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L'ancien
vice-président Al Gore lance un cri d'alarme sur
l'avenir de la planète (et celui de
l'humanité) dans un film-choc actuellement sur les
écrans.L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire, un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables; nous seuls pouvons encore l'éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, "Une vérité qui dérange" a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise.
Le rapport rédigé par l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale Nicholas Stern, souligne qu'une action internationale immédiate pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre à l'origine des changements du climat planétaire aurait des retombées économiques bien supérieures au coût des mesures prises en ce sens. En revanche, ne rien faire pour lutter contre le changement climatique risque d'entraîner une crise économique encore plus grave que celle de 1929. Nicholas Stern a calculé que des politiques de réduction de l'émission de ces gaz coûteraient environ 1% du PIB mondial chaque année. "C'est gérable", a-t-il dit, affirmant que le monde à la fois défendre son environnement et sa croissance. Stern préconise un changement vers une "économie mondiale économe en carbone" grâce à la mise en place de taxes ou de mesures de contrôle des gaz à effet de serre. Il demande également de mettre un terme à la déforestation, de soutenir le développement des énergies propres et les capacités de stockage des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de limiter le recours aux transports. Il indique que, contrairement à ce qu'a fait valoir le président américain George Bush, qui s'est retiré du Protocole de Kyoto, en partie parce que cela coûterait selon lui des emplois, le monde n'a pas à choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance économique. "Les données relevées par l'étude mènent à une conclusion simple: les bénéfices d'une action forte et rapide dépassent considérablement les coûts", dit le rapport préparé pour le Premier ministre britannique Tony Blair et le ministre des Finances Gordon Brown. Dans un communiqué, le Conseil de la Maison blanche sur la qualité de l'environnement écrit que "Le gouvernement américain a produit une foule d'analyses économiques sur la question des changements climatiques. Le rapport Stern contribue à son tour à cet effort". Les Etats-Unis sont à l'origine de 25% des émissions de gaz à effet de serre, alors qu'ils ne représentent que 5% de la population mondiale. Les écologistes ont accusé la Maison blanche, derrière son approbation du rapport, de maintenir le statu quo en matière de lutte contre la pollution. "Le Royaume-Uni progresse, l'Union européenne progresse, les pays en développement progressent, et où sont les Etats-Unis?", s'interroge Annie Petsonk, de l'ONG Environmental Defense.
(AP)
Lors
de la présentation du rapport Stern sur l'impact
économique du réchauffement de la
planète, le Premier ministre Tony Blair a
souligné que les preuves scientifiques de l'existence
de ce réchauffement étaient "accablantes",
décrivant les conséquences d'un changement
climatique incontrôlé comme désastreuses
et irréversibles. Il a estimé que, si rien
n'est fait, le changement du climat pourrait coûter
chaque année à l'économie mondiale
entre 5 et 20% de son produit intérieur brut.M. Blair a donc préconisé "une action courageuse et déterminée" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial et enrayer ainsi le changement climatique. Tony Blair et son chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances) Gordon Brown, qui a commandé le rapport, ont souligné que la lutte contre le réchauffement climatique ne pourrait pas se mener sans l'implication des grands pays industriels comme la Chine et les Etats-Unis. Cette position tranche avec celle de George Bush qui refuse toujours de ratifier le protocole de Kyoto signé par son prédécesseur Bill Clinton, affirmant que la solution viendra de nouvelles technologies. Blair s'est déjà nettement démarqué de la politique environnementale de son allié américain. Il a affirmé lundi que la Grande-Bretagne conduirait le mouvement de lutte contre l'effet de serre par l'instauration d'une économie à la fois favorable à la croissance et à l'environnement. Son secrétaire à l'Environnement David Miliband a annoncé dans la foulée la préparation d'une loi visant à réduire les émissions britanniques de carbone de 60% d'ici à 2050. Le successeur potentiel de Tony Blair, Gordon Brown, a suivi le mouvement en annonçant que l'ancien vice-président américain Al Gore, ardent défenseur de l'environnement, conseillerait désormais le gouvernement britannique sur les questions écologiques.
(AP) Au rythme actuel de l'évolution du climat, les températures moyennes sur terre pourraient augmenter de deux à trois degrés dans les cinquante prochaines années, ce qui se traduirait par la fonte des glaciers et des banquises, l'élévation du niveau des océans, la baisse des rendements agricoles et une raréfaction de l'eau potable. Les hommes pourraient mourir plus souvent de malnutrition, des conséquences de la chaleur ou d'épidémies.
