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Une
interview
de François Bayrou, président de l'UDF (parti
centriste), réalisée dans le calme et
l'intimité de son bureau, avec le temps de parler en
profondeur de l'ensemble des sujets importants: la
démocratie, le fossé qui s'est creusé
entre les gouvernements et les citoyens, le mépris
des élites dirigeantes envers le peuple, les
questions de société, l'environnement, les
Etats-Unis de Bush, mais aussi des sujets plus personnels
comme la spiritualité. Pour mieux connaitre l'homme
et ses idées... (vidéos
DailyMotion)
Lors
du second débat d'investiture du PS, la candidate
socialiste a affirmé des idées qui tranchent
avec celles des autistes de la "gauche-caviar".Avec Ségolène Royal à gauche et François Bayrou au centre, un vent nouveau de démocratie, d'éthique et de respect des citoyens souffle sur la politique française... A voir, la vidéo du débat diffusé par la Chaine Parlementaire, en Real Audio ou en Windows Media.
Ségolène
Royal et ses proches sont montés au créneau
pour défendre la proposition, très
décriée par la droite et une partie du PS, de
créer des "jurys de citoyens" chargés de
donner des "avis" aux élus et "d'évaluer" les
politiques publiques.La candidate à l'investiture PS pour la présidentielle a proposé la mise en place de "jurys de citoyens tirés au sort" afin de "surveiller l'action des élus". Une idée qu'elle avait déjà évoquée en novembre 2002 à l'Assemblée. l"Au moment où l'on cherche le moyen de renouer le lien civique", les jurys de citoyens sont "une façon d'aller chercher les citoyens qui sont les plus éloignés du fonctionnement des institutions". Il s'agit de "nourrir le travail des élus" a-t-elle expliqué, rejetant toute idée de sanction des élus par ces jurys. "La sanction, c'est le vote", a-t-elle affirmé. Insistant sur la dimension "d'évaluation", elle a expliqué qu'en consultant les jurys citoyens, il s'agissait "de savoir si les décisions sont adaptées aux besoins". François Rebsamen, numéro 2 du PS, a cité des exemples de démocratie participative tels des conseils dont les membres "tirés au sort" évaluent l'action des élus, comme à Bondy ou à Dijon, ville dont il est le maire. M. Bianco a aussi évoqué des exemples à l'étranger ayant inspiré la candidate: aux Etats-Unis, à Berlin, à Porto-Alegre (Brésil), ou en Espagne. "La démocratie participative est un «plus», elle ne se substitue pas à la démocratie représentative", a-t-il dit, accusant les deux autres candidats PS (Strauss-Kahn et Fabius) d'être de "parfaite mauvaise foi" dans leurs attaques. Le sénateur David Assouline a rappelé que la proposition de Mme Royal était inscrite dans la contribution de la fédération de Paris au programme PS. "Adoptée à l'unanimité", elle a été "signée par certains élus, partisans de MM. Strauss-Kahn ou Fabius, et qui la contestent aujourd'hui". Mais c'est bien connu, la plupart des responsables politiques sont au service d'intérêts particuliers et remplis de mépris pour 'le peuple". Il est donc logique qu'ils préfèrent continuer d'oeuvrer à l'abri du regard des citoyens. Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a ainsi raillé les "tribunaux de citoyens" de Mme Royal mais c'est Brice Hortefeux, bras droit de Nicolas Sarkozy, qui a porté la charge la plus violente. Il a accusé la candidate PS de "s'attaquer à la République", la comparant à Mao et Pol Pot. Rien que ça!.
(AFP/Reuters)
Un
jeune homme de 16 ans a été grièvement
blessé à l'oeil et hospitalisé, dans la
nuit de samedi à dimanche à Clichy-sous-Bois,
après un tir de flash-ball tiré par la police.
