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(AFP)
La
vie sur la Terre et tout l'univers pourraient n'être
qu'une simulation informatique gigantesque, un rêve de
super-ordinateur. C'est l'hypothèse imaginée
par deux scientifiques britanniques renommés, le
physicien Martin Rees et le mathématicien John
Barrow.La question de l'existence réelle du monde, posée par les penseurs de toutes les époques, est renouvelée selon eux par les progrès fantastiques et continuels de l'informatique. "Il y a quelques décennies, les ordinateurs n'étaient capables de reproduire que des schémas très simples, explique à l'AFP Martin Rees. Ils peuvent maintenant créer des mondes virtuels avec de nombreux détails". "A terme, observe-t-il, on pourrait imaginer des ordinateurs qui seront capables de simuler des mondes peut-être aussi compliqués que celui dans lequel nous pensons vivre". Ce n'est qu'une théorie, ajoute Sir Martin, l'un des cosmologues vedettes de l'université de Cambridge. Mais "elle doit nous conduire à nous demander si nous-mêmes pourrions nous trouver dans une telle simulation". L'univers, dans ce cas, ne serait pas un tout mais une partie d'un ensemble que Martin Rees et John Barrow appellent des "multivers". Mais John Barrow ne s'appuie pas que sur l'informatique pour envisager que nous vivons peut-être dans "un univers simulé". Le plus troublant, selon lui, est l'équilibre infiniment subtil des conditions naturelles rendant la vie possible sur Terre. Un équilibre, suggère le chercheur, qui pourrait même s'avérer trop délicat pour se perpétuer sans que "de légers changements" lui soient apportés de temps à autre.
Le faisceau d'énergie en provenance de la région de la constellation du Sagittaire aurait rebondi sur la Lune et illuminé l'atmosphère supérieure de notre planète. Une analyse de certaines observations de ce gigantesque éclair de rayonnements gamma, a été rendue publique par la NASA. Elle montre que l'énergie produite en deux centièmes de secondes a été supérieure à ce que le Soleil a produit en 250.000 ans. Sa source a été située à 30.000 années-lumière de notre système solaire. Cette bouffée d'énergie 1000 fois plus importante que les plus brillantes supernovae provenait d'un sursauteur gamma connu, le SGR 1806-20, qui est vraisemblablement un magnétar, une étoile à neutrons au champ magnétique important. Les sursauteurs gamma sont des étoiles à neutrons (des résidus d'étoiles plus massives que le Soleil) qui ont explosé en supernovae. Ils émettent régulièrement de brèves mais intenses bouffées de rayonnement gamma de basse énergie. Quant aux magnétars, conceptualisés seulement depuis le début des années 1990, ce seraient des étoiles à neutrons pourvues d'un champ magnétique considérable. Lors de leur naissance, certaines étoiles à neutrons, en raison de leur grande vitesse de rotation, engendreraient un puissant champ magnétique. En quelques milliers d'années, l'énergie de ces astres serait pompée par leur champ magnétique, ce qui réduirait leur vitesse de rotation à un tour toutes les 5 ou 10 secondes: on aurait alors affaire à un magnétar. (voir également les informations sur le site de la NASA - en anglais)
(AP) Une équipe franco-italienne d'astronomes a découvert un grand nombre de galaxies très lointaines qui se sont formées alors que l'univers était âgé de 1,5 à 4 milliards d'années, selon des travaux du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) publiés dans la revue scientifique "Nature". "Ces observations indiquent que les galaxies de cette époque sont 2 à 6 fois plus nombreuses et comptent 2 à 3 fois plus d'étoiles que ce qui avait été observé auparavant", précise le CNRS. "Cette découverte implique que les galaxies formaient bien plus d'étoiles tôt dans la vie de l'univers que ne le laissaient supposer les observations précédentes" et va "nécessiter une révision profonde des théories de formation et d'évolution des galaxies", conclut le CNRS. L'équipe co-dirigée par Olivier Le Fèvre, directeur du Laboratoire d'astrophysique de Marseille, et Gianpaolo Vettolani, de l'Institut national d'astrophysique en Italie, a sélectionné un échantillon de plus de 8.000 galaxies d'après leur luminosité dans la lumière rouge dans la constellation de la Baleine. Les recherches ont été réalisées à l'aide du spectrographe VIMOS (Visible Multi-Object Spectrograph) qui équipe le très grand télescope européen (Very Large Telescope, VLT), basé au Chili. Depuis son installation début 2002, VIMOS a recueilli des données sur 45.000 galaxies lointaines.
(AFP)
Des
astronomes américains ont annoncé la
découverte d'une galaxie née dans l'enfance de
l'Univers, huit fois plus massive que la Voie Lactée.
Cette galaxie a été découverte parmi
environ 10.000 autres dans un petit coin du ciel
appelé le "Champ ultra profond de Hubble" (Hubble's
Ultra Deep Field, ou UDF).La masse importante et la maturité de cette galaxie baptisée HUDF-JD2 au moment où l'Univers n'avait que 800 millions d'années a surpris la communauté astronomique. "Nous avons trouvé cette galaxie aux distances les plus éloignées, là où les autres galaxies déjà découvertes sont jeunes et petites. Mais au lieu de cela nous avons vu des indications que cette galaxie est remarquablement développée et beaucoup plus massive, ce qui est une grande surprise", a expliqué Bahram Mobasher, un chercheur du "Space Telescope Science Institute". Jusque là, les scientifiques estimaient que les premières galaxies formées dans les débuts de l'univers contenaient beaucoup moins d'étoiles que celles créées plus tard, comme la Voie Lactée où se situe notre système solaire. Cette découverte tend à indiquer qu'un grand nombre de galaxies se sont formées beaucoup plus tôt que nous ne le pensions, a indiqué Richard Ellis, professeur d'astronomie à l'Institut de technologie de Californie et membre de l'équipe ayant fait cette découverte grâce notamment au télescope spatial Hubble.
