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(AFP)
L'augmentation
de la présence du dioxyde de carbone dans
l'atmosphère s'est accélérée de
manière très inquiétante entre 2001 et
2003, selon des chiffres révélés par la
presse britannique à la veille d'une
conférence annuelle de Greenpeace à
Londres.Selon les chiffres publiés par le Guardian et The Independent, c'est la première fois que la quantité de dioxyde de carbone (le principal gaz à effet de serre) dans l'atmosphère a augmenté autant pendant deux années consécutives. Entre 2001 et 2002, le nombre de particules de dioxyde de carbone par millions de particules est passé de 371,02 à 373,10 (une hausse de 2,08 ppm sur l'année). Puis il a encore progressé à 375,64 en 2003, soit une hausse annuelle de 2,54 ppm. Seules quatre années jusque là (1973, 1988, 1994 et 1998) avaient connu des hausses de la concentration de dioxyde de carbone de plus de 2 ppm, et à chaque fois il s'agissait d'années marquées par le phénomène El Nino. Or El Nino ne s'est pas manifesté durant ces 3 dernières années, et aucune donnée ne permet d'expliquer cette hausse. Selon les scientifiques, l'une des explications à ce phénomène pourrait être un affaiblissement de la capacité de la terre à absorber le dioxyde de carbone en excès, un affaiblissement des "puits" à dioxyde de carbone que sont les océans et les forêts. Depuis 20 ans, de nombreux scientifiques avaient prévenu que la capacité d'absorbsion des océans n'était pas illimitée et pouvaient arriver à saturation au-delà d'un certain seuil. Et une fois cette saturation atteinte, on peut craindre un emballement du taux de CO2 et du réchauffement climatique. Quant aux forêts qui auraient pu sauver la planète, elles disparaissent à une vitesse croissante du fait de l'exploitation forestière et du déboisement agricole.
![]() (AFP)- Des chercheurs australiens ont fait état d'une augmentation alarmante des émissions de gaz à effet de serre au cours des deux dernières années, dont l'origine principale est la consommation de combustibles fossiles. Le CSIRO, l'agence de recherche scientifique du gouvernement australien, a estimé que 18,7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone avaient été rejetées dans l'atmosphère en 2002 et 17,1 milliards de tonnes l'an dernier. Au cours des 10 dernières années, la moyenne annuelle a été de 13,3 milliards de tonnes, avec un pic à 23 milliards en 1998, en raison notamment d'immenses feu de forêts en Indonésie, a indiqué le CSIRO. Le responsable de ces travaux, Paul Fraser, s'est dit alarmé de cette nouvelle escalade des rejets de CO2 "en dépit des efforts au niveau mondial pour tenter de réduire ces émissions de gaz". "Ces résultats sont inquiétants parce que le dioxyde de carbone est le principal responsable des changements climatiques", a-t-il indiqué dans un communiqué. Les données du CSIRO viennent conforter des résultats similaires d'un organisme scientifique américain, qui a annoncé la semaine dernière des pics saisonniers d'émisisons de dioxyde de carbone relevés l'an dernier à Hawaï.
(AFP) La concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, dont surtout CO2, a augmenté de 20% en seulement 14 ans (entre 1990 à 2004) selon le NOAA, l'agence fédérale américaine océanographique et atmosphérique. Le CO2 a été le plus grand responsable de l'augmentation des gaz à effet de serre en représentant environ 62% du total en 2004, a précisé le NOAA.
Cela pourrait signifier que le niveau des océans risque de monter plus rapidement qu'on ne l'avait prévu. "Avec une superficie de 1,7 million de km2, et une épaisseur de glace allant jusqu'à 3.000 mètres, si l'inlandsis groenlandais fondait dans sa totalité, il ferait monter de sept mètres le niveau des mers sur la planète", a déclaré Julian Dowdeswell, de l'institut Scott de recherche polaire à l'université de Cambridge, en Grande-Bretagne. Eric Rignot, du Laboratoire de propulsion à réaction de la Nasa, à l'institut de technologie de Californie, et Pannir Kanagaratnam, de l'Université du Kansas, ont utilisé des données transmises par les satellites pour suivre le déplacement des glaciers du Groenland, qui glissent lentement dans la mer et se dispersent en icebergs. Ils ont évalué que le Groenland contribuait à hauteur d'un demi-millimètre par an à la hausse du niveau des mers du globe, lesquelles montent de trois millimètres annuellement au total. Depuis 1996, les glaciers du sud-est du Groenland se déversent plus rapidement dans la mer et depuis 2000, des glaciers situés plus au nord ont également accéléré leur rythme de fonte. Au cours des 20 dernières années, la température de l'atmosphère, dans le sud-est du Groenland, a augmenté de 3°C en moyenne. Conformément aux prévisions des climatologues, le réchauffement global entraîne en effel un réchauffement local plus marqué dans les régions polaires.
