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Résistances

CPE

La révolte contre le CPE, la précarité et le nouvel esclavage

Février-Avril 2006



Les archives des infos sur le CPE

Les
images des manifestations et de l'occupation des facs...

CPE

Des grèves contre les "réformes" libérales
touchent aussi la Grande-Bretagne et l'Allemagne

28.03.2006


(AFP) A l'instar de la France, des mouvements sociaux touchent la Grande-Bretagne, où plus d'un million de fonctionnaires des administrations locales britanniques étaient grève pour défendre leurs retraites, et en Allemagne, avec des arrêts de travail dans l'industrie automobile et la fonction publique.

Les fonctionnaires des administrations locales britanniques protestent contre une réforme menace de les faire travailler jusqu'à 67 ans contre 60 ans pour obtenir une retraite décente.

Ce mouvement de 24 heures, le plus important du pays depuis la grève générale de 1926 selon les syndicats, était très suivi d'après les premières estimations, qui chiffraient jusqu'à 1,5 million le nombre de grévistes. Les syndicats espèrent que cette journée d'action ne sera que la première d'une série de mouvements destinés à faire échec au projet du gouvernement.

Le secteur de l'éducation était le plus touché, quelque 2000 écoles n'ayant pas ouvert leurs portes, avec 70% de grèvistes à Londres où une manifestation s'est déroulée à Westminster. Les services administratifs et sociaux, bibliothèques, musées, centres sportifs et de loisirs, services de police et pompiers, ramassage des ordures et transports en commun étaient également perturbés.

Le ministre britannique des Finances Gordon Brown a croisé des grévistes à l'entrée d'un bâtiment public de la City mais ne leur a pas dit un mot, contrairement à l'ancien président américain Bill Clinton qui l'accompagnait pour une conférence.

L'appel à la grève, lancé par 11 organisations, a reçu une "réponse fantastique", a souligné le syndicat de la construction UCATT, alors que le syndicat Unison, le premier de la fonction publique locale, a prévenu qu'il y aurait d'autres grèves si celle-ci ne débouchait pas sur des négociations.

L'Allemagne, quant à elle, connait une agitation sociale importante qui va des agents de la fonction publique aux médecins en passant par l'industriee. C'est tout le secteur industriel allemand, de la construction mécanique aux technologies de pointe et à l'acier, qui a connu des mouvements sporadiques d'arrêt du travail.

L'objectif de ces débrayages est deaire pression sur le patronat alors que les négociations autour des revalorisations salariales s'enlisent. Le syndicat de la métallurgie IG Metall réclame 5% d'augmentation de salaires pour les 3,4 millions de salariés du secteur. Le patronat n'a pas fait de proposition officielle mais estime que la hausse ne doit pas dépasser les gains de productivité, évalués entre 1,2% et 1,4%.

Enfin, depuis huit semaines, les services publics du Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne) connaissent la grève la plus dure depuis 14 ans dans le secteur public pour protester contre l'allongement de la durée du temps de travail.

NOUVEL ESCLAVAGE

Mobilisation syndicale européenne contre la directive Bolkestein

14.02.2006


(Reuters/AFP) De 30.000 à 40.000 personnes à Berlin et 15.000 à Strasbourg ont manifesté à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES) pour exiger des changements fondamentaux à la "directive Bolkestein" sur la libéralisation des services. D'autres manifestations ont également eu lieu dans plusieurs régions en France et en Allemagne.

Les dirigeants syndicaux des 25 pays de l'Union marchaient en tête du défilé qui s'est dirigé en direction du parlement européen où les eurodéputés devaient débattre pour la première fois du texte en séance plénière.

"Bolkestein: Non", affirmait dans plusieurs langues sur la grande banderole de tête soutenue notamment par le porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, la secrétaire nationale du Parti communiste français, Marie-George Buffet, et les principaux responsables français et allemands de l'association altermondialiste Attac.

Au fil du cortège, on pouvait lire "The service directive, no way for Norway" (La directive Services, pas pour la Norvège), "Non au dumping salarial" ou encore, en anglais sur une banderole allemande: "Quality service, yes, cowboy economy, no!".

Le Néerlandais Frits Bolkestein, ancien Commissaire européen au marché intérieur, "veut un marché libre pour les services sans protection sociale, sans protection environnementale, sans aucune couverture pour les salariés et salariées. Son idée de l'Europe est à l'évidence celle d'un capitalisme sauvage, asocial et effréné", a critiqué Michael Sommer, président de la Confédération allemande des syndicats (DGB).

 voir l'article complet consacré à la directive Bolkestein

RÉSISTANCE

Ouverture au Venezuela du Forum social mondial

25.01.2006


(AP) Le Forum social mondial (FSM) se tiendra pendant 6 jours au Venezuela. Il s'est ouvert par une manifestation contre la guerre et la mondialisation néo-libérale qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale Caracas.

Environ 80.000 personnes participeront à ce sommet annuel, réponse altermondialiste au Forum économique de Davos, en Suisse.

Soutenu par le président vénézuélien Hugo Chavez, critique de toujours de l'impérialisme" américain, le FSM proposera quelque 2000 manifestations (séminaires, discours et concerts). On y débattra de la lutte contre la mondialisation, des conflits et de l'impéralisme dans le monde. Danielle Mitterrand, l'épouse de l'ancien président français, viendra notamment s'exprimer.

La manifestation se veut indépendante mais une grande partie de l'attention y sera portée à Chavez, lequel surnomme Bush "M. Danger" et considère le socialisme comme le moyen de redresser le niveau de vie des couches pauvres dans son pays exportateur de pétrole. Chavez dit volontiers s'inspirer de Simon Bolivar, héros de l'indépendance sud-américaine.

LIBÉRALISME ET NOUVEL ESCLAVAGE

Forte mobilisation des dockers contre le projet de libéralisation

17.01.2006


(AP) Les dockers européens disent non à la libéralisation des ports. Une grève a sérieusement affecté la manutention dans les grands ports continentaux, tandis que 8000 dockers ont manifesté à Strasbourg dans une atmosphère particulièrement tendue à la veille du début de l'examen d'une directive "sur l'accès au marché des services portuaires".