(AFP)
Deux
scientifiques canadiens de renom, l'astrophysicien Hubert
Reeves et le généticien David Suzuki, ont
sonné l'alarme au sujet du réchauffement
climatique, au cours d'une conférence visant à
sensibiliser l'opinion publique sur ce
phénomène.S'exprimant devant un public jeune et enthousiaste de quelque 3500 personnes, les deux scientifiques ont souligné à plusieurs reprises que la surexploitation de la planète est la cause d'un réchauffement qui pourrait entraîner une disparition de l'homme. "Nous pourrions faire partie d'une nouvelle extinction d'espèce" a déclaré Hubert Reeves après avoir évoqué la disparation passée de nombreuses espèces animales, dont les dinosaures. Pour Hubert Reeves, il ne tient qu'à l'homme de résoudre cette situation: "puisqu'il est clair que le réchauffement de la planète est dû à au moins 90% à l'activité humaine et il faut en tenir compte". Quant à David Suzuki, il a accusé le gouvernement canadien de ne pas faire sa part en matière de réduction de gaz à effet de serre, et ce malgré les accords signés au Sommet de Rio en 1992 et à Kyoto en 1997. "Le Canada a continué d'augmenter ses émissions de gaz a effet de serre et il faudrait aujourd'hui réduire celles-ci de 30% pour respecter nos engagements" a-t-il déclaré. L'intervention des deux hommes avait été organisée l'organisme Équiterre, qui a été chargé par l'ONU d'accueillir environ 3000 ONG qui participeront à la conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Celle-ci aura lieu à Montréal du 28 novembre au 9 décembre prochain.
Une étude menée par des chercheurs internationaux à partir de l'analyse de carottes de glace extraites de l'Antarctique démontre le rôle majeur de l'homme dans les récentes modifications du climat de la planète. Un groupe de scientifiques européens ont effectué sur le site de Concordia le forage sur glace le plus profond jamais réalisé jusqu'ici. Mené dans des conditions extrêmes, au milieu des blizzards et par des températures moyennes de l'ordre de -54°C, ce forage a permis de ramener à la surface des carottes de glace produite par l'accumulation de neige tombée il y a quelque 650.000 ans, bien avant l'apparition de l'homme moderne. L'analyse du gaz carbonique piégé dans ces cylindres de glace n'a pas permis de retrouver des concentrations de C02 dans l'atmosphère comparables à celles d'aujourd'hui (380 ppm).
Avant les débuts de l'industrie, la concentration de CO2 ne dépassait pas 278 ppm. Ses niveaux d'aujourd'hui sont supérieurs de 27% à leur niveau le plus haut des 650.000 dernières années, selon l'étude publiée dans le magazine scientifique américain Science. Les forages effectués au Dome C par les scientifiques des 10 pays européens participant au projet EPICA ("European Project for Ice Coring in Antarctica"), a permis de battre de 210.000 ans le précédent record, qui était jusqu'alors détenu par un autre forage antarctique, à Vostok. "Nous avons ajouté un autre élément d'information montrant que les périodes pendant lesquelles les hommes ont changé la composition de l'atmosphère sont extrêmement courtes au regard des cycles naturels du système climatique", a commenté l'auteur principal de l'étude, Thomas Stocker, de l'Institut de Physique de l'Université de Berne (Suisse). L'étude apporte donc un démenti définitif aux campagnes de désinformation téléguidées par le lobby pétrolier qui a financé de nombreuses études scientifiques délibérément partiales ou faussées afin de nier l'implication du CO2 (et donc du pétrole) dans le réchauffement climatique. L'un des arguments les plus utilisés par la désinformation pétrolière était qu'au cours de son histoire, la Terre aurait connu une alternance de phases chaudes et froides, avec notamment plusieurs âges glaciaires dont le dernier s'est terminé il y a quelque 11.000 ans. Mais ces dernières années, les scientifiques ont accumulé une série d'indices attestant de la réalité du réchauffement climatique, et 2005 s'annonce comme l'année la plus chaude de l'histoire.
(AFP)
Les
émissions de gaz à effet de serre
conjuguées au phénomène El Nino ont
fait de 1998 l'année la plus chaude en moyenne sur
Terre depuis le milieu du 19ème siècle, suivie
par ordre décroissant par 2002, 2003 et 2004, ont
indiqué des scientifiques de la Nasa."Nous avons observé une très nette tendance au réchauffement ces 30 dernières années principalement à cause de l'augmentation dans l'atmosphère des émissions de gaz à effet de serre", a expliqué James Hansen, climatologue de l'institut Goddard à la Nasa pour les études spatiales. Selon l'agence, le réchauffement est désormais tel qu'il affecte les saisons en les rendant plus chaudes de façon permanente. L'énergie solaire retenue dans l'atmosphère par l'accumulation des gaz à effet de serre (principalement l'oxyde de carbone provenant des industries et des automobiles) combinée au courant du Pacifique El Nino pourraient faire de 2005 une année encore plus chaude que 1998, a indiqué la Nasa. Selon l'agence, le réchauffement est désormais tel qu'il affecte les saisons en les rendant plus chaudes de façon permanente.
