une manifestation contre le libéralisme avait rassemblé plus de 5000 personnes, face à 9000 policiers anti-émeute qui ont fait usage de grenades au poivre pour tenir les manifestants à distance. 9 personnes ont été légèrement blessées quand la police a repoussé une cinquantaine de manifestants qui tentaient de pénétrer dans le périmètre de sécurité où se tenait la conférence. Mais les accrochages n'ont pas atteint le niveau de violences connu lors des réunions de l'OMC à Seattle et Cancun.
(AP/AFP)
Une
grande partie de l'économie belge a été
paralysée par une grève nationale
destinée à protester contre le projet de
réforme du système des retraites.Pour réduire les coûts des retraites, le Premier ministre Guy Verhofstadt et la coalition socialiste-libérale au pouvoir souhaite repousser de 58 à 60 ans l'âge de la retraite. Des dérogations seront prévues pour certaines catégories de salariés. Cette deuxième journée de grève nationale en moins d'un mois a paralysé la plupart des transports publics, plusieurs usines, un aéroport régional, des administrations, des écoles, la télévision publique et des radios. Cent mille personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles, à l'appel des syndicats réunis en front commun. Les syndicats ont menacé d'organiser de nouveaux mouvements en novembre si le gouvernement ne revient pas sur sa proposition. Une nouvelle journée de grève pourrait avoir lieu le 21 novembre. Olivier Willocx, directeur de la chambre de commerce de Bruxelles, a estimé à 200 millions d'euros (environ 250 millions de dollars) le coût économique de la grève dans la capitale.
(Reuters)
A
l'appel des trois plus grandes centrales syndicales
italiennes, les Italiens ont participé à une
grève nationale pour protester contre le projet de
budget 2006 du gouvernement.Usines et banques ont été paralysées tandis que des milliers de manifestants descendaient dans les rues de plusieurs dizaines de villes pour dénoncer les projets de réduction des dépenses, d'un montant total de 16,5 milliards d'euros, prévus pour l'an prochain. De nombreux avions sont restés cloués au sol et des trains ont cessé de circuler dans tout le pays. "Cette grève massive dans toute l'Italie montre que les ouvriers, les retraités et les jeunes partagent notre condamnation de la politique budgétaire et du gouvernement", a déclaré Guglielmo Epifani, chef de file de la CGIL, première confédération syndicale italienne. Conformément à ses engagements européens, le gouvernement de Berlusconi souhaite réduire le déficit budgétaire de 16,5 milliards d'euros l'an prochain avec des privatisations et une baisse des dépenses. Les syndicats affirment que ces mesures vont aboutir à une détérioration des services publics et peser sur une économie déjà bien fragile, qui n'a pas pratiquement pas connu de croissance ces quatre dernières années.
Né en septembre d'un appel à la mobilisation lancé sur un blog par quelques stagiaires excédés, "Génération précaire" a réussi le tour de force d'avoir fait reconnaître en quelques semaines, jusque dans les cabinets ministériels, le problème des stages abusifs en entreprise. "Génération précaire" ne condamne pas tous les stages, bénéfiques à ses yeux pour beaucoup de jeunes, mais il juge trop nombreuses les entreprises qui n'encadrent pas correctement leurs stagiaires, les "utilisent" à la place de vrais salariés sans les rémunérer, leur faisant vainement espérer un emploi pour les retenir. Après une réunion avec le MEDEF, l'organisation patronale n'a pas contesté qu'il existe "des abus", et a jugé plausible le chiffre de 10.000 "emplois camouflés", c'est-à-dire des gens déjà diplômés et qui s'inscrivent de façon fictive à l'université pour avoir une convention de stage. Selon une estimation du Conseil économique et social, environ 800.000 jeunes effectuent des stages en entreprises, pendant leurs études ou après. "Génération précaire" demande un statut inscrit dans le code du travail pour les stagiaires, une indemnisation progressive, un délai de carence entre les stages, et un quota de stagiaires par rapport à la masse salariale.
