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L'actualité au sujet de la mondialisation, de la démocratie, des stratégies de contrôle de la société. Pour un regard rapproché sur les mutations politiques, sociales, économiques, technologiques, et écologiques qui déterminent notre avenir. |
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(AFP/AP)
Le
président américain George W. Bush a
signé le "Military Commissions Act", une loi qui
légalise les "interrogatoires musclés" contre
les "suspects de terrorisme" et autorise le recours à
des méthodes assimilables à la torture, telles
que la privation de sommeil ou l'exposition au froid. Elle
autorise également la détention des suspects
dans des prisons secrètes à l'étranger,
et leur jugement par des tribunaux militaires. La loi
dénie aux prisonniers tout recours sur les conditions
de leur détention. Elle leur interdit
également de contester leur détention au nom
de l'habeas corpus auprès des tribunaux
américains. Des droits reconnus par la justice
ordinaire leur sont refusés. Enfin, la nouvelle loi
n'exige pas le concours d'un avocat.Le Sénat a rejeté les efforts des démocrates pour limiter à cinq ans la durée d'application de la loi, obtenir des rapports fréquents de l'administration sur les interrogatoires de la CIA et d'ajouter une liste de techniques d'interrogatoires interdites. Le sénateur républicain Arlen Specter a tenté de proposer un amendement rétablissant les droits à "l'habeas corpus" des suspects, mais sans succès. Ce principe est censé protéger des détentions arbitraires. "La loi que je signe aujourd'hui contribue à la sécurité de ce pays et adresse un message clair: ce pays est patient, il est honnête, il est juste, et nous ne reculerons pas devant les menaces contre notre liberté", a dit M. Bush avant de signer avec solennité le texte "à la mémoire des victimes du 11-Septembre". Cette
signature a ravivé l'indignation des organisations de
défense des droits de l'Homme. Pour elles, la loi
rompt avec la grande tradition américaine de
protection de la dignité humaine. L'Union
américaine pour les libertés civiles (ACLU)
estime que le Military Commissions Act est "une des pires
mesures en matière de libertés civiles jamais
promulguées dans l'histoire américaine"."Le président peut désormais, avec l'accord du Congrès, détenir indéfiniment des personnes sans les inculper, supprimer des protections contre des abus horribles, traduire des personnes en justice sur la base de rumeurs, autoriser des procès qui peuvent conduire à la peine de mort sur la base de témoignages obtenus en frappant des témoins", s'indigne son directeur Anthony Romero. Environ 200 personnes ont manifesté devant la Maison Blanche au moment de la signature d'un texte qui "fait honte à l'Amérique" et une quinzaine d'entre elles ont été arrêtées.
(AP) Le gouvernement de George Bush peut continuer de surveiller les communications de terroristes présumés aux Etats-Unis en attendant le résultat de son pourvoi en appel contre le jugement ordonnant l'arrêt de ces écoutes sans mandat judiciaire. Ainsi en a décidé la cour d'appel fédérale de Cincinnati. Le ministère de la Justice avait fait appel de la décision rendue en août par le tribunal fédéral de Détroit, qui avait déclaré inconstitutionnel le programme secret de surveillance intérieure mené par l'Agence nationale de sécurité (NSA), au motif qu'il s'agissait d'une violation de la vie privée et de la liberté d'expression. La procédure d'appel pourrait durer plusieurs mois. Le président Bush soutient que l'espionnage des communications entre les Etats-Unis et l'étranger est indispensable à la lutte contre le terrorisme.
(AP/AFP) La Chambre des Représentants a approuvé par 232 voix contre 191 un projet de loi prévoyant de légaliser le programme d'écoutes sans mandat judiciaire du président George W. Bush en incluant de nouvelles restrictions. Le texte légalise sous certaines conditions la surveillance des communications sans mandat judiciaire, en d'autres termes les écoutes illégales effectuées par l'administration Bush depuis 5 ans. Le président américain serait autorisé à demander des écoutes sous trois conditions peu contraignantes: le notifier aux dirigeants des deux chambres et aux commissions du renseignement; penser qu'une attaque est imminente et en expliquer les raisons plus tard en donnant les noms des personnes et groupes concernés; renouveler sa certification tous les 90 jours. Au mois d'août, un juge fédéral américain avait estimé que le programme secret de surveillance intérieure mené par la NSA, l'Agence nationale de sécurité, était inconstitutionnel et avait ordonné son arrêt immédiat, au motif qu'il viole les droits à la vie privée et à la liberté d'expression.