(AFP)
Les
10 années écoulées sont les plus
chaudes jamais enregistrées depuis le début
des mesures en 1861, a annoncé l'Organisation
météorologique mondiale (OMM). |
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(AFP)
L'augmentation
de la présence du dioxyde de carbone dans
l'atmosphère s'est accélérée de
manière très inquiétante entre 2001 et
2003, selon des chiffres révélés par la
presse britannique à la veille d'une
conférence annuelle de Greenpeace à
Londres.Selon les chiffres publiés par le Guardian et The Independent, c'est la première fois que la quantité de dioxyde de carbone (le principal gaz à effet de serre) dans l'atmosphère a augmenté autant pendant deux années consécutives. Entre 2001 et 2002, le nombre de particules de dioxyde de carbone par millions de particules est passé de 371,02 à 373,10 (une hausse de 2,08 ppm sur l'année). Puis il a encore progressé à 375,64 en 2003, soit une hausse annuelle de 2,54 ppm. Seules quatre années jusque là (1973, 1988, 1994 et 1998) avaient connu des hausses de la concentration de dioxyde de carbone de plus de 2 ppm, et à chaque fois il s'agissait d'années marquées par le phénomène El Nino. Or El Nino ne s'est pas manifesté durant ces 3 dernières années, et aucune donnée ne permet d'expliquer cette hausse. Selon les scientifiques, l'une des explications à ce phénomène pourrait être un affaiblissement de la capacité de la terre à absorber le dioxyde de carbone en excès, un affaiblissement des "puits" à dioxyde de carbone que sont les océans et les forêts. Depuis 20 ans, de nombreux scientifiques avaient prévenu que la capacité d'absorbsion des océans n'était pas illimitée et pouvaient arriver à saturation au-delà d'un certain seuil. Et une fois cette saturation atteinte, on peut craindre un emballement du taux de CO2 et du réchauffement climatique. Quant aux forêts qui auraient pu sauver la planète, elles disparaissent à une vitesse croissante du fait de l'exploitation forestière et du déboisement agricole.
![]() (AFP)- Des chercheurs australiens ont fait état d'une augmentation alarmante des émissions de gaz à effet de serre au cours des deux dernières années, dont l'origine principale est la consommation de combustibles fossiles. Le CSIRO, l'agence de recherche scientifique du gouvernement australien, a estimé que 18,7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone avaient été rejetées dans l'atmosphère en 2002 et 17,1 milliards de tonnes l'an dernier. Au cours des 10 dernières années, la moyenne annuelle a été de 13,3 milliards de tonnes, avec un pic à 23 milliards en 1998, en raison notamment d'immenses feu de forêts en Indonésie, a indiqué le CSIRO. Le responsable de ces travaux, Paul Fraser, s'est dit alarmé de cette nouvelle escalade des rejets de CO2 "en dépit des efforts au niveau mondial pour tenter de réduire ces émissions de gaz". "Ces résultats sont inquiétants parce que le dioxyde de carbone est le principal responsable des changements climatiques", a-t-il indiqué dans un communiqué. Les données du CSIRO viennent conforter des résultats similaires d'un organisme scientifique américain, qui a annoncé la semaine dernière des pics saisonniers d'émisisons de dioxyde de carbone relevés l'an dernier à Hawaï.
(AFP) La concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, dont surtout CO2, a augmenté de 20% en seulement 14 ans (entre 1990 à 2004) selon le NOAA, l'agence fédérale américaine océanographique et atmosphérique. Le CO2 a été le plus grand responsable de l'augmentation des gaz à effet de serre en représentant environ 62% du total en 2004, a précisé le NOAA.
(AP) Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés sont reparties à la hausse ces dernières années malgré les engagements du protocole de Kyoto destiné à limiter ces rejets pour contrer le réchauffement climatique, ont annoncé les Nations Unies. Les rejets de dioxyde de carbone (CO2) et des autres gaz qui piègent la chaleur dans l'atmosphère ont diminué dans les années 1990 après l'effondrement de l'empire soviétique et le déclin des industries polluantes qui y étaient installées, mais la reprise économique dans ces pays a ensuite contribué à la hausse de 2,4% des émissions globales observée entre 2000 et 2004. "Cela veut dire que les pays industrialisés devront intensifier leurs efforts pour mettre en oeuvre des politiques vigoureuses visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre", a commenté Yvo de Boer, qui dirige le secrétariat des Nations Unies chargé de la convention sur les changements climatiques. Le traité de Kyoto, signé en 1997 par 31 pays industrialisés, prévoyait que les rejets de gaz à effet de serre en 2012 seraient inférieurs de 5% à ceux de 1990. Sur les 41 pays concernés par le protocole, 34 ont augmenté leur rejet entre 2000 et 2004. Parmi eux, les Etats-Unis de George