(AFP) Les "Robins des Bois", une association regroupant des agents EDF et des chômeurs, ont bloqué pendant une journée un centre EDF de Villeneuve-la-Garenne (banlieue parisienne) afin d'empêcher les techniciens de sortir pour procéder à des coupures de courant chez les plus démunis. Le blocage a débuté vers 07H00, quand une vingtaine de personnes ont installé des barrières décorées de drapeaux de la CGT devant le centre EDF, au son d'une puissante sono diffusant la chanson "Antisocial" du groupe Trust. Selon Xavier Chuat, délégué CGT, "100 à 120 coupures sont opérées chaque jour dans les quartiers les plus défavorisés" qui dépendent du centre EDF de Villeneuve. "La direction prétend qu'elle ne fait pas de coupures, le gouvernement prétend qu'on ne coupera pas les plus démunis, mais il y a des coupures de courant tous les jours", a affirmé M. Chuat. L'initiative semblait plutôt bien accueillie par les agents chargés des coupures, qui manifestaient majoritairement leur sympathie, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon le syndicaliste, les coupures pour impayés "ont été multipliées par 4 ou 5 depuis 2000". "L'entreprise veut faire de l'argent, et l'intéressement du personnel est indexé sur le temps moyen mis à recouvrer une facture. En gros, plus on fait de coupures, plus ça rapporte", a-t-il affirmé. "Bien sûr, il y a des gens qui abusent. Mais la majorité est plutôt en pleine galère. Le pire, c'est que quand on coupe le courant pour impayés, ça coûte 45 euros facturés en plus de l'impayé. Pour rétablir le courant, il faut également payer des frais. Ca enfonce encore plus les gens en difficulté", a expliqué un agent EDF. "On n'est plus au temps de Zola. L'éclairage à la bougie, c'est révolu. Ce n'est plus possible de laisser des gens sans chauffage au moment où, dehors, il gèle. De plus, la plupart des agents en ont marre de faire des coupures, ils se font insulter, parfois agresser", a affirmé M. Chuat. Selon un de ses collègues, un agent a récemment écopé d'un blâme de la direction pour avoir refusé de procéder à une coupure chez des particuliers. Après coupure, "les délais de rétablissement sont en ce moment d'un mois, un mois et demi", a confié un autre agent EDF.
(AFP)
Plusieurs
centaines de personnes - parmi lesquelles de nombreux
Américains vivant au Japon - ont manifesté
mardi à Kyoto contre la présence sur le sol
japonais du président américain George W.
Bush, et contre les opérations militaires
menées par les Etats-Unis en Afghanistan et en
Irak.Les manifestants, soutenus par une fanfare, ont parcouru les rues du centre de Kyoto en brandissaient des banderoles et pancartes contre la guerre en Irak, la présence militaire américaine au Japon et la politique de son Premier ministre, accusé d'être trop proche des Etats-Unis. Le président américain effectue au Japon la première étape d'une longue tournée en Asie qui le mènera ensuite en Corée du Sud (pour participer au sommet annuel du forum de Coopération économique des pays d'Asie-Pacifique - APEC), en Chine, et en Mongolie. En Corée du Sud, de violentes manifestations anti-Bush ont fait des dizaines de blessés et rassemblé près de 12.000 personnes.
(AFP) Des manifestants se sont regroupés aux Etats-Unis pour des centaines de veilles et autres rassemblements destinés à marquer la barre symbolique des 2.000 militaires américains morts en Irak depuis l'invasion de mars 2003. Le mouvement pacifiste MoveOn.org a fait savoir qu'il organisait plus de 1.000 veilles, concernant des dizaines de milliers de personnes à travers le pays. Les militants pacifistes estiment que leur mouvement prend rapidement de l'ampleur et qu'une majorité d'Américains pensent aujourd'hui que la décision de George Bush d'envahir l'Irak était une erreur. "Nous assistons à une évolution rapide de l'opinion publique en faveur d'un arrêt de la guerre et d'un retour des troupes, et cela commence à se refléter au Congrès. La position pacifiste n'est plus exclusivement le fait de militants. Elle commence à être l'opinion de la majorité dans ce pays ", a déclaré Phyllis Bennis, de l'Institut d'études politiques. Le sénateur républicain du Nebraska Chuck Hagel a estimé quant à lui que le chaos régnait en Irak et que ce pays avait besoin d'une nouvelle stratégie. "Plus les Etats-Unis resteront longtemps, plus nous serons considérés comme des oppresseurs et occupants et plus nous attirerons les terroristes, comme nous le faisons déjà aujourd'hui", a-t-il dit.
