Maitres
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Stratégies
Planétaires


Quelques livres contre la "pensée unique"
  Un autre regard sur la mondialisation, la démocratie, les nouveaux pouvoirs planétaires...

Nouvel ordre économique | Fin de la démocratie | Nouvel ordre mondial | Empire US | France | Ecologie, Santé


"La 3è guerre", Stéphanie Aten


Nombreux sont ceux qui en ont rêvé, Stéphanie Aten l'a réalisé, même si ce n'est que dans son roman : les altermondialistes vont gagner la guerre contre le libéralisme, les puissances financières, les structures européennes moisies et antidémocratiques, l'OMC, le FMI, Monsanto... en bref, tous ceux qui étranglent les peuples de la planète pour donner libre cours à leur cupidité !
Suite du résumé

Présentation du livre en vidéo



"Rencontres au sommet", Michael Gama


Rares sont les endroits pouvant rassembler des commissaires européens, des responsables d'institutions internationales telles que l'OMC, la Banque mondiale ou le FMI, des patrons de multinationales, des hommes politiques de droite et de gauche, des directeurs de rédaction de grands médias...

Méconnus du grand public, le groupe Bilderberg et la commission Trilatérale réunissent périodiquement dans la plus grande discrétion, "à titre privé", des personnalités du monde entier qui toutes occupent les plus hautes fonctions dans leur secteur respectif. "Maîtres du monde", "gouvernement mondial"... ces réunions quasi secrètes focalisent les fantasmes de toutes sortes. Mais que s'y passe-t-il réellement, qui en sont les participants et dans quel but se retrouvent-ils ensemble ?

Michael Gama a réussi à rencontrer plusieurs participants à ces réunions et nous livre ici le matériau et les résultats de cette enquête singulière. On découvre ainsi la raison d'être et le fonctionnement de ces groupes mystérieux de même que les personnalités de leurs membres. Derrière la prétention démocratique de nos sociétés et le prétexte de l'intérêt général, c'est le jeu des intérêts particuliers et des conflits de puissance qui est alors mis à nu.


Interview de l'auteur au JT de France 3 le 23 janvier 2008:





"Les vrais Maitres du Monde", Luis Gonzalez Mata


L'ouvrage de Luis Gonzalez Mata bouscule tous les tabous de l'information. Il nous fait pénétrer dans le saint des saints du Pouvoir mondial.

Les vrais maîtres du monde, identifiés, retournés sur le gril par Gonzalez Mata, tiennent leurs assises au sein de la commission trilatérale et du club de Bilderberg, organismes paragouvernementaux regroupant, autour des dirigeants des multinationales, une pléiade de hauts fonctionnaires, ministres, chefs d'Etat, banquiers ainsi qu'un certain nombre de "personnalités-alibis": syndicalistes, journalistes, hommes politiques. Aux réunions participent une série d'invités choisis, nous dit l'auteur, en raison de leur anti-communisme viscéral et de leur philo-américanisme profond.

Gonzalez Mata nous entraîne au pas de charge au coeur même de cette toute-puissance économique, principalement américaine, qui dirige la politique mondiale, fait et défait les gouvernements, fomente les coups d'Etat, semant la corruption et le scandale par CIA. et Maffia interposées, soudoyant la provocation, décidant de la paix et de la guerre.

Au sein de l'Organisation sont examinés les grands problèmes internationaux de l'heure. Les recommandations qui s'ensuivent se traduisent, au niveau des gouvernements, par des décisions conformes aux voeux des "trilatéraux" et des "Bilderberger's". Ainsi fonctionne avec des fortunes diverses et quelques "bavures" ce super-gouvernement mondial qui inclut, en son sein, la plupart des responsables des principaux centres de décision gouvernementaux.

La politique et les affaires françaises ne sont pas absentes dans le récit coloré de Gonzalez Mata, témoin le chapitre titré "Objectif: De Gaulle ". Ainsi apprend-on que la candidature de Gaston Defferre en 1965, soutenue par l'Express, n'était rien moins qu'une opération lancée par les "Bilderberger's".

On connaissait déjà la liste des 17 membres français de la Trilatérale (1). Gonzalez Mata nous révèle celle des "invités" admis à plusieurs réunions (2).