(AFP)
La
fonte des glaces s'accélère dans l'Antarctique
depuis ces dernières années, selon une
étude publiée jeudi aux Etats-Unis, la
première montrant une diminution de la masse
glacière totale du pôle sud.Analysant des données provenant de deux satellites de la NASA, des chercheurs de l'Université de Boulder (Colorado) ont calculé que la calotte glaciaire de l'Antarctique perd jusqu'à 152 km/cube de glace annuellement. A titre de comparaison, la deuxième ville la plus peuplée des Etats-Unis, Los Angeles, utilise 1,6 km/cube d'eau fraîche par an. Il s'agit de la première étude indiquant que l'ensemble de la masse glaciaire de l'Antarctique se réduit de façon importante. Ces nouvelles données contredisent l'évaluation la plus récente faite en 2001 par des experts gouvernementaux américains qui prédisaient au contraire une augmentation de la masse glaciaire antarctique au 21e siècle, grâce à un accroissement des précipitations dans les zones les plus chaudes du globe (un optimisme qui permettait de justifier l'absence de mesures pour réduire les émissions de CO2). L'Antarctique contient 90% de la glace du globe et 70% des réserves d'eau douce de la Terre. Cette fonte des glaces de l'Antarctique se traduit par une montée du niveau global des océans de 0,4 millimètre par an, avec une marge d'erreur de + ou - 0,2 mm. Un phénomène similaire a également été observé dans le Groenland où les glaciers déversent deux fois plus de glace dans l'Atlantique depuis une dizaine d'années, laissant prévoir une montée plus rapide que prévue du niveau des océans, selon une étude de la NASA publiée en février. Ce phénomène résulte à la fois d'une fonte plus importante des glaces et d'une accélération du mouvement de ces glaciers sous l'effet du réchauffement climatique, avaient indiqué les auteurs de cette recherche. La fonte de la totalité de la glace de l'Antarctique occidental - qui est huit fois plus petit en volume que la calotte glaciaire de la partie Est du continent et où la réduction de la masse de glace est la plus forte - ferait monter le niveau des océans de près de 7 mètres, selon des calculs de chercheurs du British Antarctic Survey. L'Antarctique est le cinquième continent terrestre dont la superficie est deux fois celle de l'Australie. La glace recouvre environ 98% du continent et a une épaisseur moyenne de quelque 2.200 mètres. Les blocs de glace flottants représentent quelque 11% du continent.
(Reuters)
- Les
températures printanières et estivales dans
l'Arctique sont montées d'une façon incroyable
au cours des trois dernières années et de
vastes zones maritimes qui étaient naguère
couvertes par la banquise en été sont
désormais en eau libre.Ben Saunders, un explorateur britannique qui a tenté la traversée à ski Russie-Canada par le pôle, dit avoir été stupéfié par l'ampleur de la fonte des glaces. "Il est clair pour moi que les choses changent considérablement et très rapidement", a-t-il dit à Reuters deux jours après avoir été secourus sur une plaque de glace qui allait rétrécissant, non loin du pôle. "Je sais que cela est en train de se produire parce que c'était mon troisième séjour dans l'Arctique (au cours des trois dernières années)", a dit Saunders, qui a exploré la région de 2001 à 2003. "Les températures étaient incroyablement chaudes (...). Certains jours, j'ai pu skier sans gants et sans bonnet, simplement mains nues, parce qu'il faisait trop chaud". "Chaque jour de mon expédition, j'ai vu de l'eau libre", explique-t-il. Selon une étude internationale publiée l'an dernier, le réchauffement du climat mondial va entraîner la fonte de la majeure partie de la calotte glaciaire arctique en été, d'ici la fin du XXIe siècle.
(AFP)
L'Arctique,
où les températures augmentent deux fois plus
vite qu'ailleurs, pourrait présenter un visage
très différent avant la fin de ce
siècle, avec une disparition totale de la glace en
été et une modification de sa
biodiversité.Avec des émissions futures prévues de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, les températures moyennes au pôle Nord risquent d'augmenter de 4 à 7 degrés d'ici 2100 et de provoquer la disparition totale en été de la calotte glaciaire d'ici 2070, menaçant les animaux vivant sur la banquise, comme l'ours polaire. Le niveau des océans montera de 10 à 90 cm, obligeant au déplacement des populations vivant sur le littoral. L'élévation du niveau de la mer ne sera pas directement provoquée par la fonte de la banquise (la glace flottante prend plus de place que l'eau qu'elle contient), mais par la dilatation de l'eau à cause du réchauffement global, et surtout par la fonte des glaciers terrestres. Encore une fois, le malheur des uns fait le bonheur des autres... La disparition de la banquise aura des effets positifs pour les multinationales. Déjà, les entreprises de transport maritime envisagent l'ouverture d'une nouvelle voie de navigation pour transporter à moindre coût les marchandises et le pétrole entre l'Amérique du Nord et la Russie ou entre l'Europe et le Japon, sans devoir faire un immense détour par le canal de Panama ou celui de Suez. La fonte de l'arctique ouvrira aussi de nouveaux espaces à la pêche industrielle et à l'exploitation minière. Ces prévisions sont issues de l'Etude sur l'impact des changements climatiques dans l'Arctique (ACIA) réalisée par plus de 250 chercheurs. Ce rapport, le plus détaillé jamais entrepris sur la question, a été commandé par le Conseil arctique, dont les pays-membres (Etats-Unis, Canada, Russie, Japon, Finlande, Suède, Islande et Norvège) sont par ailleurs responsables d'environ 30% des émissions humaines de CO2. Les ministres des Affaires étrangères des huit pays du Conseil arctique doivent se réunir le 24 novembre à Reykjavik pour réfléchir aux suites politiques à donner au rapport. Après avoir reçu une copie de l'étude, le ministre norvégien de l'Environnement a réaffirmé son attachement au protocole de Kyoto qui prévoit une réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. "Nous avons besoin d'un Kyoto II, III, IV" pour remplir l'objectif de l'ONU sur les changements climatiques (à savoir une réduction de 50% des émissions en 30 ans). "Le protocole de Kyoto seul n'est pas suffisant. Nous avons besoin de traités internationaux ambitieux", a-t-il affirmé.
