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Quelques livres contre la "pensée unique"
  Un autre regard sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires...

Nouvel ordre économique | Fin de la démocratie | Nouvel ordre mondial | Empire US | France | Ecologie, Santé


"Mes nuits avec Sarkozy - Chroniques d'un blogueur antisarkozyste, 2007-2012", Juan Sarkofrance


Le blog Sarkofrance avait été ouvert le 7 mai 2007 au matin, par un électeur Français, inquiet et triste, anonyme mais sincère, qui avait décidé de suivre chaque jour l'action du Président Sarkozy. Pendant 5 ans, nous n'avons rien oublié.


"Sarkozy, la grande manipulation - Dénonciation d'une imposture", Olivier Bonnet


Avril 2008. Les Français désavouent massivement Nicolas Sarkozy, au plus bas dans l'opinion. Comment comprendre qu'il soit parvenu à rassembler sur son nom 42,63% des inscrits, malgré ses insuffisances et excès qui éclatent aujourd'hui au grand jour ?

Illusionniste hors pair, il a bâti toute son ascension en jouant avec habileté de l'arme de la manipulation. Il a multiplié coups médiatiques et écrans de fumée, alternant séduction, démagogie, populisme, hypocrisie et falsification. Il s'appuie sur la tactique du clivage, opposant systématiquement les catégories de populations entre elles: chômeurs contre travailleurs, Français contre étrangers, secteur privé contre fonction publique Il exploite les peurs, attise les haines et souffle sur les braises. Au nom de la légitimité que lui confèrent ses presque 19 millions d'électeurs du second tour, il règne sans partage sur la moindre des affaires du pays. Il se mêle et décide de tout en véritable autocrate. La mutation à marche forcée vers une présidence absolue est en route.

Politique étrangère, économie, social, immigration: à travers nombre d'exemples précis, cet ouvrage s'attache à démontrer méthodiquement le gouffre entre le discours et les faits, dévoilant les rouages d'une stratégie de l'imposture permanente. En observateur impitoyable, le journaliste Olivier Bonnet brosse un tableau sans concession de la "rupture" sarkoziste. "Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas", avait juré le candidat.

De l'affaire de son appartement de l'Ã?le de la Jatte à la libération des infirmières bulgares, de la falsification de son bilan à ses rapports avec les grands patrons et les médias, en passant par ses démêlés avec la banlieue, l'escroquerie de ses mesures économiques ou encore le constant détournement du sens des mots, opéré pour rendre plus présentable une politique antisociale décomplexée, ce livre dévoile comment Nicolas Sarkozy a érigé le mensonge en véritable système de gouvernement.

L'auteur l'accuse d'avoir érigé le mensonge en système de gouvernement. Ã?galité, fraternité, solidarité, laïcité: un à un, le président Sarkozy s'attaque à tous les piliers de la République. Il met en garde le lecteur, au-delà des coups d'esbroufe, de l'agitation permanente et des manifestations de mégalomanie galopante, contre la déconstruction sociale méthodique et généralisée que veut imposer le maître de l'Elysée.

 
Olivier Bonnet, titulaire d'une licence de droit public et d'une maîtrise de Science Politique a fait ses premières armes de journaliste en 1991 à L'Ã?vénement du jeudi, formé par Guillaume Malaurie, Serge Faubert, Anne-Marie Casteret. Il est l'auteur, depuis février 2006, de Plume de presse, classé quatrième blog politique français par les spécialistes du site Wikio.fr et lu par plus de 100 000 visiteurs par mois.



"Un quinquennat à 500 millards - Le vrai bilan de Sarkozy", Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre


Il s'était présenté comme le candidat de "l'Ã?tat modeste", l'homme qui allait faire baisser les impôts des Français et gérer nos finances en bon père de famille. En janvier 2007, l'estimation la plus haute de son programme excédait à peine les 50 milliards d'euros.