(AFP) Plusieurs dizaines d'étoiles massives ont été découvertes à proximité du gigantesque trou noir qui se trouve au centre de la Voie Lactée de notre galaxie, a annoncé la NASA. Ces étoiles sont nées à moins d'une année-lumière (9.460 milliards de km) du principal trou noir de notre galaxie. Cette observation surprend les astrophysiciens précédemment convaincus que rien ne peut échapper à l'énorme force de gravitation d'un trou noir, sorte de siphon cosmique qui avale tout ce qui se trouve à proximité et dont rien ne peut en échapper, même la lumière. "Les trous noirs géants sont généralement connus pour leur pouvoir destructeur, il est donc remarquable que ce trou noir ait contribué à la création de ces nouvelles étoiles", a commenté Sergei Nayakshin, l'un des deux astronomes qui ont réalisé cette découverte, à l'aide notamment de Chandra, le télescope spatial américain à rayons X. Ces étoiles sont juste assez loin pour être maintenues en orbite autour du trou noir comme les planètes autour du Soleil. La naissance de ces étoiles si proche du trou noir indique qu'il existe une zone stable, une sorte d'énorme anneau de rocs et de poussière dense, où des étoiles peuvent se former. La Terre se trouve à environ 26.000 années-lumière du centre de la Voie Lactée où se trouve le trou noir géant. A titre de comparaison, la Lune se trouve à 1,25 seconde-lumière de la Terre. Les astrophysiciens estiment qu'un semblable trou noir existe au centre toutes "galaxies spirale" de notre univers. Les étoiles nouvellement découvertes ont une masse de 30 à 50 fois celle de notre Soleil et sont 100.000 fois plus brillantes. Cette forte luminosité indique qu'elles brûlent leur carburant, de l'hydrogène, beaucoup plus rapidement que notre Soleil. De ce fait, ces étoiles auront épuisé 80% de leur masse en quelque 5 millions d'années et exploseront en supernova, avant de finir en petits trous noirs.
(AFP)
Des
astronomes américains pensent avoir capté des
radiations d'étoiles nées à l'aube de
l'univers et depuis longtemps éteintes. Cette
observation a été réalisée par
la téléscope spatial infra-rouge Spitzer dans
la constellation du Dragon. Elle a permis de détecter
des jaillissements diffus de rayons infra-rouges, invisibles
à l'oeil nu dont l'intensité est plus faible
que la lumière optique. Si elle est confirmée,
cette découverte lèvera un peu le voile sur la
période très proche du "big bang" qui a
donné naissance à l'univers il y a environ
13,7 milliards d'années.Ces rayonnements lumineux pourraient provenir des toutes premières étoiles ou peut-être de gaz brûlants avalés par les premiers trous noirs, ont expliqué ces astronomes du Goddard Space Flight Center de la Nasa. Ils ont comparé ces émissions à des lumières d'une ville très éloignée que l'on pourrait voir par nuit très noire d'un avion. Ces jets lumineux sont trop distants et faibles pour distinguer les objets qui les émettent. "Nous pensons que nous observons la luminosité collective émise par des millions de premières étoiles de l'univers. (...) Ces objets ont disparu il y a très longtemps mais leur lumière contitue à voyager dans l'univers", a indiqué Alexander Kashlinsky, le scientifique qui est le principal auteur de l'article publié dans la revue britannique Nature datée du 3 novembre. Alexander Kashlinsky a estimé que ces radiations provenaient probablement d'étoiles dites de "Population III", première génération hypothétique des corps stellaires dont les scientifiques pensent qu'ils se sont formés cent millions d'années après le "Big Bang". La première et seconde génération d'étoiles, dites de "Population I et II" se sont formées deux cent millions d'années plus tard. La découverte va dans le sens des observations faites dans les années 90 par le satellite "Cosmic Background Explorer" de la Nasa, selon lesquelles il existerait des sources de rayonnement infrarouge ne provenant pas des étoiles connues. Ces dernières détections confirment aussi des observations de la sonde "Wilkinson Microwave Anisotropy" de la Nasa en 2003 qui dataient la naissance des premières étoiles entre 200 et 400 millions d'années après le Big Bang.
(AFP)
La
mystérieuse "énergie noire",
présumée responsable de
l'accélération de l'expansion de l'Univers,
pourrait être la constante cosmologique d'Einstein,
selon une étude internationale de la Supernova legacy
survey (SNLS) publiée dans la revue Astronomy and
Astrophysics.Le SNLS, collaboration internationale regroupant environ 40 personnes dont une vingtaine de chercheurs français du CNRS et du CEA, cherche à mesurer précisément l'énergie noire et déterminer sa nature, toujours inconnue. Pour ce faire, les astronomes ont mesuré les distances de 71 supernovae dont les plus lointaines ont explosé quand l'Univers avait moins de la moitié de son âge actuel. En mesurant le flux des supernovae distantes, expliquent le CNRS et le CEA dans un communiqué commun, il est possible de déterminer si "l'énergie noire" se comporte "comme la constante cosmologique d'Einstein ou selon de nombreuses autres hypothèses théoriques". "Ce qui distingue ces théories (de la constante cosmologique), c'est la dilution, ou pas, de la densité d'énergie noire avec l'expansion de l'Univers", notent les chercheurs. Or les dernières mesures du SNLS, les plus précises à ce jour, "favorisent l'absence de dilution" et vont donc dans le sens de la constante d'Einstein. Einstein avait introduit sa "constante cosmologique" en 1917 dans ses équations de la relativité générale, pour appuyer son idée que l'univers était statique. Mais 30 ans plus tard, il reconnaissait son erreur, se ralliant à la thèse d'un univers en expansion. Or cette constante est revenue en vogue après 1998 et la découverte d'une mystérieuse énergie, baptisée "énergie noire", qui constituerait quelque 73% de la matière de l'univers. Elle agirait comme une force répulsive à grande échelle, capable de surmonter la force gravitationnelle qui attire entre eux les différents constituants de l'Univers. Aucune autre forme de matière ordinaire ne peut expliquer l'accélération de l'éloignement des galaxies. En fait, lorsque Einstein introduisit sa constante, terme qui s'interprétait physiquement comme une nouvelle force qui tendait à faire se repousser les corps de l'Univers les uns les autres, il la régla de façon à ce que cette force de répulsion contrebalance exactement la gravitation, pour la faire coïncider avec l'idée d'un univers statique. Or, selon des astrophysiciens, si cette constante était un peu supérieure à la valeur donnée par Einstein, cela expliquerait l'évolution de l'univers telle que nous la connaissons désormais: une force de gravité ralentissant son expansion après le Big Bang, puis une expansion accélérée lorsque l'effet de cette force de gravité a été surmonté par une force de répulsion à grande échelle, désormais appelée "énergie noire".
