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Le cerveau humain est constitué d'environ 100 milliards de neurones capables d'établir chacun jusqu'à 10.000 connexions. Le nombre de connexions potentielles est donc astronomique: 1 million de milliards (10 puissance 15). Le cerveau compte également des cellules gliales, en nombre 10 à 50 fois plus important que les neurones. Longtemps, on a cru qu'elles ne jouaient qu'un role subalterne en facilitant les échanges entre les neurones. Mais on a découvert récemment que ces cellules gliales établissent elles aussi des connexions, à la fois entre elles et avec les neurones. Leur rôle exact est encore méconnu mais on sait que le cerveau d'Einstein contenait un nombre très important de ces cellules gliales. Le cerveau est donc un système incroyablement complexe avec 2 réseaux complets qui travaillent en paralèlle et en interaction. Par
ailleurs, le cerveau est à la fois un système
électrique, chimique, et probablement
magnétique et quantique. 2 hémisphères Au niveau physiologique, le cerveau est divisé en 2 hémisphères reliés au centre par un faisceau de fibres nerveuses par lesquelles transitent les échanges d'informations entre les 2 hémisphères. L'hémisphère gauche commande la partie droite du corps. Il contrôle la parole, l'écriture, le calcul, et pense de façon logique et sérielle. C'est le cerveau rationnel. L'hémisphère droit a une perception du monde plus spatiale, globale et intuitive. Il reconnait les formes et les visages, il pense de façon associative et holistique, et c'est aussi lui qui nous fait comprendre et apprécier l'art, la musique, ou la beauté de la nature. C'est le cerveau intuitif. On
a cru longtemps que chaque fonction était
assurée par une zone précise du cerveau, dans
l'un des 2 hémisphères. Nous savons maintenant
que la plupart des fonctions activent plusieurs zones du
cerveau réparties dans les 2
hémisphères (même si il y a souvent une
dominante d'un coté ou de l'autre). 3 couches Le cerveau est également constitué de 3 couches qui se sont formées successivement au cours de l'évolution des vertébrés. La premier cerveau, le plus proche de la moelle épinière, est le cerveau reptilien. Il gère le métabolisme, les réflexes et les besoins primaires (manger, se reproduire, fuir ou combattre). La 2è couche est le cerveau limbique, ou cerveau émotionnel, que nous avons an commun avec les autres mammifères. La 3è couche, la plus périphérique, est le cortex. Il apparait chez les mammifères évolués et permet le raisonnement, les capacités d'abstraction et de conceptualisation, et l'aptitude au langage. Chez le chat ou le chien, le cortex est à peine présent. Son épaisseur est inférieure à 1 millimètre. Chez
l'homme, l'épaisseur du cortex est comprise entre 1
et 4,5 millimètres. Circonvolutions La couche extérieure du cerveau humain est plissée de circonvolutions, ce qui permet d'accroitre la surface du cortex, et donc l'intelligence. La surface du cortex humain atteint ainsi 2 mètres carrés. Le cerveau du chat ou du chien a peu de circonvolutions. Elles sont plus nombreuses chez le singe, nettement plus chez l'homme, et encore plus chez... le dauphin, dont le cerveau est également plus volumineux que le cerveau humain, et avec une structure plus performante (détails dans le topic sur "l'intelligence animale").
Les neurones
A partir du noyau et du corps cellulaire, le neurone étend un long prolongement appelé "axone" avec de multiples ramifications à son extrémité qui sont autant de connexions vers d'autres neurones. Le tronc de l'axone est entouré d'une gaine constituée de cellules gliales. C'est par l'axone que le neurone envoie une impulsion électrique vers d'autres neurones. A l'opposé de l'axone, le neurone étend d'autres ramifications encore plus nombreuses et "fractalisées" à partir du corps cellulaire; ce sont les "dentrites". C'est par elles que le neurone reçoit les impulsions en provenance d'autres neurones.