Cinq ans plus tard, alors que Nicolas Sarkozy remet son mandat en jeu, l'heure du bilan a sonné. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les 53% d'électeurs qui ont cru à sa promesse de remettre les finances publiques d'aplomb n'en ont pas eu pour leur argent. Jamais le pays n'a été aussi endetté. Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, la France ne s'est appauvrie aussi rapidement.

La faute de la crise ? Pas seulement. Nicolas Sarkozy aura beau dire qu'il a été victime de circonstances exceptionnelles, la déferlante des subprimes puis la montée des dettes européennes, il lui faudra bien reconnaître que son absence de cap économique, une mesure en chassant une autre, a considérablement affaibli le pays. En multipliant les cadeaux aux plus riches et les réformes mal ficelées sans réduire les dépenses publiques comme il s'y était engagé, le Président a creusé le trou laissé par ces prédécesseurs.

Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy, journalistes économiques au Point et à Marianne, racontent l'histoire non officielle des grandes décisions du quinquennat. Et ils ont compilé les chiffres. Leur tableau donne une image inédite du bilan financier 2007-2011. Le vrai bilan, en quelque sorte. Détails de l'ardoise record de 500 milliards d'euros laissée par Nicolas Sarkozy aux Français.

 
Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy sont journalistes économiques au Point et à Marianne



"Le Président de trop", Edwy Plennel


Dans le Dorian Gray d'Oscar Wilde, un gentleman distingué se fait faire son portrait. Et voilà que le portrait se décompose, lui révélant sa propre corruption.

Le sarkozysme et les mécanismes de pouvoir qu'il convoque, sa violence sociale, politique et symbolique, nous renvoie à notre responsabilité. Comment avons-nous permis qu'un personnage si excessif multiplie les dérives, dont certaines préexistaient à son avènement: abus de pouvoir et bons plaisirs, passe-droits et conflits d'intérêts, confiscation oligarchique et privatisation partisane ?

Ce livre veut faire le portrait du sarkozysme: le pouvoir de nomination du président de la République; l'extension du domaine du secret; la logique verticale du pouvoir exécutif; la corruption du milieu journalistique; les courtisans; la façon, au fond, de ne pas aimer l'irruption de l'information irrévérencieuse, du désordre, de l'événement; la corruption des interlocuteurs syndicaux que l'on flatte pour qu'ils rentrent dans l'agenda du pouvoir...

Ces mécanismes qui existaient avant lui, Nicolas Sarkozy les exacerbe, aggravant les vices du présidentialisme français: il en ressort un pouvoir sans équilibre, portant en lui le risque d'un absolutisme. En cette époque troublée, il est urgent d'ouvrir les yeux sur la fragilité de notre République. Nous traversons une crise historique du capitalisme, vivons par le numérique une nouvelle révolution industrielle, voyons finir un cycle de domination de notre culture occidentale sur le monde. L'histoire du siècle précédent nous a appris combien ces périodes incertaines pouvaient mal tourner. Derrière le réquisitoire se posent des questions fondamentales: quel est le sens de ce pouvoir qui demande au peuple de sortir de sa servitude tous les cinq ans pour choisir son maître et, entre-temps, le contraint au silence et à la peur ? Le sarkozysme porte en germe le refus de la démocratie.

 
Journaliste, ancien directeur des rédactions du Monde, Edwy Plenel est cofondateur et président de Mediapart.



"Faits et gestes de la présidence Sarkozy - Volume 2, Finissons-en ! - Décryptage au jour le jour de la faillite d'un système", Mediapart, sous la direction d'Edwy Plennel


Une présidence entachée par les affaires politico-financières: l'affaire Bettencourt (évasion fiscale, dons illicites aux politiques) ou l'affaire Lagarde/Tapie (une justice qui s'efface pour permettre à l'homme d'affaires d'empocher plus de 400 millions d'euros).

Une présidence entachée par les scandales de ses ministres: les conflits d'intérêts d'Ã?ric Woerth, les condamnations pour racisme de Brice Hortefeux, les libertés prises avec l'argent public par Alain Joyandet et Christian Blanc...

Une présidence qui a révélé sa vraie nature idéologique avec l'indécent débat sur l'identité nationale, suivi de l'ignoble discours de Grenoble stigmatisant les Roms et les Français d'origine étrangère.