L'ouvrage dévoile encore de nombreux points inexpliqués ayant trait aux "affaires" de ces dernières années: les affaires Matesa et jean De Broglie, la confession écrite par Aldo Moro, la personnalité à double face d'Oswald, agent fabriqué par la CIA pour servir de bouc émissaire lors de l'assassinat de Kennedy, ce même Oswald dont les indiscrétions calculées firent abattre les U 2 au dessus du territoire soviétique, marquant ainsi le point final à la conférence de Paris: "Pour le lobby militaire et anti-soviétique, toute entente avec l'Union soviétique se traduirait surtout par une chute de la tension internationale qui forcerait l'industrie militaire à réduire sa production" (p. 295).

Quelques-uns des pots-de-vin versés par les multinationales ? (en millions de dollars) : 4,6 par l'ITT, 20 par la Loockeed, 12 par la Tenneco à des personnalités de 22 pays, 27 par Control Data à des f fonctionnaires, 2,7 par UPJOHN (produits pharmaceutiques) à des fonctionnaires de 22 pays, 45 par la Northtrop pour la vente d'avions F 5, 56 par EXXON, 13 par la Gulf Oil. Tous ces dossiers enterrés sans bruit. Et puis 138 milliards de lires versés par les compagnies pétrolières aux partis politiques non communistes italiens.

Les petites vieilles qui font les poubelles, les gagnepetit qui se battent pied à pied contre le fisc, les salariés auxquels on enlève 1% de leur paie, seront réconfortés en apprenant qu'en 1974, en pleine crise pétrolière, la Chase Bank réalisait un bénéfice de 3 millions et demi de dollars... par semaine.


(1) Parmi lesquels des personnalités politiques telles : Raymond BARRE, Michel DEBATISSE, Michel CREPEAU, JeanPhilippe LECAT.

(2) Par exemple : Antoine PINAY, Guy MOLLET. Lionel STOLERU, Olivier GUICHARD, Jacques ATTALI, Pierre URI, Maurice FAURE, Jacques BAUMEL, F : Xavier ORTOLI, Pierre COT, Louis LEPRINCE-RINGUET, Maurice HERTZOG, Edgar
FAURE, Albin CHALANDON, Maurice FABRE, ARON, PLEVEN, PFIMLIN, etc...

(source: economiedistributive.fr)

 
Luis Gonzalez Mata est un ancien agent secret devenu journaliste, notamment pour le magazine Actuel.
Paru en 1979, ce livre fut l'un des premiers à révéler l'existence du Groupe de Bilderberg.



"Bertelsmann: Un empire des médias et une fondation au service du mondialisme", Pierre Hillard


Lorsqu'on parle d'un "think tank", on pense tout de suite à une institution américaine. On ignore souvent la puissance des fondations allemandes et leur capacité d'influence sur les politiques définies au sein de la communauté euroatlantique. Tel est le cas de la Fondation Bertelsmann, adossée à la grande entreprise du secteur de l'édition et des médias. Forte de plus de 300 collaborateurs, la Fondation est capable d'intervenir sur tous les grands sujets qui intéressent les acteurs de la mondialisation. Outre un engagement dans le domaine de la santé, il est peu de débats concernant l'avenir de l'Union européenne auxquels elle n'ait pas imprimé sa marque. Dans un contexte de tensions entre les Etats-Unis et l'Europe, la Fondation Bertelsmann se voit un rôle de médiatrice. Mais, ce qui l'intéresse surtout, comme le montre l'auteur, c'est d'imaginer les contours d'une "gouvernante mondiale". Alors même que la Fondation a largement contribué au consensus transatlantique des trente dernières années, la crise actuelle sert à la Fondation à rebondir: jamais, plaide-t-elle, on n'avait eu autant besoin de cadres globaux pour la communauté internationale. Cette enquête, remarquablement documentée, éclaire bien des décisions politiques des années récentes.
 
Pierre Hillard est docteur en sciences politiques et enseigne les Relations Internationales à l'ESCE (Ecole Supérieure du Commerce Extérieur). Spécialiste reconnu, il a déjà publié plusieurs ouvrages traitant des questions européennes et mondiales.



"La marche irrésistible du nouvel ordre mondial", Pierre Hillard


Toutes les époques ont leur idéologie. Ence début du XXIe siècle, le seul débris qui surnage après un siècle chaotique et tragique, c'est le mondialisme. Dans l'esprit de ses promoteurs, bien au-delà d'une coopération mondiale nécessaire et légitime, il s'agit d'abattre toutes les cloisons, et d'abord nationales, afin d'aboutir d'emblée à ce fameux village global décrit par le sociologue canadien Herbert Marshall Mcluhan. Comme le dit Guy Sorman: Le monde est ma tribu. Le but est de créer de grands blocs géoéconomiques standardisés européens, nord-américains, sud-américains, asiatiques, etc, au sein desquels les nations seront broyées et dont la réunion constituera l'armature d'une gouvernante mondiale.