(lexpansion.com)
Les
Etats-Unis financent le développement d'un logiciel
capable de détecter les opinions exprimées
contre eux dans des articles de presse parus à
l'étranger. Un projet au nom de la lutte
anti-terroriste et qui inquiète les associations de
défense des libertés.Soucieux de protéger leur territoire, les Etats-Unis financent depuis l'été le développement d'un logiciel capable d'analyser les opinions exprimées sur eux dans les journaux ou d'autres publications à l'étranger, et bien sûr Internet. Le but: jauger la dangerosité de ces propos pour déceler le plus tôt possible les menaces qui pèsent sur un pays en guerre contre le terrorisme. Trois universités américaines &endash; Pittsburgh, Cornell et Utah &endash; ont reçu du ministère de la Sécurité intérieure une enveloppe de 2,4 millions de dollars sur trois ans. "Leur objectif est de développer des logiciels plus simples et plus efficaces, des algorithmes et des architectures mathématiques pour qu'ils soient utilisés dans une vaste gamme d'applications informatiques", explique Christophe Kelly, un porte-parole du ministère. Mais la mise au point pourrait prendre des années. Théoriquement, le programme pourra distinguer chaque nuance d'un article, de la haine à l'admiration. Un véritable défi pour les scientifiques qui s'essayent depuis des décennies à l'analyse informatique du langage humain et des sentiments. Pour s'aguerrir, l'université de Pittsburgh confrontera donc son logiciel à plus 270.000 articles parus entre juin 2001 et mai 2002 qui évoquent plusieurs sujets chauds, comme les discours de Georges Bush sur l'axe du mal, les détentions de détenus à Guantanamo, la ratification du protocole de Kyoto... Une fois sa fiabilité assurée, le logiciel notera chaque opinion détectée dans la presse. Un article clairement anti-américain pourra ainsi se retrouver rapidement sur le bureau des officiels. Mais le système ne se limitera pas à cette classification au coup par coup. En principe, le gouvernement américain pourra aussi sélectionner dans les archives toutes les données d'une source précise, qu'il s'agisse d'un forum de discussions, d'un organe de presse (180 dans le monde sont analysés pour l'instant)... ou d'un journaliste. Ce qui ne manque pas de susciter la polémique chez les associations de défense des libertés de la presse, qui craignent de voir certains journalistes catalogués "anti-patriotes". La loi interdit de constituer des données personnelles sur des citoyens américains, rétorque le ministère. En revanche, rien n'interdit les journalistes étrangers et, plus largement, toute parution, y compris américaine, d'être la cible du futur Big Brother de la revue de presse.
(Réseau Voltaire) Dans un jugement rendu le 14 juin 2006, le tribunal fédéral de Brooklyn a jugé que le gouvernement des États-Unis a le droit, dans le cadre des nouvelles lois sur l'immigration, d'arrêter tout non-citoyen des États-Unis se trouvant sur son sol, sur la base de sa religion, de sa race ou de son origine, et de le maintenir en détention aussi longtemps qu'il le jugera nécessaire. Ce jugement a été rendu dans le cadre d'un procès intenté par des immigrés musulmans arrêtés après le 11 Septembre. C'est la première fois que la Justice fédérale états-unienne prend position vis-à-vis de la discrimination qui a frappé des centaines de musulmans, raflés dans les semaines suivants les attentats de septembre 2001 et maintenus en détention préventive pendant des mois, avant d'être reconnus innocents, relâchés et pour la plupart expulsés du pays. Les rafles avaient été vivement critiquées par les défenseurs des droits des immigrés, mais aussi par l'inspecteur général du Département de la Justice des États-Unis. Ce dernier avait publié un rapport démontrant que le gouvernement n'avait fait aucun effort pour distinguer entre les suspects véritables et des immigrés musulmans ayant simplement commis des infractions mineures à la législation sur les visas. Les avocats des plaignants ont déclaré que ce jugement ouvrait la porte à une application bien plus vaste, permettant l'arrestation arbitraire et le maintien en détention sans justification de n'importe quel non-citoyen du pays, se trouvant sur le territoire des États-Unis. Un des avocats de la Coalition pour la défense des libertés civiques de New York, a déclaré: "Le gouvernement peut emprisonner indéfiniment n'importe qui, pour la raison qui lui plait, et la personne ainsi emprisonnée disparaîtra du radar du système judiciaire. Elle n'aura pas accès à un avocat, sa famille ne pourra obtenir d'informations sur sa situation ou son état de santé, elle ne pourra même pas savoir s'il a été arrêté ou non. Le prisonnier ne pourra même pas exiger de savoir pourquoi il a été arrêté. Le gouvernement a désormais le droit de faire tout cela, autrement dit de se comporter comme une dictature du temps de Pinochet".
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(Reuters) Le président George Bush a reconnu pour la première fois que des étrangers soupçonnés de terrorisme avaient été détenus en dehors des Etats-Unis par des agents de la CIA. Bush a argumenté en faveur de ce programme de la CIA visant à interroger des suspects, estimant qu'il s'agissait d'une source capitale de renseignements. "Notre sécurité dépend de notre faculté à obtenir ce genre de renseignements", a déclaré Bush. Le programme de la CIA avait été révélé l'année dernière par le Washington Post, et avait soulevé un tollé international contre l'administration Bush, laquelle n'avait jamais reconnu officiellement l'existence de tels centres de détention secrets.
Le Comité de l'Onu pour les droits de l'homme a appelé les Etats-Unis à fermer tous leurs centres de détention secrets et a rejeté le concept de "guerre contre le terrorisme" comme n'ayant aucune valeur juridique. Dans un rapport rendu public à Genève, le Comité, composé de 18 juristes indépendants, a exprimé ses inquiétudes sur les méthodes anti-terroristes utilisées par Washington en dehors de ses frontières, notamment en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo, et dans tous les lieux gardés secrets. Les informations sur les détentions secrètes sont "crédibles et incontestables", a affirmé le Comité, contredisant les dénégations de la délégation américaine. Les Etats-Unis "doivent immédiatement supprimer toutes les installations de détention secrètes. Ils doivent aussi garantir un accès rapide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à toute personne détenue en lien avec un conflit armé", a déclaré le Comité dans un rapport de 12 pages. Le Comité, chargé d'examiner le respect du Pacte sur les droits civils et politiques par chacun des 156 Etats signataires, étudiait le rapport des Etats-Unis, soumis avec sept ans de retard. Les experts ont rejeté l'argument de la délégation américaine selon lequel les dispositions du Pacte ne s'appliqueraient pas en dehors d'un Etat membre. On peut "s'interroger sur la raison pour laquelle ils tiennent tellement à ce que le pacte ne s'applique pas en dehors du territoire américain", a observé la présidente du Comité, la juriste française Christine Chanet. "Cette position juridique a quand même de grands avantages", a-t-elle ironisé devant la presse. Les experts ont en outre rejeté le concept de "guerre contre le terrorisme". Aux termes des Conventions de Genève, un Etat peut détenir un prisonnier de guerre jusqu'à la fin d'un conflit. "La «guerre contre le terrorisme», c'est complètement sémantique, ça n'a aucune valeur juridique", a relevé Mme Chanet. Prise au pied de la lettre, l'expression signifie que "des gens peuvent être détenus éternellement", a dénoncé Sean Shearer, un membre australien du Comité.