La chimie des émotions Lorsque les impulsions électriques en provenance des autres neurones atteint un certain seuil d'excitation, le neurone envoie alors une impulsion vers tous les autres neurones auxquels il est connecté en "sortie" (c'est à dire les neurones auxquels son axone est connecté). Lorsqu'un
neurone étend une connexion vers un autre, une
ramification pousse jusqu'au neurone cible, se frayant
parfois un long chemin entre des zones
cérébrales éloignées. Cette
ramification se termine par une sorte de bouton qui contient
des messagers chimiques, les neuromédiateurs.
Si une molécule étrangère à l'organisme a une forme similaire à celle d'un récepteur, elle activera le neurone correspondant de la même façon qu'un neuromédiateur. C'est le principe de certaines drogues. Les
neuromédiateurs sont "nettoyés" au bout d'un
certain temps, car sinon, chaque stimuli, chaque sensation
ou chaque pensée durerait une
éternité. C'est
là que certaines drogues comme l'extacy agissent
également, en bloquant la recapture d'un
neuromédiateur, en l'occurence la sérotonine,
ce qui démultiplie la durée et
l'intensité de son effet. Il existe des neuromédiateurs qui excitent les neurones, et d'autres qui les inhibent. Il y a donc un jeu d'équilibre permanent entre l'accélérateur et le frein... Chaque
neurone n'émet qu'une seule sorte de
neuromédiateur. Il existe ainsi des neurones à
adrenaline, des neurones à dopamine, à
sérotonine, etc.
Les principaux neuromédiateurs La
sérotonine Les
endorphines La
dopamine La cocaïne empêche la recapture de la dopamine et accentue donc son action. La nicotine provoque aussi une augmentation de la transmission dopaminergique. L'acétylcholine L'adrénaline Le
glutamate Le
cortisol GABA
(gamma-amino butyric acid)
Ondes cérébrales L'activité électrique du cerveau produit une oscillation électromagnétique mesurable grâce à l'électro-encéphalogramme (EEG). Ces ondes ont une très faible amplitude, une fréquence très courte (quelques hertz), et une faible puissance (quelques microvolts) Il existe 4 types d'ondes cérébrales, selon notre état intérieur et notre activité:
- Les ondes alpha (entre 8.5 et 12 Hz) sont produites dans état de conscience apaisé, lorsque nous sommes relaxés, contemplatifs, laissant aller notre imagination. Elles sont produites également lorsqu'on se détend en fermant les yeux, notamment avant de s'endormir. - Les ondes theta (entre 4.5 et 8 Hz) sont produites pendant le sommeil, ou bien dans des états modifiés de la conscience, par exemple sous l'effet de certaines drogues ou de l'hypnose. -
Les ondes delta (jusqu'à 4 Hz) sont produites pendant
la phase de sommeil paradoxal, c'est à dire quand
nous rêvons. |

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Si nous n'avions pas un cerveau entre les deux oreilles et que nous trouvions par hasard des neurones... En les observant, même au microscope, nous douterions-nous que ces cellules minuscules, mêmes connectées à d'autres, puissent produire de la pensée...? Dans une forêt, il y a des échanges de molécules entre les arbres, à la fois au niveau des racines et du feuillage. Et si les forêts "pensaient"...?
Le cerveau magnétique
On sait aussi que le cerveau est réceptif aux champs magnétiques extérieurs. Comme dans le cerveau des oiseaux migrateurs, certains neurones du cerveau humain contiennent des cristaux de magnétite, un composé utilisé pour l'aiguille des boussoles. Le cerveau serait donc un système ouvert, avec une fonction d'émetteur et de récepteur...
On a découvert récemment des cristaux de magnétite à l'avant du crâne des pigeons. 10 millions de petits cristaux sont concentrés dans une petite zone de 2 milimètres. On ignore encore comment les informations sur le champ magnétique sont transmises au cerveau, mais les expériences montrent que les pigeons utilisent leur perception du champ magnétique pour s'orienter dans leur migration. Ainsi, si on les relache à un endroit où on modifie artificiellement le champs magnétique, les pigeons deviennent incapables de retrouver leur chemin.