Bush, pourtant responsables d'environ 40% des gaz émis par les pays industrialisés, refusent toujours de ratifier et d'appliquer ce texte, signé sous le président Clinton. Le pays a émis 1,6% de gaz en plus sur la dernière période, et même 16% depuis 1990. Le Japon, l'Espagne et l'Italie ont eux aussi vu leurs émissions augmenter. Selon le rapport, l'Allemagne a réduit ses émissions de 17% depuis 1990, la Grande-Bretagne de 14% et la France d'un peu moins de 1%. Yvo de Boers a également souligné que la production industrielle était devenue plus économe en énergie dans les pays développés: la production d'un dollar de produit intérieur brut nécessitait 7% de gaz à effet de serre de moins en 2004 qu'en 2000, a-t-il calculé. Le protocole de Kyoto ne concerne pas les pays en voie de développement, y compris la Chine et l'Inde, où l'industrialisation est très rapide, au détriment souvent de l'environnement. RÉCHAUFFEMENT
CLIMATIQUE Réchauffement
climatique: rapport alarmant de parlementaires
français 14.04.2006
(AP) Le climat des neufs Etats les plus au nord-est des Etats-Unis pourrait devenir aussi chaud que celui du Sud du pays d'ici la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas grandement réduites, prévient dans un rapport l'Union des scientifiques préoccupés. Faute d'un changement, le nombre de journées à 32°C ou plus pourrait passer de 1 à 40 sur une année à Detroit, et de 1 à 70 à New York d'ici 2099. Selon le rapport, des étés plus longs et chauds, et des hivers plus doux, avec moins de neige, ainsi que d'autres changements provoqués par le réchauffement climatique, pourraient affecter de manière importante les réseaux d'énergie, les services de santé, ainsi que l'agriculture, les forêts, les pêcheries ou encore le tourisme. L'impact pourrait être bien moindre si les émissions de dioxyde de carbone sont réduite de 3% chaque année, selon le groupe de soutien et les scientifiques qui ont travaillé sur le rapport. "Cela a une implication énorme sur la santé humaine. Cela pose un grand nombre de problème sur le système énergétique. Cela pourrait mener à des pannes totales", a expliqué Katherine Hayhoe, professeur à la Texas Tech University et auteur principal du rapport.
(AFP)
Les
émissions mondiales de dioxyde de carbone ont
augmenté de 15% entre 1992 et 2002 avec une forte
augmentation en Chine et en Inde, a indiqué la Banque
Mondiale en publiant l'édition 2006 de son "Petit
Livre Vert de l'environnement".Publié à l'occasion de la 14e session de la Commission des Nations unies sur le développement durable à New York, le Livre Vert indique que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont atteint 24 milliards de tonnes en 2002, dernière année pour laquelle des statistiques complètes sont disponibles, soit une augmentation de 15% par rapport à leur niveau de 1992. "Les économies en développement rapide telles la Chine et l'Inde affichent une augmentation rapide des émissions de CO2. La Chine, qui est déjà le deuxième plus important pollueur, a augmenté ses émissions de 33% entre 1992 et 2002 alors que celles de l'Inde ont progressé de 57% sur la même période. Cette tendance devrait continuer au fur et à mesure de leur croissance économique". "Une telle augmentation s'est produite en dépit d'améliorations dans l'utilisation efficace de l'énergie en Chine lors de la dernière décennie. En 1992, l'équivalent d'un dollar de produit intérieur brut provoquait pour 4,8 kg d'émissions de CO2 alors qu'en 2002 chaque dollar de PIB correspondait à 2,5 kg de CO2", indique la BM. Les principaux pollueurs restent toutefois les pays riches, les Etats-Unis contribuant pour 24% du total des émissions de CO2, et les pays de la zone euro pour 10%. Selon le rapport, les pays riches consomment plus de la moitié de l'énergie produite dans le monde. Sur la seule période 2000/2002, les émissions de CO2 ont augmenté de 2,5% par an, les deux tiers de l'augmentation provenant des pays à revenus faibles et moyens, selon la Banque mondiale. Selon le Livre Vert, la hausse des prix du pétrole va encourager l'utilisation de charbon, encore plus polluant que le pétrole. Le charbon est déjà la principale source d'énergie pour la production d'électricité. Dans les pays pauvres, la proportion d'électricité produite à partir du charbon est passée de 41% en 1990 à 46% en 2003. En Chine, elle est passée de 71% en 1990 à 79% en 2003 et en Inde de 65% à 68% sur la même période. Par tête, la consommation d'énergie est bien supérieure dans les pays riches dont les habitants consomment en moyenne 11 fois plus d'énergie que ceux des pays pauvres. Le rapport indique également que la santé de plus de deux milliards de personnes est menacée par la fumée provenant de la combustion du bois. La plupart des victimes sont des bébés, des enfants et des femmes dans les foyers ruraux pauvres.