(Reuters)
Des
manifestations antiaméricaines ont eu lieu à
Mar del Plata en Argentine, en marge du "Sommet des
Amériques", auquel prend part George Bush, et du
contre-sommet, altermondialiste, organisé dans la
même station balnéaire.Des dizaines de milliers de personnes ont défilé pacifiquement dans les rues en scandant "Bush dehors!" et "Bush fasciste", brandissant des portraits de Bush avec la moustache d'Hitler et des drapeaux américains où les étoiles avaient été remplacée par une croix gammée. A Buenos Aires, plusieurs milliers de personnes ont également manifesté pour protester contre la venue de Bush. Une manifestation de moindre ampleur s'est déroulée dans la capitale urugayenne, Montevideo, où la vitrine d'un McDonald's a été brisée. Le sommet des Amériques et le contre-sommet, appelé "sommet des peuples", sont l'occasion, pour Bush comme pour le président vénézuélien Hugo Chavez, d'exposer des points de vue radicalement différents à propos du "libre échange" en Amérique latine. Chavez, homme de gauche et adversaire déclaré de l'ultra-libéralisme à l'américaine, s'est engagé à faire échec au FTAA (en français ZLAA, Zone de libre échange des Amériques), plan clé de l'administration Bush qui, pour l'heure, est dans une impasse. "Chacun
d'entre nous a apporté une pelle, une pelle de
fossoyeur, parce que c'est ici, à Mar el Plata, que
se trouve la tombe du FTAA", a lancé Chavez dans le
stade, bondé, où s'est tenu le contre-sommet
altermondialiste. Chavez a été rejoint dans le
stade par Diego Maradona, légende argentine du
football, qui a agité le drapeau de Cuba et portait
un T-shirt avec le visage de Bush accompagné des mots
"war criminal". Le leader indien bolivien Evo Morales,
favori de l'élection présidentielle du 18
décembre, était également
présent.Les manifestants ont appelé les dirigeants de la région à rechercher des solutions alternatives au capitalisme américain, dont les méthodes ont dominé l'Amérique latine durant les années 1990 sans réduire la pauvreté et les inégalités. Le président argentin Nestor Kirchner a fait écho à la colère des Argentins sur les politiques économiques du passé, lors de son discours inaugural du sommet des Amériques. "Nous critiquons ces politiques parce que nous en avons vu les résultats lors de la crise que l'Argentine a traversée en 2001", a dit le chef de l'Etat argentin, sous les regards de George Bush et d'autres dirigeants du continent américain.
Les électeurs suisses ont approuvé à 55,7% par référendum une interdiction totale des OGM pendant 5 ans. Ce texte qui était soumis à votation (référendum d'initiative populaire) vise à interdire pendant cinq ans toute utilisation d'organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture, aussi bien en ce qui concerne les plantes que les animaux. L'initiative était lancée par des milieux écologistes et de protection des consommateurs. Elle était combattue par le gouvernement, le parlement, les partis de droite et de centre-droit, les industriels, et certains scientifiques. Les
citoyens Suisses ont donc refusé de suivre les bons
conseils des élites dirigeantes au service des
multinationales, avec une victoire du NON dans la
totalité des cantons.
(AP) Une parcelle de maïs transgénique de 650m2 appartenant à la firme américaine Monsanto, sur la commune de Magescq (Landes) a été détruite pour la troisième année consécutive. La destruction a été revendiquée par un individu se réclamant des faucheurs volontaires. Le maïs cultivé sur cette parcelle dans le cadre d'un "programme pluriannuel pour le développement de lignées d'hybrides de maïs transgénique Roundup Ready-NK 603" avait déjà été détruite en août 2003 et en septembre 2004. En 2003, le Conseil Général des Landes avait émis un vote défavorable à cette expérimentation, et son président socialiste Henri Emmanuelli avait participé à une manifestation sur le site.