C'est ce qu'on a on appris de source policière et
auprès de la famille. L'inspection
générale des services (IGS, la "police des
polices") a été saisie de l'enquête.Selon la version policière, le jeune homme a été blessé après des incidents avec les policiers consécutifs à une intervention de sapeurs-pompiers dans une cité HLM de cette localité. La police est intervenue dans cette cité après le départ des sapeurs-pompiers et plusieurs jeunes gens s'en sont pris aux forces de l'ordre qui ont fait usage de flash-balls, arme de défense dite "non létale" dont Sarkozy a équipé les policiers. La police avait alors assuré que le jeune homme avait été interpellé "dans une rue adjacente", non loin des lieux des incidents, et était blessé à l'oeil "saignant abondamment au visage". Il a été aussitôt transporté à l'hôpital, selon cette version policière. "Mon fils Jiade rentrait à la maison vers 1h du matin quand un policier en civil lui a tiré dessus à bout portant au niveau du visage avec un flashball" a en revanche raconté Hassan, le père de Jiade, contacté par l'AFP. Le flash-ball est une arme théoriquement non létale mais qui doit être tirée à plus de 7 mètres de distance, explique un spécialiste des armes. Cette arme "de quatrième catégorie" (comme le fusil à pompe), est munie d'une sécurité et tire des munitions de calibre 44 mm. La munition contient une balle en caoutchouc de 29 grammes de la "taille d'une balle de jokari", qui ne pénètre pas dans le corps car elle s'écrase sur la cible au lieu de la perforer, explique ce spécialiste qui n'a pas souhaité être cité. A 10 mètres de distance, cette balle fait l'effet d'un uppercut donné par un "bon boxeur". Mais, ajoute ce spécialiste, le tireur ne doit en aucun cas faire usage du flash-ball à moins de 7 mètres et surtout ne pas viser la tête. "Une balle de flash-ball à bout portant dans la pomme d'Adam peut tuer", conclut-il. Toutefois, le procureur du tribunal de Bobigny, François Molins, a déclaré lundi soir "qu'en l'état de la procédure, il n'y a pas de lien de causalité entre l'utilisation du flash-ball et la blessure à l'oeil gauche" du jeune homme. M. Molins a par ailleurs certifié "qu'à aucun moment", le jeune homme, Jiade, n'avait été "placé en garde à vue".
Me Jean-Pierre Mignard est également l'avocat de la famille des deux jeunes électrocutés dans un transformateur d'EDF où ils s'étaient réfugiés pour fuir des policiers équipés de flashballs, événement qui avait déclenché l'insurrection des banlieues il y a exactement un an au même endroit.
Nicolas Sarkozy, a proposé que les mineurs récidivistes âgés de 16 à 18 ans soient considérés comme majeurs, et que les agressions contre des policiers soient considérées comme des crimes et passibles de 15 ans de prison. Un an après le déclenchement des émeutes, auxquelles des dizaines de jeunes des Mureaux ont participé, leur nervosité est palpable. "Le provocateur en chef a encore frappé", s'écrit Gilles, un Guadeloupéen de 17 ans. "Sarkozy a déjà fait son business électoral sur la révolte des jeunes de banlieue, il veut continuer avant la présidentielle pour pouvoir réprimer encore plus fort". Auprès de lui, Sélim, son ami du même âge, assure sans détour: "Sarko, nous a à nouveau déclaré la guerre: les flics qui tabassent des jeunes, il ne leur arrive rien mais nous si on touche un cheveu d'un uniforme, on nous envoie au trou pour toujours. On ne se laissera pas faire comme çà. Si les policiers respectaient les gens des cités au lieu de les humilier et de leur taper dessus, ils seraient certainement mieux considérés". Une opération de police très médiatisée le 4 octobre à 6H00 du matin, après des incidents entre des policiers et des jeunes dans le quartier des Musiciens, a nettement fait monter la tension dans la ville. Des associations y ont dénoncé lors d'une manifestation "la répression sans discernement des forces dites de l'ordre". Ces jeunes se plaignent eux "de la provoc de la police près de la gare et à l'entrée des Musiciens", où la présence de cars de CRS est plus fréquente depuis septembre.
Les agressions contre des policiers et leur médiatisation agacent également fortement ces jeunes. "Comme par hasard, il y a eu un wagon de soi-disant attaques de keufs depuis l'intervention ratée des Mureaux lancée par Sarkozy", s'indigne Rachid, 18 ans. "Il s'est pris une baffe et maintenant on va s'en prendre plein la gueule, c'est ça la vérité. On condamne les vraies agressions de policiers, mais il y a aussi de l'intox et est-ce qu'on parle à la télé de chaque jeune tabassé par des policiers?", poursuit le jeune homme. Certains de ces jeunes ont participé aux émeutes de l'année passée. Et se disent prêts à recommencer. "On est conscients d'être utilisés surtout par les politiciens comme Sarkozy", explique Hicham, jeune étudiant en BTS de 20 ans. "Mais beaucoup de frères sont prêts à se révolter de nouveau car il ne nous reste que ça face à un système qui nous casse".
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(AP)
Une
jeune femme a été grièvement
brûlée suite à l'incendie d'un autobus
qui a été attaqué par un groupe
d'adolescents dans la banlieue de Marseille.Trois adolescents, a-t-on appris de source policière, ont forcé la porte du bus peu après 21h, à un arrêt situé face aux facultés du quartier Saint-Jérôme, un quartier considéré comme assez calme. Selon des témoignages recueillis par la police, ils auraient jeté une bouteille remplie de liquide inflammable avant de prendre la fuite en courant. L'incendie a fait quatre blessés, dont une jeune femme de 26 ans qui a été très grièvement brûlée aux bras, aux jambes, et au visage. Elle souffre de brûlures au deuxième et troisième degrés. Elle a été transportée au service de réanimation de l'hôpital où les médecins réservent leur pronostic. Le procureur de la République, Jacques Baume, qui s'est rendu sur place dans la soirée, a confirmé qu'elle était "entre la vie et la mort". Il a par ailleurs qualifié l'attaque du bus de "véritable guet-apens".