(AFP) La température de la planète risque de croître de plus de 3 degrés Celsius au cours des décennies à venir compte tenu des projections optimistes d'émissions de gaz à effet de serre, a prévenu le conseiller scientifique du gouvernement britannique. "L'augmentation de la température pourrait bien être supérieure à 3 degrés Celsius" si l'on tient compte des projections optimistes des émissions de dioxyde de carbone, a affirmé vendredi le professeur David King, qui publie un rapport intitulé "Eviter un changement climatique dangereux". Le professeur King estime qu'une telle augmentation de la température exposerait à la famine jusqu'à 400 millions de personnes dans le monde et entre 1,2 et 3 milliards de personnes souffriraient d'un accès insuffisant à l'eau. Il assure également qu'une telle augmentation provoquerait une chute de la production de céréales dans le monde de l'ordre de 20 à 400 millions de tonnes. Enfin, peu d'écosystèmes seraient capables de s'adapter à de telles températures. Ces prédictions s'appuient sur des émissions de l'ordre de 500 parties par million (ppm) dans l'atmosphère, soit ce que nous pouvons réaliser de mieux à travers un accord global, a précisé le professeur King sur la BBC. Toutefois, "nous ne devons pas céder au découragement en disant qu'il n'y a rien à faire et donc continuer à vivre comme on l'a fait jusqu'ici", a prévenu le scientifique. "Il est très important de comprendre que nous pouvons gérer le risque pour nos populations". "Si nous allons au-delà de 500 parties par million, nous allons atteindre des augmentations de température et du niveau des mers au cours du siècle à venir qui seront extrêmement difficiles à gérer pour les populations de la planète", a-t-il mis en garde. Le professeur King a également critiqué les responsables politiques qui placent tous leurs espoirs dans les nouvelles technologies pour maîtriser le changement climatique. "Il y a une différence entre optimisme et avoir la tête dans le sable", a-t-il déclaré. Pour lui, il est impératif que les discussions en cours sur le changement climatique aient comme postulat de départ "cette position qui fait consensus au sein de la communauté scientifique".
Cela pourrait signifier que le niveau des océans risque de monter plus rapidement qu'on ne l'avait prévu. "Avec une superficie de 1,7 million de km2, et une épaisseur de glace allant jusqu'à 3.000 mètres, si l'inlandsis groenlandais fondait dans sa totalité, il ferait monter de sept mètres le niveau des mers sur la planète", a déclaré Julian Dowdeswell, de l'institut Scott de recherche polaire à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne. Eric Rignot, du Laboratoire de propulsion à réaction de la Nasa, à l'institut de technologie de Californie, et Pannir Kanagaratnam, de l'Université du Kansas, ont utilisé des données transmises par les satellites pour suivre le déplacement des glaciers du Groenland, qui glissent lentement dans la mer et se dispersent en icebergs. Ils ont évalué que le Groenland contribuait à hauteur d'un demi-millimètre par an à la hausse du niveau des mers du globe, lesquelles montent de trois millimètres annuellement au total. Depuis 1996, les glaciers du sud-est du Groenland se déversent plus rapidement dans la mer et depuis 2000, des glaciers situés plus au nord ont également accéléré leur rythme de fonte. Au cours des 20 dernières années, la température de l'atmosphère, dans le sud-est du Groenland, a augmenté de 3°C en moyenne. Conformément aux prévisions des climatologues, le réchauffement global entraîne en effel un réchauffement local plus marqué dans les régions polaires.
(AFP)
La
fonte des glaces s'accélère dans l'Antarctique
depuis ces dernières années, selon une
étude publiée jeudi aux Etats-Unis, la
première montrant une diminution de la masse
glacière totale du pôle sud.Analysant des données provenant de deux satellites de la NASA, des chercheurs de l'Université de Boulder (Colorado) ont calculé que la calotte glaciaire de l'Antarctique perd jusqu'à 152 km/cube de glace annuellement. A titre de comparaison, la deuxième ville la plus peuplée des Etats-Unis, Los Angeles, utilise 1,6 km/cube d'eau fraîche par an. Il s'agit de la première étude indiquant que l'ensemble de la masse glaciaire de l'Antarctique se réduit de façon importante. Ces nouvelles données contredisent l'évaluation la plus récente faite en 2001 par des experts gouvernementaux américains qui prédisaient au contraire une augmentation de la masse glaciaire antarctique au 21e siècle, grâce à un accroissement des précipitations dans les zones les plus chaudes du globe (un optimisme qui permettait de justifier l'absence de mesures pour réduire les émissions de CO2). L'Antarctique contient 90% de la glace du globe et 70% des réserves d'eau douce de la Terre. Cette fonte des glaces de l'Antarctique se traduit par une montée du niveau global des océans de 0,4 millimètre par an, avec une marge d'erreur de + ou - 0,2 mm. Un phénomène similaire a également été observé dans le Groenland où les glaciers déversent deux fois plus de glace dans l'Atlantique depuis une dizaine d'années, laissant prévoir une montée plus rapide que prévue du niveau des océans, selon une étude de la NASA publiée en février. Ce phénomène résulte à la fois d'une fonte plus importante des glaces et d'une accélération du mouvement de ces glaciers sous l'effet du réchauffement climatique, avaient indiqué les auteurs de cette recherche. La fonte de la totalité de la glace de l'Antarctique occidental - qui est huit fois plus petit en volume que la calotte glaciaire de la partie Est du continent et où la réduction de la masse de glace est la plus forte - ferait monter le niveau des océans de près de 7 mètres, selon des calculs de chercheurs du British Antarctic Survey. L'Antarctique est le cinquième continent terrestre dont la superficie est deux fois celle de l'Australie. La glace recouvre environ 98% du continent et a une épaisseur moyenne de quelque 2.200 mètres. Les blocs de glace flottants représentent quelque 11% du continent.