(AP) Un champ d'expérimentation de maïs OGM situé sur la commune de Blan (Tarn), a été détruit pendant la nuit. La parcelle de deux hectares était cultivée pour le compte de la société agroalimentaire Syngenta qui n'a pas souhaité réagir. Cette action n'a toujours pas été revendiquée. C'est la deuxième de ce type dans la région Midi-Pyrénées après le fauchage du 14 juillet 2005 à Menville (Haute-Garonne) d'une autre parcelle OGM appartenant à la société Pioneer, alors revendiquée par 400 faucheurs volontaires.
(AFP)
Deux
scientifiques canadiens de renom, l'astrophysicien Hubert
Reeves et le généticien David Suzuki, ont
sonné l'alarme au sujet du réchauffement
climatique, au cours d'une conférence visant à
sensibiliser l'opinion publique sur ce
phénomène.S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3500 personnes, les deux scientifiques ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète est la cause d'un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme. "Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce" a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures. Pour Hubert Reeves, il ne tient qu'à l'homme de résoudre cette situation: "puisqu'il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90% à l'activité humaine et il faut en tenir compte". Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997. "Le Canada a continué d'augmenter ses émissions de gaz a effet de serre et il faudrait aujourd'hui réduire celles-ci de 30% pour respecter nos engagements" a-t-il déclaré. L'intervention des deux hommes avait été organisée l'organisme Équiterre, qui a été chargé par l'ONU d'accueillir environ 3000 ONG qui participeront à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Celle-ci aura lieu à Montréal du 28 novembre au 9 décembre prochain.
(AP) Un écologiste brésilien est mort après s'être immolé par le feu pour protester contre la construction d'usines d'alcool dans la réserve animale du Pantanal, une des plus vastes du monde et site privilégié pour l'observation des animaux. Francisco Anselmo de Barros, 65 ans, s'est enroulé dans une couverture imbibée d'alcool et y a mis le feu lors d'une manifestation à Campo Grande (1.200km au nord-ouest de Rio de Janeiro). Francisco Anselmo de Barros était le président de la Fondation pour la conservation de la nature dans l'Etat du Mato Grosso do Sul, une organisation qu'il avait fondée en 1980. Dans une lettre adressée à sa famille et à ses amis, il explique que son geste était "le seul moyen de réveiller les gens" et de les sensibiliser à la défense de l'environnement, selon l'agence de presse Globo.
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(AFP) Le zoo de Londres accueille pendant quatre jours des spécimens du genre humain, avec un "troupeau d'Homo Sapiens", selon le communiqué du parc zoologique. Ces pensionnaires inhabituels sont des volontaires, hommes et femmes, sélectionnés sur concours. Cet événement de sensibilisation est organisé par la Société zoologique de Londres (ZSL) afin de prouver "l'appartenance de l'homme au genre animal" et "montrer que sa prolifération est un véritable fléau pour les autres espèces".
(astrosurf.com)
Rien
ne saurait remplacer l'admiration d'un ciel nocturne
parsemé d'étoiles. Mais ce spectacle gratuit
est déjà largement menacé. Dans les
grandes villes et même les petites
agglomérations, seules subsistent les étoiles
les plus brillantes. Cela fait bien longtemps que la Voie
Lactée - une bande laiteuse qui traverse le ciel et
qui est en fait notre propre galaxie vue par la tranche - a
disparu des nuits citadines, effacée par des
éclairages urbains la plupart du temps mal
étudiés (une grande partie de la
lumière part vers le ciel alors qu'elle est utile au
sol).
(loindevant.org)
Dès
2005, les aliments présentant des teneurs en
polluants radioactifs 100 fois à 1 000 fois
supérieures au risque négligeable pourront
être librement commercialisés et
consommés sans restriction.
L'irradiation
des aliments est utilisée par l'industrie
agro-alimentaire pour allonger la durée de
conservation, notamment des fruits et légumes (en
particulier les pommes de terre, les oignons, ou les herbes
en flacon).