De violents affrontements avec la police ont eu lieu devant le Parlement européen de Strasbourg. Des vitres du bâtiment ont été brisées par des jets de pierres, malgré les canons à eau et les gaz lacrymogènes. Certains manifestants étaient armés de bâtons. Dans la vieille ville, la police a également utilisé des grenades lacrymogènes pour riposter à des jets de bouteilles et de pierres.

Les manifestants venaient de la plupart des grands ports européens comme Rotterdam, Anvers, Hambourg, Le Havre et Marseille. Dans toute l'Union européenne, des débrayages ont ralenti la manutention dans les ports, à l'appel de la Fédération européenne des travailleurs des transports.

La semaine dernière déjà, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à faire grève pour rejeter ce projet de libéralisation des services portuaires dont une première version avait déjà été repoussée par les eurodéputés en 2003.

LIBÉRALISME ET NOUVEL ESCLAVAGE

La directive de "libéralisation" des services portuaires
rejetée par le Parlement

18.01.2006


(AFP) Le Parlement européen a rejeté à nouveau le projet européen de libéralisation des services portuaires, contre lequel protestent des milliers de dockers, sans pour autant persuader la Commission européenne d'abandonner cet objectif.

A une très large majorité (532 voix contre, 120 pour et 25 abstentions), les eurodéputés ont voté contre la deuxième tentative de la Commission d'ouvrir ce secteur à la concurrence, confirmant ainsi leur rejet de novembre 2003. Selon le président du Parlement Josep Borell, le résultat du vote "démontre que le Parlement n'est pas prêt à se ridiculiser quand on lui présente le même texte pour la deuxième fois".

Seule une petite moitié du Parti populaire européen (PPE, droite libérale), avec 116 députés pour le texte, s'est prononcée en faveur de la directive.

Lors du débat, les députés avaient vivement exprimé leur opposition à ce texte qui ouvrait notamment la voie à "l'auto-assistance", un principe permettant aux équipages d'effectuer eux-mêmes le chargement et le déchargement des navires, en se passant des dockers. Ces équipages étant le plus souvent constitués d'esclaves du Tiers-Monde, le projet de directive revient donc à favoriser la "délocalisation" du travail des dockers, conformément à l'objectif central de la mondialisation: augmenter la concurrence sur le marché du travail afin de tirer les salaires vers le bas.

Le commissaire aux Transports, Jacques Barrot,
(photo ci-contre) s'est dit prêt à "tirer les conséquences" de ce rejet, mais a aussi souhaité que "l'objectif que poursuivait le texte" ne soit pas oublié. Il a appelé à "continuer le travail avec tous les acteurs concernés, Etats, opérateurs, utilisateurs, syndicats, en concertation avec le Parlement, pour jeter les bases d'une politique européenne des ports qui permette d'encadrer et de rassurer les investisseurs", d'"accroître la compétitivité européenne et de favoriser la croissance et l'emploi", a-t-il souligné, rapellant par ailleurs qu'il n'était pas l'auteur de cette proposition.

"Et maintenant, cap sur Bolkestein", a de son côté commenté Francis Wurtz, le président de la Gauche unitaire européenne (communistes, extrême-gauche), qui appele à la même mobilisation contre la
directive Bolkestein de libéralisation des services dans l'UE, que les eurodéputés doivent examiner en février.

MONDIALISATION

Manifestations à Hong Kong à l'occasion de la réunion de l'OMC 

13.12.2005




Élites dirigeantes à la tribune de l'OMC



Face à face entre manifestants et policiers dans la rue



Des altermondialistes parvenus à s'infiltrer à la conférence avec des pancartes "l'OMC tue nos emplois"
et "l'OMC tue l'environnement"

(Reuters) Des ministres de 148 pays se sont retrouvés à Hong Kong pour une conférence de l'OMC consacrée à la libéralisation des échanges, pendant que les manifestants altermondialistes défilaient dans les rues de la ville en souhaitant l'échec de leurs discussions. Parmi eux se trouvaient notamment des fermiers sud-coréens inquiets de l'impact de la libéralisation des échanges sur leurs ventes de riz.

La conférence de Hong Kong était censée, à l'origine, lever les derniers obstacles à un accord sur le "cycle de Doha", lancé voici quatre ans. Les participants espèrent toujours parvenir d'ici la fin 2006 à un accord mais ils demeurent fortement divisés sur la libéralisation du secteur agricole, des services et des biens manufacturés.

Comme lors des précédentes réunions de l'OMC, et notamment à Seattle en 1999 et à Cancun en septembre 2003, la conférence de Hong Kong a attiré des milliers d'altermondialistes qui voient dans la libéralisation des échanges commerciaux une menace contre l'emploi, contre l'environnement et contre la démocratie, la mondialisation libérale étant une façon d'enlever aux états (et donc aux citoyens) tout pouvoir sur l'économie et les agissements des multinationales.

"L'OMC nous mène à la mort", a crié un activiste coréen alors que plusieurs manifestants se jetaient dans les eaux du Victoria Harbour. Des militants alter-mondialistes sont également parvenus à s'infiltrer à l'intérieur même du centre de convention.

Un peu plus tôt, une manifestation contre le libéralisme avait rassemblé plus de 5000 personnes, face à 9000 policiers anti-émeute qui ont fait usage de grenades au poivre pour tenir les manifestants à distance. 9 personnes ont été légèrement blessées quand la police a repoussé une cinquantaine de manifestants qui tentaient de pénétrer dans le périmètre de sécurité où se tenait la conférence. Mais les accrochages n'ont pas atteint le niveau de violences connu lors des réunions de l'OMC à Seattle et Cancun.

RÉSISTANCE

Grève générale en Belgique

28.10.2005


(AP/AFP) Une grande partie de l'économie belge a été paralysée par une grève nationale destinée à protester contre le projet de réforme du système des retraites.

Pour réduire les coûts des retraites, le Premier ministre Guy Verhofstadt et la coalition socialiste-libérale au pouvoir souhaite repousser de 58 à 60 ans l'âge de la retraite. Des dérogations seront prévues pour certaines catégories de salariés.

Cette deuxième journée de grève nationale en moins d'un mois a paralysé la plupart des transports publics, plusieurs usines, un aéroport régional, des administrations, des écoles, la télévision publique et des radios. Cent mille personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles, à l'appel des syndicats réunis en front commun.