(AFP)
La
calotte glaciaire arctique s'est fortement réduite en
2005 et ce pour le quatrième été
consécutif, ont indiqué des scientifiques
américains d'après des observations et mesures
sont effectuées à l'aide de satellites de la
NASA. Selon eux, ce phénomène causé par
le réchauffement climatique va probablement
s'accélérer."A ce rythme, l'Arctique n'aura plus de glace pendant la saison d'été bien avant la fin de ce siècle", a déclaré Julienne Stroeve du Centre National des données sur les neiges et glaces (NSIDC). La zone gelée de l'océan arctique est normalement réduite à son minimum en septembre, à la fin de la fonte d'été. Le 21 septembre 2005, la banquise n'était que de 5,32 millions de km2, soit la plus faible superficie jamais mesurée par les satellites d'observation. "Avec 4 années consécutives de faible superficie de la glace arctique, on peut penser avec une assez grande certitude qu'un phénomène de fonte durable est en train de se produire. Cela indique clairement qu'il ne s'agit pas d'une anomalie de courte durée", a expliqué Walt Meier, un autre climatologue du NSIDC. Les experts du NSIDC ont calculé que la calotte glacière de l'Arctique se réduisait de 8% environ tous les dix ans. Cette réduction de la superficie gelée de l'océan arctique représente approximativement 1,3 million de km2, soit environ l'équivalent de deux fois la France. Ils ont également constaté que durant les quatre dernières années, il y avait eu environ 20% de moins de formation de glace durant l'hiver par rapport à la période 1978-2000. La température moyenne à la surface de l'océan arctique était entre janvier et août 2005, de 2 à 3 degrés Celsius plus chaude qu'au cours des cinquante dernières années. La disparition des glaces arctiques est accentuée par le fait que c'est dans les régions polaire que le réchauffement climatique est le plus important. Ainsi, entre janvier et août 2005, la température moyenne à la surface de l'océan arctique était de 2 à 3 degrés plus chaude qu'au cours des 50 dernières années. Cet été, le passage légendaire du Nord-Ouest dans l'Arctique canadien entre l'Europe et l'Asie était complètement navigable à l'exception d'une bande de 90 Km où flottaient des blocs de glaces. La route du Nord-Est, au nord de la côte sibérienne, était elle aussi totalement dépourvue de glace du 15 août au 28 septembre, ont aussi relevé les scientifiques du NSIDC.