(AP) Le projet de constitution européenne a été massivement rejetté par les électeurs français, avec 55% de "Non" et un fort taux de participation (70%). Selon un sondage IPSOS, les jeunes, les ouvriers et les chômeurs ont davantage voté "non" que les femmes, les retraités, les cadres ou les professions libérales, et les hommes ont davatage voté Non que les femmes. Les hommes ont voté à 57% contre la Constitution européenne, tandis que les femmes ne l'ont rejetée qu'à 53%. Score du Non par classe d'âge: 18-24 ans: 59% 25-34 ans: 56% 35-44 ans: 59% 45-59 ans: 60% 60-69 ans: 45 % + de 70 ans: 41 % Score du Non par activité professionelle: ouvriers: 70% employés: 67% chômeurs: 67% agriculteurs: 61% professions intermédiaires: 54% travailleurs indépendants: 53% artisans et commerçants: 49 % retraités: 45% professions libérales: 35 % Ce sondage a été réalisé à la sortie des bureaux de vote par IPSOS auprès de 3.355 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales.
(Reuters/AFP) Trois jours après la large victoire du "non" en France, les Pays-Bas ont affaibli un peu plus le projet de Constitution européenne en se prononçant massivement contre le texte avec près de 63% de "Nee", ignorant les appels de l'immense majorités des partis politiques, des organisations professionnelles ou des ONG. La participation a été également massive pour les Pays-Bas (63%). Le référendum néerlandais est seulement consultatif mais les partis politiques et les ministres ont fait savoir qu'ils suivraient la volonté populaire en cas de participation supérieure à 30%, ce qui est le cas. Les cinq principaux partis néerlandais, dont les trois formations de la coalition gouvernementale, avaient fait campagne pour le "Oui". Les Pays-Bas, l'un des six pays fondateurs de l'Union européenne dans les années 1950, ont vu ces dernières années une montée en puissance de l'hostilité à Bruxelles dans un contexte de tensions politiques et sociales accrues. Multiforme comme en France, l'opposition au traité s'est appuyée sur le mécontentement des Néerlandais à propos de l'euro et de la forte hausse des prix, la crainte qu'ils ont de perdre le contrôle de leur politique d'immigration, leur hostilité à la candidature de la Turquie à l'UE et la peur de voir Bruxelles s'attaquer aux libertés des néerlandais sur les drogues douces, l'euthanasie, l'avortement, ou le mariage homosexuel. Du côté des partisans du Oui, l'heure était à l'autocritique et aux moyens de combler le "gouffre" entre la population et la classe politique majoritairement favorable à la Constitution. "Le non est un signal aux politiques pour dire: arrêtez-vous et écoutez-nous", a déclaré Maurice de Hond, directeur d'un des principaux instituts de sondage des Pays-Bas. Selon une enquête de l'institut Maurice de Hond réalisée à la sortie des bureaux de vote, 58% des partisans du non sont mécontents de la manière dont évolue l'UE, 30% du texte lui-même, et 11% de la situation politique aux pays-Bas. Contrairement à Jean-Pierre Raffarin en France, le Premier ministre néerlandais de centre-droit Jan Peter Balkenende, au pouvoir depuis 2002, avait exclu de démissionner en cas du victoire du "non", estimant qu'il reviendrait au parlement de décider de la suite des événements, puisque les députés ont lancé cette consultation alors que lui-même y était hostile."
