planétaires
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A la demande d'une meilleure sécurité dans les quartiers populaires, le gouvernement français et son ministre de l'intérieur ont répondu par une répression sans précédent, orientée non pas contre les vrais délinquants, mais contre les citoyens ordinaires, et souvent, aux mépris des droits de l'homme. Et une fois de plus, dans cette hystérie répressive, il y a 2 poids et 2 mesures... |
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Depuis 20 ans, le pouvoir réel a progressivement été transféré vers des organisations non-élues. (voir "La fin programmée de la démocratie"). Mais pour justifier leur raison d'être devant les électeurs, les gouvernements élus doivent montrer qu'ils agissent, et qu'ils ne sont pas seulement des "chargés de communication" dont le rôle se limite à annoncer à la population ce qui a été décidé ailleurs, en amont du pouvoir politique. Pour donner l'impression à la population qu'ils ont encore un pouvoir et donc que les élections ont encore un sens, les gouvernements font de la gesticulation sur les terrains qui leur restent. Tout l'art de gouverner consiste désormais à imaginer des mesures qui ont une visibilité dans la vie quotidienne des gens, mais qui ne sont pas contradictoires avec les intérêts des multinationales. Exemples
récents de ce type de mesures: la parité
homme-femme, le PACS, le quinquennat (élire un
président qui n'a plus de pouvoir pour 7 ans ou pour
5 ans, quelle importance!). Des larmes de crocodile L'objectif de réduire le nombre de morts sur la route est louable, mais il ne peut être crédible tant que le gouvernement ne s'attaque pas à la première cause des accidents graves, à savoir les poids lourds, toujours plus nombreux sur les routes en raison des méthodes de gestion des entreprises (flux tendus, sous-traitance et fabrication délocalisée), et aussi à cause des conditions de travail dans les sociétés de transport routier (temps de conduite au-delà des limites légales,vitesse excessive et conduite dangereuse au mépris de la sécurité, chauffeurs étrangers sous-payés et recrutés dans les pays d'Europe de l'Est où le permis de conduire peut être "acheté" grâce à la corruption). Le gouvernement reste également silencieux sur une autre cause majeure d'accident: la consommation massive de tranquillisants et de somnifères (la France est au premier rang mondial pour la consommation par habitant de ces produits). Lorsque
Nicolas Sarkozy déplore les morts sur la route, on ne
pourra s'empêcher d'y voir des "larmes de crocodile"
tant qu'il ne s'attaquera pas avec équité aux
causes du problème, et tant que le gouvernement ne
montrera pas une compassion équivalente pour les
morts beaucoup plus nombreux dus aux maladies ou aux
suicides causés par la misère et le
chômage, ainsi que pour les morts causés par la
pollution (9500 morts par an en France à cause des
particules cancérigènes émises par les
moteurs diesels, ou encore 16.000 morts en France pendant
l'été 2003 à cause de la canicule
causée par le CO2 lâché dans
l'atmosphère), sans parler des morts
causés par les poisons chimiques et les pesticides
contenus dans l'alimentation et dans l'eau. Le gouvernement
ne se préoccupe pas non plus des centaines de
milliers de victimes de l'industrie médicale et
pharmaceutique (à cause des effets secondaires des
médicaments, de la sur-médication, ou des
maladies
nosocomiales
attrapées par 7% à 12% des personnes
soignées à l'hôpital, et 22% des
personnes soignées dans les services de
réanimation selon les chiffres officiels. Les
infections nosocomiales causent 35.000 décès
en France chaque année en France; elles sont la
quatrième cause de mortalité en France, loin
devant les accidents de la route). Quand Sarkozy en fait trop C'est Jean-Claude Gayssot (ministre des transports du gouvernement Jospin) qui avait commencé à exploiter le thème de la sécurité routière en instituant les premières peines de prison pour les responsables d'accidents de la route. Mais
avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère
de l'Intérieur, une répression
policière hystérique et maniaque s'est abattue
sur les automobilistes, et sur les citoyens ordinaires en
général.
Entre Orwell et Kafka ! Les contrôles policiers sur la route sont devenus incessants. Des amendes (qui représentent souvent le dixième d'un salaire ordinaire) sont infligées pour la moindre broutille. Ainsi, des automobilistes se sont vu infliger des amendes pour défaut d'assurance, sous le prétexte qu'ils n'avaient pas signé une petite case présente sur le certificat d'assurance et dont 90% des gens ignorent l'existence. Sous cette case, en petits caractères, il est en effet précisé que le certificat d'assurance n'est pas valable sans la signature du titulaire.
Alors que les hôpitaux et le système éducatif sombrent dans un délabrement total, des moyens démesurés sont mobilisés pour traquer l'automobiliste: patrouilles banalisées qui se fondent dans la circulation pour surprendre les conducteurs qui n'ont pas mis leur ceinture ou qui utilisent leur téléphone portable, jumelles avec visée radar pour contrôler simultanément les excès de vitesse et le port de la ceinture, surveillance du trafic par hélicoptère, radars automatiques, etc. Pendant
ce temps, les véritables problèmes de
sécurité ne sont toujours pas résolus:
racket dans les écoles, incendies de voitures,
agressions, viols collectifs dans les caves des
cités, cambriolages, etc. Car cette répression
vise les citoyens ordinaires, et non les délinquants
qui sont utiles au gouvernement pour justifier la
réduction des libertés et pour maintenir la
population dans le stress et la peur.