(AFP)
Le
chef du PS François Hollande a estimé
après l'attaque d'un bus à Marseille où
une jeune femme a été grièvement
brûlée que "la responsabilité de Nicolas
Sarkozy est forcément engagée"."Je dis, sa responsabilité est forcément engagée, quand il a enlevé des effectifs de police de certains quartiers, lorsqu'il a cassé la police de proximité, lorsqu'il a lui-même provoqué verbalement un certain nombre de jeunes. Oui, il a créé une situation de tension. (...) Nous sommes avec des incidents qui ne cessent de se multiplier, un an après (les émeutes de banlieue), on sent que la violence s'est installée, structurée, intensifée ", a déclaré le premier secrétaire du PS, qui était l'invité du "Forum" Radio J. "Nicolas Sarkozy ne peut plus s'en sortir simplement en annonçant une nouvelle réunion. Nicolas Sarkozy ne pourra pas non plus s'en sortir en annonçant un nouveau projet de loi comme il le fait régulièrement, comme lors de la dernière agression d'un policier à Epinay. (...) Aujourd'hui, on a moins besoin d'un ministre de l'intérieur qui gesticule que d'un ministre de l'intérieur qui agit ", a-t-il ajouté. Se demandant comment "on peut être à la fois président de l'UMP, n°2 du gouvernement, en campagne permanente", le dirigeant socialiste a estimé qu'on avait "un ministre de l'Intérieur à temps partiel, par éclipses". "Il parle beaucoup mais il agit peu et agit mal", a-t-il dit.
(AFP)
Un
autobus et trois véhicules ont été
incendiés par 30 à 40 jeunes, sans faire de
victime, dans le quartier jugé sensible de la
Grande-Borne à Grigny (Essonne). Une voiture de
police et des policiers ont été
caillassés et il n'y a pas eu de blessé. Deux
personnes ont été interpellées, a-t-on
appris de source policière.Vers 14h00, plusieurs jeunes ont mis le feu à une voiture stationnée dans le quartier et ont bloqué la route avec la carcasse. Un car qui est arrivé peu après a dû s'arrêter, bloqué par le véhicule incendié. Les jeunes ont alors obligé les quelques passagers qui se trouvaient à l'intérieur à descendre, avant de mettre le feu à l'autobus en enflammant de l'essence, selon une source préfectorale qui avait indiqué dans un premier temps que le bus roulait à vide. Le conducteur et les 5 passagers ont toutefois eu le temps de prendre la fuite. Deux autres véhicules en stationnement ont également été incendiés. Selon le syndicat Action police CFTC (minoritaire), "des policiers vers 14h ont voulu interpeller un jeune de 13 ans qui avait mis le feu à une voiture et à un bus qui passait dans la rue, avec d'autres jeunes. La situation a ensuite dégénéré et des collègues ont été pris à partie par une cinquantaine d'individus cagoulés et armés de barre de fer qui les ont caillassés", a affirmé à l'AFP Michel Thooris, secrétaire général de ce syndicat. De source judiciaire, l'une des hypothèses évoquées pour expliquer ces violences pourrait être celle de représailles après un contrôle effectué dans la soirée dla veille par la police dans un café de la Grande-Borne. L'un des gérants n'aurait pas pu ou pas voulu présenter des papiers en règles. Au moins deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à la suite de ce contrôle. D'importantes forces de l'ordre ont été déployées pour boucler le quartier de la Grande-Borne, à l'endroit même où les violences urbaines avaient éclaté il y a tout juste un an à Grigny. Deux personnes, dont un mineur, ont été interpellées au cours de ces violences, a-t-on appris de sources préfectorale et judiciaire. Selon une source policière, l'un des deux est l'auteur présumé de l'incendie du bus. Aucun pompier ni policier n'a été blessé. Une dépanneuse a pu intervenir en fin d'après-midi afin de déblayer la carcasse du car incendié. La situation est revenue à la normale en début de soirée, a indiqué la préfecture de l'Essonne. D'après cette dernière, un véhicule a par ailleurs été incendié en soirée dans le quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes. Cette nouvelle agression contre des policiers survient alors que le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait indiqué la veille vouloir faire voter un amendement à son projet de loi sur la délinquance prévoyant de renvoyer les agresseurs de "policiers, gendarmes et pompiers devant les assises". Un peu plus tard, le ministre de la Justice Pascal Clément avait annoncé la création d'une "infraction spécifique de violences volontaires sur agent de la force publique commise avec arme et en bande organisée", qui rendra passibles de 15 ans de réclusion, contre 10 aujourd'hui, ceux qui tendent des guet-apens contre les policiers.