(AP)
Des
Andes à l'Himalaya en passant par les Alpes, les
scientifiques font partout le même constat: les
glaciers fondent sous l'effet du réchauffement
climatique, menaçant les ressources en eau de
régions entières et contribuant à la
montée du niveau de la mer.S'il est observé sur l'ensemble de la planète, le recul des glaciers est particulièrement rapide dans les Andes. "Regardez! le Chacaltaya s'est scindé en deux", souligne le scientifique Edson Ramirez en montrant l'étendue glacée qui culmine à 5.300 mètres d'altitude à une heure de route de La Paz, en Bolivie. Le Chacaltaya était autrefois la plus haute piste de ski au monde mais plus personne n'a glissé sur ses pentes depuis 1998. La fonte du glacier a mis la roche à nu au milieu du glacier, qui a donc désormais deux langues. Edson Ramirez estime qu'il a perdu les deux tiers de sa masse dans les années 90 et n'a plus que 2% de sa taille initiale. Le Chacaltaya, qui contribue à l'alimentation en eau de la capitale bolivienne, aura disparu dans huit ans, selon M. Ramirez. "Certains petits glaciers comme celui-ci ont déjà disparu", précise le glaciologue bolivien. "Et beaucoup d'autres suivront dans les dix prochaines années." De l'Alaska au nord, à la Patagonie au sud, c'est tout le continent américain qui est concerné. Mais pas seulement. En Afrique de l'Est, les célèbres neiges éternelles du Kilimandjaro fondent. Et dans les Alpes et l'Himalaya, les changements sont frappants. "Sur les sommets himalayens, le rythme auquel les glaciers reculent est alarmant", constate le scientifique indien Rajendra Pachauri, qui dirige le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un réseau d'experts parrainé par l'ONU. "Et ce n'est pas un exemple isolé. J'ai vu des photos du Kilimandjaro prises il y a 50 ans et aujourd'hui: on voit la différence." Des preuves accablantes pointent du doigt le réchauffement du climat lié à l'activité humaine. Cette élévation des températures devrait se poursuivre tant que les gaz à effet de serre, essentiellement le dioxyde de carbone, s'accumuleront dans l'atmosphère. Une étude internationale menée en novembre a conclu que les températures hivernales avaient grimpé de 4 degrés sur une période de 50 ans dans l'Arctique, où la banquise ne cesse de reculer. Dans le même temps, la mer monte, grignotant le rivage d'îles du Pacifique, alors que les océans se dilatent sous l'effet du réchauffement et de l'écoulement d'eau douce provenant de la fonte des glaces du Groenland et d'autres régions. Des milliers de glaciers, notamment dans la région de l'Himalaya, rétrécissent. Dans l'ouest de la Chine, où l'eau provenant de leur fonte a créé une nouvelle rivière. Dans les Alpes italiennes, la couche de glace a fondu de 10% durant la canicule qui a frappé l'Europe en 2003, et pourrait s'évaporer totalement d'ici 20 à 30 ans. Sur toute la planète, le phénomène pourrait à terme compromettre l'approvisionnement en eau de régions entières pour la consommation humaine, l'agriculture et l'électricité. Au Pérou, 70% du courant est généré par des barrages hydroélectriques exploitant l'eau de la fonte des glaces andines... qui pourrait se tarir en grande partie d'ici dix ans, selon les autorités. Les glaciers, ces "châteaux d'eau du monde", sont le signe le plus visible que nous sommes dans la première phase du réchauffement de la planète, prévient Lonnie Thompson, éminent glaciologue de l'université de l'Ohio.
Il y a 150 ans, les cinq glaciers bavarois couvraient encore une superficie de 329 hectares. Aujourd'hui, ils n'en font plus que 98.
Alors que le réchauffement climatique provoque la fonte des glaciers qui à son tour menace les ressources en eau potable, un glacier du Chili risque d'être détruit pour exploiter un gisement d'or situé sous les glaciers de la vallée de San Felix. Ces glaciers alimentent deux fleuves et offrent l'eau la plus pure du Chili!. Pour extraire l'or et les autres métaux précieux métaux, il est prévu de détruire les glaciers (du jamais vu auparavant dans le monde) en y creusant deux énormes trous, l'un pour extraire les minéraux, l'autre pour y jeter les déchets (produits en grande quantité par les industries minières). Le nom de ce project est "Pascua Lama". Il va être mis en application par une entreprise multinationale dont George Bush père est l'un des actionnaires. Le gouvernement chilien a déjà approuvé ce projet, fixant la date de début des travaux dans le courant de l'année 2006, malgré l'opposition des agriculteurs locaux en raison de la pollution à prévoir des deux fleuves dont l'eau est utilisée pour l'irrigation des cultures, pour abreuver les animaux et pour la consommation humaine. Pour qu'une multinationale américaine puisse réaliser ses millions de dollars de profits, ce sont les ressources vitales de dizaines de milliers de personnes et l'équilibre écologique de toute une région qui vont être sacrifiés.
(AP) Le réchauffement de la planète pourrait faire fondre jusqu'à 3,35 mètres de la couche supérieure de permafrost dans la plupart des zones de l'hémisphère nord d'ici 2100, modifiant considérablement les écosystèmes de l'Alaska, du Canada et de la Russie, selon une étude gouvernementale américaine. Le permafrost est la couche de terre gelée qui a priori ne dégèle jamais. Si une telle quantité se met à fondre, "cela pourrait libérer des quantités considérables de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, et amplifier le réchauffement climatique", estime David Lawrence, chercheur du Centre national pour la recherche atmosphérique et auteur principal de cette étude. En conséquence, "nous sommes peut-être en train de sous-estimer la vitesse de l'augmentation globale de la température".