(AFP)
La
Voie Lactée est un gigantesque disque gazeux
voilé vibrant comme un tambour, des
caractéristiques causées par les deux autres
galaxies voisines qui provoqueraient des vagues
inter-galactiques, ont expliqué lundi des
astro-physiciens. Ces deux galaxies, dénommées
Petit et Grand Nuage de Magellan sont de taille beaucoup
moins importantes que la Voie Lactée dont elles sont
en quelque sortes des galaxies-satellites.Leo Blitz, professeur d'astronomie à l'université de Californie à Berkeley (ouest) et d'autres astronomes, ont analysé les émissions de gaz d'hydrogène dans la zone de déformation qui s'étend sur toute la longueur du diamètre de 200.000 années-lumière du disque galactique. Ces analyses ont mis en évidence le fait que, non seulement la Voie Lactée se déformait, mais qu'elle vibrait comme une peau de tambour, a expliqué Leo Blitz, lors d'une conférence de presse. Ces vibrations suivent trois modes distincts correspondant à trois déformations différentes. La première fait ressembler la Voie Lactée à un chapeau mou avec le bord abaissé à l'avant et relevé à l'arrière. La seconde rappelle une cuvette et la troisième forme serait plutôt celle d'une selle de cheval. Or, il y a une étroite corrélation entre ces trois modes de vibrations et de déformations et les orbites des deux petites galaxies voisines, qui forment les Nuages de Magellan, a indiqué Leo Blitz. En s'approchant de notre galaxie, les Nuages de Magellan traversent un halo de matière dite sombre, qui entoure la Voie Lactée, y provoquent des remous, qui causent des vibrations et la déformation de notre disque galactique. Cette matière invisible constituerait jusqu'à 90% de la matière dans l'univers, ont rappelé ces astronomes. Des astronomes américains ont par ailleurs annoncé lundi la découverte d'un énorme groupe d'étoiles aux confins de la Voie Lactée. Cette amas stellaire a une masse d'environ vingt fois plus grande que celles des autres groupes d'étoiles connus dans la Voie Lactée, ont-ils expliqué lors d'une conférence de l'American Astronomical Society.
(AFP)
Deux
nouvelles planètes extra-solaires, dont la moins
massive connue à ce jour, viennent d'être
découvertes, l'une par des astronomes
français, suisses, portugais et de l'Observatoire
européen austral (ESO), l'autre par des chercheurs
espagnols et américains.Une planète extra-solaire (ou exoplanète) a été détectée autour d'une étoile de la constellation de l'Autel, mu Arae, située à 50 années-lumière de la Terre. Cette planète, qui tourne autour de son étoile (semblable au Soleil) en 9,5 jours, a une masse équivalente à quatorze fois seulement celle de la Terre, soit un peu inférieure à celle d'Uranus. Il s'agit donc actuellement de la planète extra-solaire la moins massive jamais détectée. Comme la majorité des étoiles pourvues de planètes, mu Arae présente dans sa composition chimique un excès en métaux. Comme toutes les exoplanètes sauf trois, cette planète a été décelée indirectement, via la méthode "des vitesses radiales", qui consiste à détecter dans le spectre d'une étoile les perturbations de son mouvement causées par la présence d'un corps céleste. Une exoplanète de la taille de Jupiter a par ailleurs été découverte par une équipe internationale autour d'une étoile distante de 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Lyre. Cette exoplanète, de masse équivalente à 0,8 fois celle de Jupiter, effectue une révolution autour de son étoile (TRES-1) en 72 heures. Elle a été découverte par une équipe internationale conduite par Roi Alonso, de l'Observatoire des Canaries à Teneriffe, grâce à la "méthode des transits", qui consiste à rechercher les éventuelles et régulières variations de luminosité d'un astre. Jusqu'ici, seules des planètes en orbite autour d'étoiles faiblement lumineuses avaient été découvertes par la méthode des transits. Contrairement à celle des vitesses radiales, cette méthode permet l'analyse de l'atmosphère de la planète, et ce d'autant mieux que l'étoile est très lumineuse, ce qui est le cas de TRES-1. Selon le décompte de Jean Schneider, de l'Observatoire de Paris, ces détections portent à 125 le nombre de planètes découvertes autour d'étoiles autres que le Soleil. (sont considérés comme "planète" les corps de masse inférieure à 13 fois celle de Jupiter, limite très arbitraire au-delà de laquelle ils sont classés naines brunes).