(AFP) La Cour suprême américaine a jugé que le président Bush avait outrepassé ses pouvoirs en instituant des tribunaux militaires à Guantanamo pour juger les "combattants ennemis" dans le cadre de sa guerre contre le terrorisme. George W. Bush a déclaré qu'il prenait "au sérieux" la décision de la Cour suprême. Les juges ont estimé que les tribunaux instaurés par le président Bush violaient la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. La Convention de Genève "tolère de toute évidence une grande flexibilité pour juger les personnes capturées pendant un conflit armé. Ses exigences sont générales, conçues pour s'adapter à une grande variété de systèmes judiciaires. Elles n'en sont pas moins des exigences.
(Reuters/AFP)
Le
Pentagone a réaffirmé la
nécessité de la prison de Guantanamo, dans une
base américaine sur l'île de Cuba,
malgré la décision de la Cour suprême
des Etats-Unis annoncée quelques heures plus
tôt. Celle-ci a jugé que les tribunaux
militaires créés par le président
George Bush dans la foulée des attentats du 11
septembre 2001 pour les prisonniers de Guantanamo
étaient illégaux.Le président Bush a déclaré qu'il n'avait encore pris connaissance de la totalité du jugement mais il a affirmé que la décision de la Cour Suprême serait "prise au sérieux". Il a également précisé que son administration allait entamer des consultations avec le Congrès pour trouver une solution. Jusqu'à présent, seuls dix des 450 prisonniers détenus à Guantanamo ont été mis en accusation devant ces tribunaux. Le commandant de la prison de Guantanamo avait d'ores et déjà déclaré, avant la décision, qu'un tel avis de la Cour suprême n'affecterait pas le fonctionnement du camp. "La décision d'aujourd'hui n'affecte en rien la capacité du président, en tant que commandant en chef des armées, à incarcérer des ennemis combattants. Elle ne fait que poser la question du procès par des commissions militaires", a fait remarquer un responsable à Guantanamo. Après l'annonce de la décision, un porte-parole du Pentagone a réagi en ces termes: "Guantanamo est un important centre de détention et de recherche de renseignements. Il y a là-bas des gens dangereux". De son coté, le ministre américain de la Justice Alberto Gonzales a défendu les tribunaux militaires spéciaux de Guantanamo, estimant qu'ils pourraient avoir un "rôle vital dans la guerre contre le terrorisme". "Nous examinons soigneusement la décision de la Cour suprême et nous avons l'intention de travailler avec le Congrès pour établir des procédures qui puissent satisfaire les demandes de la Cour suprême. Mais nous continuons de croire que les tribunaux militaires pourraient avoir un rôle vital dans la guerre contre le terrorisme", a dit M. Gonzales. Interrogé sur le transfert secret de prisonniers par la CIA vers des pays où ils risquent la torture, notamment l'Egypte, M. Gonzales a refusé de confirmer de tels cas estimant qu'ils relevaient des "activités de renseignement".
(AP) La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a exhorté les Etats-Unis à fermer dès que possible le centre de détention sur la base de Guantanamo, à Cuba, où sont incarcérés des hommes suspectés de terrorisme. S'exprimant au nom de l'Union européenne, elle a déclaré au Parlement européen que le centre de détention était un motif de "véritable inquiétude" et l'a qualifié "d'anomalie". "Le gouvernement américain doit prendre des mesures pour fermer le camp dès que possible", a ajouté Mme Plassnik dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.
(Reuters)
Les
Etats-Unis ont choisi le général Bantz J.
Craddock, qui supervise le camp américain de
Guantanamo, pour succéder à James Jones au
poste de commandant suprême des forces alliées
de l'Otan en Europe.Le commandant suprême de l'OTAN est automatiquement attribué à un militaire américain mais le secrétaire général de l'Otan est toujours un ressortissant européen - actuellement Jaap de Hoop Scheffer. En tant que commandant de l'armée américaine pour le sud des Etats-Unis, Craddock a sous sa responsabilité le camp américain de la "guerre contre le terrorisme" de Guantanamo.