(AFP) Le système de courants qui parcourt l'Atlantique et garantit au nord-ouest de l'Europe des températures douces, pourrait être en train de se gripper à cause du réchauffement global, comme l'avaient prévu certains climatologues. Selon une étude publiée par la revue scientifique britannique "Nature", le courant tiède baignant les côtes européennes aurait enregistré une baisse de 30% de son débit depuis 1955. Le système de courants de l'Atlantique est formé d'une partie "montante" chaude, le célèbre Gulf Stream, prolongé par une branches "descendante" ramenant par l'ouest ses eaux refroidies vers l'équateur, où elles se réchauffent de nouveau. Si sa partie "montante" semble rester stable, les chercheurs ont noté une évolution préoccupante de la branche "descendante" du système. La chaleur du Gulf Stream apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe. Sans le Gulf Stream, Londres ou Paris connaitraient des hivers comparables à ceux du Canada. Montréal est en effet à la même lattitude que Bordeaux, situé dans le sud de la France. Le phénomène de circulation océanique est ralenti par une diminution du niveau de salinité, causé par la fonte de la calotte glaciaire arctique, elle-même provoquée par le réchauffement climatique. L'interruption du Gulf Streaml pourrait faire baisser de 4°C les températures moyennes en Europe. "Ce ne sera pas une chose instantanée, comme dans le film Le jour d'après, mais de l'ordre d'une décennie", souligne Meric Srokosz, de l'institut britannique de recherche sur l'Environnement NERC. "Nous ne parlons pas d'un nouvel âge glaciaire, mais d'hivers plus extrêmes et plus froids". L'Europe pourrait donc connaitre un refroidissement local au milieu du réchauffement global. Ces 2 tendances contradictoires ne s'annuleraient pas mutuellement mais alterneraient, avec l'influence froide prédominante pendant l'hiver, et l'influence chaude pendant l'été.
(AP/AFP)
La
température moyenne du globe ne doit pas grimper
au-delà de 2°C de plus qu'avant la
révolution industrielle (soit 1750). Au-delà
de ce point, les dégâts provoqués par le
réchauffement climatiques prennent une ampleur
catastrophique, explique le rapport dressé par trois
grands centres de réflexion: The Institute for Public
Policy Research (Grande-Bretagne), The Center for American
Progress (USA) et The Australian Institute.Au-delà d'une augmentation de 2°C de la température globale, les pertes agricoles, les risques de pénuries d'eau, les dommages irréversibles causés aux écosystèmes augmentent de façon significative, estime l'ICCT (International Climate Change Taskforce), qui s'appuie sur les données de l'UNFCCC, le groupe d'étude des Nations Unies pour le climat. A ce stade, les glaces de l'ouest de l'Antarctique et du Groenland risquent de fondre, les forêts ne seraient plus des puits de carbone mais des sources de CO2. Ne pas dépasser une hausse de 2°C doit être le nouvel objectif des dirigeants de la planète, recommande l'ICCT. Concrètement, cela revient à maintenir la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 400 ppm. Sachant qu'elle atteint déjà 379 ppm, le seuil critique n'est pas loin. Le rapport de l'ICCT s'adresse aux gouvernants, qui doivent «reconnaître que le changement climatique est à long terme la question la plus importante à laquelle la planète doit faire face», selon l'ancien ministre britannique Stephen Byers, co-dirigeant du groupe. Parmi les 10 recommandations du rapport figure également: - créer un G8 élargi, comprenant des pays en développement, consacré à la lutte contre le réchauffement climatique - porter à 25% la part de l'électricité produite à partir d'énergies renouvelables - établir un plan global d'action pour l'après 2012 incluant tous les pays de la planète.
(AFP) Tout retard dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre augmentera les probabilités de changements climatiques dangereux pour notre planète, selon de nouvelles analyses publiées par l'académie nationale américaine des sciences. "Tout retard provoquera un réchauffement plus important du globe et accélérera ce phénomène", a affirmé Michael Oppenheimer, un géophysicien à l'université de Princeton dans le New Jersey et co-auteur de cette étude. Citant plusieurs modèles informatiques, ce scientifique a expliqué que des délais dans l'application des mesures de réduction des gaz responsables du réchauffement de l'atmosphère, pourraient entraîner une désintégration accélérée des calottes polaires avec un impact important sur le niveau des océans, et une destruction étendue des récifs coralliens dans le monde. A l'inverse, une limitation rigoureuse des émissions de CO2 permettrait de limiter les dégats sur les coraux et de stabiliser les calottes polaires.
(AFP)
Le
président de la Royal Society (l'Académie
britannique des Sciences), Lord May, estime que les
conséquences du réchauffement
planétaire peuvent être comparées
à celles des "armes de destruction massive".Dans un discours, Lord May souligne que "les impacts du réchauffement planétaire sont nombreux et graves", citant la hausse du niveau de la mer, la modification du régime des eaux et "la fréquence accrue des événements extrêmes, inondations, sécheresses et ouragans". "Ces derniers ont des conséquences de plus en plus graves au point de pouvoir être comparées à celles des armes de destruction massive", ajoute-t-il. Les dégâts occasionnés par Katrina représentent "1,7% du produit intérieur brut" de 2005 des Etats-Unis et "il est concevable que la partie américaine du du Golfe du Mexique devienne effectivement inhabitable d'ici à la fin du siècle". "Des études récentes, menées avant Katrina, suggèrent que l'augmentation de la température à la surface des océans aura des effets très importants sur leur intensité", observe-t-il encore.