Autant d'indignants épisodes qui ne doivent pas cacher la faillite économique du pays: la dette abyssale de la France n'est pas la conséquence de la crise financière, mais bien plus le fruit d'une politique de gaspillage engendrée par le bouclier fiscal, la multiplication des niches et autres abaissements d'impôts. La Cour des comptes elle-même en a fait le constat. Et pourtant... C'est pour éponger ce gaspillage que les services publics sont démantelés, que 50 % des fonctionnaires partant à la retraite ne sont pas remplacés, que plus de 50 000 postes ont été supprimés dans l'Education nationale, que les mutuelles Santé seront surtaxées...

Cette présidence est aussi celle de la casse sociale. Sous le titre "N'oubliez pas !", le premier volume dressait le bilan de la présidence Sarkozy de la nuit au Fouquet's au lancement du grand emprunt national. La suite de l'inventaire se poursuit dans ce second volume: du débat sur l'identité nationale au budget d'austérité, ce livre recense les changements intervenus dans les dossiers tels que l'emploi, la justice, la constitution, l'environnement, la politique étrangère, la politique en matière d'immigration, la réponse à la crise financière... Sans oublier les affaires qui ont éclaté durant ce quinquennat et ont éclaboussé nombre de proches du Président.



"Faits et gestes de la présidence Sarkozy - Volume 1, N'oubliez pas ! - Décryptage au jour le jour d'une contre-révolution", Mediapart, sous la direction d'Edwy Plennel


La présidence Sarkozy n'est cependant pas qu'une avalanche de décisions, d'annonces désordonnées et de nominations de complaisance. De la nuit du Fouquet's au grand emprunt national, elle a remodelé en profondeur la société française et l'appareil d'Etat, fracturant le paysage social, hystérisant le débat public, organisant collusions et conflits d'intérêt entre groupes économiques et responsables politiques. Ce livre recense les changements intervenus.
 
 
 



"Chronique du règne de Nicolas 1er", Patrick Rambaud


"Même parvenu. Notre Précieux Souverain ne trouva point la paix en lui-même, tant il restait secoué en continu par des nervosités. Il ne bougeait que par ressorts. Si vous le retardiez dans sa course, vous démontiez la machine. Il marchait des épaules avec une façon personnelle de se dévisser le cou, remuant par courtes saccades.

Cette chronique raconte les premiers mois de notre nouveau souverain et de sa Cour, avec, pour respecter la tradition d'insolence de notre pays, un ton que j'ai voulu moqueur et distant."

Patrick Rambaud


"Nulle révélation dans ce pamphlet, mais une manière délectable de rappeler combien l'insolence est, plus que jamais, une vertu salutaire." - Frédéric Théobald, La Vie.

"Un exercice de style brillant, où émerge le regard d'un véritable moraliste de notre temps." - Le Magazine littéraire.

 
Patrick Rambaud est un ancien journaliste et cofondateur du magazine "Actuel". Auteur officiel de trente livres. Auteur officieux du double.



"Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier", Patrick Rambaud


"C'est parce que nous sommes nombreux à souffrir votre règne, Sire, que j'ai entrepris de le raconter, afin qu'en demeurent les péripéties et, oserais-je le dire, une manière de trace. La plume m'en tremble entre les doigts, mais Votre Compulsive Grandeur doit comprendre que, selon les lois de la nature et celles de la politique, la pluie succède au beau temps. Voici venue pour Votre Omnipotence la saison des orages."
 
 

 
Patrick Rambaud est un ancien journaliste et cofondateur du magazine "Actuel". Auteur officiel de trente livres. Auteur officieux du double.



"Troisième chronique du règne de Nicolas 1 er", Patrick Rambaud


La première Chronique fut scintillante et burlesque, quand la Cour s'installa. La Deuxième à la fois grave et ridicule, qui vit paraître la comtesse Bruni. La Troisième, que vous tenez en main, est plus sombre parce qu'elle présente un Souverain remodelé en Tarzan dans un pays devenu dépressif et répressif. P. R.