Le cerveau quantique
L'hypothèse du cerveau quantique se heurte néanmoins à la fragilité des états quantiques supposés, et au temps de réponse infimes qu'ils imposeraient aux neurones, dont les cycles de décharge sont beaucoup plus lents. Par ailleurs, l'hypothèse n'a pas encore pu être vérifiée expérimentalement. Lien pour en savoir plus: Des effets quantiques à la base de la conscience?
![]() La synchronisation neuronale LUn autre type de stimulation cérébrale est celle qui vise à renforcer la synchronisation neuronale qui est une clé essentielle du bonheur, des états d'inspiration et de la créativité. "Le déclic créatif s'expliquerait par la capacité de notre esprit à reconnaitre des formes très rapidement. Soudainement, tous les neurones synchronisent leur transmission d'impulsions et font feu au même moment. Si les spécialistes parviennent à expliquer ce processus simultané, nous aurons accompli un grand pas dans la compréhension de l'énigme de la création." (Dr Michel Bourgignon du service de médecine nucléaire de la faculté d'Orsay) De même, les états d'extase ou "d'illumination" se produisent lorsque la synchronisation est totale, lorsque tout notre cerveau est accordé sur un même rythme. La cacophonie devient alors de la musique. Dans la mémoire, l'association d'informations s'effectue lorsque les neurones dont proviennent les informations pulsent à la même fréquence, c'est à dire lorsque les impulsions de ces neurones sont synchronisées, ce qui établit une résonnance. Et c'est également par résonnance que nous rappelons les souvenirs en mémoire. Nous pensons à un événement passé, et par résonnance, les souvenirs associés vont revenir eux aussi. La synchronicité joue donc un rôle essentiel dans les fonctions mentales de traitement et d'organisation de l'information. Les performances d'un cerveau dans le traitement de l'information seront d'autant plus grandes que les neurones de ce cerveau seront bien synchronisés. L'une des fonctions du sommeil pourrait être de rétablir cette synchronisation. Une
pensée unifiée permet aussi aux neurones de
mieux se synchroniser... C'est ce qui se produit lorsque nous sommes "unifiés" par la beauté d'une musique...
Pour favoriser "artificiellement" la synchronisation neuronale, il existe plusieurs pistes. L'une
d'elle est la synchronisation des perceptions sensorielles.
Nous en faisons l'expérience lorsque nous regardons
un film ou un feu d'artifice musical, ou lorsque nous sommes
à un concert où la musique est
accompagnée par des effets visuels. C'est aussi ce
qui se passe quand nous dansons, ou quand nous regardons
quelqu'un qui bouge vraiment bien sur la musique, ou encore
dans les sports de glisse comme le surf... Une autre piste pour induire la synchronisation neuronale est celle explorée par Robert Monroe qui utilise la propension du cerveau à s'ajuster sur les fréquences reçues de l'extérieur. L'idée de Monroe était de synchroniser les 2 hémisphères, le rationnel et l'intuitif, en se basant sur la découverte d'un professeur de médecine américain Gerald Oster en 1973, et expliquée par cet article. article:
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Une approche taoïste et extatique de l'existence, et une analyse implacable du mode de pensée de l'homme occidental-cartésien, coupé de lui-même comme de la nature. |
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Un voyage visuel dans le Tao, une philosophie chinoise de l'équilibre inspirée par l'observation de la nature. |
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L'équilibre, l'unité intérieure, l'harmonie avec la nature, et le sens de la vie, vus à travers la philosophie du Tao et la métaphore du Surf. |
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Le satori du physicien Fritjov Capra, percevant la danse cosmique des éléments et de la matière. |
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Une
exploration des spiritualités orientales, hindouisme,
bouddhisme et taoïsme, |
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