(Reuters)
- Les
températures printanières et estivales dans
l'Arctique sont montées d'une façon incroyable
au cours des trois dernières années et de
vastes zones maritimes qui étaient naguère
couvertes par la banquise en été sont
désormais en eau libre.Ben Saunders, un explorateur britannique qui a tenté la traversée à ski Russie-Canada par le pôle, dit avoir été stupéfié par l'ampleur de la fonte des glaces. "Il est clair pour moi que les choses changent considérablement et très rapidement", a-t-il dit à Reuters deux jours après avoir été secourus sur une plaque de glace qui allait rétrécissant, non loin du pôle. "Je sais que cela est en train de se produire parce que c'était mon troisième séjour dans l'Arctique (au cours des trois dernières années)", a dit Saunders, qui a exploré la région de 2001 à 2003. "Les températures étaient incroyablement chaudes (...). Certains jours, j'ai pu skier sans gants et sans bonnet, simplement mains nues, parce qu'il faisait trop chaud". "Chaque jour de mon expédition, j'ai vu de l'eau libre", explique-t-il. Selon une étude internationale publiée l'an dernier, le réchauffement du climat mondial va entraîner la fonte de la majeure partie de la calotte glaciaire arctique en été, d'ici la fin du XXIe siècle.
(AFP)
L'Arctique,
où les températures augmentent deux fois plus
vite qu'ailleurs, pourrait présenter un visage
très différent avant la fin de ce
siècle, avec une disparition totale de la glace en
été et une modification de sa
biodiversité.Avec des émissions futures prévues de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, les températures moyennes au pôle Nord risquent d'augmenter de 4 à 7 degrés d'ici 2100 et de provoquer la disparition totale en été de la calotte glaciaire d'ici 2070, menaçant les animaux vivant sur la banquise, comme l'ours polaire. Le niveau des océans montera de 10 à 90 cm, obligeant au déplacement des populations vivant sur le littoral. L'élévation du niveau de la mer ne sera pas directement provoquée par la fonte de la banquise (la glace flottante prend plus de place que l'eau qu'elle contient), mais par la dilatation de l'eau à cause du réchauffement global, et surtout par la fonte des glaciers terrestres. Encore une fois, le malheur des uns fait le bonheur des autres... La disparition de la banquise aura des effets positifs pour les multinationales. Déjà, les entreprises de transport maritime envisagent l'ouverture d'une nouvelle voie de navigation pour transporter à moindre coût les marchandises et le pétrole entre l'Amérique du Nord et la Russie ou entre l'Europe et le Japon, sans devoir faire un immense détour par le canal de Panama ou celui de Suez. La fonte de l'arctique ouvrira aussi de nouveaux espaces à la pêche industrielle et à l'exploitation minière. Ces prévisions sont issues de l'Etude sur l'impact des changements climatiques dans l'Arctique (ACIA) réalisée par plus de 250 chercheurs. Ce rapport, le plus détaillé jamais entrepris sur la question, a été commandé par le Conseil arctique, dont les pays-membres (Etats-Unis, Canada, Russie, Japon, Finlande, Suède, Islande et Norvège) sont par ailleurs responsables d'environ 30% des émissions humaines de CO2. Les ministres des Affaires étrangères des huit pays du Conseil arctique doivent se réunir le 24 novembre à Reykjavik pour réfléchir aux suites politiques à donner au rapport. Après avoir reçu une copie de l'étude, le ministre norvégien de l'Environnement a réaffirmé son attachement au protocole de Kyoto qui prévoit une réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. "Nous avons besoin d'un Kyoto II, III, IV" pour remplir l'objectif de l'ONU sur les changements climatiques (à savoir une réduction de 50% des émissions en 30 ans). "Le protocole de Kyoto seul n'est pas suffisant. Nous avons besoin de traités internationaux ambitieux", a-t-il affirmé.