(AP)
Une
planète de même type que la Terre, mais avec
une température trop élevée pour
abriter des formes de vie, a été
découverte en orbite autour d'une étoile
voisine, à 15 années-lumière du
système solaire.D'un diamètre double de celui de la Terre, c'est la plus petite planète extrasolaire jamais détectée et la première appartenant à la catégorie des planètes telluriques. "Pour la première fois dans l'histoire, nous avons des preuves d'existence d'une planète rocheuse tournant autour d'une étoile normale", a déclaré Geoffrey Marcy, professeur d'astronomie à l'Université de Berkeley (Californie). Si les chercheurs n'ont pas de preuve directe que la nouvelle planète soit rocheuse, sa masse n'est pas celle d'une géante gazeuse, comme Jupiter. Ils l'estiment entre 5,9 et 7,5 fois celle de la Terre. Selon Paul Butler de l'Institut Carnegie à Washington, la composition de la planète est probablement similaire à celle des planètes internes du système solaire, un mélange de nickel et de fer. Gregory Laughlin, de l'Université de Californie, a estimé qu'une planète avec cette masse pouvait avoir une gravité suffisante pour retenir une atmosphère: "Elle pourrait même avoir une couche dense de vapeur d'eau". L'astre est en orbite autour d'une étoile baptisée Gliese 786, située à 15 années-lumière de la Terre. Sa révolution autour de l'étoile ne dure que l'équivalent d'1,94 journée terrestre. Sa température est évaluée entre 204 et 398 degrés Celsius. Gliese 876 est une étoile naine rouge, avec une masse estimée à un tiers de celle du soleil. C'est la plus petite étoile découverte autour de laquelle tournent des planètes. Trois autres planètes extrasolaires qui pourraient être aussi de composition rocheuse ont été recensées, mais elles sont en orbite autour d'un pulsar, une étoile morte qui émet des pulsations à intervalle régulier, et non autour d'une étoile normale.
Depuis la découverte en 1995 de la première planète extra-solaire, les astronomes en ont détectées environ 170 à partir d'observatoires terrestres, principalement des planètes géantes gazeuses (comme Jupiter ou Saturne). Les planètes dites telluriques (c'est à dire avec une surface solide, comme la Terre, Mars, Venus ou Mercure) sont aussi plus petites, donc plus difficiles à détecter. En orbite dans l'espace, Corot devrait permettre de découvrir entre 30 et 40 planètes de taille moyenne. C'est en tous cas ce qu'espèrent les resposables de la mission. Les instruments de Corot ne sont toutefois pas assez puissants pour observer les "petites" planètes de la taille de la Terre. Mais la présence de planètes moyennes dans un système stellaire indique que celui-ci est également propice à l'existence de planètes plus petites. Pour détecter ces exoplanètes, le satellite utilisera la méthode des vitesses radiales, qui recherche les perturbations dans le mouvement des étoiles causées par une éventuelle planète, et celle des transits, l'observation du passage de l'ombre de la planète devant son étoile. Ceci permettra de déterminer leur rayon et leur masse. Il sera ainsi possible de calculer leur densité et de déterminer alors si elles sont gazeuses, liquides ou solides. L'autre mission de Corot sera de mieux comprendre la structure des étoiles, à travers un mode de vibration, d'oscillation, qui permet indirectement de connaître la structure interne d'une étoile. C'est de cette manière que l'on connaît la structure du Soleil ou du centre de la Terre. Des milliers d'étoiles seront observées par le satellite afin de "déterminer leur masse, leur âge et leur composition", ce qui permettra d'approfondir nos connaissances sur la formation de l'univers. En effet, les éléments chimiques de l'univers se forment dans les étoiles, à différents stades de leur évolution. La mission Corot est un projet du CNES auquel participent également l'ESA (European Space Agency) et les agences spatiales du Brésil, d'Allemagne, d'Autriche et de Belgique. Son coût total est estimé à 150 millions d'euros. Le satellite, fabriqué par Alcatel Space à Toulouse, embarquera notamment un télescope et une caméra, pour une masse totale de 289 kilos. Il sera placé sur une orbite terrestre polaire à une altitude voisine de 850 km.
La nouvelle planète baptisée "OGLE-2005-BLG-390Lb" tourne en orbite autour d'une étoile rouge 5 fois moins grande que le Soleil, située à environ 20.000 années-lumière, pas très loin du centre de la Voie lactée, dans la constellation du Sagittaire. Sa masse est 5,5 fois supérieure à celle de la Terre, ce qui en fait la plus petite des quelque 160 planètes découvertes hors de notre système solaire jusqu'à maintenant. C'est également la plus éloignée. La planète OGLE est en revanche beaucoup plus froide que la Terre. Située trois fois plus loin de son étoile que la Terre du Soleil, la température à sa surface est d'environ -220 degrés celsius, ce qui exclut pratiquement toute forme de vie. OGLE met 10 années terrestres pour effectuer une révolution complète autour de son étoile. OGLE-2005-BLG-390Lb est la troisième exoplanète découverte grâce à l'effet dit du "microlensing", selon lequel la gravité d'un corps céleste se courbe à la manière d'une lentille de verre et influe sur l'éclat de l'étoile autour de laquelle elle tourne. La planète est alors découverte grâce à la variation d'éclat de l'étoile.
(AP)
Une
planète tellurique (à surface solide)
habitable et capable d'abriter une vie extra-terrestre, a
été détectée pour la
première fois par une équipe d'astronomes dans
un système planétaire
extra-solaire.