Les syndicats ont menacé d'organiser de nouveaux mouvements en novembre si le gouvernement ne revient pas sur sa proposition. Une nouvelle journée de grève pourrait avoir lieu le 21 novembre.

Olivier Willocx, directeur de la chambre de commerce de Bruxelles, a estimé à 200 millions d'euros (environ 250 millions de dollars) le coût économique de la grève dans la capitale.

RÉSISTANCE

Grève générale en Italie

25.11.2005


(Reuters) A l'appel des trois plus grandes centrales syndicales italiennes, les Italiens ont participé à une grève nationale pour protester contre le projet de budget 2006 du gouvernement.

Usines et banques ont été paralysées tandis que des milliers de manifestants descendaient dans les rues de plusieurs dizaines de villes pour dénoncer les projets de réduction des dépenses, d'un montant total de 16,5 milliards d'euros, prévus pour l'an prochain. De nombreux avions sont restés cloués au sol et des trains ont cessé de circuler dans tout le pays.

"Cette grève massive dans toute l'Italie montre que les ouvriers, les retraités et les jeunes partagent notre condamnation de la politique budgétaire et du gouvernement", a déclaré Guglielmo Epifani, chef de file de la CGIL, première confédération syndicale italienne.

Conformément à ses engagements européens, le gouvernement de Berlusconi souhaite réduire le déficit budgétaire de 16,5 milliards d'euros l'an prochain avec des privatisations et une baisse des dépenses.

Les syndicats affirment que ces mesures vont aboutir à une détérioration des services publics et peser sur une économie déjà bien fragile, qui n'a pas pratiquement pas connu de croissance ces quatre dernières années.

NOUVEL ESCLAVAGE

Les stagiaires, esclaves modernes des entreprises

23.11.2005




Stagiaires manifestant devant le siège d'une entreprise avec des masques sans visage pour symboliser leur condition d'esclaves jettables...
(AFP) Le mouvement "Génération précaire" regroupe les stagiaires qui en ont assez d'être exploités par les entreprises en tant que main d'oeuvre gratuite qui permet de réduire le nombre de salariés payés, en particulier dans le secteur de la publicité et des médias.

Né en septembre d'un appel à la mobilisation lancé sur un blog par quelques stagiaires excédés, "Génération précaire" a réussi le tour de force d'avoir fait reconnaître en quelques semaines, jusque dans les cabinets ministériels, le problème des stages abusifs en entreprise.

"Génération précaire" ne condamne pas tous les stages, bénéfiques à ses yeux pour beaucoup de jeunes, mais il juge trop nombreuses les entreprises qui n'encadrent pas correctement leurs stagiaires, les "utilisent" à la place de vrais salariés sans les rémunérer, leur faisant vainement espérer un emploi pour les retenir.

Après une réunion avec le MEDEF, l'organisation patronale n'a pas contesté qu'il existe "des abus", et a jugé plausible le chiffre de 10.000 "emplois camouflés", c'est-à-dire des gens déjà diplômés et qui s'inscrivent de façon fictive à l'université pour avoir une convention de stage.

Selon une estimation du Conseil économique et social, environ 800.000 jeunes effectuent des stages en entreprises, pendant leurs études ou après.

"Génération précaire" demande un statut inscrit dans le code du travail pour les stagiaires, une indemnisation progressive, un délai de carence entre les stages, et un quota de stagiaires par rapport à la masse salariale.

RÉSISTANCE - FRANCE

Les "Robins des Bois" contre les coupures de courant pour impayés

24.11.2005


(AFP) Les "Robins des Bois", une association regroupant des agents EDF et des chômeurs, ont bloqué pendant une journée un centre EDF de Villeneuve-la-Garenne (banlieue parisienne) afin d'empêcher les techniciens de sortir pour procéder à des coupures de courant chez les plus démunis.

Le blocage a débuté vers 07H00, quand une vingtaine de personnes ont installé des barrières décorées de drapeaux de la CGT devant le centre EDF, au son d'une puissante sono diffusant la chanson "Antisocial" du groupe Trust.

Selon Xavier Chuat, délégué CGT, "100 à 120 coupures sont opérées chaque jour dans les quartiers les plus défavorisés" qui dépendent du centre EDF de Villeneuve. "La direction prétend qu'elle ne fait pas de coupures, le gouvernement prétend qu'on ne coupera pas les plus démunis, mais il y a des coupures de courant tous les jours", a affirmé M. Chuat.

L'initiative semblait plutôt bien accueillie par les agents chargés des coupures, qui manifestaient majoritairement leur sympathie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon le syndicaliste, les coupures pour impayés "ont été multipliées par 4 ou 5 depuis 2000". "L'entreprise veut faire de l'argent, et l'intéressement du personnel est indexé sur le temps moyen mis à recouvrer une facture. En gros, plus on fait de coupures, plus ça rapporte", a-t-il affirmé.

"Bien sûr, il y a des gens qui abusent. Mais la majorité est plutôt en pleine galère. Le pire, c'est que quand on coupe le courant pour impayés, ça coûte 45 euros facturés en plus de l'impayé. Pour rétablir le courant, il faut également payer des frais. Ca enfonce encore plus les gens en difficulté", a expliqué un agent EDF.

"On n'est plus au temps de Zola. L'éclairage à la bougie, c'est révolu. Ce n'est plus possible de laisser des gens sans chauffage au moment où, dehors, il gèle. De plus, la plupart des agents en ont marre de faire des coupures, ils se font insulter, parfois agresser", a affirmé M. Chuat.

Selon un de ses collègues, un agent a récemment écopé d'un blâme de la direction pour avoir refusé de procéder à une coupure chez des particuliers.

Après coupure, "les délais de rétablissement sont en ce moment d'un mois, un mois et demi", a confié un autre agent EDF.

EMPIRE US

George Bush conspué par des manifestants pendant sa visite au Japon

15.11.2005


(AFP) Plusieurs centaines de personnes - parmi lesquelles de nombreux Américains vivant au Japon - ont manifesté mardi à Kyoto contre la présence sur le sol japonais du président américain George W. Bush, et contre les opérations militaires menées par les Etats-Unis en Afghanistan et en Irak.