(Reuters) La lutte contre le terrorisme a généré une recrudescence d'atteintes aux droits de l'homme dans le monde, certains pays fermant les yeux sur les violations commises par leurs alliés, estime Amnesty International dans son rapport annuel 2006. Accusant certains pays comme les Etats-Unis de pratiquer une politique de "deux poids, deux mesures", l'organisation de défense des droits de l'homme dans le monde écrit que leur crédibilité a été entamée par les cas de tortures de détenus dans des pays tiers ainsi que par d'autres sévices. Pour Amnesty, la guerre contre le terrorisme lancée à l'initiative des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 a porté atteinte à l'existence de citoyens de base et certains gouvernements ont "sacrifié à leurs principes" en fermant les yeux sur des violations. "La brutalité croissante de semblables incidents dans le monde entier l'an dernier vient à nouveau nous rappeler de façon cruelle que la «guerre contre le terrorisme» a échoué et continuera à le faire tant que les droits de l'homme se verront accorder la priorité sur d'étroits intérêts de sécurité nationale", estime Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty. Le document cite le camp de détention de la base américaine de Guantanamo, sur l'île de Cuba, et accuse la Russie et la Chine, également membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, de bafouer régulièrement les libertés fondamentales.
(AP) Dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme", le Pakistan a enlevé plusieurs centaines de personnes, et les a détenues dans des lieux tenus secrets ou livrées aux autorités américaines contre de l'argent, dénonce Amnesty International dans un rapport. "Le gouvernement pakistanais a commis de nombreuses violations des droits de l'Homme en raison de sa coopération avec la 'guerre contre le terrorisme' conduite par les Etats-Unis. Des centaines de personnes ont été arrêtées arbitrairement" et beaucoup ont été victimes de "disparitions forcées" en étant détenus dans des lieux tenus secrets", souligne l'organisation de défense des droits de l'Homme. Selon ce rapport intitulé "Les droits de l'Homme ignorés dans la guerre contre le terrorisme", les droits fondamentaux des suspects pakistanais et étrangers sont systématiquement violés par le Pakistan, et de nombreux suspects ont été torturés ou maltraités. "Le droit à l'habeas corpus (droit de comparaître devant un tribunal et de pouvoir contester la légalité de sa détention) a été systématiquement ignoré". Des centaines de suspects ont été remis en secret aux Etats-Unis et transférés sur les bases américaines de Guantanamo, à Cuba, de Bagram en Afghanistan, ou dans des lieux de détention secrets, précise Amnesty. Les victimes des violations commises dans la "guerre contre le terrorisme" incluent des Pakistanais et des ressortissants étrangers, des hommes, mais aussi des femmes et des enfants (parfois retenus en otages) ou encore des journalistes ou du personnel médical, note l'ONG. Les accusations d'Amnesty se fondent notamment sur des entretiens avec d'anciens détenus et intervient alors que le président pakistanais Pervez Musharraf a révélé il y a quelques jours dans ses mémoires que son pays avait capturé 689 terroristes présumés et en avait remis 369 à Washington, récupérant de l'argent. "Nous avons obtenu des récompenses de plusieurs millions de dollars", raconte le président pakistanais, sans donner de chiffres précis, dans son livre "In The Line of Fire" ("Dans la ligne de feu"). La pratique américaine consistant à offrir des récompenses pour la remise de suspects de terrorisme non identifiés au préalable a conduit à la détention illégale d'innocents, souligne Claudio Cordone, directeur de recherche à Amnesty International. "Des chasseurs de prime, dont des policiers et des habitants locaux, ont capturé des personnes de différentes nationalités, souvent apparemment au hasard, et les ont vendues" aux Etats-Unis, souligne Angelika Pathak, chargée de recherche sur l'Asie du Sud à Amnesty. Selon elle, les récompenses offertes par les Etats-Unis ont conduit aux violations des droits des suspects arrêtés au Pakistan. "Des centaines de personnes ont été prises dans des rafles, beaucoup vendues aux Etats-Unis comme «terroristes» simplement sur la parole de leur ravisseur", explique M. Cordone. "La route vers Guantanamo commence littéralement au Pakistan". Amnesty cite le cas de trois femmes et cinq enfants, dont un bébé, arrêtés en même temps qu'un membre présumé d'Al-Qaïda, Ahmed Khalfan Ghailani, en juillet 2004 à Gujrat, dans l'est du Pakistan. On ne sait pas, deux ans plus tard, ce que sont devenus ces femmes et ces enfants, indique l'ONG.
(Reuters)
George
Bush a confirmé la nomination du
général d'aviation Michael Hayden à la
tête de la CIA, un choix loin de faire
l'unanimité, y compris dans les rangs
républicains, notamment parce qu'il s'agit d'un
militaire.Cet officier âgé de 61 ans succédera à Porter Goss, qui a remis sa démission sans motiver son geste, après moins de 20 mois à cette fonction. Nombre d'élus, jusque dans le camp présidentiel, estiment toutefois qu'il n'est pas le mieux à même de reprendre l'Agence centrale du renseignement. D'abord parce que la nomination d'un militaire déséquilibre les rapports entre la CIA et le Pentagone. Ensuite parce que c'est le général Hayden qui avait proposé à Bush un programme d'écoutes téléphoniques élargies des citoyens américains, à l'origine d'une vaste polémique.
