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La
dépendance à la
nourriture

Contrairement aux
plantes qui tirent leur énergie directement du soleil
et de la terre, les êtres vivants du règne
animal doivent chaque jour trouver de la nourriture à
ingérer. L'esclavage de devoir nourrir son corps a
engendré une lutte pour les ressources entre les
individus ou les groupes, ainsi que l'angoisse permanente de
manquer de ce qui est nécessaire à la survie
ou au bien-être.

La
dureté des conditions de vie dans la nature

La dureté des
conditions de survie a fini par engendrer une haine envers
la nature, un désir de la dominer, de la soumettre,
voire un désir inconscient de la détruire.

Une
peau nue inadaptée au froid

L'homme était
au départ un animal de la savane africaine. Son
inadaptation au climat froid et pluvieux de l'Europe l'a
amené vivre l'essentiel de son temps enfermé
dans des maisons, en se coupant progressivement du lien avec
la nature. Ce faisant, l'homme a également perdu le
lien avec lui-même, ainsi que le lien qui l'unissait
au cosmos. Coupé des sources fondamentales de la
Connaissance, l'homme a commencé à sombrer
dans la folie, perdu dans les constructions
chimériques de son intellect, commettant les pires
abominations au nom de "Dieu" ou d'une idée illusoire
du "Bien".
Les
effets néfastes de la sélection naturelle
appliquée à la société

L'expérience
montre que dans une société humaine, le
pouvoir est souvent exercé par les individus les plus
violents, les plus impitoyables, les plus cyniques,
calculateurs et menteurs, les plus assoiffés de
pouvoir et de gloire égotique. La "sélection
naturelle" livrée à elle-même favorise
trop souvent les plus forts et non les plus intelligents ou
les plus sensibles. Seules la culture et la philosophie
peuvent changer les règles du jeu en
développant la recherche du Beau et du Juste.
Une
architecture cérébrale
incomplète

Les échanges
entre le cerveau gauche (rationnel) et le cerveau droit
(intuitif) sont insuffisants dans le cerveau humain,
à cause de l'étroitesse du faisceau de
connexion nerveuses entre les 2 cerveaux (le "corps
calleux"). Cela entraîne des conflits
intérieurs, ainsi qu'une perception dualiste et
fragmentée de la réalité. Les dauphins
ne connaissent pas ce problème, grâce à
un cerveau à 3 hémisphères. Ce
troisième hémisphère prend place au
dessus et au milieu des cerveaux droite et gauche pour
assurer une communication optimale des informations et
favoriser une perception holistique de la
réalité.

Un
cerveau réfractaire au changement

Dans notre cerveau,
nos idées, nos habitudes, nos relations, nos
croyances, notre vision du monde, tout cela correspond
à des connexions neuronales qui se sont
établies et renforcées au fil du temps. Les
changements dans notre environnement ou dans notre situation
remettent en cause les connexions neuronales
établies. C'est pourquoi les ruptures amoureuses
donnent l'impression d'avoir perdu une part de
soi-même. C'est effectivement le cas, car tout d'un
coup, des milliers de connexions neuronales n'ont plus de
raison d'être. C'est réellement une partie de
nous-même qui meurt.

A cause de son
cerveau, l'être humain a donc tendance à
s'attacher aux choses, aux êtres aimés, et aux
situations. Il supporte mal l'impermanence qui
prévaut dans le monde de la matière. Cela
induit une volonté de figer l'environnement et la
société, et un conservatisme
préjudiciable à l'adaptation, au
progrès, à l'évolution des idées
et des comportements. Cette angoisse face aux changements,
ajoutée à celle de la mort, est
également un facteur d'agressivité et
d'intolérance.

La
conscience de la mort

Lorsque le cerveau se
développe au-delà d'un certain point, la
créature devient consciente du fait qu'elle doit
mourir. Or cette conscience de la mort est
génératrice d'une angoisse existentielle que
la créature cherche à compenser par la
domination, le pouvoir, le "contrôle de son
environnement", la recherche de la gloire et des honneurs
qui offrent une illusion d'immortalité, et
l'accumulation d'objets matériels destinés
à se rassurer et à faire oublier
l'échéance de la mort.

Peut-être
l'homme est-il un "essai de la nature" pour tester si une
créature consciente et agissante était capable
de vivre et de donner un sens à cette vie, tout en
supportant l'idée de la mort. Si le test
s'avère négatif avec l'homme, la nature
poursuivra l'expérience avec d'autres formes de
vies.

Sylvain
Timsit
© syti.net,
2004
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