Les manifestants, soutenus par une fanfare, ont parcouru les rues du centre de Kyoto en brandissaient des banderoles et pancartes contre la guerre en Irak, la présence militaire américaine au Japon et la politique de son Premier ministre, accusé d'être trop proche des Etats-Unis.

Le président américain effectue au Japon la première étape d'une longue tournée en Asie qui le mènera ensuite en Corée du Sud (pour participer au sommet annuel du forum de Coopération économique des pays d'Asie-Pacifique - APEC), en Chine, et en Mongolie.

En Corée du Sud, de violentes manifestations anti-Bush ont fait des dizaines de blessés et rassemblé près de 12.000 personnes.

RESISTANCE

Rassemblements pacifistes à travers les Etats-Unis

26.10.2005


(AFP) Des manifestants se sont regroupés aux Etats-Unis pour des centaines de veilles et autres rassemblements destinés à marquer la barre symbolique des 2.000 militaires américains morts en Irak depuis l'invasion de mars 2003. Le mouvement pacifiste MoveOn.org a fait savoir qu'il organisait plus de 1.000 veilles, concernant des dizaines de milliers de personnes à travers le pays.

Les militants pacifistes estiment que leur mouvement prend rapidement de l'ampleur et qu'une majorité d'Américains pensent aujourd'hui que la décision de George Bush d'envahir l'Irak était une erreur. "Nous assistons à une évolution rapide de l'opinion publique en faveur d'un arrêt de la guerre et d'un retour des troupes, et cela commence à se refléter au Congrès. La position pacifiste n'est plus exclusivement le fait de militants. Elle commence à être l'opinion de la majorité dans ce pays ", a déclaré Phyllis Bennis, de l'Institut d'études politiques.

Le sénateur républicain du Nebraska Chuck Hagel a estimé quant à lui que le chaos régnait en Irak et que ce pays avait besoin d'une nouvelle stratégie. "Plus les Etats-Unis resteront longtemps, plus nous serons considérés comme des oppresseurs et occupants et plus nous attirerons les terroristes, comme nous le faisons déjà aujourd'hui", a-t-il dit.

SOMMET DES AMÉRIQUES

Manifestations contre Bush et le libéralisme
au Sommet des Amériques

05.11.2005


(Reuters) Des manifestations antiaméricaines ont eu lieu à Mar del Plata en Argentine, en marge du "Sommet des Amériques", auquel prend part George Bush, et du contre-sommet, altermondialiste, organisé dans la même station balnéaire.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé pacifiquement dans les rues en scandant "Bush dehors!" et "Bush fasciste", brandissant des portraits de Bush avec la moustache d'Hitler et des drapeaux américains où les étoiles avaient été remplacée par une croix gammée.

A Buenos Aires, plusieurs milliers de personnes ont également manifesté pour protester contre la venue de Bush. Une manifestation de moindre ampleur s'est déroulée dans la capitale urugayenne, Montevideo, où la vitrine d'un McDonald's a été brisée.

Le sommet des Amériques et le contre-sommet, appelé "sommet des peuples", sont l'occasion, pour Bush comme pour le président vénézuélien Hugo Chavez, d'exposer des points de vue radicalement différents à propos du "libre échange" en Amérique latine.

Chavez, homme de gauche et adversaire déclaré de l'ultra-libéralisme à l'américaine, s'est engagé à faire échec au
FTAA (en français ZLAA, Zone de libre échange des Amériques), plan clé de l'administration Bush qui, pour l'heure, est dans une impasse.

"Chacun d'entre nous a apporté une pelle, une pelle de fossoyeur, parce que c'est ici, à Mar el Plata, que se trouve la tombe du FTAA", a lancé Chavez dans le stade, bondé, où s'est tenu le contre-sommet altermondialiste. Chavez a été rejoint dans le stade par Diego Maradona, légende argentine du football, qui a agité le drapeau de Cuba et portait un T-shirt avec le visage de Bush accompagné des mots "war criminal". Le leader indien bolivien Evo Morales, favori de l'élection présidentielle du 18 décembre, était également présent.

Les manifestants ont appelé les dirigeants de la région à rechercher des solutions alternatives au capitalisme américain, dont les méthodes ont dominé l'Amérique latine durant les années 1990 sans réduire la pauvreté et les inégalités.

Le président argentin Nestor Kirchner a fait écho à la colère des Argentins sur les politiques économiques du passé, lors de son discours inaugural du sommet des Amériques. "Nous critiquons ces politiques parce que nous en avons vu les résultats lors de la crise que l'Argentine a traversée en 2001", a dit le chef de l'Etat argentin, sous les regards de George Bush et d'autres dirigeants du continent américain.

REFERENDUM SUISSE

La Suisse dit non aux OGM

27.11.2005


Les électeurs suisses ont approuvé à 55,7% par référendum une interdiction totale des OGM pendant 5 ans.

Ce texte qui était soumis à votation (référendum d'initiative populaire) vise à interdire pendant cinq ans toute utilisation d'organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture, aussi bien en ce qui concerne les plantes que les animaux.

L'initiative était lancée par des milieux écologistes et de protection des consommateurs.

Elle était combattue par le gouvernement, le parlement, les partis de droite et de centre-droit, les industriels, et certains scientifiques.

Les citoyens Suisses ont donc refusé de suivre les bons conseils des élites dirigeantes au service des multinationales, avec une victoire du NON dans la totalité des cantons.

Rappelons que pour être adoptée par votation, une loi doit obtenir non seulement la majorité au niveau national, mais également gagner dans une majorité de cantons.

OGM

Landes: une parcelle d'OGM détruite pour la troisième année consécutive

01.09.2005


(AP) Une parcelle de maïs transgénique de 650m2 appartenant à la firme américaine Monsanto, sur la commune de Magescq (Landes) a été détruite pour la troisième année consécutive. La destruction a été revendiquée par un individu se réclamant des faucheurs volontaires.

Le maïs cultivé sur cette parcelle dans le cadre d'un "programme pluriannuel pour le développement de lignées d'hybrides de maïs transgénique Roundup Ready-NK 603" avait déjà été détruite en août 2003 et en septembre 2004. En 2003, le Conseil Général des Landes avait émis un vote défavorable à cette expérimentation, et son président socialiste Henri Emmanuelli avait participé à une manifestation sur le site.