(Yahoo) Depuis le 1er Juin, la France n'est plus le "mouton noir" de l'Europe. Le "nee" hollandais n'est pas seulement impressionnant par son ampleur: 62% des voix avec une participation spectaculaire de 63% pour un pays sans tradition référendaire. Ce Non devrait tout autant inquiéter les dirigeants de l'Union que le Non français. Si la Hollande est un petit pays, elle avait toutes les caractéristiques du parfait soldat de la construction européenne. Depuis 1944, les Pays-Bas participent à une sorte de micro-Europe, le Benelux. L'orgueil nationaliste des Néerlandais peut difficilement être invoqué pour expliquer leur geste. Et le plat pays du joint légal a longtemps été un exemple de tolérance et d'ouverture qui ne le prédisposait guère aux crispations du repli. Le "modèle des polders" n'est certes plus qu'un souvenir. Des courants protestataires fleurissent, des tensions communautaires surgissent et le gouvernement est aussi impopulaire à Amsterdam qu'à Paris. Mais la crise hollandaise a bel et bien une dimension européenne. Si les Allemands avaient voté, certains de leurs dirigeants le susurrent, le "nein" aurait pu l'emporter. Face à ces réalités, il ne suffit pas de railler une contestation assurément bigarrée. Les Néerlandais ne sont pas subitement devenus un ramassis de xénophobes, néo-fascistes, démagogues et autres gauchistes. Le "populisme" est la courte explication de ceux qui se voilent la face. On ne peut pas construire l'Europe contre ses peuples. Éric Dupin
Dans la tradition des grandes marches non-violentes, une grande marche pour la décroissance se déroulera au mois de juin 2005, avec la participation de José Bové, le généticien Albert Jacquard, et le biologiste Jacques Testard, entre autres. Une grande marche ouverte à tous ceux qui résistent à cette société de consommation, de gaspillage et de croissance dont seules la technique et la science seraient les remèdes Une grande marche ouverte à tous ceux qui comprennent que pour transformer ce monde, il faut aussi transformer son mode de vie, et en finir avec l'idéologie publicitaire. Une grande marche conviviale sur les chemins, sans aucun moteur, en prenant le temps de discuter et d'échanger. Une grande marche avec François Schneider et l'ânesse Jujube qui parcourent la France depuis 1 an pour la décroissance. Une grande marche qui se conclura le 3 juillet 2005 devant le circuit de Magny-Cours pendant le Grand Prix de France de Formule1, ultime symbole de tous les gaspillages. La marche partira le 7 Juin de Lyon. Elle traversera les monts du Lyonnais jusqu'à Roanne puis suivra le canal de la Loire jusqu'à Decize avant d'arriver à Magny-Cours le 3 juillet. A tout moment du parcours il sera possible de rejoindre la marche notamment aux étapes accessibles par le train. N'hésitez pas à venir la rejoindre même seulement pendant quelques jours. Cet itinéraire pourra être modifié selon les propositions d'accueil et d'organisation d'événements le long du parcours.
(AP)
En
recevant son prix Nobel de la paix, la Kenyane Wangari
Maathai a lancé une mise en garde face à la
quantité de menaces qui pèsent sur le monde,
maladie, guerre, déforestation, exhortant à
changer de manière de penser pour sauver la
planète.Soulignant que la planète est menacée par l'homme, Wangari Maathai a lancé un appel en faveur de réformes démocratiques et estimé qu'il fallait mettre un terme à la course au profit des entreprises. "Il ne peut y avoir de paix sans développement équitable, et il ne peut y avoir de développement sans gestion durable de l'environnement dans un espace démocratique et pacifique. (...) Il faut que l'humanité cesse de menacer son système de vie. Nous sommes appelés à aider la Terre à guérir de ses blessures, et à guérir les nôtres en cours de route, à prendre en compte toute la création dans sa diversité, sa beauté et ses merveilles. Dans le courant de l'histoire, arrive un moment où l'humanité est appelée à passer à un nouveau niveau de conscience, un terrain moral plus élevé. Un moment où nous devons nous débarrasser de la peur et nous donner espoir les uns aux autres. Ce moment est arrivé." Agée de 64 ans, Wangari Maathai est une militante de la protection de l'environnement. Le prix Nobel de la Paix lui a été attribué pour récompenser sa lutte en faveur des femmes, pour la reforestation de l'Afrique, et contre la corruption. C'est la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix.