Documentaire d'une heure à voir sur Google Vidéo, "Loose Change" réunit un ensemble d'éléments qui remettent en cause la version officielle à propos des attentats du World Trade Center, du Pentagone, ainsi que du crash du 4è avion. Accablant pour l'administration Bush. (version originale sous-titrée en français)
(Reuters)
Alors
que George Bush achève la première
moitié de son deuxième mandat, son
héritage de politique étrangère est de
plus en plus contesté.Bourbier irakien, résurgence de la guérilla en Afghanistan, enlisement des efforts de paix au Proche-Orient, défis nucléaires lancés par la Corée du Nord et l'Iran, catastrophe humanitaire au Darfour: autant de dossiers que brandissent les adversaires du chef de la Maison blanche comme un lourd passif. L'intervention américaine en Irak est de moins en moins acceptée dans l'opinion publique, au fur et à mesure que s'allonge la liste des pertes. Chaque jour, deux ou trois soldats américains sont tués en Irak et le pays paraît s'enfoncer toujours plus dans la guerre civile. "Le monde connaissait beaucoup de problèmes quand Bush est devenu président en 2001. Mais, à chaque fois, il a fait en sorte que ces problèmes deviennent des menaces", estime Ivo Daalder, de la Brookings Institution, qui fut l'un des conseillers du président démocrate Bill Clinton. Pour le démocrate Daalder, qui a écrit un ouvrage sur la politique étrangère de George W. Bush, la guerre en Irak a été "une bourde stratégique fondée sur une vision du monde totalement erronée". Selon lui, le président doit se rendre compte que les Etats-Unis ne peuvent agir sans tenir compte des lois et des institutions internationales, comme si eux seuls détenaient la vérité. Malgré sa promesse de lutter contre la prolifération, George Bush n'a pu empêcher la Corée du Nord de poursuivre ses recherches et d'annoncer son premier essai nucléaire, ni l'Iran de continuer à enrichir de l'uranium. Sur le dossier nord-coréen, particulièrement, ses adversaires reprochent au président américain son intransigeance dans les discussions avec Pyongyang et l'accusent d'avoir fini par "braquer" ses interlocuteurs.
(Reuters) Le journaliste américain Bob Woodward affirme dans un nouveau livre-enquête que l'administration Bush dissimule le degré de violence auquel sont exposées les forces américaines en Irak. Dans un entretien accordé à la chaîne CBS, il souligne qu'en moyenne les soldats américains essuient une attaque toutes les 15 minutes. "On arrive au point où 800 à 900 attaques sont recensées chaque semaine. Cela fait plus de cent par jour. Les experts du renseignement estiment que l'année prochaine sera pire mais, en public, notre président et le Pentagone disent que les choses vont s'améliorer". Dans son livre, "State of Denial" (Etat de Déni), Woodward rapporte aussi une phrase que Bush aurait prononcée devant des élus républicains invités à la Maison blanche pour discuter de la situation. "Je ne me retirerai pas (d'Irak) même si Laura et Barney sont les derniers à me soutenir", aurait-il dit, en faisant allusion à son épouse et à leur chien.
(AFP) Tous les voyants des sondages sont au rouge pour le parti du président Bush à quatre semaines des élections parlementaires, faisant souffler un vent de panique dans la droite américaine. Une rafale de sondages montrant tous que l'opposition démocrate distance largement le parti républicain. L'écart s'est creusé pour se situer entre 13 et 23 points dans quatre sondages réalisés entre jeudi et dimanche. Plus inquiétant encore, les démocrates semblent avoir réussi à persuader l'opinion qu'ils gèreraient mieux tous les grands dossiers du jour - non plus seulement l'économie, ou le système de santé, leurs traditionnels points forts, mais même, pour la première fois, la lutte contre le terrorisme. Le regain de faveur dont avaient profité le président George W. Bush et sa majorité en septembre n'est plus qu'un lointain souvenir: le bénéfice des cérémonies du cinquième anniversaire du 11 Septembre et d'une brève session parlementaire tout entière consacrée aux dossiers de sécurité nationale semble s'être évanoui. Depuis lors, l'argumentaire officiel sur l'Irak a été sérieusement remis en cause par un rapport du renseignement montrant que la guerre lancée en 2003 alimentait le terrorisme, et par le livre événement du journaliste Bob Woodward, en tête des ventes sur amazon.com. Et surtout, les républicains souffrent du contrecoup dévastateur d'un scandale sexuel mettant en cause l'un de leurs élus et leur état-major à la Chambre des représentants, dont l'attitude est condamnée par les trois quarts des Américains (sondage CNN). "C'est sûr, l'affaire Foley (du nom du parlementaire accusé d'avoir flirté avec des lycéens travaillant au Congrès) n'a pas été porteuse", a déclaré mardi le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow avec un art consommé de la litote. "Mais il va y avoir beaucoup d'instabilité" dans les sondages et l'actualité d'ici aux élections, a-t-il ajouté. De fait, la victoire n'est pas encore acquise pour les démocrates: le Washington Post estime leurs gains entre 7 et 30 sièges à la Chambre des représentants, alors que seule la conquête d'au moins 15 sièges leur accordera la majorité.
(AP)
Le
député républicain Mark Foley
(en
photo)
a été contraint de démissionner
après la révélation de l'affaire. Il
est accusé d'avoir échangé des
courriels à contenu sexuel avec des lycéens
travaillant à mi-temps au Congrès.Sa démission n'a pas calmé la tempête au Capitole. Des groupes conservateurs et certains journaux réclament à présent la tête de Dennis Hastert, le président de la Chambre des représentants, accusé d'avoir fermé les yeux sur ces actes dont il aurait eu connaissance. Le numéro deux de la Chambre estime pour sa part que Mark Foley mérite la prison. Ironie de l'histoire, il pourrait en effet tomber sous le coup d'une loi portant son nom contre la pornographie pédophile sur Internet.