(AFP/AP) "Une vengeance est à l'origine du guet-apens survenu le 13 octobre à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis)", au cours duquel trois policiers de la BAC avaient été agressés par une trentaine d'inconnus, a indiqué François Molins, le procureur de la République de Bobigny. Des représailles auraient été décidées contre les policiers suite à l'interpellation le 6 octobre dans la cité d'Orgemont d'un des jeunes mis en examen, âgé de 19 ans, pour trafic de cannabis. "L'interpellation s'était alors mal passée et un policier avait été légèrement blessé", a expliqué M. Molins, ajoutant "qu'à partir de cette affaire s'est organisée la préparation d'un guet-apens contre les policiers". Le procureur a rappelé que, trois jours après son interpellation, des jeunes de la cité avaient menacé une patrouille du commissariat de la ville. "Ils ont dit: ce n'est pas bien ce que vous avez fait à Silimaka", a précisé François Molins. "On va vous tomber dessus, ça va vous faire très mal". Le 12 octobre, trois jeunes, qui font d'ailleurs partie de ceux présentés samedi au juge d'instruction, ont ensuite caillassé un véhicule de police. "Ils ont alors dit: vous allez manger, il y aura des représailles", a encore indiqué François Molins. Le 13 octobre, un équipage de la BAC était appelé sous un faux prétexte dans ce quartier habituellement calme où un piège minutieux avait été tendu. Selon le décompte policier, 291 pierres provenant des voies du RER avaient été amenées sur place. Deux véhicules ont ensuite été poussés pour bloquer le véhicule de la BAC. "Ils pensaient trouver dans cet équipage un policier contre lequel ils étaient très remontés", a rapporté Bernard Pasqualini. "Ils se sont inspirés des Mureaux et ont compris que les policiers de la BAC en civil sont vulnérables lorsqu'ils sortent de leur véhicule. Voilà pourquoi ils les ont gazés avec un extincteur puissant pour les obliger à sortir." Selon le témoin anonyme ayant concouru à l'identification des suspects, les policiers ont échappé de peu à un lynchage et à une sorte de lapidation programmée. "Ces jeunes pensaient trouver ce jour-là un policier en particulier mais il n'était pas présent", a expliqué David Skuli, chef de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), précisant qu'un des cinq jeunes, âgé de 19 ans, avait "déjà été interpellé une quinzaine de fois pour vols avec violence et trafic de stupéfiants". Selon M. Skuli, deux jeunes ont reconnu leur participation à la préparation du guet-apens. Cinq jeunes ont été mis en examen, dont quatre placés en détention provisoire, par un juge du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Deux jeunes ont reconnu leur participation à la préparation du guet-apens. Interpellés jeudi dans la cité d'Orgemont, ils ont tous été "mis en examen pour tentative de meurtre aggravé sur un fonctionnaire de police avec préméditation, dégradation en réunion et association de malfaiteurs". La Sûreté départementale espère pouvoir interpeller d'autres personnes parmi le groupe d'une trentaine de jeunes qui a agressé le policier.
(AP) L'agression dont ont été victimes trois équipes de la police nationale et de la police municipale dans la nuit de jeudi à vendredi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est sans doute due à "une réaction à une décision judiciaire", a indiqué samedi François Molins, le procureur de la République de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les premiers éléments de l'enquête font apparaître que les policiers ont été attirés dans un traquenard fomenté par les proches d'un jeune majeur condamné en milieu de semaine à trois mois de prison, dont deux avec sursis, pour le "caillassage" d'un véhicule de police. A l'audience, il a reconnu les faits et a demandé à ses proches de rester calme. En revanche, sa mère a appelé à l'émeute car elle n'admettait pas qu'il parte en prison alors qu'il devait commencer un stage, a rapporté le procureur de la République lors d'une conférence de presse au tribunal de grande instance (TGI). La Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis est chargée de retrouver ceux qui ont imaginé ce nouveau guet-apens. Appelés vendredi vers 1h30 à la suite du déclenchement d'une alarme dans un centre de la Protection maternelle infantile (PMI), deux véhicules de la police municipale escortés d'un véhicule du commissariat se sont retrouvés bloqués par une Mercedes et des barrières dans la cité de la Rose des Vents. Une bande de personnes encagoulées a alors jeté différents projectiles sur les véhicules forcés de se replier en marche arrière. Dans l'affolement, l'auto de la police municipale, qui ouvrait le convoi, a percuté un plot de béton et s'est retrouvée immobilisée. Les assaillants ont utilisé un fumigène pour faire sortir les policiers secourus par leurs collègues. Une femme appartenant à la police municipale a reçu sur la tête un cocktail molotov. "Ce qui est nouveau, c'est la violence plus grande à l'encontre de la police et ce phénomène de guet-apens où l'on se venge d'interventions précédentes", a reconnu David Skuli, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). "C'est un phénomène en soi inquiétant et sur lequel il faut réagir."