(AFP)
L'année
2005 jalonnée d'une série d'excès
climatiques, entre sécheresse amazonienne et
inondations multiples, est surtout remarquable par le nombre
de cyclones de forte intensité en Atlantique
Nord.Katrina, Rita, Wilma, trois cyclones de force 4 à 5, se sont succédé de fin août à mi-octobre sur les côtes du Golfe du Mexique, frappant à pleine puissance des zones très habitées de la Nouvelle-Orléans, de Floride ou de la presqu'île touristique du Yucatan, au Mexique. Avec treize tempêtes et treize cyclones (dont trois d'intensité 4 à 5) on a battu tous les records. Les tempêtes se caractérisent par des vents soufflant de 60 à 120 km/h, et les cyclones (ou ouragans) par des vents supérieurs à 120 km/h. La catégorie 5 décoiffe à plus de 200 km/h. A l'opposé, mais toujours dans le registre des records, l'Amazonie a éprouvé sa pire sécheresse depuis 1963. Dans l'Etat d'Amazonas, le plus grand du pays, des millions de poissons sont morts déshydratés dans les lits asséchés des cours d'eau. L'Institut de recherche environnementale d'Amazonie (IPAM) a directement incriminé le réchauffement climatique. L'Afrique australe a également été frappée par des sécheresses à répétition et menacée de famine. Pas une goutte de pluie n'y est tombée depuis janvier. A l'inverse, les inondations en Europe de l'Est ont fait 70 morts en plein mois d'août. Des régions entières ont été noyées en Suisse, dans le sud de l'Allemagne, en Autriche et en Roumanie, particulièrement touchée.
(L'Expansion) Les catastrophes naturelles n'ont jamais coûté aussi cher aux assureurs, selon un bilan annuel publié par le deuxième réassureur mondial Munich Re et qui fait référence en la matière: l'ensemble des dommages causés par ces catastrophes devrait coûter plus de 200 milliards de dollars, dont plus de 75 milliards à la charge des assureurs. C'est presque deux fois plus que les chiffres de 2004, précédente année record. Ces pertes s'expliquent par "une saison des cyclones particulièrement importante et destructrice", selon Munich Re. En touchant une région où de nombreux biens étaient assurés et en paralysant des installations pétrolières, le cyclone Katrina va peser à lui seul pour 45 milliards de dollars dans les comptes des assureurs.
(AFP) Les ministres et délégués de l'Environnement de 22 pays industrialisés et en développement ont tenu une réunion informelle au Groenland pour évoquer les effets dévastateurs des changements climatiques qui nécessitent une action immédiate. "La conférence a permis d'améliorer la compréhension commune de questions-clés des changements climatiques, et de soulever des idées innovatrices pour savoir comment aller de l'avant" a résumé devant la presse la ministre danoise Connie Hedegaard. "Il existe un consensus croissant sur le besoin d'agir maintenant. Et plusieurs ministres ont souligné que leurs pays ont déjà connu des conséquences économiques, sociales et environnementales sérieuses des changements climatiques", a-t-elle constaté. Fermée aux médias, et avec un seul conseiller autorisé par ministre, la conférence s'est déroulée dans une atmosphère "confidentielle franche et directe sans contraintes où l'on a pu parler ouvertement sans contraintes", s'est félicitée la ministre danoise. Le ministre chinois, Gao Guangshen, a observé pour sa part que les changements climatiques ont enlevé 3 à 6% du Produit intérieur brut (PIB) moyen de son pays de 1950 à 2000.
(AFP) L'augmentation des gaz à effet de serre provoque un réchauffement du climat à un rythme qui est "insoutenable" et dont les conséquences pourraient être plus rapides et plus importantes que prévu, affirme le gouvernement britannique dans un nouveau rapport. "Il est à présent évident que l'émission de gaz à effet de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a été multipliée par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable. Les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions ", affirme le Premier ministre Tony Blair dans la préface de ce rapport. Le rapport, intitulé "Eviter un changement climatique dangereux", compile les travaux de scientifiques réunis à l'occasion de la conférence sur le changement climatique, organisée à Exeter en février 2005. Le rapport affirme qu'il y a à présent "plus de clarté et moins d'incertitudes" concernant l'impact du changement climatique que ne le pensaient dans leur rapport de 2001 le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Celui-ci affirmait à l'époque: "il y a de sérieuses preuves que le changement climatique dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre se produit déjà, et que les émissions futures de gaz à effet de serre vont probablement augmenter les températures globales d'entre 1,4 et 5,8 degrés celsius au cours de ce siècle, avec un large éventail d'impacts sur la nature et les sociétés humaines." Or, affirme le rapport du gouvernement britannique, "dans bien des cas, les risques sont plus sérieux que précédemment estimé". Pour exemple, il cite "le récent changement qui se produit dans l'acidité de l'océan", ce qui "va probablement réduire la capacité d'absorber le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère et affecter la chaîne alimentaire marine dans sa totalité". Et avec de telles hausses de la température moyenne de la Terre, les conséquences sur la géographie de la planète seront majeures, estiment les scientifiques. Selon eux, une augmentation de 1,5 degré celsius à l'échelle de la planète pourrait ainsi être un seuil qui déclenche la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, tandis qu'une augmentation de 1 degré pourrait mener à un blanchissement du corail. Le rapport estime également que des solutions technologiques pour réduire de manière significative les émissions existent, et leur coût pourrait être "plus petit", parfois moitié moins, que ceux considérés jusqu'à présent.