OGM

Un champ de maïs OGM fauché dans le Tarn

29.07.2005


(AP) Un champ d'expérimentation de maïs OGM situé sur la commune de Blan (Tarn), a été détruit pendant la nuit. La parcelle de deux hectares était cultivée pour le compte de la société agroalimentaire Syngenta qui n'a pas souhaité réagir.

Cette action n'a toujours pas été revendiquée. C'est la deuxième de ce type dans la région Midi-Pyrénées après le fauchage du 14 juillet 2005 à Menville (Haute-Garonne) d'une autre parcelle OGM appartenant à la société Pioneer, alors revendiquée par 400 faucheurs volontaires.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Réchauffement: deux scientifiques de renom sonnent l'alarme

27.10.2005


(AFP) Deux scientifiques canadiens de renom, l'astrophysicien Hubert Reeves et le généticien David Suzuki, ont sonné l'alarme au sujet du réchauffement climatique, au cours d'une conférence visant à sensibiliser l'opinion publique sur ce phénomène.

S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3500 personnes, les deux scientifiques ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète est la cause d'un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme.

"Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce" a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures.

Pour Hubert Reeves, il ne tient qu'à l'homme de résoudre cette situation: "puisqu'il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90% à l'activité humaine et il faut en tenir compte".

Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997. "Le Canada a continué d'augmenter ses émissions de gaz a effet de serre et il faudrait aujourd'hui réduire celles-ci de 30% pour respecter nos engagements" a-t-il déclaré.

L'intervention des deux hommes avait été organisée l'organisme Équiterre, qui a été chargé par l'ONU d'accueillir environ 3000 ONG qui participeront à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Celle-ci aura lieu à Montréal du 28 novembre au 9 décembre prochain.

ÉCOLOGIE

Un écologiste brésilien s'immole par le feu

15.11.2005


(AP) Un écologiste brésilien est mort après s'être immolé par le feu pour protester contre la construction d'usines d'alcool dans la réserve animale du Pantanal, une des plus vastes du monde et site privilégié pour l'observation des animaux.

Francisco Anselmo de Barros, 65 ans, s'est enroulé dans une couverture imbibée d'alcool et y a mis le feu lors d'une manifestation à Campo Grande (1.200km au nord-ouest de Rio de Janeiro). Francisco Anselmo de Barros était le président de la Fondation pour la conservation de la nature dans l'Etat du Mato Grosso do Sul, une organisation qu'il avait fondée en 1980.

Dans une lettre adressée à sa famille et à ses amis, il explique que son geste était "le seul moyen de réveiller les gens" et de les sensibiliser à la défense de l'environnement, selon l'agence de presse Globo.

VIE ANIMALE

Les nouveaux pensionnaires du zoo
de Londres sont des humains

25.08.2005


(AFP) Le zoo de Londres accueille pendant quatre jours des spécimens du genre humain, avec un "troupeau d'Homo Sapiens", selon le communiqué du parc zoologique.

Ces pensionnaires inhabituels sont des volontaires, hommes et femmes, sélectionnés sur concours.

Cet événement de sensibilisation est organisé par la Société zoologique de Londres (ZSL) afin de prouver "l'appartenance de l'homme au genre animal" et "montrer que sa prolifération est un véritable fléau pour les autres espèces".

ÉCLAIRAGE URBAIN

Unis contre la pollution lumineuse

26.06.2005


Vu de l'espace la nuit, les zones à forte densité d'urbanisation se repèrent immédiatement...

(astrosurf.com) Rien ne saurait remplacer l'admiration d'un ciel nocturne parsemé d'étoiles. Mais ce spectacle gratuit est déjà largement menacé. Dans les grandes villes et même les petites agglomérations, seules subsistent les étoiles les plus brillantes. Cela fait bien longtemps que la Voie Lactée - une bande laiteuse qui traverse le ciel et qui est en fait notre propre galaxie vue par la tranche - a disparu des nuits citadines, effacée par des éclairages urbains la plupart du temps mal étudiés (une grande partie de la lumière part vers le ciel alors qu'elle est utile au sol).

En France, l'ANPCN (Association Nationale pour la Protection du Ciel Nocturne) tire la sonnette d'alarme depuis déjà quelques années. Mais très souvent, les logiques municipales de développement urbain ou de promotion touristique l'emportent sur ce qui est hâtivement jugé comme une revendication de quelques astronomes amateurs ou amoureux du ciel. Pourtant, le débat ne saurait se réduire ainsi. Les effets néfastes des éclairages urbains excessifs sur la faune et la flore font de plus en plus l'objet d'études qui démontrent que le terme de "pollution lumineuse" est loin d'être exagéré. L'alternance jour-nuit qui rythme la vie biologique est gravement perturbée et nombre d'espèces animales risquent d'en être affectées sans oublier, dans une certaine mesure, l'espèce humaine".

Étendue à une logique environnementale, la lutte contre la pollution lumineuse interpelle désormais de plus en plus de monde et les actions concrètes se multiplient, avec le soutien notamment de l'astrophysicien Hubert Reeves en tant que président de la ligue ROC, association de sauvegarde de la nature.

Mais d'ici 20 ans si rien n'est fait, nos enfants ne sauront plus ce qu'est un ciel noir où brillent des étoiles.

EMPOISONNEMENT DE L'ALIMENTATION

Menaces radioactives sur les aliments

02.11.2005


(loindevant.org) Dès 2005, les aliments présentant des teneurs en polluants radioactifs 100 fois à 1 000 fois supérieures au risque négligeable pourront être librement commercialisés et consommés sans restriction.

L'irradiation des aliments est utilisée par l'industrie agro-alimentaire pour allonger la durée de conservation, notamment des fruits et légumes (en particulier les pommes de terre, les oignons, ou les herbes en flacon).

Deux projets, élaborés au plus haut niveau, sont en effet en passe d'être adoptés. Faute de mobilisation, ils entreront en vigueur courant 2005 et affecteront de façon radicale la qualité de notre alimentation. Il s'agit :

1- des "Recommandations 2005" de la Commission Internationale de Protection Radio-logique (CIPR). Rappelons que les "recommandations" de cet organisme servent de base à l'élaboration des réglementations européenne et française en matière de protection contre les dangers des rayonnements ionisants.