(AP/Reuters) Deux patrouilles de la police municipale et de la police nationale ont été agressées dans la nuit de jeudi à vendredi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par un groupe de personnes encagoulées et munies de barres de fer, et l'un des agents a été blessé, a-t-on appris vendredi auprès de la mairie de la ville. Deux véhicules de la police municipale et un de la police nationale se sont rendus vendredi vers 1h30 du matin, rue de Bougainville dans la Cité de la Rose des Vents, alertés par l'alarme d'un bâtiment municipal. Leur progression a été stoppée par un barrage constitué de barrières de chantier et d'une Mercedes placée en travers de la route. "Une dizaine de personnes encagoulées a alors surgi et jeté des pierres, des barres de fer et des bouteilles remplies d'essence sur les véhicules", raconte Guillaume Godet, attaché de presse de la mairie. Les deux derniers véhicules ont pu faire marche arrière, mais la première voiture de la police municipale a subi des jets de pierres et de cocktails Molotov, qui n'ont pas explosé, tandis que des fumigènes ont été lancés par les agresseurs. Le véhicule a pu se dégager ensuite. "Les policiers ont été attirés dans un guet-apens. Ils étaient attendus sur les lieux par 20 à 30 personnes cagoulées et armées de barre de fer", a dit à Reuters Eric Venturino, directeur de cabinet du maire UMP de la ville. Cet incident intervient alors que deux voitures de police avaient déjà été prises pour cibles mardi dernier. "Cela aurait pu être un guet-apens beaucoup plus violent", note Guillaume Godet. "Nous pensons qu'il est lié à la condamnation récente d'un jeune de la cité qui avait jeté des pierres sur des véhicules de police".
(AFP) Une nouvelle agression contre les forces de l'ordre a eu lieu vendredi soir à Orléans, où un véhicule de la BAC (brigade anti criminalité) a été pris à partie par des jeunes dans le quartier dit sensible de la Source, où des incidents ont eu lieu à plusieurs reprises depuis mardi. Selon certains policiers, elle pourrait avoir un lien avec la condamnation à de la prison ferme de deux jeunes pour avoir jeté des projectiles sur des policiers dans la nuit de mercredi à jeudi.
(AP)
Sebastian
Roché, directeur de recherche au CNRS et responsable
du pôle "Sécurité et
Société" à l'Institut d'études
politiques de Grenoble, vient de publier un livre
intitulé "Le Frisson de l'émeute, banlieues et
violences urbaines" (éditions
du Seuil).
Dans un entretien à l'Associated Press, il revient
sur la crise des banlieues de l'automne 2005 et fait le
point sur la situation un an après.AP: Vous affirmez que chez certains des émeutiers, il y a la volonté de tuer. Pour quelle raison le niveau d'hostilité a-t-il tant augmenté? Sebastian Roché: La colère est due à la frustration scolaire et économique, le fait d'appartenir à des minorités. Le point crucial est de savoir pourquoi la colère est tournée contre la police, qui n'est pas responsable de la frustration économique. Le premier élément tient au fait que la police fait respecter la loi et l'ordre public, qu'elle est une forme d'autorité: on "tombe" sur elle lorsqu'on commet des agressions ou des destructions. Mais, il n'y a pas que des délinquants qui participent aux émeutes ou attaquent les policiers. Le second élément d'explication tient au fait que la police a oublié de s'intéresser aux banlieues et aux populations qui y habitent. La police de proximité a été arrêtée. Or, il s'agissait d'une tentative pour créer des liens entre la police et les populations défavorisées, un essai pour renforcer la légitimité de la police. Etre légitime protège la police contre les agressions. AP: Quelles solutions M. Sarkozy aurait-il pour améliorer les relations entre la police et les minorités ethniques? Et pourquoi ne les a-t-il pas appliquées encore? SR: M. Sarkozy a fait le choix d'une police d'interpellation, et construit une équation "police=interpeller". Il ne fait pas de doute que les auteurs de délits doivent être arrêtés. Mais la police doit également être humaine, traiter les demandes des populations. Elle doit aussi être impartiale, ne pas contrôler deux fois plus souvent les personnes appartenant aux minorités que les "blancs", utiliser aussi peu la force que possible. Le ministre de l'Intérieur a tourné le dos à ce modèle de la police humaine, et peut-être pense-t-il qu'il ne peut pas faire demi-tour à l'approche des élections, car ce serait reconnaître son erreur. Il ne peut pas avoir une doctrine de police équilibrée car il a tout misé sur la police d'interpellation. C'est dommage. Il n'est pas trop tard pour changer". AP: Les agressions contre les policiers sont-elles un moyen pour les jeunes de se faire une réputation dans leur quartier? La population dans les zones sensibles soutient-elle les agresseurs? SR: "Lorsqu'on entre dans une logique d'affrontement avec la police, tous les coups portés aux policiers sont autant de galons gagnés. L'attaque des policiers procure un frisson, un plaisir. Le fait de subir une riposte de la part des policiers renforce la motivation. Nous sommes dans un cercle vicieux. Il faut proposer une vision plus équilibrée de la police et avoir une stratégie globale qui permette de sortir de cette spirale. La population est mitigée. Certains comprennent la détresse des jeunes, d'autres condamnent les actes de vandalisme ou les agressions. Mais chez les jeunes issus des minorités, la méfiance envers la police déborde largement les auteurs de délits, les "voyous". La police réussit à faire l'union contre elle: tout le monde n'est pas d'accord pour soutenir les agresseurs des policiers, mais la méfiance déborde le cercle des agresseurs et les bandes rivales entre elles se rassemblent contre la police."