(AP)
"Si
l'entente internationale fait défaut, si les
égoïsmes et l'irresponsabilité prennent
le dessus, le monde ne parviendra pas à enrayer la
machine infernale du réchauffement climatique", a mis
en garde vendredi Jacques Chirac, dans un message lu au
Sénat à l'occasion du troisième Forum
mondial du développement durable.En cas de désaccord international sur l'après-Kyoto, "ce siècle verra la résurgence de maladies que l'on croyait à jamais vaincues, la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, la ruine de régions entières et la montée inexorable des réfugiés du climat. Faute d'agir aujourd'hui, pendant qu'il en est encore temps, le monde court à un grand désordre, avec son cortège de conflits, de destructions et de souffrances. Confrontée au péril global du changement climatique, l'humanité doit prendre conscience de l'unité de son destin". Afin de "construire les accords qui suivront la première étape du protocole de Kyoto jusqu'en 2012", Jacques Chirac appelle donc à "vaincre les craintes et les égoïsmes" pour "proposer un système juste, à l'échelle de la planète". Le chef de l'Etat se félicite de l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C'est "un tournant décisif", mais "ce n'est qu'une première et modeste étape", dit-il. AP
Après un marathon de deux semaines sous l'égide de l'ONU, ils ont décidé d'avoir, pendant deux ans, des discussions informelles en vue "d'actions de coopération à long terme pour faire face au changement climatique". Les Etats-Unis, qui ont rejeté le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre, ne veulent pas entendre parler d'une extension des engagements de ce traité après son échéance en 2012. Ils ont même menacé pendant un moment d'opposer leur veto au lancement de ces pourparlers préliminaires, craignant qu'ils n'ouvrent la voie à une négociation sur l'"Après-2012". Mais après une ultime nuit de tractations, et alors que la plupart des délégations se déclaraient prêtes à ouvrir un nouveau cycle de négociations sans les Etats-Unis, ces derniers se sont finalement associés au consensus. Les Etats-Unis, qui n'ont publié aucun communiqué, n'ont pas expliqué leur retournement. Un haut responsable européen a souligné leur "isolement croissant" sur le dossier. Il a rappelé, devant quelques journalistes, qu'ils avaient "perdu progressivement" leurs alliés dans les négociations concernant le climat depuis leur sortie de Kyoto en 2001. Signe des temps, deux des pays qui les soutenaient encore, Australie et Arabie saoudite, ont fait défection à Montréal. L'Australie a refusé, comme Washington, de ratifier Kyoto. L'Arabie Saoudite freine depuis toujours les négociations de l'ONU sur le climat, parce qu'elle redoute de faire les frais d'un abandon du tout-pétrole, une énergie très émettrice de CO2. Interrogée de son côté sur le revirement américain, la ministre britannique de l'Environnement, Margaret Beckett, l'a attribué à "l'ambiance et à la dynamique" des travaux. Le Premier ministre canadien, Paul Martin, avait déclaré que l'effet de serre exigeait "une réponse mondiale". "Aucune nation ne peut s'isoler de la communauté internationale" face au réchauffement planétaire, avait-il lancé. "Ne prenons pas excuse de nos désaccords pour ne rien faire contre une menace planétaire", avait plaidé le lendemain l'ancien président américain Bill Clinton, dans une ambiance survoltée. La conférence de Montréal est la plus importante jamais depuis l'accord de Kyoto en 1997. Elle a été qualifiée "d'historique" par l'ONU et de "grand succès" par la ministre britannique de l'Environnement. Le ministre canadien de l'Environnement, Stéphane Dion, qui l'a présidée, s'est félicité qu'un dialogue pour l'avenir ait été ouvert. Greenpeace a jugé que la présence massive des ONG environnementales américaines expliquait en partie ce résultat. Le "dialogue", nom officiel des pourparlers préliminaires de 2006 et 2007, vise à faire revenir ultérieurement les Etats-Unis dans les négociations climatiques. Il cherche aussi à impliquer, dans l'action à long terme contre le réchauffement planétaire, les pays émergents comme la Chine et l'Inde qui ont ratifié le protocole, mais n'ont aucune obligation chiffrée dans le cadre de Kyoto.