2- de la nouvelle norme sur la contamination radioactive des aliments élaborée par la Commission du Codex alimentarius. Cette commission (qui dépend à la fois de la FAO et de l'OMS) est chargée d'établir les normes de référence pour le commerce international des denrées alimentaires.

Les auteurs de ces projets affirment que toutes les parties prenantes ont été consultées et ont donné leur aval. C'est totalement inexact. En France, le niveau d'information des consommateurs et des professionnels de l'alimentaire est pratiquement inexistant alors que l'impact économique et sanitaire des changements réglementaires sera majeur.

Il s'agit des projets les plus inquiétants que la
CRIIRAD ait eu à traiter depuis sa création en 1986. Aliments bio ou pas seront systématiquement irradiés si ces projets sont signés. Rappelons en effet que les produits radioactifs sont reconnus comme cancérigènes et mutagènes.

Pour vous opposer à ce projet, vous pouvez signer la pétition sur le site de la
CRIIRAD, une association citoyenne de mesure de la radioactivité et de lutte contre les abus du lobby nucléaire.

CONSTITUTION EUROPÉENNE

Rejet massif de la Constitution européenne en France

29.05.2005


(AP) Le projet de constitution européenne a été massivement rejetté par les électeurs français, avec 55% de "Non" et un fort taux de participation (70%).

Selon un sondage IPSOS, les jeunes, les ouvriers et les chômeurs ont davantage voté "non" que les femmes, les retraités, les cadres ou les professions libérales, et les hommes ont davatage voté Non que les femmes. Les hommes ont voté à 57% contre la Constitution européenne, tandis que les femmes ne l'ont rejetée qu'à 53%.

Score du Non par classe d'âge:
18-24 ans: 59%
25-34 ans: 56%
35-44 ans: 59%
45-59 ans: 60%
60-69 ans: 45 %
+ de 70 ans: 41 %

Score du Non par activité professionelle:
ouvriers: 70%
employés: 67%
chômeurs: 67%
agriculteurs: 61%
professions intermédiaires: 54%
travailleurs indépendants: 53%
artisans et commerçants: 49 %
retraités: 45%
professions libérales: 35 %

Ce sondage a été réalisé à la sortie des bureaux de vote par IPSOS auprès de 3.355 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales.
 

voir la page consacrée au sens et aux perspectives du Non français

CONSTITUTION EUROPÉENNE

Les Pays-Bas rejettent à leur tour massivement la Constitution

01.06.2005


(Reuters/AFP) Trois jours après la large victoire du "non" en France, les Pays-Bas ont affaibli un peu plus le projet de Constitution européenne en se prononçant massivement contre le texte avec près de 63% de "Nee", ignorant les appels de l'immense majorités des partis politiques, des organisations professionnelles ou des ONG. La participation a été également massive pour les Pays-Bas (63%).

Le référendum néerlandais est seulement consultatif mais les partis politiques et les ministres ont fait savoir qu'ils suivraient la volonté populaire en cas de participation supérieure à 30%, ce qui est le cas.

Les cinq principaux partis néerlandais, dont les trois formations de la coalition gouvernementale, avaient fait campagne pour le "Oui".

Les Pays-Bas, l'un des six pays fondateurs de l'Union européenne dans les années 1950, ont vu ces dernières années une montée en puissance de l'hostilité à Bruxelles dans un contexte de tensions politiques et sociales accrues.

Multiforme comme en France, l'opposition au traité s'est appuyée sur le mécontentement des Néerlandais à propos de l'euro et de la forte hausse des prix, la crainte qu'ils ont de perdre le contrôle de leur politique d'immigration, leur hostilité à la candidature de la Turquie à l'UE et la peur de voir Bruxelles s'attaquer aux libertés des néerlandais sur les drogues douces, l'euthanasie, l'avortement, ou le mariage homosexuel.

Du côté des partisans du Oui, l'heure était à l'autocritique et aux moyens de combler le "gouffre" entre la population et la classe politique majoritairement favorable à la Constitution. "Le non est un signal aux politiques pour dire: arrêtez-vous et écoutez-nous", a déclaré Maurice de Hond, directeur d'un des principaux instituts de sondage des Pays-Bas. Selon une enquête de l'institut Maurice de Hond réalisée à la sortie des bureaux de vote, 58% des partisans du non sont mécontents de la manière dont évolue l'UE, 30% du texte lui-même, et 11% de la situation politique aux pays-Bas.

Contrairement à Jean-Pierre Raffarin en France, le Premier ministre néerlandais de centre-droit Jan Peter Balkenende, au pouvoir depuis 2002, avait exclu de démissionner en cas du victoire du "non", estimant qu'il reviendrait au parlement de décider de la suite des événements, puisque les députés ont lancé cette consultation alors que lui-même y était hostile."

voir la page à propos de la victoire du Non aux Pays-Bas

CONSTITUTION EUROPÉENNE

La révolte des peuples

02.06.2005


(Yahoo) Depuis le 1er Juin, la France n'est plus le "mouton noir" de l'Europe. Le "nee" hollandais n'est pas seulement impressionnant par son ampleur: 62% des voix avec une participation spectaculaire de 63% pour un pays sans tradition référendaire. Ce Non devrait tout autant inquiéter les dirigeants de l'Union que le Non français.

Si la Hollande est un petit pays, elle avait toutes les caractéristiques du parfait soldat de la construction européenne. Depuis 1944, les Pays-Bas participent à une sorte de micro-Europe, le Benelux. L'orgueil nationaliste des Néerlandais peut difficilement être invoqué pour expliquer leur geste. Et le plat pays du joint légal a longtemps été un exemple de tolérance et d'ouverture qui ne le prédisposait guère aux crispations du repli. Le "modèle des polders" n'est certes plus qu'un souvenir. Des courants protestataires fleurissent, des tensions communautaires surgissent et le gouvernement est aussi impopulaire à Amsterdam qu'à Paris. Mais la crise hollandaise a bel et bien une dimension européenne. Si les Allemands avaient voté, certains de leurs dirigeants le susurrent, le "nein" aurait pu l'emporter. Face à ces réalités, il ne suffit pas de railler une contestation assurément bigarrée. Les Néerlandais ne sont pas subitement devenus un ramassis de xénophobes, néo-fascistes, démagogues et autres gauchistes. Le "populisme" est la courte explication de ceux qui se voilent la face. On ne peut pas construire l'Europe contre ses peuples.