"Rambaud vous rend irrésistible la politique." - Ã?tienne de Montety, Le Figaro.

"Avec ce troisième volet, Rambaud prouve qu'il y a du Saint-Simon en lui. Il adore les torts, et encore plus les travers. C'est classique, limpide, sans fioritures." - François Cérésa, Madame Figaro.

"Le sabir du Prince et sa syntaxe approximative sont restitués avec une réjouissante drôlerie, les portraits à charge abondent." - Bernard Fauconnier, Le Magazine littéraire.

 
Patrick Rambaud est un ancien journaliste et cofondateur du magazine "Actuel". Auteur officiel de trente livres. Auteur officieux du double.



"Quatrième chronique du règne de Nicolas 1er", Patrick Rambaud


L'année qui court de l'été 2009 à l'été 2010 consacre la dégringolade de Nicolas Ier dans l'opinion. Les événements ne se succèdent plus pour s'effacer mais ils se chevauchent et restent en mémoire. De la cruelle estocade portée au duc de Villepin, en passant par les déboires du Prince Jean à l'Epad, ce ne sont que mensonges, rumeurs, coups de force et raclée électorale, jusqu'au feu d'artifice de l'affaire Woerth-Bettencourt que seules les vacances interrompent.

"On est ébahi par ce « bouffonnant Â» théâtre qui, sous la roulette de notre « Nicolas-de-bouillon », revit sous nos yeux mois après mois." - André Rollin, Le Canard enchaîné

"Style tout à la fois précieux, sarcastique, raffiné, insolent, cruel, d'une magnifique liberté. Rambaud se permet des folâtreries que le duc de Saint-Simon aurait réprouvées avec indignation." - Philippe Alexandre, Lire

 
Patrick Rambaud est un ancien journaliste et cofondateur du magazine "Actuel". Auteur officiel de trente livres. Auteur officieux du double.



"Cinquième chronique du règne de Nicolas Ier", Patrick Rambaud


L'année qui court du merveilleux texte de Grenoble jusqu'à la chute fracassante de l'Archiduc de Washington marque-t-elle un règne nouveau ?

La précédente chronique nous laissait sur le feu d'artifice de l'affaire Woerth-Bettencourt. Que de passions ! Que d'influence ! Mais l'ancien perce sous le nouveau, et les mallettes de billets circulent toujours, sans étouffer la crise économique.

Face aux menaces, le Prince de l'Elysée est serein. Il fait la leçon au marquis de Matignon, un cours de macro-économie à la pauvre Angela, et emprunte quelques drônes à son ami Obama. Moraliste ici, conseiller occulte là, taiseux et sincère, le Monarque nouveau genre décide même de libérer la Libye. Bref, préparer l'avenir partout sauf ici, car le chômage guette, et les juges travaillent: l'enfant de 2012 fera-t-il oublier les jacqueries ?

Les années passent, Patrick Rambaud reste, ainsi que son monarque préféré. La légende officielle, les tableaux dorés, les communications princières ne sont pas pour lui. Il poursuit sa cruelle et désopilante chronique, dressant ainsi le véritable tableau du règne... Et de sa fin.

 
Patrick Rambaud est un ancien journaliste du magazine "Actuel". Auteur officiel de trente livres. Auteur officieux du double.



"L'espion du Président - Au coeur de la police politique de Sarkozy", David Hassoux 


Bernard Squarcini n'a pas usurpé son surnom. "Le Squale" chasse depuis trente ans dans le milieu du renseignement, son élément. L'un après l'autre il a écarté tous ses rivaux. Il dirige aujourd'hui le plus puissant service de contre-espionnage que la France ait jamais connu: la Direction Centrale du Renseignement Intérieur.