(AFP)
Le
coup d'envoi du 3ème Forum
social européen
(FSE) a été donné à Londres par
le maire de la capitale britannique Ken Livingstone
(travailliste) en présence de plusieurs
personnalités, et devant environ 1.500 militants
altermondialistes.Très applaudi, Ken Livingstone a donné le ton aux débats qui devraient être largement dominés par la question de la guerre en Irak, en déclarant: "J'espère que nous sommes dans les derniers jours de l'administration Bush". Quelque 5.000 personnes étaient logées au Dôme du millénaire, dans l'est de Londres, sur les bords de la Tamise. Parmi les premiers inscrits figuraient beaucoup de jeunes, habitués des forums. Le Forum s'est terminé par un concert et une manifestation de 50.000 personne contre la guerre en Irak.
(AFP)
La
police new-yorkaise a procédé à
l'arrestations de 300 manifestants anti-Bush à deux
jours de l'ouverture de la convention républicaine
dans un New York sous haute surveillance. Plus de 10.000
policiers dont des unités spéciales et des
démineurs ont été mobilisés
à cette occasion. Un strict périmètre
de sécurité a été dressé
aux abords du Madison Square Garden, là où
doit se tenir la convention.Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées pour manifester de Brooklyn à Manhattan. Les manifestants ont scandé des slogans anti-Bush et en faveur du droit à l'avortement. Plus 5000 de cyclistes en faveur de la défense de l'environnement s'étaient joints à la manifestation. Selon le commissaire adjoint de la police Paul Browne, ils ont causé des "perturbations massives" et mis en danger les automobilistes. Les manifestants ont pour leur part affirmé que leur rassemblement était pacifique, qualifiant les interpellations de démonstration de force excessive. La ville de New York, un bastion démocrate, est majoritairement hostile aux républicains qui se préparent à introniser officiellement George W. Bush comme candidat à un second mandat. M. Bush est attendu à New York tout auréolé de sondages à la hausse, en dépit d'une croissance économique ralentie, d'une augmentation de la pauvreté, et d'une situation irakienne qu'il vient d'admettre avoir "mal évaluée".
![]() (AFP/Reuters) Une seconde manifestation a réuni 400.000 personnes dans les rues de New York à l'appel de nombreuses organisations anti-Bush. Le cortège des manifestants s'étirait sur 2 kilomètres. Plusieurs personalités étaient présentes, notamment le révérend Jesse Jackson et Michael Moore, le réalisateur de Fahrenheit 9/11". "Aujourd'hui nous envoyons notre message", a lancé Leslie Cagan, dirigeante du mouvement "United for Peace and Justice". "Nous sommes la majorité dans ce pays. La majorité de ce pays est contre la guerre", a ajouté Michael Moore, s'adressant à la foule rassemblée au point de départ de la manifestation. "Nous allons réserver un bon accueil aux républicains car nous savons qu'ils sont un peu déprimés: Pour eux, la fin est proche. Il faut leur adresser un gentil sourire et un petit signe de la main", a-t-il ironisé. Plusieurs manifestants avaient déployé un ballon géant en forme de globe terrestre. Beaucoup de pancartes rappellent les manifestations pacifistes de l'hiver dernier: "Ramenez les soldats à la maison" ou encore "Pas de sang pour le pétrole", "Irak et Vietnam. Tant de mensonges délibérés. Tant de vies gâchées". "Irak est le mot en arabe qui veut dire Vietnam", affiche une autre, à côté de ce slogan des années 1960 remis au goût du jour: "Arrêtez de vous plaindre et commencez la révolution". "Cette élection est beaucoup trop importante pour ne pas manifester", explique Kerry Jones, un employé municipal de 52 ans, venu de l'Ohio, un Etat qui s'annonce très disputé. "Nous avons 45 millions de personnes sans couverture sociale, ce qui est criminel. Pour ce qui est de la guerre, il va sans dire qu'on n'avait rien à faire là-bas, ajoute-t-il. Barbara
Cobran, médecin de 62 ans, en longue robe blanche,
bijoux et chapeaux, résume sa démarche: "Nous
sommes contre la guerre et contre la perte de nos
libertés civiles. L'administration Bush ne fait
qu'augmenter le terrorisme et la colère dans le
monde". "J'espère que nous allons montrer fortement
notre opposition", ajoutait Laura Pessieri, 27 ans, agitant
une banderole où l'on pouvait lire, à
côté de la photo de Bush: "menace imminente
pour la démocratie".Les manifestants, qui se sont vus interdire de défiler dans Central Park, ont effecté une boucle autour du Madison Square Garden, empruntant notamment la 7ème Avenue. Environ 200 personnes ont été interpellées pour des délits mineurs, notamment entrave à la circulation. Ces dernières arrestations portent à près de 500 le nombre d'interpellations depuis le début des manifestations anti-Bush la veille à New York. D'autres manifestations moins importantes devraient avoir lieu durant toute la semaine de la Convention.