Comme le rappelle Jacques Attali dans son ouvrage Dictionnaire du XXe siècle: Après la mise en place d'institutions continentales européennes, apparaîtra peut-être l'urgente nécessité d'un gouvernement mondial. Ainsi, ces blocs corsetés par la même idéologie et dont les populations auront été au préalable alignées dans leur structure mentale sur les critères édictés au sommet, accoucheront d'une humanité unie, interchangeable et nomade.

Cependant, l'aboutissement de ces ambitions longtemps prophétisées devra passer par des étapes bouleversant les structures politico-économiques des sociétés, qui ne seront pas sans conséquences militaires. Dans ces événements, la vie humaine comptera peu. D'ores et déjà, avec la mort probable de la Belgique, les réveils régionalistes en Espagne et en Italie, l'Europe de Bruxelles qui a programmé depuis longtemps la mise sous tutelle, sinon la destruction des nations, risque d'être exaucée dans ses entreprises au-delà de ses espérances. De leur côté, à travers le sanglant bourbier irakien, les Etats-Unis préparent activement la recomposition du Moyen-Orient... La tour de Babel tiendra-t-elle ?

 
Pierre Hillard est docteur en sciences politiques et enseigne les Relations Internationales à l'ESCE (Ecole Supérieure du Commerce Extérieur). Spécialiste reconnu, il a déjà publié plusieurs ouvrages traitant des questions européennes et mondiales.



"Skull and Bones - la vérité sur l'élite secrète qui dirige les Etats-Unis", Alexandra Robbins 


« Lors de ma dernière année d'étude (à l'université de Yale), j'ai rejoint la société secrète Skull and Bones, une société tellement secrète que je ne peux en dire plus Â» - Georges W. Bush

Un spectre hante l'Amérique. Le pays serait gouverné par une société secrète appelée Skull and Bones. Composé d'anciens élèves de l'université de Yale et fondé en 1832, ce club très fermé repose sur trois fondements : le principe de l'élection, le goût du secret et le développement d'un réseau. En effet, pour pouvoir être placé à des postes d'influence, le Bonesman est choisi et promet de taire à jamais son admission au sein de l'organisation. Skull and Bones intrigue par sa culture du mystère et l'exercice de son pouvoir occulte à travers l'Amérique. Un tel lobby aussi puissant qui fait du secret un objet de fétichisation méritait une enquête: Alexandra Robbins, journaliste d'investigation, elle-même ancienne élève de Yale, retrace ici l'histoire édifiante de cette société mystérieuse qui recrute parmi la crème de la crème de l'establishment. Un travail objectif et sérieux qui désamorce les fantasmes et permet de faire la part des choses entre mythe et réalité, entre conspiration et lobby.

 
Ce livre a été publié aux Etats-Unis sous le titre "Secrets of the Tomb - Skull and Bones, the Ivy League and the hidden paths of power".



"La décomposition des nations Européennes: De l'union euro-Atlantique à l'Etat mondial", Pierre Hillard


La deuxième moitié du XXe siècle aura été fondée sur un paradoxe. Des générations d'hommes politiques ont parlé de la " construction européenne " mais il semble s'agir d'un objectif qui, comme l'horizon, s'éloigne au fur et à mesure que l'on avance. En fait, avec les années qui passent, on assiste à la déconstruction, à la destruction des nations, sans que rien ne vienne les remplacer. Et l'on peut même se demander, hypothèse encore plus terrible, mais vraisemblable, si "faire l'Europe" ne consiste pas, en fait, à détruire les nations. L'historien allemand Rudolf von Thadden l'avait dit sans prendre de gants: "Pour faire l'Europe, il faut défaire un peu la France". La construction européenne fut fondée, dès l'origine, sur l'idée d'une renonciation à l'exercice de la souveraineté, sous prétexte que certains pays européens, l'Allemagne, en particulier, avait cédé, entre 1914 et 1945, au vertige de la puissance. On avait libéré les nations mais pour, aussitôt, les démanteler à nouveau. Confondant la puissance et la souveraineté, on s'imaginait que l'équilibre des puissances passait désormais par l'abolition des souverainetés.