La DCRI est l'oeuvre de Nicolas Sarkozy qui l'a créée le 28 juin 2008 et l'a confiée naturellement à celui qui nage dans son sillage depuis 2002. Bernard Squarcini était censé en finir avec la police politique qu'incarnaient les célèbres RG, soupçonnés de verser dans les secrets d'alcôve et les barbouzeries en tout genre. Officiellement, le "FBI à la française" devait se concentrer sur la seule défense de l'intérêt général. Au terme de notre enquête, nous pouvons l'affirmer: c'est tout le contraire. Jamais un service de renseignement n'aura été autant instrumentalisé au profit d'un seul homme, Nicolas Sarkozy.



"J'aurais voulu faire président", Thomas Legrand


Nicolas Sarkozy veut se représenter. Seulement, le problème c'est que pour être réélu Président encore aurait-il fallu être Président ! Depuis le remaniement de la fin 2010 Nicolas Sarkozy s'est lancé dans une grande opération de présidentialistation de sa personne. Au prix d'effort surhumain et sous le regard angoissé de son entourage, Sarkozy tente de se calmer, d'apparaître olympien, cultivé, arbitral... Bref celui qui veut faire Président est obligé de jouer un rôle de composition mais sa vraie nature, éruptive, survoltée, égotique le rattrape toujours... au grand dam de ses conseillers qui font preuve de plus ou moins de patience.

Nicolas Sarkozy est élu depuis mai 2007 mais il n'arrive toujours pas à sortir de la cabine d'essayage du costume présidentiel. Il faut pourtant qu'il soit prêt s'il veut avoir une chance, une petite chance, d'être réélu en 2012.



"Petit César: Comment a-t-on pu accepter ça...", Jean-François Kahn


« Chiche ! Je prends le risque. Ce livre est d'abord un défi. A ceux, à tous ceux qui n'ont cessé de me reprocher d'avoir "dit", sous prétexte qu'ils n'ont pas osé ou voulu "dire". J'en appelle aujourd'hui à leur honnêteté et à celle de tous les futurs lecteurs de ce livre. Toutes les pièces du dossier sont là. A eux de juger. Qui avait raison ?

Car, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui est le principal responsable. Avec ses qualités et ses défauts, il est ce qu'il est. Et ce qu'il est a toujours été transparent. Tout était d'emblée sur la table. S'il y a une responsabilité, elle est collective. Comment a-t-on pu accepter ça ? Et pourquoi ? Ce livre fera hurler certains. Tant mieux. Il est fait pour ça. Pour faire réagir. »

Jean-François Kahn



"Le président des riches - Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy", Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon


Depuis la parution du Président des riches en septembre 2010, les relations incestueuses entre le pouvoir politique et le monde de l'argent ont engendré de nouveaux rebondissements dans l'affaire Woerth-Bettencourt et dans l'incroyable feuilleton Lagarde-Tapie. Par ses amitiés et ses réseaux, Nicolas Sarkozy est toujours concerné. Ce qui est encore le cas dans la tourmente qui affecte les tableaux de la famille Wildenstein, ou le Mediator des laboratoires Servier. La violence des rapports sociaux atteint des sommets La réforme rétrograde des retraites, le mépris affiché envers les enseignants et les magistrats, l'appel à la xénophobie en sont des expressions. L'allégement de l'impôt de solidarité sur la fortune est emblématique de cette guerre des classes menée par les plus riches alors que les déficits et les dettes leur servent d'armes et de moyens de chantage pour que le peuple accepte la baisse du pouvoir d'achat et la destruction des services publics. Décidément, Nicolas Sarkozy est bien toujours le président des riches. Ce nouveau livre continue à apporter des faits, des analyses et des arguments qui justifient de mettre à bas la puissance de la finance et des spéculateurs sans foi ni loi qui règnent sans partage.
 
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, ont notamment publié Grandes Fortunes. Dynasties familiales et formes de richesse en France (Pavot, 1996), Sociologie de la bourgeoisie (La Découverte, "Repères", 2000) et Les Ghettos du Gotha (Seuil, 2007).



"Le contrat: Karachi, l'affaire que Sarkozy veut oublier", Fabrice Arfi


Enquêter sur l'affaire de Karachi, c'est un peu comme essayer d'ouvrir un coffre-fort enfoui dans les sous-sols de l'Ã?tat. Rares sont ceux qui veulent faire le casse avec vous.