Éric Dupin

RÉSISTANCE

Marche pour la décroissance - du 7 juin au 3 juillet 2005

31.03.2005


Dans la tradition des grandes marches non-violentes, une grande marche pour la décroissance se déroulera au mois de juin 2005, avec la participation de José Bové, le généticien Albert Jacquard, et le biologiste Jacques Testard, entre autres. Une grande marche ouverte à tous ceux qui résistent à cette société de consommation, de gaspillage et de croissance dont seules la technique et la science seraient les remèdes Une grande marche ouverte à tous ceux qui comprennent que pour transformer ce monde, il faut aussi transformer son mode de vie, et en finir avec l'idéologie publicitaire. Une grande marche conviviale sur les chemins, sans aucun moteur, en prenant le temps de discuter et d'échanger. Une grande marche avec François Schneider et l'ânesse Jujube qui parcourent la France depuis 1 an pour la décroissance. Une grande marche qui se conclura le 3 juillet 2005 devant le circuit de Magny-Cours pendant le Grand Prix de France de Formule1, ultime symbole de tous les gaspillages.

La marche partira le 7 Juin de Lyon. Elle traversera les monts du Lyonnais jusqu'à Roanne puis suivra le canal de la Loire jusqu'à Decize avant d'arriver à Magny-Cours le 3 juillet. A tout moment du parcours il sera possible de rejoindre la marche notamment aux étapes accessibles par le train. N'hésitez pas à venir la rejoindre même seulement pendant quelques jours. Cet itinéraire pourra être modifié selon les propositions d'accueil et d'organisation d'événements le long du parcours.

Plus d'infos sur le site décroissance.org

PRIX NOBEL DE LA PAIX

Prix Nobel de la paix 2004, Wangari Maathai exhorte à un "nouveau niveau de conscience" pour sauver la Terre et ses habitants

10.12.2004


(AP) En recevant son prix Nobel de la paix, la Kenyane Wangari Maathai a lancé une mise en garde face à la quantité de menaces qui pèsent sur le monde, maladie, guerre, déforestation, exhortant à changer de manière de penser pour sauver la planète.

Soulignant que la planète est menacée par l'homme, Wangari Maathai a lancé un appel en faveur de réformes démocratiques et estimé qu'il fallait mettre un terme à la course au profit des entreprises.

"Il ne peut y avoir de paix sans développement équitable, et il ne peut y avoir de développement sans gestion durable de l'environnement dans un espace démocratique et pacifique.
(...)
Il faut que l'humanité cesse de menacer son système de vie. Nous sommes appelés à aider la Terre à guérir de ses blessures, et à guérir les nôtres en cours de route, à prendre en compte toute la création dans sa diversité, sa beauté et ses merveilles.
Dans le courant de l'histoire, arrive un moment où l'humanité est appelée à passer à un nouveau niveau de conscience, un terrain moral plus élevé. Un moment où nous devons nous débarrasser de la peur et nous donner espoir les uns aux autres. Ce moment est arrivé."

Agée de 64 ans, Wangari Maathai est une militante de la protection de l'environnement. Le prix Nobel de la Paix lui a été attribué pour récompenser sa lutte en faveur des femmes, pour la reforestation de l'Afrique, et contre la corruption. C'est la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix.

AUTRE MONDE

Forum social européen à Londres

15.10.2004


(AFP) Le coup d'envoi du 3ème Forum social européen (FSE) a été donné à Londres par le maire de la capitale britannique Ken Livingstone (travailliste) en présence de plusieurs personnalités, et devant environ 1.500 militants altermondialistes.

Très applaudi, Ken Livingstone a donné le ton aux débats qui devraient être largement dominés par la question de la guerre en Irak, en déclarant: "J'espère que nous sommes dans les derniers jours de l'administration Bush".

Quelque 5.000 personnes étaient logées au Dôme du millénaire, dans l'est de Londres, sur les bords de la Tamise. Parmi les premiers inscrits figuraient beaucoup de jeunes, habitués des forums. Le Forum s'est terminé par un concert et une manifestation de 50.000 personne contre la guerre en Irak.

ÉTATS-UNIS

Manifestations anti-Bush et arrestations en masse
à la Convention Républicaine de New York

28.08.2004


(AFP) La police new-yorkaise a procédé à l'arrestations de 300 manifestants anti-Bush à deux jours de l'ouverture de la convention républicaine dans un New York sous haute surveillance. Plus de 10.000 policiers dont des unités spéciales et des démineurs ont été mobilisés à cette occasion. Un strict périmètre de sécurité a été dressé aux abords du Madison Square Garden, là où doit se tenir la convention.

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées pour manifester de Brooklyn à Manhattan. Les manifestants ont scandé des slogans anti-Bush et en faveur du droit à l'avortement. Plus 5000 de cyclistes en faveur de la défense de l'environnement s'étaient joints à la manifestation. Selon le commissaire adjoint de la police Paul Browne, ils ont causé des "perturbations massives" et mis en danger les automobilistes.

Les manifestants ont pour leur part affirmé que leur rassemblement était pacifique, qualifiant les interpellations de démonstration de force excessive.

La ville de New York, un bastion démocrate, est majoritairement hostile aux républicains qui se préparent à introniser officiellement George W. Bush comme candidat à un second mandat. M. Bush est attendu à New York tout auréolé de sondages à la hausse, en dépit d'une croissance économique ralentie, d'une augmentation de la pauvreté, et d'une situation irakienne qu'il vient d'admettre avoir "mal évaluée".

ÉTATS-UNIS

400.000 manifestants anti-Bush à New York

29.08.2004





(AFP/Reuters) Une seconde manifestation a réuni 400.000 personnes dans les rues de New York à l'appel de nombreuses organisations anti-Bush. Le cortège des manifestants s'étirait sur 2 kilomètres.

Plusieurs personalités étaient présentes, notamment le révérend Jesse Jackson et Michael Moore, le réalisateur de Fahrenheit 9/11".