(AFP)
Les
Renseignements généraux (RG) jugent la
situation très tendue dans les banlieues,
particulièrement en région parisienne, un an
après les émeutes de 2005, confirmant les
inquiétudes des élus, associations et
syndicats de police."La plupart des conditions qui ont amené, il y a un an, un déclenchement de la violence collective sur une grande partie du territoire métropolitain sont toujours réunies", estime un rapport des RG, daté du 11 octobre, cité par Le Figaro dans son édition de lundi dont la teneur a été confirmée de source policière. C'est à propos de l'Ile-de-France que le rapport intitulé "Etat des lieux des quartiers sensibles" est le plus pessimiste. Il estime que "la gestion de la commune de Clichy-sous-Bois, dans les prochains jours, sera un élément déterminant pour anticiper la survenance de troubles et une éventuelle contagion à d'autres secteurs". C'est dans cette localité de Seine-Saint-Denis que deux jeunes ont été électrocutés, le 27 octobre 2005, en tentant d'échapper à la police. Leur mort avait déclenché des violences urbaines dans les banlieues. Les Yvelines, un département de la région parisienne, figure aussi parmi les zones les plus explosives, notent encore les RG. "On note une amorce de reprise des violences urbaines après l'accalmie estivale", ajoute le rapport, qui évoque la possibilité de débordements "non plus spontanés, mais structurés, conduisant à s'en prendre à l'un des derniers représentants institutionnels encore présents dans certains secteurs: la police". "La tension sera plus aiguë", précisent les RG, "dans les secteurs où un regain de tension a été perceptible ces dernières semaines" citant les agressions de policiers survenues le 25 septembre aux Tarterets à Corbeil-Essonnes et le 4 octobre aux Mureaux. Depuis la rédaction de ce rapport, d'autres incidents de ce type ont eu lieu en région parisienne. A Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) un policier a été blessé, le 13 octobre, dans un "guet-apens". Le lendemain, un véhicule de la BAC (brigade anti criminalité) a été pris à partie par des jeunes dans le quartier dit sensible de la Source à Orléans, où des incidents ont eu lieu à plusieurs reprises les jours précédents, a indiqué la police.
(AP)
"La
première cause du désespoir dans les
quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la
dictature de la peur", avait asséné l'an
passé le ministre de l'Intérieur, Nicolas
Sarkozy. Un constat que ne partage pas la sociologue
Véronique Le Goaziou, qui a co-dirigé avec
Laurent Mucchielli l'ouvrage "Quand les banlieues
brûlent... Retour sur les émeutes de novembre
2005" (éditions
La Découverte).La très grande majorité des personnes jugées pour avoir pris part aux émeutes de l'an passé accréditent plutôt la thèse de jeunes ayant agi de manière isolée, sans endoctrinement. Ainsi à Paris, où le phénomène s'est répercuté par contamination et n'a connu qu'un pic dans la nuit du 2 au 3 novembre, les personnes mises en cause, très majoritairement de nationalité française, ont expliqué avoir agi soit par jeu, soit par provocation envers les policiers. Selon l'enquête menée par le parquet de Paris, dont l'Associated Press a eu connaissance, aucune revendication de type identitaire ou aucune trace de manipulation d'organisation n'a été décelée. Les policiers interrogés évoquent quant à eux "leur inquiétude devant l'existence d'une catégorie de jeunes gens qui n'entretiennent plus de lien structuré avec le corps social et sont capables d'adopter des conduites dépourvues de limites". A Paris, 44% des mineurs jugés étaient déscolarisés. Même constat en banlieue où la grande majorité des personnes condamnées par la justice lors de ces émeutes étaient des primo-délinquants, c'est-à-dire des personnes qui n'avaient jamais été condamnées par un tribunal. La colère de ces émeutiers s'est appuyée "sur différentes expériences de la vie ordinaire qui ne sont pas loin de représenter, selon eux, l'humiliation", explique Mme Le Goaziou dans un entretien à l'Associated Press. Humiliations qui prennent la forme de l'échec scolaire, du chômage, et des contrôles policiers incessants... Pourtant, de nombreux hommes politiques à droite n'ont pas hésité à dire que ces jeunes étaient manipulés par des "caïds" de banlieue. "Un thème classique à droite où cette violence ne peut s'expliquer que par la délinquance ou la manipulation", souligne la sociologue. "A leur façon, ces jeunes émeutiers nous envoient pourtant un message de type politique, au