Son rayon est de 1,5 fois celui de la Terre", ce qui indiquerait une constitution rocheuse et une surface rocheuse ou couverte d'océans. La gravité à sa surface est 2,2 fois celle à la surface de la Terre, et sa masse est 5 fois celle de la Terre. Cette exoplanète orbite en 13 jours autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) à 20,5 années-lumière de notre planète. Parmi les 200 exoplanètes découvertes à ce jour, celle-ci est la plus petite et la seule à posséder à la fois une surface solide et une température proche de celle de la Terre, entre 0 et 40 degrés, ce qui autorise la présence de l'eau liquide indispensable au développement de la vie. "Elle rassemble donc les caractéristiques permettant d'imaginer l'existence d'une éventuelle vie extra-terrestre", a souligné dans un communiqué le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), dont trois laboratoires associés ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l'Observatoire de Genève et du Centre d'astronomie de Lisbonne, et en utilisant le télescope "Harps" de 3,6 m de l'Observatoire spatial européen (Eso) de la Silla, au Chili. L'étoile Gliese 581 est une étoile naine rouge dont la masse est de moins du tiers de celle du Soleil. C'est une des 100 étoiles les plus proches de notre système solaire. De très faible masse, les naines rouges sont des cibles privilégiées pour la recherche de planètes habitables. En effet comme elles sont relativement peu lumineuses, leurs planètes habitables orbitent près d'elles et sont donc plus facilement détectables. "En raison de sa température et de sa relative proximité (de la Terre), cette planète va devenir très probablement une cible très importante des futures missions spatiales consacrées à la vie extra-terrestre", a souligné un autre auteur de la découverte, Xavier Delfosse (Université de Grenoble). Une première exoplanète avait été détectée autour de Gliese 581 par la même équipe d'astronomes il y a deux ans. Sa masse - 15 fois celle de la Terre - était comparable à celle de Neptune et elle orbite autour de son étoile en 5,4 jours. Les découvreurs de la "super-Terre" ont également observé une troisième planète autour de Gliese 581. D'une masse huit fois supérieure à la Terre, celle-ci réalise son orbite en 84 jours. Etant
donné les résultats obtenus jusqu'à
présent avec l'instrument Harps (High Accuracy Radial
Velocity for Planetary Searcher), "trouver une
planète de la masse de la Terre autour d'une naine
rouge est à portée de la main", estime enfin
un autre auteur de l'étude, Michel Mayor.
(AP/AFP)
De
nouvelles images de Mars prises par la sonde Mars Global
Surveyor de la NASA font apparaître des changements
spectaculaires intervenus au cours des trois
dernières années à la surface de la
planète rouge.Mars Global Surveyor, en orbite autour de la planète depuis 1997, a repéré sur une dune des ravines qui n'existaient pas en 2002, tandis que des rochers ont laissé des traces inexistantes auparavant. D'après les chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, des dizaines de rochers ont peut-être été déplacés par des vents puissants ou un séisme. Les scientifiques ont par ailleurs constaté une diminution des dépôts de dioxyde de carbone près du pôle sud, baisse constatée trois étés consécutifs. Ces changements confirment que loin d'être une planète morte, Mars connait une activité sismique et climatique. "Voir ces nouvelles rigoles et d'autres modifications à la surface de Mars en l'espace de quelques années nous révèlent une planète plus active, plus dynamique que nombre de scientifiques ne le soupçonnaient auparavant", a expliqué à la presse Michael Meyer, le responsable scientifique de Mars Global Surveyor. La principale mission du Mars Global Surveyor s'est achevée au début 2001, Mais les découvertes les plus importantes sont intervenues depuis. MGS est en bon état et devrait pouvoir continuer à étudier Mars pendant encore 5 à 10 ans, avec peut-être des découvertes encore plus importantes. La Nasa a lancé en août 2005 le "Mars Reconnaissance Orbiter (MRO)", doté de six instruments d'une puissance sans précédent pour scruter la planète rouge de la couche supérieure de son atmosphère à son sous-sol. Le MRO va rejoindre les autres orbiteurs déjà en service autour de Mars en mars 2006, deux américains, Mars Global Surveyor et Mars Odyssey et un européen, Mars Express, qui sondent déjà la planète rouge à la recherche de traces d'eau et de glace.
(AFP)
Une
très vaste région de Mars, s'étendant
sur plus de 300.000 km2 près de Terra Meridiani, a
été recouverte d'eau pendant une longue
période, selon une étude à
paraître dans la revue Nature qui compare des analyses
du robot Opportunity et de la sonde Mars Global
Surveyor.Un océan "comparable en surface à la mer Baltique sur Terre, assez profond et qui s'est maintenu assez longtemps pour permettre une accumulation de 500 m de sédiments", a dû exister autour de Meridiani Planum, si les informations recueillies sur ce site par Opportunity suggérant la présence d'eau se confirment, estime l'auteur de l'étude, le Pr Brian M. Hynek, de l'Université du Colorado à Boulder. Des analyses réalisées par le robot américain en début d'année avaient permis de conclure que la composition de petites sphères grises découvertes sur une roche martienne indiquait la présence passée d'eau sur Mars. Les chercheurs ont pu déterminer que ces sphères contenaient de l'hématite, un oxyde de fer. Or, sur Terre, ce minerai se forme habituellement en présence d'eau, sur une longue période.
Les deux robots, Spirit et Opportunity, étudient le sol aux antipodes l'un de l'autre, en quête d'indices sur la présence passée d'eau qui aurait pu favoriser l'émergence de certaines formes de vie. Opportunity a été le premier à fournir des éléments permettant de penser qu'une mer d'eau salée recouvrait dans un lointain passé la zone où il s'est posé, une plaine appelée Meridiani Planum. Spirit a lui aussi trouvé des indices laissant penser que le cratère Gusev, où il évolue, avait été baigné par les eaux. Aujourd'hui, de nouvelles données recueillies par Opportunity indiquent que le secteur a connu la présence d'eau après l'asséchement des plaines. Certaines lézardes retrouvées dans les roches du cratère Endurance pourraient avoir été produites par une petite quantité d'eau. "Ces fissures sont bien connues sur Terre pour être associées à la présence d'eau", déclare le scientifique John Grotzinger de la NASA.