La démesure de la répression Pour
un simple excès de vitesse sans accident, le citoyen
ordinaire peut désormais être condamné
à 1 ou 2 ans de prison. Or compte tenu des conditions
de détention et de la surpopulation carcérale,
être condamné à la prison en France,
c'est être condamné à être
tabassé, violé, au risque d'être
contaminé par le virus du SIDA, ou par la tuberculose
(en forte expansion dans les prisons à cause des
conditions sanitaires dégradantes qui y
règnent). Sans parler des humiliations
pratiquées par les gardiens (fouille au corps
quotidienne, etc). Par ailleurs, les radars automatiques et leur système informatisé pour l'envoi des PV ont démontré leur manque total de fiabilité. De nombreux automobilistes reçoivent des amendes pour des excès de vitesse qu'ils n'ont pas commis, sur des routes qu'ils n'ont jamais emprunté. Des retraités qui n'avaient pas bougé de chez eux, ou encore un agriculteur avec son tracteur ont reçu des amendes pour excès de vitesse (le tracteur avait été mesuré à 120 km/h). Au mépris des principes élémentaires de justice dans une démocratie, les amendes des radars automatiques sont générées par un processus entièrement automatisé. De la constatation de l'infraction jusqu'à l'envoi du PV, tout est fait par des machines, sans intervention humaine et sans contrôle. Même en cas d'erreur, l'amende (souvent équivalente à un mois de salaire) doit être payée immédiatement et sans possibilité de contester l'infraction. En cas de refus de paiement, le contrevenant risque une suspension de son permis de conduire. Le
résultat est que chaque conducteur vit
désormais dans la peur, même lorsqu'il respecte
le code de la route. Et cette peur fait peut-être
aussi partie des objectifs visés par cette
répression policière: créer un climat
d'oppression et de soumission, pour diminuer la
probabilité d'une réaction de la population
contre la véritable guerre sociale menée par
le gouvernement Raffarin sur le terrain
économique. 2 poids et 2 mesures, comme d'habitude Pour
le citoyen ordinaire, c'est donc la "tolérance
zéro". Mais pour les responsables de la corruption,
pour les entreprises et leurs crimes écologiques,
financiers, ou sociaux, la tolérance est
illimitée et l'impunité systématique.
(voir l'article "2
mondes, 2 ordres, 2 lois"
et les actualités)
En Novembre 2003, le magazine Auto Plus a utilisé une jumelle-radar pour prendre Nicolas Sarkozy en flagrant délit de "grand excès de vitesse", à 103 Km sur une portion de route limitée à 70, alors que le ministre se rendait à l'inauguration d'un radar automatique. Au retour, Nicolas Sarkozy a été à nouveau flashé à 99 km/h sur la même route limitée à 70. Pour le citoyen ordinaire, un dépassement de plus de 30 km/h entraîne au minimum la suspension du permis et une amende de 760 euros. Quelques
jours plus tard, les gendarmes ont intercepté une
voiture du ministère de l'Intérieur qui
roulait à 209 km/h sur l'autoroute, au lieu de 130.
Les occupants de la voiture étaient 3 policiers du
Service de protection des hautes personnalités (SPHP)
qui retournaient vers Paris après être partis
de Nantes, où ils avaient participé avec leur
ministre aux "Assises des libertés locales".
La réponse des citoyens Les
citoyens peuvent faire payer sa politique à Sarkozy
en lui infligeant une défaite maximale aux prochaines
élections. Autre moyen d'action plus immédiat:
utilisez le moins possible votre voiture afin de faire
baisser le chiffre d'affaires des industries automobiles et
pétrolières, qui feront alors pression sur le
gouvernement pour qu'il change de politique. Vous ferez du
même coup une bonne action pour
l'écologie... © Syti.net, 2003-2005 |
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THEMES
ASSOCIES
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Nous assistons actuellement à une dérive inquiétante du Droit pénal. Plusieurs nouvelles lois visent un même but: condamner le citoyen ordinaire à la prison, même lorsqu'il n'a commis aucun crime... |
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Le premier ordre, officiellement proclamé, s'applique au public, aux citoyens ordinaires. Le second ordre, qui régit réellement la société, s'applique aux détenteurs du pouvoir et aux organisations économiques. |
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Avec Nicolas Sarkozy et les lois Perben, on assiste en France comme aux Etats-Unis à l'émergence d'une nouvelle tendance politique: le "libéral-fascisme"... |
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Nicolas Sarkozy a décidé d'équiper les policiers avec le Taser, une arme à décharge électrique paralysante qui est dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme, ceux que Nicolas Sarkozy appelle avec mépris les "droits-de-l'hommistes". |
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Pour resserrer les liens avec leurs alliés, les Etats-Unis ont décidé de convertir l'Europe à l'idéologie de Bush, avec l'aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy... |
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Les raisons pour lesquelles Nicolas Sarkozy est un danger majeur pour la France... |
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Ces dernières années, la démocratie et les libertés n'ont cessé de se réduire dans les pays occidentaux, sous le double prétexte du terrorisme et de la délinquance. Il est désormais temps d'exiger la restauration de la démocratie. |
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Ce texte fondateur de la démocratie dans le monde est toujours révolutionnaire, tant ces droits de l'homme sont aujourd'hui bafoués dans les pays qui se disent démocratiques. |
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Les causes de la révolution de 1789 sont à nouveau réunies: injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. |
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Lancement de la Triple Grève pour sauver la planète et l'humanité. Un mouvement individuel, citoyen, et indépendant de toute organisation. |
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Une nouvelle guerre mondiale a commencé. C'est une guerre sociale et intérieure, une guerre d'élimination contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse. |
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Alors que les problèmes écologiques, démocratiques, économiques et géopolitiques s'aggravent dangereusement, le décalage se creuse entre les problèmes réels perçus par les citoyens dans leurs moments de lucidité, et les problèmes mis en avant par les dirigeants politiques et leurs relais médiatiques. |
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Il y a des images qui en disent plus long que des mots... Voici donc des photos de Nicolas Sarkozy qui révèlent les différentes facettes de son inquiétante personalité. |
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