(AFP/AP) Le Sénat américain a publié un rapport démontant une à une les justifications de la guerre en Irak, et donnant à l'opposition démocrate de nouvelles munitions contre l'administration Bush à l'approche des élections de novembre. Alors qu'aujourd'hui encore l'administration et la majorité cherchent à contrer l'impopularité de la guerre en Irak en en faisant le "front central de la guerre contre le terrorisme", le rapport établit plus clairement que jamais que le régime de Saddam Hussein n'était absolument pas allié au réseau terroriste Al-Qaïda, responsable des attentats du 11-Septembre. "Saddam Hussein n'avait pas confiance en Al-Qaïda et considérait les extrémistes islamiques comme des menaces contre son régime, refusant toutes les demandes d'Al-Qaïda pour une aide matérielle ou opérationnelle", affirme la commission du Renseignement. Cette conclusion, en plein cinquième anniversaire du 11-Septembre, va directement à l'encontre de plusieurs déclarations du président américain. Le 21 août 2006 encore, George W. Bush a évoqué l'ancien président irakien "Saddam Hussein, qui avait la capacité de fabriquer des armes de destruction massive, qui payait des kamikazes pour tuer des vies innocentes, qui avait des relations avec Abou Moussab al-Zarqaoui", l'ancien chef d'Al-Qaïda en Irak tué en juin 2005. En fait, affirme le rapport, "les informations obtenues après guerre indiquent que Saddam Hussein avait tenté en vain de localiser et capturer Zarqaoui" en 2002. Le rapport, décrit par l'opposition comme une "mise en accusation" de l'administration Bush, dément également ses affirmations sur le danger que représentait le régime. En particulier, l'Irak ne disposait ni de programme nucléaire actif, ni de laboratoire mobile pour la fabrication d'armes biologiques. Par ailleurs, les sénateurs dénoncent l'exploitation excessive des "fausses informations" fournies par un groupe d'irakiens exilés, le Congrès national irakien d'Ahmed Chalabi. Ils soulignent que l'administration a décidé durant l'été 2002 de continuer à subventionner le CNI alors même que "l'agence du renseignement militaire - DIA - avertissait (en octobre 2002) que le CNI était infiltré par des services de renseignement hostiles et utiliserait cette relations pour promouvoir ses propres objectifs". "Les responsables de l'administration ont sélectionné, exagéré ou passé sous silence du renseignement pour justifier la décision qu'ils avaient déjà prise d'entrer en guerre contre l'Irak", a accusé le démocrate John Rockefeller, numéro deux de la commissions. Selon le sénateur démocrate Carl Levin, un des membres de la Commission, ce rapport constitue une "mise en accusation dévastatrice" pour l'administration Bush.
(AFP) Après l'annonce par le Pentagone de l'envoi de 1500 soldats supplémentaires en Irak, les espoirs d'un retrait significatif des troupes américaines d'ici la fin de l'année se sont envolés. Le Pentagone a expliqué ce mouvement de troupes comme un mouvement normal de flux et de reflux des soldats déployés sur le terrain depuis maintenant plus de trois ans. Mais cette annonce tombe mal pour une opinion publique qui, selon les sondages, se montre de plus en plus lasse d'une guerre interminable et sanglante. Depuis des mois, l'administration du président George W. Bush essaie de convaincre les Américains que la guerre en Irak était justifiée et que le retour des soldats allait bientôt commencer. Alors que sur le terrain, le nombre de soldats américains est estimé entre 130.000 et 135.000, le Pentagone assurait encore récemment que ce niveau pourrait être ramené à 110.000 d'ici la fin de l'année. "Je pense qu'il est probable que nous verrons une baisse significative du nombre de soldats américains en Irak d'ici l'an prochain", affirmait ainsi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice en mars 2006. Cet optimisme a été battu en brèche par la réalité sur le terrain. Depuis le début de l'invasion près de 2500 soldats américains sont morts en Irak. Trois Américains sur cinq estiment désormais que cette guerre ne valait pas les sacrifices endurés par les soldats.
(Reuters) Ajoutant leurs voix aux récentes critiques de quatre de leurs collègues, deux généraux américains en retraite ont réclamé la démission du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld auquel ils reprochent d'être responsable du chaos régnant en Irak. Le général de Marine Anthony Zinni a déclaré à CNN que Rumsfeld devait être tenu responsable d'une série d'erreurs, à commencer d'avoir "rejeté dix ans d'une planification qui prenait en compte ce à quoi nous serions confrontés en cas d'occupation de l'Irak". Parmi les généraux critiquant Rumsfeld, figurent des officiers récemment retraités et qui ont été directement impliqués dans la guerre en Irak et dans sa préparation. "Je crois vraiment qu'il nous faut un nouveau secrétaire à la Défense parce que le secrétaire Rumsfeld traîne beaucoup trop de casseroles", a déclaré à CNN le général Charles Swannack, qui a dirigé la 82e Division aéroportée en Irak. Pour le général John Riggs, Rumsfeld a contribué à créer une atmosphère "d'arrogance" au sein des dirigeants civils du Pentagone. "Ils n'ont besoin de l'avis des militaires que lorsque cela les arrange. Je pense que c'est une erreur, et c'est pourquoi je pense qu'il devrait démissionner", a dit le général Riggs à la radio publique. Le général John Batiste, qui a commandé la 1ère Division d'Infanterie en Irak avant de prendre sa retraite, avait déjà réclamé la démission de Rumsfeld. Le général de Marine Gregory Newbold et le général Paul Eaton ont eux aussi critiqué Rumsfeld. La Maison blanche a réaffirmé son soutien au secrétaire à la Défense. "Oui, le président croit que le secrétaire Rumsfeld fait un très bon travail pendant une période difficile", a déclaré Scott McClellan, porte-parole de la Maison blanche.