Comme le montre Pierre Hillard, jeune et brillant connaisseur de l'Allemagne et des affaires européennes, on a, par cette politique de gribouille, permis à des forces fascistes et impériales de revenir sur le devant de la scène. Son nouvel ouvrage est l'occasion, pour lui, d'élargir le champ de son enquête: derrière le morcellement territorial des Etats, on ne retrouve pas seulement des organisations héritières du national-socialisme et des mouvements ethno-racistes, largement décrits dans son Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe: on recense, en fait, de multiples courants qui, de la droite à la gauche, militent pour la destruction des nations et, quelquefois consciemment, font le jeu de la mondialisation économique et politique, qui est, en fait, le produit du basculement des Etats-Unis d'Amérique dans l'impérialisme, comme l'avouent ouvertement les idéologues du gouvernement Bush. Pierre Hillard montre comment l'atlantisme, qui n'avait plus de raison d'être après la fin de la guerre froide, est devenu l'instrument de ce "mondialisme" que prônait, dès son élection à la présidence de la République, le père de l'Europe actuelle, Valéry Giscard d'Estaing.

Chercheur scrupuleux, Pierre Hillard reconstitue un certain nombre de réseaux et identifie les fondations qui, en Europe et aux Etats-Unis, s'emploient à saper les principes mêmes de la souveraineté des Etats, au nom des droits des minorités et au service du capitalisme prédateur qui caractérise notre époque, toutes ces tendances faisant le jeu de l'hégémonie américaine. Une hégémonie que Zbigniew Brzezinski décrivait, en 1997, dans un cadre spenglerien: la vocation américaine est désormais de contrôler l'Eurasie, pour réaliser l'empire occidental. C'est la logique mortifère d'une Europe carolingienne à la fois impuissante diplomatiquement et ravagée par les désordres économiques qu'engendre l'ordre américain pour détruire la seule Europe possible, celle des souverainetés pleinement exercées par des Etats nationaux, coexistant dans la paix et la prospérité. L'auteur de ce livre s'affirme de plus en plus, en effet, comme un observateur très précieux de la politique internationale. La clarté et la précision de ses analyses sont le meilleur antidote aux tours de passe-passe idéologiques dont se servent les manipulateurs de la démocratie.

 
Pierre Hillard est docteur en sciences politiques et enseigne les Relations Internationales à l'ESCE (Ecole Supérieure du Commerce Extérieur). Spécialiste reconnu, il a déjà publié plusieurs ouvrages traitant des questions européennes et mondiales.



"Géopolitique du chaos", Ignacio Ramonet 


La mondialisation, la logique des marchés et l'économie de l'information sont les nouveaux credo d'un monde où Ã?tats-nations, partis, gouvernements perdent leurs repères. Changement de paradigme: la promesse du bonheur n'est plus un projet de société, mais un produit.

Alors que triomphent, apparemment, la démocratie et la liberté, les censures et les manipulations font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants "opiums des masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes", distraient les citoyens et les détournent de l'action civique et revendicative. Dans ce nouvel âge de l'aliénation, les technologies de la communication jouent, plus que jamais, un rôle central.



"Guerres du XXIe siècle: Peurs et menaces nouvelles", Ignacio Ramonet


 
"Le spectre de désastres hantent désormais le monde. Ils appartiennent essentiellement à deux catégories. D'une part, les crises géopolitiques de type nouveau provoquées par l'hyperterrorisme, l'ultranationalisme et les fondamentalismes. D'autre part, les atteintes à l'écosystème qui sont à l'origine de catastrophes naturelles ou industrielles de très grande ampleur. Comment éviter ces nouveaux dangers qui menacent, à terme, la survie de l'humanité?"
 



"Démocratiser la mondialisation", Boutros Boutros Ghali


Nous sommes, chaque jour, les témoins des bouleversements que génère la mondialisation que certains redoutent, que d'autres portent aux nues. Mais l'effervescence intellectuelle qu'elle entretient, tout comme les peurs et les rejets violents qu'elle provoque, nous montrent que beaucoup reste encore à dire, à imaginer et surtout à faire. Boutros Boutros-Ghali, qui fut, tour à tour professeur de droit, ministre des Affaires étrangères d'Ã?gypte, secrétaire général des Nations unies et, aujourd'hui, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, nous livre sa vision des choses, dans ce contexte d'un monde à la recherche de son destin, d'une mondialisation en quête d'humanisme et de démocratisation.

Il faut à tout prix démocratiser la mondialisation avant que la mondialisation ne dénature la démocratie et avant que n'éclatent des conflits inédits dont les attentats du 11 Septembre 2001 pourraient bien constituer le funeste présage: Telle est la conviction de ce grand diplomate qui, à la lumière de sa longue expérience et des récents événements qui ont secoué le monde, libère sa parole pour nous faire partager ses espoirs d'un monde meilleur.