"Aujourd'hui nous envoyons notre message", a lancé Leslie Cagan, dirigeante du mouvement "United for Peace and Justice". "Nous sommes la majorité dans ce pays. La majorité de ce pays est contre la guerre", a ajouté Michael Moore, s'adressant à la foule rassemblée au point de départ de la manifestation. "Nous allons réserver un bon accueil aux républicains car nous savons qu'ils sont un peu déprimés: Pour eux, la fin est proche. Il faut leur adresser un gentil sourire et un petit signe de la main", a-t-il ironisé.

Plusieurs manifestants avaient déployé un ballon géant en forme de globe terrestre. Beaucoup de pancartes rappellent les manifestations pacifistes de l'hiver dernier: "Ramenez les soldats à la maison" ou encore "Pas de sang pour le pétrole", "Irak et Vietnam. Tant de mensonges délibérés. Tant de vies gâchées". "Irak est le mot en arabe qui veut dire Vietnam", affiche une autre, à côté de ce slogan des années 1960 remis au goût du jour: "Arrêtez de vous plaindre et commencez la révolution".

"Cette élection est beaucoup trop importante pour ne pas manifester", explique Kerry Jones, un employé municipal de 52 ans, venu de l'Ohio, un Etat qui s'annonce très disputé. "Nous avons 45 millions de personnes sans couverture sociale, ce qui est criminel. Pour ce qui est de la guerre, il va sans dire qu'on n'avait rien à faire là-bas, ajoute-t-il.

Barbara Cobran, médecin de 62 ans, en longue robe blanche, bijoux et chapeaux, résume sa démarche: "Nous sommes contre la guerre et contre la perte de nos libertés civiles. L'administration Bush ne fait qu'augmenter le terrorisme et la colère dans le monde". "J'espère que nous allons montrer fortement notre opposition", ajoutait Laura Pessieri, 27 ans, agitant une banderole où l'on pouvait lire, à côté de la photo de Bush: "menace imminente pour la démocratie".

Les manifestants, qui se sont vus interdire de défiler dans Central Park, ont effecté une boucle autour du Madison Square Garden, empruntant notamment la 7ème Avenue. Environ 200 personnes ont été interpellées pour des délits mineurs, notamment entrave à la circulation. Ces dernières arrestations portent à près de 500 le nombre d'interpellations depuis le début des manifestations anti-Bush la veille à New York. D'autres manifestations moins importantes devraient avoir lieu durant toute la semaine de la Convention.

ÉTATS-UNIS

3è jour de manifestations anti-Bush à New York

31.08.2004


(AP) Au deuxième jour de la Convention républicaine à New York, des manifestants portant des nez de cochon s'en sont pris mardi au vice-président américain Dick Cheney et à son ancienne société Halliburton, qu'ils accusent de tirer profit de la guerre en Irak.

Affirmant être des employés "d'Hallibacon", ils ont manifesté devant l'hôtel où séjournent les délégués républicains du Texas, scandant "Nous aimons l'argent. Nous aimons l'argent. Nous aimons encore plus Cheney".

La police new-yorkaise a encerclé les manifestants et tout un secteur du centre de Manhattan de filets de sécurité orange, interpellant 270 personnes.

ÉTATS-UNIS

4è jour de manifestations anti-Bush à New York

01.09.2004


(AP/AFP) Aux abords de la bibliothèque publique de New York, à Ground zero et dans les rues adjacentes du Herald square, les manifestants ont promis de faire passer leur message. "Les gens ici essayent de remettre en question la politique d'un gouvernement corrompu. Ils descendent dans la rue et n'ont pas besoin de demander la permission", a affirmé Gan Golan, manifestant de 30 ans.

Devant les studios de la chaîne de télévision Fox News, la police casquée et portant des boucliers, a dû utiliser des barrières pour contenir le millier de manifestants dénonçant les liens de la chaîne avec les Républicains. "Ces dernières années, les médias grand public ont marché main dans la main avec le gouvernement Bush, maintenant il est temps de défiler contre eux," dit Fair, organisation de veille des médias établie en 1986. "Qu'il s'agisse de guerre en Irak, du recompte de Floride en 2000, du Patriot Act, les médias grand public se sont plus comportés en toutous qu'en chiens de garde".

Des manifestants portant des nez de cochon s'en sont également pris mardi au vice-président américain Dick Cheney et à son ancienne société Halliburton, qu'ils accusent de tirer profit de la guerre en Irak.

Affirmant être des employés "d'Hallibacon", ils ont manifesté devant l'hôtel où séjournent les délégués républicains du Texas, scandant "Nous aimons l'argent. Nous aimons l'argent. Nous aimons encore plus Cheney".

Enfin, plusieurs milliers de personnes brandissant des tracts roses, la couleur des feuilles de licenciement souvent utilisées par les compagnies américaines, ont formé mercredi une file d'attente de chômeurs symbolique qui s'est étirée sur cinq kilomètres de Wall Street jusqu'au site de la Convention républicaine à New York.

Selon la police, plus de 1.500 personnes ont été arrêtées dans le cadre de manifestations contre la convention républicaine depuis la semaine dernière, bien que les défilés ait été pacifiques.

ÉTATS-UNIS

Un juge ordonne la libération de 470 manifestants anti-Bush

04.09.2004


(AP) Un juge de la cour suprême de l'Etat de New York a ordonné jeudi la libération de 470 manifestants anti-Bush interpellés pendant la Convention républicaine.

Le juge Cataldo a imposé à la Ville de New York une amende de 1000 dollars par jour et par détenu non libéré après la date butoir du 3 Septembre à 17h.

Environ 50 des détenus avaient entamé une grève de la faim pour protester contre leur maintien en détention avant leur mise en accusation. Les avocats des détenus se sont félicité de la décision du juge, alors que les représentants de la Ville affirmaient faire tout leur possible pour se conformer à la décision, tout en déclarant: "Nous ne pouvons pas simplement ouvrir les portes des prisons de New York et laisser tout le monde sortir".

Pendant la convention et les quelques jours qui l'ont précédée, la police de New York a arrêté plus de 1.700 manifestants, dont près de 1.200 durant la journée de désobéissance civile le 1er Septembre.