L'affaire de Karachi débute le 8 mai 2002. Ce jour-là, à six mille kilomètres de Paris, onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN) sont tués dans un attentat à la voiture piégée au Pakistan. Al-Qaida est immédiatement désigné comme responsable. Très vite, la raison d'Ã?tat s'empare du dossier.

Comme dans une poupée russe, une deuxième affaire va s'emboîter dans la première. Les employés de la DCN morts à Karachi travaillaient à l'exécution d'un contrat d'armement signé en toute hâte le 21 septembre 1994 par le gouvernement d'Ã?douard Balladur. Un an avant l'élection présidentielle. Nom du contrat: Agosta. Montant de l'opération: 825 millions d'euros. Derrière Agosta se cache en réalité une incroyable affaire de corruption internationale où l'on voit défiler intermédiaires sulfureux, commissions occultes, paradis fiscaux et appétits politiques voraces.
Après plus de deux ans d'enquête, les auteurs livrent aujourd'hui de nombreux témoignages et documents inédits sur une affaire d'Ã?tats dont ils ont pu établir que l'un des principaux acteurs est un certain Nicolas Sarkozy. Un ouvrage aux multiples révélations qui jette une lumière crue sur le business étatique des ventes d'armes et son corollaire, le financement occulte de la vie politique française. Le trou noir de la République.



"La République des mallettes", Pierre Péan


La démocratie est-elle en train de tuer la démocratie, à bas bruit ?

L'actualité a égrené depuis quinze ans des scandales politico-financiers sans que nous ne puissions en comprendre la logique, s'il devait même y en avoir une. Après plus d'un an d'enquête, au cours de laquelle de très nombreux acteurs, jusqu'au sommet de l'Ã?tat, ont accepté de lui parler, à condition que cela soit souvent en « off », Pierre Péan met au jour bien des aspects passés inaperçus sur les activités dans les zones grises de l'Ã?tat. Dans toutes ces affaires, un seul enjeu : constituer un « trésor de guerre », en vue de la campagne présidentielle suivante. Ã? chaque fois, il s'agit de tirer la manne des grands contrats civils ou militaires.

Le durcissement de la législation sur le financement des partis a accouché d'un monstre : désormais, la pratique des rétrocommissions est devenue la règle d'un certain commerce international d'Ã?tat. Cette « République des mallettes » a pris le pas sur l'Ã?tat démocratique. Son fonctionnement et les décisions les plus stratégiques du pays semblent aiguillonnés, plutôt que par l'intérêt national, par le souci de perpétuer ce système et de le rendre le plus fluide possible par la constitution d'une oligarchie restreinte occupant les postes « stratégiques » : à la tête des grandes entreprises à capital public, à l'Ã?lysée et dans les ministères régaliens. Une oligarchie pour qui l'argent est devenu roi.

Ã? travers l'incroyable itinéraire de l'un des « facilitateurs » de ce système, personnage au passé des plus troubles, Pierre Péan démonte une à une les pièces d'un mécanisme qui, si nous n'y prenons garde, finira par ronger le système démocratique français, comme c'est déjà le cas en Russie ou en Italie.



"Au nom du Tiers-Etat", François Bayrou


 
Le pouvoir est verrouillé, le peuple n'y a plus aucune place, on est revenu à l'Ancien Régime. Depuis un quart de siècle, le pouvoir absolu de cette Ve République finissante, appuyé sur des forteresses financières et médiatiques, a réduit le peuple français à la condition du tiers état de 1789. Jamais la phrase de Sieyès n'a parti plus juste: " Qu'est ce que le tiers état ? Tout. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A devenir quelque chose. " Voilà des années que François Bayrou dénonce la crise de ce régime et la manière dont les clans se l'approprient. Sur ce thème, depuis la tribune de l'Assemblée nationale, il a pris comme cible les abus de pouvoir et défendu les droits du peuple français et du Parlement. Au nom du tiers état, ces textes de combat sont un réquisitoire contre le mépris des citoyens.