(AFP)
La
calotte glaciaire arctique s'est fortement réduite en
2005 et ce pour le quatrième été
consécutif, ont indiqué des scientifiques
américains d'après des observations et mesures
sont effectuées à l'aide de satellites de la
NASA. Selon eux, ce phénomène causé par
le réchauffement climatique va probablement
s'accélérer."A ce rythme, l'Arctique n'aura plus de glace pendant la saison d'été bien avant la fin de ce siècle", a déclaré Julienne Stroeve du Centre National des données sur les neiges et glaces (NSIDC). La zone gelée de l'océan arctique est normalement réduite à son minimum en septembre, à la fin de la fonte d'été. Le 21 septembre 2005, la banquise n'était que de 5,32 millions de km2, soit la plus faible superficie jamais mesurée par les satellites d'observation. "Avec 4 années consécutives de faible superficie de la glace arctique, on peut penser avec une assez grande certitude qu'un phénomène de fonte durable est en train de se produire. Cela indique clairement qu'il ne s'agit pas d'une anomalie de courte durée", a expliqué Walt Meier, un autre climatologue du NSIDC. Les experts du NSIDC ont calculé que la calotte glacière de l'Arctique se réduisait de 8% environ tous les dix ans. Cette réduction de la superficie gelée de l'océan arctique représente approximativement 1,3 million de km2, soit environ l'équivalent de deux fois la France. Ils ont également constaté que durant les quatre dernières années, il y avait eu environ 20% de moins de formation de glace durant l'hiver par rapport à la période 1978-2000. La température moyenne à la surface de l'océan arctique était entre janvier et août 2005, de 2 à 3 degrés Celsius plus chaude qu'au cours des cinquante dernières années. La disparition des glaces arctiques est accentuée par le fait que c'est dans les régions polaire que le réchauffement climatique est le plus important. Ainsi, entre janvier et août 2005, la température moyenne à la surface de l'océan arctique était de 2 à 3 degrés plus chaude qu'au cours des 50 dernières années. Cet été, le passage légendaire du Nord-Ouest dans l'Arctique canadien entre l'Europe et l'Asie était complètement navigable à l'exception d'une bande de 90 Km où flottaient des blocs de glaces. La route du Nord-Est, au nord de la côte sibérienne, était elle aussi totalement dépourvue de glace du 15 août au 28 septembre, ont aussi relevé les scientifiques du NSIDC.
(AP)
Des
Andes à l'Himalaya en passant par les Alpes, les
scientifiques font partout le même constat: les
glaciers fondent sous l'effet du réchauffement
climatique, menaçant les ressources en eau de
régions entières et contribuant à la
montée du niveau de la mer.S'il est observé sur l'ensemble de la planète, le recul des glaciers est particulièrement rapide dans les Andes. "Regardez! le Chacaltaya s'est scindé en deux", souligne le scientifique Edson Ramirez en montrant l'étendue glacée qui culmine à 5.300 mètres d'altitude à une heure de route de La Paz, en Bolivie. Le Chacaltaya était autrefois la plus haute piste de ski au monde mais plus personne n'a glissé sur ses pentes depuis 1998. La fonte du glacier a mis la roche à nu au milieu du glacier, qui a donc désormais deux langues. Edson Ramirez estime qu'il a perdu les deux tiers de sa masse dans les années 90 et n'a plus que 2% de sa taille initiale. Le Chacaltaya, qui contribue à l'alimentation en eau de la capitale bolivienne, aura disparu dans huit ans, selon M. Ramirez. "Certains petits glaciers comme celui-ci ont déjà disparu", précise le glaciologue bolivien. "Et beaucoup d'autres suivront dans les dix prochaines années." De l'Alaska au nord, à la Patagonie au sud, c'est tout le continent américain qui est concerné. Mais pas seulement. En Afrique de l'Est, les célèbres neiges éternelles du Kilimandjaro fondent. Et dans les Alpes et l'Himalaya, les changements sont frappants. "Sur les sommets himalayens, le rythme auquel les glaciers reculent est alarmant", constate le scientifique indien Rajendra Pachauri, qui dirige le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un réseau d'experts parrainé par l'ONU. "Et ce n'est pas un exemple isolé. J'ai vu des photos du Kilimandjaro prises il y a 50 ans et aujourd'hui: on voit la différence." Des preuves accablantes pointent du doigt le réchauffement du climat lié à l'activité humaine. Cette élévation des températures devrait se poursuivre tant que les gaz à effet de serre, essentiellement le dioxyde de carbone, s'accumuleront dans l'atmosphère. Une étude internationale menée en novembre a conclu que les températures hivernales avaient grimpé de 4 degrés sur une période de 50 ans dans l'Arctique, où la banquise ne cesse de reculer. Dans le même temps, la mer monte, grignotant le rivage d'îles du Pacifique, alors que les océans se dilatent sous l'effet du réchauffement et de l'écoulement d'eau douce provenant de la fonte des glaces du Groenland et d'autres régions. Des milliers de glaciers, notamment dans la région de l'Himalaya, rétrécissent. Dans l'ouest de la Chine, où l'eau provenant de leur fonte a créé une nouvelle rivière. Dans les Alpes italiennes, la couche de glace a fondu de 10% durant la canicule qui a frappé l'Europe en 2003, et pourrait s'évaporer totalement d'ici 20 à 30 ans. Sur toute la planète, le phénomène pourrait à terme compromettre l'approvisionnement en eau de régions entières pour la consommation humaine, l'agriculture et l'électricité. Au Pérou, 70% du courant est généré par des barrages hydroélectriques exploitant l'eau de la fonte des glaces andines... qui pourrait se tarir en grande partie d'ici dix ans, selon les autorités. Les glaciers, ces "châteaux d'eau du monde", sont le signe le plus visible que nous sommes dans la première phase du réchauffement de la planète, prévient Lonnie Thompson, éminent glaciologue de l'université de l'Ohio.