(AP)
Sous
les applaudissements d'un parterre de diplomates et
défenseurs de l'environnement, Bill Clinton a
estimé à Montréal que l'administration
Bush avait "totalement tort" d'affirmer que la ratification
du protocole de Kyoto nuirait à l'économie
américaine.Avec "un sérieux et discipliné effort" pour développer des technologies économisant l'énergie, "nous pourrions atteindre et dépasser les objectif de Kyoto d'une façon qui renforcerait, et non pas affaiblirait, nos économies", a lancé l'ancien président américain. "Il ne fait plus aucun doute que le changement climatique est réel, qu'il s'accélère et qu'il est causé par des activités humaines", a ajouté Bill Clinton, fréquemment interrompu par des applaudissements enthousiastes. "Nous ne savons pas exactement quand ses conséquences arriveront, et quelle sera leur étendue, mais nous savons clairement qu'elles ne serons pas bonnes". Bill Clinton est un farouche défenseur du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effets de serre, destiné à lutter contre le réchauffement de la planète. Son vice-président Al Gore avait participé aux dernières négociations du protocole de 1997. Mais George W. Bush a ensuite refusé de ratifier le texte arguant que les réductions prévues porteraient atteinte à l'économie américaine.
(AFP) Le Royaume-Uni et la Suède sont les seuls pays européens signataires de l'accord de Kyoto susceptibles, au rythme actuel de leurs progrès, d'atteindre leurs objectifs de réduction d'émission de gaz à effet de serre, selon une étude britannique de l'IPPR (Institut de recherche en politiques publiques), un cercle intellectuel proche du gouvernement travailliste. 10 pays, parmi les 15 membres de l'UE signataires à l'époque du protocole, vont manquer leurs objectifs à moins d'agir de toute urgence. Suivant le principe de feux tricolores, l'IPPR attribue un feu vert au Royaume-Uni et à la Suède, un feu orange à la France, la Grèce et l'Allemagne et un feu rouge à dix autres pays, dont l'Italie et l'Espagne. "Nous approchons du point de non-retour pour le changement climatique", a affirmé Tony Grayling, directeur associé de l'IPPR: "Il reste fort peu de temps pour commencer à réduire mondialement les émissions de gaz à effet de serre, avant que des dégâts irréparables ne soient faits". "Il est vital que les pays de l'UE tiennent leurs promesses de réduire la pollution. Ils doivent agir maintenant pour revenir dans les objectifs de Kyoto, par exemple en économisant l'énergie et en investissant dans les énergies renouvelables", a-t-il ajouté.
(Reuters)
Réunis
pour deux jours à Sydney, six des principaux
pollueurs de la planète s'apprêtent à
créer un fonds pour encourager le
développement de technologies "propres" afin de
combattre le réchauffement climatique.Les pays membres du Partenariat Asie-Pacifique pour le développement propre et le climat, qui rassemble les Etats-Unis, l'Australie, le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l'Inde, émettent à eux seuls la moitié des gaz à effet de serre. Les dirigeants de 80 sociétés minières et autres compagnies d'énergie telles que BHP Billiton, Exxon Mobil et Rio Tinto, assistent à cette réunion de Sydney. "Le secteur privé et les gouvernements vont s'asseoir ensemble et chercher des solutions à certains de ces problèmes. Une fois qu'ils auront mis au point ces solutions, ils reviendront vers les gouvernements avec ces recommandations et nous devrons nous pencher sur les besoins financiers qu'elles requièrent ", a annoncé le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer.
Des manifestants rassemblés devant le centre de conférences où doit se tenir la réunion ont brûlé un buste taillé dans un bloc de charbon à l'effigie du Premier ministre conservateur australien John Howard, qu'ils accusent de sacrifier la protection de l'environnement sur l'autel du profit. Confirmant les craintes des écologistes, John Howard a déclaré: "l'idée que nous pouvons gérer le problème du changement de climat avec succès aux dépens de la croissance économique est non seulement irréaliste mais également inacceptable". Il a également indiqué que le gros du travail pour lutter contre le réchauffement climatique revenait au secteur privé. Assurant que la Chine était "tout à fait prête" à "réduire progressivement les émissions" polluantes, un représentant du gouvernement chinois a souligné que la priorité de son pays était de réduire la pauvreté. Les pays en développement ont des priorités différentes des pays développés, a renchéri le ministre indien de l'Environenment, évoquant lui aussi la pauvreté comme la priorité, ainsi que le développement des infrastructures.
L'Inde a ratifié le protocole de Kyoto (1997) qui n'impose qu'une obligation d'inventaire aux pays en développement, alors que les pays industriels ont une obligation de réduction des émissions polluantes. Avec des rejets de CO2 en hausse de 75% entre 1990 et 2003, l'Inde n'entend s'impliquer dans aucun engagement limitant sa consommation d'énergie. L'Inde explique avoir un "besoin crucial" d'énergie pour atteindre ses objectifs &e |