sens le plus noble du terme. Ils nous interpellent sur leur place et leur avenir dans la société française", écrit Laurent Mucchielli dans l'ouvrage pré-cité. Un an après les violences urbaines qui ont secoué la France durant trois semaines, "nous sommes dans un contexte de forte probabilité de déclenchement de nouvelles émeutes", estime par ailleurs Véronique Le Goaziou, puisqu'aucune réponse n'a été apportée aux "rebelles sans cause" qui ont mis en feu les banlieues. Elle a dit avoir observé un regain de tension entre les jeunes des quartiers et les policiers au point d'évoquer "un point de tension inédit" provoqué en partie par le discours martial du ministre de l'Intérieur. "Nous sommes dans une logique de surenchère", assure-t-elle, faisant état du discours agressif du ministre de l'Intérieur, avant d'évoquer un "contexte de forte probabilité de déclenchement de nouvelles émeutes", dont le point de départ est toujours lié à la mort d'un jeune d'un quartier à la suite d'une intervention policière. Ces dernières semaines, la radicalisation des violences entre jeunes et force de l'ordre, qui tombent dans de véritables guets-apens, ne laisse présager rien de bon. "Tous les éléments sont réunis pour que la situation empire", prophétise Véronique Le Goaziou. FLICS
VOYOUS 7
policiers aux assises pour viols, 10 autres en
garde à vue pour rackets 12.09.2006
(AFP/AP)
Dans
un mouvement d'ensemble sans précédent, les
plus hauts magistrats de France sont sortis de leur
réserve pour dénoncer "l'atteinte à
l'indépendance de la justice" par le ministre de
l'Intérieur Nicolas Sarkozy.La veille, lors d'un déplacement à la préfecture de Bobigny, Nicolas Sarkozy avait réagi au cri d'alarme du préfet de Seine-Saint-Denis Jean-François Cordet sur une recrudescence de la délinquance en accusant les magistrats de Bobigny de "démission" face aux délinquants. "Depuis le début de l'année, le nombre d'écroués dans le département est en baisse de 15,5 % devant des délinquants chaque jour plus violents. Cela témoigne d'une forme de démission", avait notamment déclaré Nicolas Sarkozy. Dans un communiqué officiel sans précédent, Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, a qualifié les déclarations de M. Sarkozy de "nouvelle atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire". Une communiqué du premier magistrat de France réagissant aux propos d'un ministre est rare. "Une fois de plus, la presse de ce jour rapporte les termes provocants d'une intervention publique du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, mettant en cause le fonctionnement de l'institution judiciaire", écrit M. Canivet. Il demande "à être reçu par le Président de la République, garant de l'indépendance de la magistrature, pour lui exposer la gravité de ces atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le malaise ressenti par les juges dans une situation qui compromet l'exercice de la justice". L'Elysée lui a aussitôt donné rendez-vous pour le lendemain matin. Selon Guy Canivet, la "nouvelle atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire" par le ministre de l'Intérieur "et la polémique qui s'ensuit, opposant les institutions publiques, affaiblissent tout autant le crédit de la justice que l'autorité de l'Etat". Le premier président de la Cour d'appel de Paris, Renaud Chazal de Mauriac, a également fustigé "la stigmatisation de la justice à travers des formules chocs et réductrices" de Nicolas Sarkozy, dont la tactique "peut s'avérer dangereuse et réjouir ceux qui ne respectent pas les lois de la République". Le premier président de la Cour d'appel de Paris, Renaud Chazal de Mauriac, a également fustigé dans un texte "la stigmatisation de la justice à travers des formules chocs et réductrices", jugeant qu'elle est "manifestement injuste" et "ne peut être acceptée". Pour M. Chazal de Mauriac, "opposer les institutions les unes aux autres est une démarche stérile qui peut s'avérer dangereuse et réjouir ceux qui ne respectent pas les lois de la République". Parallèlement, on a appris de source judiciaire que le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), présidé par Jacques Chirac, a remis la semaine dernière au président de la République un avis dénonçant les atteintes à la séparation des pouvoirs par Nicolas Sarkozy, qui avait déjà critiqué en juin le tribunal de Bobigny. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) "s'est félicité" de la condamnation par Guy Canivet des propos de Nicolas Sarkozy sur les juges, tout en dénonçant "le silence assourdissant" du Garde des Sceaux. "Cette réaction de M. Canivet met en exergue le silence assourdissant du ministre de la Justice dont on se demande s'il est encore en poste", a déclaré Dominique Barella, président de l'USM. "Ca nous paraît un enjeu républicain. On ne peut plus dans notre pays continuer à combattre la délinquance avec un ministre de l'Intérieur qui s'en prend régulièrement à l'institution judiciaire affaiblissant ainsi l'Etat", a expliqué à l'AFP Dominique Barella. Le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, s'est déplacé en Seine-Saint-Denis pour "soutenir" les magistrats du tribunal de Bobigny, en première ligne dans les affaires de délinquance. Parallèlement, on apprenait de source judiciaire que le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait remis la semaine dernière au président Chirac un avis dénonçant les atteintes à la séparation des pouvoirs par Nicolas Sarkozy lorsqu'il avait déjà critiqué en juin les magistrats de Bobigny. Le Syndicat de la Magistrature (SM, gauche) a surtout vu dans cette "déstabilisation de l'institution judiciaire" par M. Sarkozy une "instrumentalisation de l'appareil d'État au service des ambitions d'un candidat à l'élection présidentielle. Le Parti Socialiste a également dénoncé la stratégie électorale de Nicolas Sarkozy, en l'accusant de chercher des "boucs émissaires", comme les magistrats, pour "détourner l'attention" de son bilan négatif en matière de sécurité, avec une hausse sans précédent des violences aux personnes. "Nicolas Sarkozy réalise que les Français s'aperçoivent de l'échec de sa politique et tente de se défausser sur les juges", a déclaré à l'Associated Press André Vallini, député PS et ancien président de la commission parlementaire sur l'affaire d'Outreau. Quant au ministre de la Justice, Pascal Clément, pris entre solidarité gouvernementale et défense des magistrats, il a souligné que la justice française était "sévère" et qu'on ne pouvait la critiquer qu'avec "mesure et impartialité".
"Trop c'est trop. On est tous furieux, écoeurés. Nicolas Sarkozy a une cible, Bobigny. Ses propos sont de la diffamation contre ce département et contre le tribunal". Fraîchement nommé à Bobigny, ce juge des libertés et de la détention (JLD), qui préside aussi des comparutions immédiates, ne décolère pas. Fort de l'expérience de plusieurs années dans d'autres tribunaux, à Paris et en province, il constate qu'"il n'y a aucun laxisme des juges à Bobigny". "Il n'appartient pas à un ministre de l'Intérieur de contester des décisions de justice, il y a pour cela des voies de recours normales", s'indigne une magistrate, non syndiquée, du parquet. "Qu'il vienne nous voir travailler", "pendant qu'il parle, moi je bosse", ajoute-t-elle. Le parquet de Bobigny a reçu 240.000 plaintes en 2005, et a apporté une réponse à 80,7% des affaires poursuivables, deux points au-dessus de la moyenne nationale. En correctionnelle, 25 audiences se déroulent chaque semaine à Bobigny et 44% d'entre elles se finissent après 22 heures, a précisé le président du tribunal Philippe Jeannin à l'adresse de Nicolas Sarkozy, en rappelant le ministre à "la réalité quotidienne". FRANCE
DE SARKOZY La
séparation des pouvoirs au coeur de la
polémique créée par Sarkozy
21.09.2006
(AP)
Arnaud
Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a
dénoncé les attaques du ministre de
l'Intérieur Nicolas Sarkozy contre les magistrats de
Seine-Saint-Denis. "Il commet là une violation
caractérisée de la Constitution en portant
atteinte à la séparation des pouvoirs", dit-il
dans un communiqué, jugeant que M. Sarkozy est "un
anti-Républicain dangereux, habitué aux
piétinements de l'Etat de droit" qui "doit être
rappelé à l'ordre rapidement"."En difficulté après la mise en cause par son propre préfet en Seine-Saint-Denis, montrant l'incapacité du ministre de l'Intérieur à engager des moyens adaptés à la lutte contre la progression explosive de la délinquance dans ce département, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à accuser les juges de ses propres échecs", dénonce le député PS de Saône-et-Loire. FRANCE
DE SARKOZY Délinquance:
Sarkozy "se défausse" sur les juges,
dénonce la LDH 21.09.2006 FRANCE
DE SARKOZY Les
réactions politiques aux attaques de Sarkozy
contre les juges 21.09.2006 FRANCE
DE SARKOZY La
Seine-Saint-Denis illustre le "gouffre"
français, selon François Bayrou
20.09.2006 FRANCE
DE SARKOZY Bayrou
conseille "d'éviter les rodomontades"
21.09.2006 |