Il y a 150 ans, les cinq glaciers bavarois couvraient encore une superficie de 329 hectares. Aujourd'hui, ils n'en font plus que 98.
Alors que le réchauffement climatique provoque la fonte des glaciers qui à son tour menace les ressources en eau potable, un glacier du Chili risque d'être détruit pour exploiter un gisement d'or situé sous les glaciers de la vallée de San Felix. Ces glaciers alimentent deux fleuves et offrent l'eau la plus pure du Chili!. Pour extraire l'or et les autres métaux précieux métaux, il est prévu de détruire les glaciers (du jamais vu auparavant dans le monde) en y creusant deux énormes trous, l'un pour extraire les minéraux, l'autre pour y jeter les déchets (produits en grande quantité par les industries minières). Le nom de ce project est "Pascua Lama". Il va être mis en application par une entreprise multinationale dont George Bush père est l'un des actionnaires. Le gouvernement chilien a déjà approuvé ce projet, fixant la date de début des travaux dans le courant de l'année 2006, malgré l'opposition des agriculteurs locaux en raison de la pollution à prévoir des deux fleuves dont l'eau est utilisée pour l'irrigation des cultures, pour abreuver les animaux et pour la consommation humaine. Pour qu'une multinationale américaine puisse réaliser ses millions de dollars de profits, ce sont les ressources vitales de dizaines de milliers de personnes et l'équilibre écologique de toute une région qui vont être sacrifiés.
(AP) Le réchauffement de la planète pourrait faire fondre jusqu'à 3,35 mètres de la couche supérieure de permafrost dans la plupart des zones de l'hémisphère nord d'ici 2100, modifiant considérablement les écosystèmes de l'Alaska, du Canada et de la Russie, selon une étude gouvernementale américaine. Le permafrost est la couche de terre gelée qui a priori ne dégèle jamais. Si une telle quantité se met à fondre, "cela pourrait libérer des quantités considérables de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et amplifier le réchauffement climatique", estime David Lawrence, chercheur du Centre national pour la recherche atmosphérique et auteur principal de cette étude. En conséquence, "nous sommes peut-être en train de sous-estimer la vitesse de l'augmentation globale de la température".
(AFP) Le système de courants qui parcourt l'Atlantique et garantit au nord-ouest de l'Europe des températures douces, pourrait être en train de se gripper à cause du réchauffement global, comme l'avaient prévu certains climatologues. Selon une étude publiée par la revue scientifique britannique "Nature", le courant tiède baignant les côtes européennes aurait enregistré une baisse de 30% de son débit depuis 1955. Le système de courants de l'Atlantique est formé d'une partie "montante" chaude, le célèbre Gulf Stream, prolongé par une branches "descendante" ramenant par l'ouest ses eaux refroidies vers l'équateur, où elles se réchauffent de nouveau. Si sa partie "montante" semble rester stable, les chercheurs ont noté une évolution préoccupante de la branche "descendante" du système. La chaleur du Gulf Stream apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe. Sans le Gulf Stream, Londres ou Paris connaitraient des hivers comparables à ceux du Canada. Montréal est en effet à la même lattitude que Bordeaux, situé dans le sud de la France. Le phénomène de circulation océanique est ralenti par une diminution du niveau de salinité, causé par la fonte de la calotte glaciaire arctique, elle-même provoquée par le réchauffement climatique. L'interruption du Gulf Streaml pourrait faire baisser de 4°C les températures moyennes en Europe. "Ce ne sera pas une chose instantanée, comme dans le film Le jour d'après, mais de l'ordre d'une décennie", souligne Meric Srokosz, de l'institut britannique de recherche sur l'Environnement NERC. "Nous ne parlons pas d'un nouvel âge glaciaire, mais d'hivers plus extrêmes et plus froids". L'Europe pourrait donc connaitre un refroidissement local au milieu du réchauffement global. Ces 2 tendances contradictoires ne s'annuleraient pas mutuellement mais alterneraient, avec l'influence froide prédominante pendant l'hiver, et l'influence chaude pendant l'été.
(AP/AFP)
La
température moyenne du globe ne doit pas grimper
au-delà de 2°C de plus qu'avant la
révolution industrielle (soit 1750). Au-delà
de ce point, les dégâts provoqués par le
réchauffement climatiques prennent une ampleur
catastrophique, explique le rapport dressé par trois
grands centres de réflexion: The Institute for Public
Policy Research (Grande-Bretagne), The Center for American
Progress (USA) et The Australian Institute.Au-delà d'une augmentation de 2°C de la température globale, les pertes agricoles, les risques de pénuries d'eau, les dommages irréversibles causés aux écosystèmes augmentent de façon significative, estime l'ICCT (International Climate Change Taskforce), qui s'appuie sur les données de l'UNFCCC, le groupe d'étude des Nations Unies pour le climat. A ce stade, les glaces de l'ouest de l'Antarctique et du Groenland risquent de fondre, les forêts ne seraient plus des puits de carbone mais des sources de CO2. Ne pas dépasser une hausse de 2°C doit être le nouvel objectif des dir |