![]() (AP/AFP) Tony Snow, présentateur sur Fox News (la chaîne pro-Bush de Ruppert Murdoch) va être nommé porte-parole de la Maison Blanche, en remplacement de Scott McClellan qui quitte son poste dans le cadre du remaniement décidé par Bush pour redonner un second souffle à son administration, au moment où il est au plus bas dans les sondages. Etiqueté conservateur, Tony Snow présente le "Tony Snow Show" sur la radio de Fox News et l'émission à tonalité conservatrice "Weekend Live with Tony Snow" sur la chaîne de télévision de Fox News. Il a également animé une émission politique du dimanche matin sur Fox News entre 1996 et 2003, interviewant les plus hauts responsables de l'administration américaine et des invités étrangers comme l'Israélien Benjamin Netanyahu ou le président pakistanais Pervez Musharraf. Poste clé de l'administration américaine, le porte-parole est la personne la plus exposée de la Maison Blanche, après le président. Tony Snow a déjà officié à la Maison Blanche, en tant que directeur de la rédaction des discours du président George Bush père. Il avait également été à l'époque assistant du président pour les affaires médiatiques.
(France
2/nouvelobs.com) Implantée
aux Etats-Unis depuis vingt ans, la WWASP (World Wide
Association of Specialty Programs) revendique les valeurs
les plus réactionnaires de la religion mormone et
gère en toute impunité, selon le propre
désir des parents, des camps de redressement pour
ados.On n'est pas sérieux quand on a 17 ans, mais aux Etats-Unis, on a tout intérêt à l'être. Sous peine d'être envoyé derrière les grillages d'un camp de redressement, comme celui de Tranquility Bay. Un nom qui évoque la sérénité, un décor de carte postale quelque part sur la côte sud de la Jamaïque. Sauf que le soleil qui rayonne sur les photos de la plaquette publicitaire peut y être utilisé comme un instrument de torture pour des adolescents couchés au sol, en plein soleil, en guise de punition. L'envers de la carte postale, comme une plongée en apnée dans la noirceur de "l'American beauty". Le système WWASP gère un réseau entier de centres conçus sur le même modèle que Tranquility Bay. WWASP est également un empire financier qui se prévaut des valeurs les plus réactionnaires de la religion mormone et s'enorgueillit des méthodes mises en oeuvre au sein de son "programme de modification du comportement" chez l'adolescent. Envoyés dans ces camps coupés du monde par leurs propres parents, les victimes racontent un même enfer: la privation de parole et de nourriture, l'endoctrinement sectaire, les sévices physiques, la violence arbitraire qui est celle de tout univers carcéral. Impression de cauchemar éveillé. Celui d'une nuit où des employés de WWASP viennent kidnapper les enfants dans leur sommeil, à la demande des parents eux-mêmes. Celui d'une société paranoïaque, obsédée par l'idée de contrôle, dans laquelle l'adolescent fait figure de potentiel ennemi de l'intérieur. La peur et la culpabilité sont les deux ressorts grâce auxquels WWASP constitue sa clientèle, appâtée à grands renforts de publicité. Car la concurrence est féroce. Aux Etats-Unis, plus de 1000 sociétés privées font commerce de leurs différents programmes destinés à remettre dans le droit chemin la jeunesse américaine. Un juteux marché de 60 milliards de dollars, qui a pour cible les rejetons des milieux aisés et les gamins de familles "middle class", prêtes à se saigner aux quatre veines pour offrir à leur progéniture cette solution de la dernière chance. Comme cette mère qui a dilapidé l'héritage familial pour envoyer son fils à Tranquility Bay. Avant son départ, elle avait pris soin de glisser dans son sac son masque et son tuba. "Je croyais que ce serait comme des vacances dans un lieu magnifique", explique-t-elle, en larmes. Bouffi par les médicaments, l'adolescent se tait, retranché dans un monde anesthésié, les mains posées à plat sur les genoux. Comme un enfant enfin sage.
(AP) La famille de Jerry Trukillo, un enfant de huit ans qui avait été menotté et jeté en cellule, recevra 221.000 dollars (182.735 euros) de dédommagements de la ville pour mettre fin aux poursuites. L'incident remonte à août 2004. L'enfant avait été convoqué par le conseiller d'éducation après une dispute et, comme il était "devenu incontrôlable et avait refusé de retourner en classe", selon le tribunal pour enfants, la police a été appelée. Jerry a été habillé d'une combinaison orange de prisonnier et enfermé dans une cellule municipale, sous les quolibets d'autres détenus, adultes, selon la plainte. Il avait été remis à ses parents une demi-heure plus tard. L'avocate de la famille, Sheri Raphaelson, a déclaré que ses clients recevraient un versement initial de 85.000 dollars (70.283 euros) et que le reste serait étalé sur plusieurs années afin de financer l'éducation de Jerry, désormais inscrit dans une école privée.