(AP) Au deuxième jour de la Convention républicaine à New York, des manifestants portant des nez de cochon s'en sont pris mardi au vice-président américain Dick Cheney et à son ancienne société Halliburton, qu'ils accusent de tirer profit de la guerre en Irak. Affirmant être des employés "d'Hallibacon", ils ont manifesté devant l'hôtel où séjournent les délégués républicains du Texas, scandant "Nous aimons l'argent. Nous aimons l'argent. Nous aimons encore plus Cheney". La police new-yorkaise a encerclé les manifestants et tout un secteur du centre de Manhattan de filets de sécurité orange, interpellant 270 personnes.
(AP/AFP)
Aux
abords de la bibliothèque publique de New York,
à Ground zero et dans les rues adjacentes du Herald
square, les manifestants ont promis de faire passer leur
message. "Les gens ici essayent de remettre en question la
politique d'un gouvernement corrompu. Ils descendent dans la
rue et n'ont pas besoin de demander la permission", a
affirmé Gan Golan, manifestant de 30 ans.Devant les studios de la chaîne de télévision Fox News, la police casquée et portant des boucliers, a dû utiliser des barrières pour contenir le millier de manifestants dénonçant les liens de la chaîne avec les Républicains. "Ces dernières années, les médias grand public ont marché main dans la main avec le gouvernement Bush, maintenant il est temps de défiler contre eux," dit Fair, organisation de veille des médias établie en 1986. "Qu'il s'agisse de guerre en Irak, du recompte de Floride en 2000, du Patriot Act, les médias grand public se sont plus comportés en toutous qu'en chiens de garde". Des manifestants portant des nez de cochon s'en sont également pris mardi au vice-président américain Dick Cheney et à son ancienne société Halliburton, qu'ils accusent de tirer
profit de la guerre en Irak.Affirmant être des employés "d'Hallibacon", ils ont manifesté devant l'hôtel où séjournent les délégués républicains du Texas, scandant "Nous aimons l'argent. Nous aimons l'argent. Nous aimons encore plus Cheney". Enfin, plusieurs milliers de personnes brandissant des tracts roses, la couleur des feuilles de licenciement souvent utilisées par les compagnies américaines, ont formé mercredi une file d'attente de chômeurs symbolique qui s'est étirée sur cinq kilomètres de Wall Street jusqu'au site de la Convention républicaine à New York. Selon la police, plus de 1.500 personnes ont été arrêtées dans le cadre de manifestations contre la convention républicaine depuis la semaine dernière, bien que les défilés ait été pacifiques.
(AP) Un juge de la cour suprême de l'Etat de New York a ordonné jeudi la libération de 470 manifestants anti-Bush interpellés pendant la Convention républicaine. Le juge Cataldo a imposé à la Ville de New York une amende de 1000 dollars par jour et par détenu non libéré après la date butoir du 3 Septembre à 17h. Environ 50 des détenus avaient entamé une grève de la faim pour protester contre leur maintien en détention avant leur mise en accusation. Les avocats des détenus se sont félicité de la décision du juge, alors que les représentants de la Ville affirmaient faire tout leur possible pour se conformer à la décision, tout en déclarant: "Nous ne pouvons pas simplement ouvrir les portes des prisons de New York et laisser tout le monde sortir". Pendant la convention et les quelques jours qui l'ont précédée, la police de New York a arrêté plus de 1.700 manifestants, dont près de 1.200 durant la journée de désobéissance civile le 1er Septembre. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||