(AFP) De la glace d'eau se trouve encore dans les couches souterraines au Pôle nord de Mars et de grandes quantités d'eau couvraient une partie de l'astre peu après sa formation, révèlent de nouvelles observations de la planète rouge réalisées par la sonde Mars Express. Ces découvertes réalisées par la sonde de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui pourraient relancer l'espoir de trouver des traces de vie passée ou actuelle sur Mars. Le radar de Mars Express a sondé la planète sur un kilomètre de profondeur, en montrant que la partie supérieure de ces couches souterraines serait principalement formée de glace d'eau "presque pure" (seulement 2% d'impuretés). Un peu plus profond, il y aurait du sable sans doute "cimenté" par de la glace d'eau. Une autre équipe de chercheurs utilisant l'instrument "Omega" de Mars Express a montré que de l'eau se trouvait en grande quantité sur la planète peu de temps après sa formation, il y a près de 4 milliards d'années. La plupart des scientifiques sont désormais d'accord pour dire que la planète rouge, qui s'est formée comme la Terre il y a quelque 4,6 milliards d'années, a été très humide à un moment donné de son histoire. L'équipe du Pr François Poulet, de l'Université Paris-Sud à Orsay, a en effet détecté dans des terrains très anciens de la planète des argiles de type phyllosilicates qui se forment lorsque des roches basaltiques volcaniques sont plongées dans l'eau pendant longtemps. Selon lui, "la présence de phyllosilicates sur les anciens plateaux laisse entendre que des conditions comparables à celles de la Terre existaient (sur Mars) bien antérieurement à 3,5 milliards d'années". Selon Horton Newsom , un planétologue de l'université d'Albuquerque (Nouveau Mexique - USA), cette découverte confirme la présence de grandes quantités d'eau dans le passé de Mars, comme le laissaient soupçonner les images de la surface qui montraient des formations géologiques caractéristiques d'un écoulement d'eau.
(AFP)
Le
Beagle 2, largué sur la planète Mars par la
sonde européenne Mars-Express en décembre
2003, a été perdu sans émettre de
signal car le gouvernement britannique et l'ESA (Agence
Spatiale Européenne) voulaient une mission "à
bon marché", conclut le rapport d'une commission
d'enquête parlementaire britannique. Le gouvernement a
certes investi de l'argent dans le projet, mais uniquement
après la levée de fonds auprès de
partenaires privés par les organisateurs de la
mission, a souligné la commission.Beagle 2 devait chercher des traces de vie sur Mars après avoir été largué sur la planète rouge le 25 décembre 2003. Mais alors qu'il devait se poser le jour de Noël 2003, aucun signal radio de sa part n'avait pu être capté. L'ESA l'avait déclaré officiellement perdu le 11 février 2004.
(AP/AFP)
Larguée
par l'orbiteur américain Cassini, la sonde
européenne Huygens s'est posé le 14 janvier
sur Titan sont la surface se dissimulait au regard des
télescopes sous une athmosphère épaisse
et opaque. Ce satellite de Saturne présente des
similarités frappantes avec la Terre, avec des lits
de rivières, phénomènes
d'érosion et de précipitations. On voit sur
certains clichés un réseau complexe de chenaux
de drainage allant d'une zone claire de plateaux vers des
zones de plus basse altitude, plus sombres. Ces chenaux se
rejoignent pour former des systèmes fluviaux qui se
dirigent vers des lacs asséchés dans lesquels
on peut déceler des formes rappelant
étrangement les îles.La différence avec la Terre est que sur Titan, ces phénomènes ne sont pas produits par de l'eau mais par du méthane liquide, à une température de -170°C. Le méthane joue sur cette planète un rôle équivalent à celui de l'eau sur Terre. (le méthane est un hydrocarbure incolore, inodore et explosif lorsqu'il entre en contact avec notre air terrestre)
La
sonde Huygens s'est posé sur un terrain sablonneux
humide, probablement gorgé de méthane
déposé par une pluie récente. Autour de
Huygens, les galets qui apparaissent dans le lit d'une
rivière à sec seraient composés de
glace d'eau sale, durs comme des rocs en raison de la
température. Quant au sol, il ne semble pas terreux
mais composé plutôt de dépôts de
particules d'hydrocarbures, à l'origine en suspension
dans l'atmosphère. voir
les pages "Voyage
dans le système
solaire",
pour en savoir plus sur Titan, Saturne, et les
autres planètes et satellites du
système solaire
(AFP) Les premières analyses des données transmises par la sonde Huygens lors de sa descente sur Titan, il y a presque un an, laissent entrevoir un monde baigné dans un brouillard orange d'hydrocarbures, au sol spongieux de particules organiques tombées en pluie sur des galets de glace. Lors de sa descente de 2 heures et 28 minutes à travers l'atmosphère du plus gros satellite de Saturne, le 14 janvier 2005, la sonde européenne avait enregistré une multitude de données qu'elle a transmis vers la Terre pendant 72 minutes. De quoi alimenter des années de recherche, dont les premiers résultats viennent d'être dans la revue scientifique britannique "Natur". Ces analyses révèlent une chimie basée sur la transformation du méthane en hydrocarbures complexes dans la stratosphère. Le méthane est le gaz le plus présent dans l'atmosphère de Titan après l'azote. L'atmosphère de Titan possède des couches distinctes et pourrait être le siège d'éclairs. Bombardé de particules dans l'environnement de Saturne, exposé aux rayons ultraviolets du Soleil, le méthane est converti en hydrocarbures et en composés d'azote et de carbone, qui se condensent entre 300 et 200 km d'altitude pour former un brouillard orange de matériaux organiques. Ces aérosols tombent finalement en pluie sur la surface, où ils s'accumulent en une couche spongieuse probablement composée de ces particules, de galets de glace d'eau et de méthane liquide. Cette couche aurait la consistance du sable mouillé. Ce processus signifie que du méthane s'échappe constamment de l'atmosphère de Titan et doit