(AFP) L'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF) a réclamé la libération d'un journaliste indépendant et blogger américain, incarcéré début août pour avoir refusé de collaborer avec la justice. Josh Wolf, 24 ans, a été incarcéré le 1er août pour outrage à magistrat parce qu'il refusait de remettre à la justice le film d'une manifestation anti-G8. Depuis février, la justice demande à Joshua Wolf de fournir l'ensemble des images qu'il a filmées lors d'une manifestation altermondialiste le 8 juillet 2005 à San Francisco, qui s'est terminée par un affrontement entre certains militants et les forces de l'ordre. Le juge William Alsup, du tribunal fédéral de San Francisco, avait indiqué que le jeune homme resterait "confiné dans un endroit approprié jusqu'à ce qu'il accepte de donner le témoignage ou de fournir les informations" à la justice. "L'affaire Josh Wolf ne relève en aucun cas de la sécurité nationale. Cet argument est utilisé abusivement dans les autres cas de litiges entre la justice fédérale et des journalistes qui refusent de livrer leurs sources ou leurs archives", selon RSF. "La condamnation définitive de Josh Wolf ferait courir un grave danger à l'indépendance de la presse garantie, entre autres, par le secret professionnel. Elles entreraient en contradiction directe avec l'article 8 de la Convention interaméricaine des droits de l'homme, à laquelle les Etats-Unis ont adhéré", a plaidé l'organisation. RSF a en outre réclamé le vote d'une loi pour protéger le secret des sources aux Etats-Unis.
George
W. Bush a déclaré des revenus bruts de 735.180
dollars en 2005, sur lesquels il s'est acquitté de
187.768 dollars d'impôts fédéraux, selon
les documents rendus publics vendredi par la Maison
Blanche.Avec son épouse Laura, le président des Etats-Unis avait déclaré 784.219 dollars de revenus bruts et payé 207.307 dollars d'impôts. Sur leur feuille d'impôts 2005, M et Mme Bush déclarent un salaire présidentiel d'environ 400.000 dollars ainsi que des recettes provenant de fonds d'investissements. Ils ont versé 75.560 dollars à des églises et oeuvres de charité, soit 2200 dollars de moins que l'année précédente. Ils ont notamment contribué aux fonds pour l'aide aux victimes de l'ouragan Katrina et du séisme au Pakistan, pour les plus démunis de la région de Washington, les oeuvres de l'archevêché catholique de La Nouvelle-Orléans et le fonds alimentaire du Mississippi. Leur ranch texan près de Crawford leur a coûté 26.172 dollars d'impôts fonciers, soit quelque 4000 dollars de plus qu'en 2004. Mais le couple Bush est loin derrière le vice-président Dick Cheney et sa femme Lynne. Ils ont déclaré quelque 8,82 millions de dollars bruts, mais comme ils avaient trop versé au fisc, ils bénéficient d'un remboursement de 1,9 million de dollars.
(Reuters)
Le
président américain George Bush a signé
la loi autorisant la construction d'un mur frontalier entre
les Etats-Unis et le Mexique pour freiner l'immigration
clandestine.En vertu de cette loi, 1,2 milliard de dollars seront dépensés pour la construction de cemur sur 1125 kilomètres. Ils s'ajouteront à la clôture de plusieurs centaines de kilomètres déjà en place dans la région de Tijuana.
(AFP) La suprématie scientifique américaine dont témoigne l'accumulation des prix Nobel depuis des années est désormais menacée par une baisse des crédits publics pour la recherche et une inadaptation du système d'éducation, selon la communauté américaine des chercheurs. "Bien que très visibles, les Nobel ne sont qu'une mesure de la santé scientifique d'une nation", explique Ralph Cicerone, président de l'Académie américaine des sciences, dans un entretien avec l'AFP. Après la deuxième guerre mondiale les Etats-Unis étaient les plus riches et ont de ce fait investi beaucoup plus généreusement dans la science que les autres pays et bénéficient encore des universités et laboratoires fédéraux de recherche mis alors en place. "Mais, désormais d'autres pays développent leurs infrastructures de recherche et de formation ce qui va se traduire pour eux par des gains scientifiques et bientôt par plus de prix Nobel" au détriment des Etats-Unis, prédit Ralph Cicerone. L'Académie américaine des sciences avait tiré la sonnette d'alarme fin 2005 dans un rapport d'experts remis au Congrès qui concluait que la compétitivité scientifique américaine était menacée. Les Etats-Unis forment de moins en moins de scientifiques américains et dépendent de plus en plus de talents nés à l'étranger. Plus de 38% des scientifiques et ingénieurs travaillant en Amérique ayant un doctorat sont d'origine étrangère, selon ce rapport. En 2003, 59% des doctorats en ingénierie aux Etats-Unis ont été octroyés à des étrangers. Preuve de l'inadaptation du système d'éducation primaire et secondaire, les étudiants américains se sont classés au 27e rang dans un récent test international portant sur la compréhension mathématique. Conséquence de ce déficit de formation scientifique, en 2003, seulement trois firmes américaines figuraient parmi les dix premières sociétés à déposer le plus de brevets d'invention. Les Etats-Unis sont aujourd'hui un importateur net de produits de haute technologie et leur part du marché mondial d'exportation pour ces biens est passée de 30% à 17% en vingt ans, selon les auteurs du rapport. L'Académie des Sciences a aussi déploré au printemps la prochaine perte de la prééminence mondiale américaine dans la recherche en physique des particules essentielle pour percer les secrets de la matière avec la fermeture en 2010 de l'accélérateur Fermi. "Le centre de l'attention des physiciens du monde ces quinze prochaines années sera en Europe au super-accélérateur (LHC) en construction au CERN, près de Genève", a regretté l'Académie. |
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