être remplacé, ce qui implique l'existence d'un réservoir de méthane ou de carbone sous une forme primitive, probablement sous la surface du satellite. "Un processus similaire pourrait avoir produit une grande poche de méthane sur la Terre", dont Titan serait un stade primitif maintenu par des températures glacées. Titan présente un intérêt tout particulier pour la compréhension de la Terre parce que cette lune de Saturne est le seul autre objet du système solaire à être doté d'une atmosphère épaisse majoritairement composée d'azote. Du point de vue physique, les mesures ont confirmé une pression égale à une fois et demie celle de la Terre et une température de -180°C qui empêche la formation de toute vapeur d'eau, et donc d'oxygène, à partir de la glace d'eau. Quant aux vents, ils atteignant 120 mètres par seconde (430 km/h) à 120 km d'altitude. Curieusement, la sonde n'en a presque pas décelé en surface (3,5 km/h). pour
en savoir plus sur Titan, Saturne, et les autres
planètes et satellites du système
solaire, voir la série de pages
"Voyage
dans le système
solaire"
(AP/AFP)
La
sonde américaine Cassini a découvert des
preuves de la présence d'eau liquide sur Encelade, ce
qui laisse penser que cette lune glacée de Saturne
pourrait, au moins en théorie, abriter une forme de
vie primitive.De récentes images haute résolution prises par Cassini ont confirmé qu'au pôle sud de l'astre, des geysers crachaient des jets d'eau glacée et et des panaches de vapeur d'eau géants similaires à ceux du parc de Yellowstone. Ces jets apparemment d'eau pourraient provenir de poches se trouvant près de la surface et dont la température est au-dessus de zéro degré Celsius, comme le geyser Old Faithful à Yellowstone, dans le nord-ouest des Etats-Unis. "Nous savons qu'il existe au moins trois endroits dans le système solaire où il y a de l'activité volcanique, Io, la lune de Jupiter, la Terre et peut-être Triton, la lune de Neptune", a noté John Spencer, un scientifique du Southwest Research Institute à Boulder (Colorado). Les astrophysiciens pensaient qu'Encelade, dont le diamètre n'est que de 505 km, était un astre mort et froid. Ils estiment désormais que cette lune est géologiquement active avec son pôle sud inhabituellement chaud. Selon Carolyn Porco, une des scientifiques responsables de la mission, l'eau paraît s'échapper par des fissures au pôle sud. Elle estime également que ces éruptions se produisent depuis plusieurs milliers d'années, fournissant potentiellement une source durable de chaleur à la surface. Ces découvertes surprenantes, publiées dans la revue "Science", ont soulevé l'enthousiasme des astronomes, qui estiment qu'Encelade devrait rejoindre le club très fermé des objets célestes du système solaire les plus susceptibles d'abriter une forme de vie. "Nous avons les signes" qui prouvent l'existence d'eau, souligne Carolyn Porco. Si Encelade abrite effectivement une forme de vie, il s'agit probablement de microbes ou d'autres organismes primitifs capables de vivres dans des conditions extrêmes. David Morrison, chercheur à l'Institut d'astrobiologie de la NASA, met toutefois en garde contre toute conclusion hâtive. On estime en effet qu'il faut plusieurs ingrédients pour permettre l'émergence de la vie, notamment l'eau, une source stable de chaleur et une combinaison chimique favorable. "C'est une découverte très intéressante, mais on ne peut pas en dire beaucoup plus à ce stade", souligne M. Morrison. Les astronomes estiment que la planète Mars et les lunes glacées de Jupiter pourraient aussi offrir -ou ont pu offrir dans le passé- des conditions propices à l'apparition de la vie. Encelade est l'objet du système solaire qui réfléchit le plus la lumière en raison de la couche de glace qui le recouvre. On a longtemps cru qu'il était froid et sans activité. Mais les astronomes estiment maintenant qu'il s'agit d'un satellite géologiquement actif possédant un pôle sud plus chaud qu'on ne le pensait. L'eau observée sortirait de fissures situées au pôle sud. Lancée en 1997, la sonde Cassini voyage dans la région de Saturne depuis 2004 pour étudier la planète géante et ses satellites, à environ 1,28 milliard de km de la Terre. Elle a effectué trois survols rapprochés d'Encelade en 2005 et devrait s'en approcher à nouveau à 350 kilomètres en 2008.
(AP)
La
sonde spatiale américano-européenne s'est
approchée la semaine dernière à environ
500 km de la surface de Dioné,
satellite de Saturne, dévoilant une surface
glacée présentant des signes d'activité
tectonique mais sans atmosphère.Les scientifiques ont comparé Dioné à une autre lune de Saturne, Encelade, sur laquelle ont été détectées récemment une activité de volcans de glace et une atmosphère ténue. "Dioné est un peu la grande soeur d'Encelade, a comparé Bonnie Buratti, qui étudie les images de Cassini. Encelade est la jeune lune, avec une activité récente, alors que Dioné est une lune plus ancienne, plus mature." Dioné présente de larges falaises glaciales qui zèbrent sa surface. Des forces internes semblent fracturer la surface, ce qui laisse deviner une activité tectonique.
(AFP)
Deux
nouvelles lunes et deux anneaux supplémentaires ont
été découverts autour de la
planète Uranus, ont annoncé des astronomes
américains dans une communication publiée dans
la revue Science.Des changements importants ont été observés (depuis le passage de Voyager 2) dans la luminosité des anneaux et dans les mouvements des lunes déjà connues précédemment. La plupart des lunes d'Uranus ne suivent pas une orbite régulière mais montrent plutot une dynamique complexe indiquant que le système est peut-être instable ou chaotique. En janvier 1986, la sonde Voyager 2 avait révélé l'existence de 10 petites lunes en plus des 5 plus grosses déjà connues. Uranus est principalement composée de roches et de diverses glaces, avec seulement 15% d'hydrogène et un peu d'hélium. Son atmosphère est constituée d'environ 83% d'hydrogène, 15% d'hélium et 2% de méthane.
Si tout se passe comme prévu, New Horizons, de la taille d'un grand piano, dotée de sept instruments scientifiques et pesant 454 kg, arrivera à proximité de Pluton au début de l'été 2015 après un périple de 6,4 milliards de km. La sonde survolera alors pendant 6 mois la plus petite planète du système solaire et également la plus éloignée du Soleil autour duquel elle fait une révolution en 248 ans. Elle pourra ainsi prendre de nombreuses images de Pluton, et recueillir des données sur son atmosphère et sa géologie. New Horizons procédera aussi à des observations de Charon, la principale lune de Pluton ainsi que de deux autres satellites récemment découverts par Hubble. La sonde se dirigera ensuite vers la ceinture de Kuiper qu'elle traversera en récoltant une moisson d'informations tout aussi précieuses. Les astronomes ont repéré dans cette ceinture d'astéroïdes, entourant notre système solaire, des centaines de milliers d'objets célestes apparemment similaires à Pluton. Ces découvertes suscitent un débat passionné dans la communauté astronomique sur la classification de Pluton, de plus en plus d'astronomes l'assimilant davantage à un gros astéroïde. Pluton est en effet plus petite que sept satellites du système solaire. Son diamètre est égal aux deux tiers du diamètre de la Lune. Pluton est encore une énigme 75 ans après sa découverte. Les photographies de la planète ont été prises par le télescope spatial Hubble ou les télescopes terrestres sont très floues. L'exploration de Pluton, mi-planète, mi-astéroïde, et de celles des millions de débris de la ceinture de Kuiper laissés par la formation du système solaire, revient à faire des fouilles archéologiques dans la partie la plus éloignée du système solaire, un endroit ancien où on peut trouver des indices de l'histoire de la formation des planètes", explique Alan Stern, le responsable scientifique de cette mission, astrophysicien au Southwest Research Institute, à Boulder (Colorado). Pour l'Académie des Sciences, l'exploration de Pluton, de ses satellites et de la ceinture de Kuiper, figure parmi les plus hautes priorités de la conquête spatiale en raison de "leur importance scientifique fondamentale pour faire avancer la compréhension du système solaire". New Horizons a décollé depuis la base militaire de Cap Canaveral en Floride. La fenêtre de tir idéale ne comptait que 11 jours pour arriver dans le voisinage de Pluton au début de l'été 2015. Un lancement au-delà de cette période aurait entraîné un retard de plusieurs années. Les scientifiques de la mission expliquent qu'il fallait absolument arriver avant 2020, après quoi Pluton sera trop éloigné du soleil et son atmosphère, gelée et transformée en neige, ne pourra plus être observée. Pour gagner du temps, la NASA a lancé la sonde sur une puissante fusée Atlas V-551 à deux étages (60 mètres de haut), ce qui donne à la sonde une énorme vélocité. Elle foncera à la vitesse de 58.400 km/h, soit 16 kilomètres à la seconde, faisant de New Horizons l'engin spatial le plus rapide jamais envoyé dans l'espace par les Terriens. Si les astronautes de la mission "Apollo" avaient été aussi vite, ils auraient atteint la Lune en 9 heures au lieu des 3 jours qui furent nécessaires. Au début 2007, l'engin frôlera Jupiter dont la force gravitationnelle le propulsera à plus de 75.000 km/h en ligne droite pour un rendez-vous avec Pluton. New Horizons est alimentée par un générateur thermoélectrique au plutonium produisant 200 watts. Cette mission a suscité l'attention des opposants au nucléaire, l'engin contenant 11 kilos de plutonium. Le côut de la mission est de 700 millions de dollars, une somme dérisoire à coté des 480 milliards de dollars du budjet militaire annuel des Etats-Unis.. (plus d'infos sur le site de la NASA consacré à la mission New Horizons - en anglais)
Ces observations doivent encore être confirmées, mais les membres de l'équipe qui a détecté les satellites se montraient confiants. "Pluton et Charon ne sont pas seuls, ils ont deux voisins", a ainsi affirmé Hal Weaver, du laboratoire de physique appliquée de l'Université Johns Hopkins. S'il a raison, et on devrait le savoir en février, l'Union astronomique internationale devra réfléchir aux noms de ces nouvelles lunes. Au début du mois, un autre groupe d'astronomes de l'Institut californien de technologie (Caltech), qui dit avoir découvert la dixième planète du système solaire, a ajouté que ce corps possédait également une lune. La découverte d'une nouvelle planète par ces chercheurs n'a pas été confirmée. Pluton ainsi que la nouvelle planète présumée se trouvent dans la ceinture de Kuiper, une sorte de disque composé de corps glacés et situé au-delà de Neptune. Environ un cinquième des objets observés dans cette région se sont avéré posséder des satellites, et cette proportion pourrait augmenter au fur et à mesure des découvertes, selon Keith Noll, astronome au Space Telescope Science Institute de Baltimore, institut qui coordonne l'utilisation du télescope orbital Hubble. Keith Noll, qui ne faisait pas partie de l'équipe s'occupant de Pluton, juge les conclusions de cette équipe convaincantes. Pluton, a souligné Hal Weaver, serait le premier objet de la ceinture de Kuiper à posséder de multiples satellites. D'autres observations de Pluton et des deux corps aideront aussi les chercheurs à déterminer plus précisément la masse de Pluton et de sa lune Charon. Le débat sur la la classification de Pluton en "planète" plutôt qu'en simple astéroîde devrait en être alimenté en nouveaux arguments.
Cette meilleure compréhension de Charon a été permise par l'observation d'un phénomène rarissime: le passage de l'astre devant une étoile en juillet 2005. En observant cette mini-éclipse de différents endroits de la Terre, il a été possible de calculer le diamètre de cette lune et, de là, son volume et sa densité. La moisson a été particulièrement riche parce que "l'ombre" de Charon a été projetée sur le centre de l'Argentine et du Chili, une région désertique où sont concentrés de nombreux observatoires internationaux. Charon, qui a été découverte en 1978, présente une densité de 1,71, assez proche de celle de Pluton, encore évaluée assez grossièrement entre 1,8 et 2,1. La densité de la Terre est pour sa part de 5,5 (la référence pour cet indice est eau dont la densité est égale à 1). Ces chiffres laissent supposer que Charon est composée de 55% à 60% de roches, le reste étant de la glace. Le diamètre de Charon à été évalué entre 1207 et 1212 kilomètres, soit un peu plus de la moitié du diamètre de Pluton (2300 km). Le faible écart de taille entre les deux astres est unique dans le système solaire et fait dire à certains astronomes qu'il existe un "système" Pluton-Charon, d'autant que le satellite tourne à très faible distance de | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||